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 Louis Calaferte

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odrey
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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Lun 9 Fév 2009 - 15:15

Septentrion est passé entre mes mains il y a quelques années. Je n'a vais lu que le début mais je me souviens d'avoir été bluffée par le style de Calaferte. Je ne sais plu pourquoi j'avais du interrompre ma lecture mais là, c'est décidé je m'y remet. D'autant que je viens de me rendre qu'il trône dans la bibliothèque de ma mère. Et hop, dans ma valise. Merci Maman ! sourire
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kenavo
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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Lun 9 Fév 2009 - 18:20

odrey a écrit:
D'autant que je viens de me rendre qu'il trône dans la bibliothèque de ma mère. Et hop, dans ma valise. Merci Maman ! sourire
tu en as de la chance.. chez ma mère je ne peux que trouver Autant en emporte le vent... Wink

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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Lun 9 Fév 2009 - 20:08

Après la phase gigolo, la phase manant de la rue, voici la phase amoureux-romantiques... Et comme il décrit cette union qu'ils savent tous deux éphémères, les regards qu'ils se coulent à s'avaler les visages parce qu'ils savent que c'est déjà la fin, une sorte d'évidence vouée à l'échéance.

Il me touche ce Calaferte.

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odrey
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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Lun 9 Fév 2009 - 20:20

Kenavo, ma mère est aussi grande lectrice que moi. Il arrive souvent qu'on échange nos livres.
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kenavo
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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Lun 9 Fév 2009 - 20:23

odrey a écrit:
Kenavo, ma mère est aussi grande lectrice que moi. Il arrive souvent qu'on échange nos livres.
tu as de la chance
conciliabule elle pourrait rejoindre les parfumés alors Cool

et je te souhaite bonne lecture avec Calaferte - en tout cas tout ce que Queenie nous en dit me donne encore plus envie de le commencer bientôt.. il est dans ma PAL - grâce à Chris Wink .. mais toujours le temps qui manque un peu ..

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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Lun 9 Fév 2009 - 20:59

kenavo a écrit:
odrey a écrit:
Kenavo, ma mère est aussi grande lectrice que moi. Il arrive souvent qu'on échange nos livres.
tu as de la chance
conciliabule elle pourrait rejoindre les parfumés alors Cool

et je te souhaite bonne lecture avec Calaferte - en tout cas tout ce que Queenie nous en dit me donne encore plus envie de le commencer bientôt.. il est dans ma PAL - grâce à Chris Wink .. mais toujours le temps qui manque un peu ..

Faut surtout changer tes priorités de lecture ! Allez mets le Nain Grognon sur Calaferte, je suis sure qu'il le dévorera.

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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Lun 9 Fév 2009 - 21:04

Queenie a écrit:
Faut surtout changer tes priorités de lecture ! Allez mets le Nain Grognon sur Calaferte, je suis sure qu'il le dévorera.
Razz
Mes nains m'ont déjà dit que Calaferte serait pour moi.. donc, je vais devoir trouver du temps.. ce que je ferais .. un de ces jours Cool

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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Jeu 12 Fév 2009 - 23:17

Ai fini Septentrion. ça me fait presque bizarre de me dire que c'est terminé.

Les morceaux de texte sur l'écrivain qui n'écrit pas, qui n'y arrive pas parce qu'au fond de lui il a la conviction d'être un raté, de ne pas être à la hauteur de tous les auteurs qu'il adule, sont vraiment très justes j'ai trouvé. Et en plus, il les distille dans son histoire, ne se perd pas en lamentations égocentrées.

Calaferte part dans des digressions incroyables, décrivant l'homme de tous les jours et sa médiocrité affligeante, tout ce qu'il a peur de devenir, et qui, en même temps, l'attire parfois.
Une lutte entre tout ce qui bouillonne de liberté en lui et la douceur d'une vie "cadrée" mais étouffante.

Ces descriptions sur la bonne petite famille, sur la médiocrité, sur le clivage riche/pauvre, sont ahurissantes de vérité.

Des fois il nous entourbillonne, mais on reste la tête hors de l'eau, parfois on boit la tasse, on tousse, on recrache, on est en apnée. Et parfois on fait la planche, on se laisse glisser. Il a une écriture, un style qui ne nous permet pas de nous laisser bercer, pas longtemps en tout cas, il finit toujours par nous rattraper, nous réveiller nous secouer, nous montrer des trucs, nous dire des choses qui font s'écarquiller les yeux.

Belle petite claque.

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odrey
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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Ven 3 Avr 2009 - 14:49

A mon tour, j'ai fini Septentrion. Et comme pour Chrisdusud et Queenie, j'ai pris une belle grande gifle. D'ailleurs tout ce qu'elles ont écrit est juste et je n'ai pas grand chose à rajouter. Que ceux qui hésitent, le lisent sans délai.

Attention, chef-d'oeuvre !
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chrisdusud
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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Sam 4 Avr 2009 - 0:03

Heureuse d'apprendre que tu as ouvert, lu et aimé ce livre, Odrey ! Very Happy

A qui le tour?!
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animal
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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Jeu 30 Avr 2009 - 16:06

Requiem des innocents

quatrième de couverture a écrit:
Ce livre n'est pas un roman. Ici, nulle place pour l'imagination. La zone d'une grande ville, des baraques, le terrain vague, les cris, les coups, la crasse, l'alcool, la sexualité, la brutalité et l'ignorance, la perversité, les jeux cruels des enfants désoeuvrés, tout est vrai. Vrai, aussi, le personnage du maître d'école, cherchant à leur donner le goût et l'ambition de la dignité humaine. " Je n'ignore point, dit l'auteur, que ces pages n'ont de valeur qu'en vertu de l'émotion qui, si toutefois j'y réussis, doit sourdre de cette succession de scènes, de faits, tous réels que j'ai dépeints. " Salué comme une révélation en 1952, Requiem des innocents est le premier livre de Louis Calaferte. Il garde aujourd'hui toute sa virulence et demeure un des grands cris de révolte contre la misère et l'injustice du monde moderne.

Les souvenirs d'un gamin qui s'est arraché d'un autre monde.

200 pages environ. pas vraiment magnifiques, une lecture pas "fantastique" pour la plus grande partie. Une construction vaguement "déconstruite" retours en arrière un peu flous, chronologie obscure du souvenir...

et c'est assez crade, violent, éventuellement révoltant. c'est une chose de refuser globalement comme un certain "plaisir esthétique" au livre. ce qui ne veut pas dire qu'il n'a pas son style, sa personnalité ou qu'il n'est pas attachant.

Il est ambigu, d'une ambiguité dont le remord n'est pas systématiquement évident à situer.

C'est un témoignage (féroce) de "fracture sociale", ce livre illustre à merveille cette expression. Le sentiment d'un ailleurs humain, un univers autre, violent, sale, pervers.... le mélange de rejet et de construction d'un gamin conscient de la Chance qu'il a eu de pouvoir s'en sortir de saisir ce qu'on lui a donné d'humanité. Et ça, quoi qu'on arrive à penser du contenu, des faits contenus dans ses souvenirs, "ça" et la manière de le dire, de ne pas oublier, avec toute la souffrance, la peine, l'injustice sans doute... et malgré l'orgueil si vraiment on doit être réfractaire, "ça" a le mérite d'être dit, avec force.

ça fait froid dans le dos, ça vient d'une pulsion non moins primaire que d'autres, pas moins primaire que les jeux de la violence. c'est un livre qui fait mal et met un peu mal à l'aise. une raison évidente c'est qu'on est facilement loin de son monde (parce qu'on a de la chance). Ce qu'il y met la "différence d'humanité" qu'on ressent c'est important, à la fois une certaine horreur et le respect de son prochain.

pas de grandes interprétations ou théories sociales, juste des souvenirs et un grand cri du coeur, des souvenirs obscurs, des blessures...

quand on arrive aux pages où ça décolle un peu, les souvenirs des balades avec le directeur de l'école, on ne peut pas lire sans qu'il ne se passe rien. Il ne met pas tous les mots sur le pire et il laisse aussi des silences sur le meilleur... le mot espoir ne sonnerai pas très bien, les "aspirations" d'un gamin perdu ?

ça m'a fait penser à George Arnaud, en moins "ajusté", ils sont de ceux qui mélange la force, un peu de ruse et d'orgueil avec tout ce qu'il y a derrière la façade de plus ou moins fissuré, selon les jours, peut être...

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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Dim 3 Mai 2009 - 16:57

extrait (Requiem des innocents) :

Citation :
Rien.
Nous avons écouté. Longtemps écouté son silence. En souhaitant que les cris reprennent. Tu t'es approché de moi. Plus près. Nos coeurs tapaient la peur. Nous n'avons pas bougé de la nuit. Nous n'avons pas dormi. Nous attendions le jour, engrossés du poids d'un crime. J'ai reçu ton souffle sur ma joue toute la nuit. Une bonne chaleur, réconfortante, rassurante, spenlidedement vivavante, tandis que Blaise mourait.
Nous n'étions plus des gosses.
Au matin, les ouvriers des usines à gaz trouvèrent Blaise, le visage violacé, la langue sortie. Il n'était pas mort. Le ghetto assista aux manoeuvres des pompiers, qui prirent trois longues heures pour le ranimer. Schborn avait les yeux cloués sur ce demi-cadavre. J'avais envie de dégueuler mon ventre. Envie de me vomir, de partir, de me tuer ou d'être un autre. De tout recommencer, de troquer mon nom. De crever.
Je ne sais à qui nous dûmes de ne pas être dirigés tout droit sur une maison de redressement. Une enquête fut ouverte qui ne se poursuivit pas. Je comprends à présent que cette tragédie ne concernait que nouis. Je veux dire qu'elle n'atteignait pas le monde extérieur, comme le vol à l'étalage. La police n'exécuta qu'un travail sommaire. Sans les journaux qui échafaudèrent l'affaire, la montèrent en épingle, notre crime eût très bien pu passer inaperçu. Je comprends à prsént que si Lédebaum fut condamné, c'est qu'il tenta d'étrangler sa femme dans un hôtel de la ville. Sinon il n'eût peut-être pas été inquiété. Ce qui se passait entre nous n'avait pas d'importance. Notre confrérie d'intouchables n'avait même pas droit à l'intérête général. Peut-être aussi, la vie de Blaise, cette vie de crétin, ne fut-elle pas jugée d'après la mesure commune. Aucune plainte ne fut jamais déposée. Fréchard, le père de Blaise, crevait dans son antre, de paralysie généralisée ; et sa femme en avait assez de nourrir ces deux inutiles.

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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Dim 3 Mai 2009 - 19:48

animal a écrit:
extrait :

Citation :
Rien.
Nous avons écouté. Longtemps écouté son silence. En souhaitant que les cris reprennent. Tu t'es approché de moi. Plus près. Nos coeurs tapaient la peur. Nous n'avons pas bougé de la nuit. Nous n'avons pas dormi. Nous attendions le jour, engrossés du poids d'un crime. J'ai reçu ton souffle sur ma joue toute la nuit. Une bonne chaleur, réconfortante, rassurante, spenlidedement vivavante, tandis que Blaise mourait.
Nous n'étions plus des gosses.
Au matin, les ouvriers des usines à gaz trouvèrent Blaise, le visage violacé, la langue sortie. Il n'était pas mort. Le ghetto assista aux manoeuvres des pompiers, qui prirent trois longues heures pour le ranimer. Schborn avait les yeux cloués sur ce demi-cadavre. J'avais envie de dégueuler mon ventre. Envie de me vomir, de partir, de me tuer ou d'être un autre. De tout recommencer, de troquer mon nom. De crever.
Je ne sais à qui nous dûmes de ne pas être dirigés tout droit sur une maison de redressement. Une enquête fut ouverte qui ne se poursuivit pas. Je comprends à présent que cette tragédie ne concernait que nouis. Je veux dire qu'elle n'atteignait pas le monde extérieur, comme le vol à l'étalage. La police n'exécuta qu'un travail sommaire. Sans les journaux qui échafaudèrent l'affaire, la montèrent en épingle, notre crime eût très bien pu passer inaperçu. Je comprends à prsént que si Lédebaum fut condamné, c'est qu'il tenta d'étrangler sa femme dans un hôtel de la ville. Sinon il n'eût peut-être pas été inquiété. Ce qui se passait entre nous n'avait pas d'importance. Notre confrérie d'intouchables n'avait même pas droit à l'intérête général. Peut-être aussi, la vie de Blaise, cette vie de crétin, ne fut-elle pas jugée d'après la mesure commune. Aucune plainte ne fut jamais déposée. Fréchard, le père de Blaise, crevait dans son antre, de paralysie généralisée ; et sa femme en avait assez de nourrir ces deux inutiles.

Je le trouve toujours aussi attachant ce Calaferte. Me plonge bientôt dans son livre.
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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Dim 3 Mai 2009 - 20:16

animal a écrit:
extrait (Requiem des innocents) :

Citation :
Rien.
Nous avons écouté. Longtemps écouté son silence. En souhaitant que les cris reprennent. Tu t'es approché de moi. Plus près. Nos coeurs tapaient la peur. Nous n'avons pas bougé de la nuit. Nous n'avons pas dormi. Nous attendions le jour, engrossés du poids d'un crime. J'ai reçu ton souffle sur ma joue toute la nuit. Une bonne chaleur, réconfortante, rassurante, spenlidedement vivavante, tandis que Blaise mourait.
Nous n'étions plus des gosses.
Au matin, les ouvriers des usines à gaz trouvèrent Blaise, le visage violacé, la langue sortie. Il n'était pas mort. Le ghetto assista aux manoeuvres des pompiers, qui prirent trois longues heures pour le ranimer. Schborn avait les yeux cloués sur ce demi-cadavre. J'avais envie de dégueuler mon ventre. Envie de me vomir, de partir, de me tuer ou d'être un autre. De tout recommencer, de troquer mon nom. De crever.
Je ne sais à qui nous dûmes de ne pas être dirigés tout droit sur une maison de redressement. Une enquête fut ouverte qui ne se poursuivit pas. Je comprends à présent que cette tragédie ne concernait que nouis. Je veux dire qu'elle n'atteignait pas le monde extérieur, comme le vol à l'étalage. La police n'exécuta qu'un travail sommaire. Sans les journaux qui échafaudèrent l'affaire, la montèrent en épingle, notre crime eût très bien pu passer inaperçu. Je comprends à prsént que si Lédebaum fut condamné, c'est qu'il tenta d'étrangler sa femme dans un hôtel de la ville. Sinon il n'eût peut-être pas été inquiété. Ce qui se passait entre nous n'avait pas d'importance. Notre confrérie d'intouchables n'avait même pas droit à l'intérête général. Peut-être aussi, la vie de Blaise, cette vie de crétin, ne fut-elle pas jugée d'après la mesure commune. Aucune plainte ne fut jamais déposée. Fréchard, le père de Blaise, crevait dans son antre, de paralysie généralisée ; et sa femme en avait assez de nourrir ces deux inutiles.

J'aime drôlement, et c'est assez différent de ce que j'ai lu...
Me sens en phase avec ce texte ce soir.

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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Lun 4 Mai 2009 - 19:54

Pareil que toi Queenie, cet extrait me parle vraiment. Et y'a pas à dire, j'aime vraiment le style abrupte de Calaferte.
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MessageSujet: Re: Louis Calaferte   Aujourd'hui à 5:37

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