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 Guy Vanderhaeghe

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Bellonzo
Sage de la littérature
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MessageSujet: Guy Vanderhaeghe   Lun 28 Juil 2008 - 20:34



Evene a écrit

Détenteur d'un M.A. d'histoire de l'Université de Regina, Guy Vanderhaeghe se lance alors dans la carrière d'écrivain. Il est l'auteur de trois recueils de nouvelles : 'Man Descending' en 1982, 'The Trouble with Heroes' en 1983, 'Things as They Are' en 1992. Le premier, 'Man Descending' reçoit le Prix du Gouverneur général dans la catégorie des romans en anglais et le Geoffrey Faber Memorial Prize en Grande-Bretagne. Ses romans remportent également un important succès. Le premier, 'My Present Age', sort en 1984. Il est suivi de 'Homesick', en 1989, qui reçoit le Prix littéraire de la ville de Toronto. En 1985, Guy Vanderhaeghe est nommé l'un des dix meilleurs jeunes romanciers au Canada, lors du concours 45 Below Competition. En 1993, sa première pièce de théâtre, 'I Had a Job I Liked. Once' reçoit le Prix de la Canadian Authors Association pour la meilleure pièce de théâtre publiée de l'année. 'The Englishman' s Boy', son troisième roman parait en 1996 et reçoit le Prix du Gouverneur général dans la catégorie des romans en anglais, le Prix littéraire de la Saskatchewan dans la catégorie des romans, et le Prix du livre de l'année de la Saskatchewan. 'La Dernière Traversée' est son premier roman à sortir en langue française en 2006. Guy Vanderhaeghe est membre de la faculté d'écriture créative au Saint Thomas More College de l'Université de Saskatchewan.
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Bellonzo
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MessageSujet: Re: Guy Vanderhaeghe   Lun 28 Juil 2008 - 20:37

Le magnat,le scénariste et le vieux chasseur



Sous le titre français bien commercial,enfin tant pis,de Comme des loups Vanderhaeghe,écrivain canadien, nous entraîne dans une double aventure qui mêle les débuts de Hollywood et le fin de l'Ouest des pionniers. Attention ce livre n'est pas que cela,ce qui ne serait d'ailleurs déjà pas mal.Le commentaire de Richard Ford est totalement justifié. Harry,scénariste en mal de reconnaissance,ce qui est courant dans ces années vingt du cinéma,est chargé par le tycoon Damon T.Chance de recueillir les souvenirs d'un vieux chasseur.C'est l'occasion pour Harry d'essayer d'apprivoiser le vieux loup des plaines,Shorty,qui a tout connu de la grande douceur de l'Ouest et des amitiés avec les Indiens.Mais Comme des loups n'est pas un roman de plus, culpabilisant sur le massacre des bisons,des Indiens et de la nation.Cela va infiniment plus loin.Shorty finira par raconter son histoire,rude,douloureuse,presque à son corps défendant. Semblable en cela à bien des combattants il s'est longtemps muré dans le silence.Mais cinquante ans ont passé,le vieux Shorty a vivoté de ses figurations dans cette nouvelle industrie qui s'envole,le cinéma.

Menant son récit sur deux époques Guy Vanderhaeghe,conteur fabuleux,prolixe et poète,laisse planer un court moment l'ombre de l'immense Griffith.Courbez-vous encore cinéphiles devant ce géant,frère de Hugo, Shakespeare ou Cervantes!Sans lui le cinéma serait encore au berceau et je pèse mes mots.Mais les vrais héros de ce roman restent le vieux chasseur qui se sentira trahi par l'adaptation de ses souvenirs,très vieux débat dont j'ai maintes fois parlé,Harry,Harry le modeste et l'honnête,presque broyé par Hollywood,et le nabab Chance,extraordinaire figure,brutale mais ambigüe,non pas l'archétype du producteur quasi-illettré, mais d'une rare intelligence hélas vouée à une idéologie parfois plus que douteuse qui le conduit plus près de Leni Riefenstahl que d'Upton Sinclair(pour prendre un exemple qu'on redécouvre).Chance a sa vision de l'histoire de l'Ouest,fouillée,en scope si j'ose dire, intéressante mais terriblement inhumaine,puisque qu'il finit par trouver des qualités,pas uniquement cinématographiques,aux rassemblements musclés des nouveaux empires européens,du côté de Rome en attendant mieux.Encore une fois Chance n'est pas un imbécile.Il a énormément lu les journaux intimes des conquérants du Nouveau Monde et retenu une citation essentielle dans sa concision."Aujourd'hui,déterré des pommes de terre.Tué un Indien".Impressionnant,non?



Ce livre est l'un des meilleurs que j'aie lus récemment.Ecrit en 96 ,il paraît ou reparaît,me semble-t-il,dans la fertile collection Terres d'Amérique,d'Albin Michel.A lire aussi et je vais me précipiter,La grande
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Guy Vanderhaeghe   Mer 13 Nov 2013 - 16:00

Je viens de temine ce livre "Comme des loups"  

Je ne vais pas raconter l'histoire puisque Bellonzo l'a fait dans le message précédent, ainsi que son excellent commentaire.

J'ai beaucoup aimé l'alternance du récit fait par Harry (scénariste qui n'a jamais réalisé que des "cartons") qui se déroule en 1923 et nous dévoile les coulisses d'Hollywood, du cinéma et celui raconté par le vieux cow-boy Shorty McAdoo qui a participé à un épisode tragique au Fort Benton.

Le début du livre raconte le vol de chevaux mustangs par deux  Indiens Broken Horn et Fine Man ( Ce dernier a eu une vision qui l'a conduit a capturé le beau mustang bleu) ; la fin leur retour dans leur village. C'est assez habile pour le déroulement de l'histoire.


Extraits
Chance avait soif d'apocalypse. Et plus encore, il désirait aider à la créer. Trente années durant, installé au fond de ma salle, j'ai vu des hommes comme lui aux actualités. Hitler qui hurlait comme un Charlie Chaplin devenu fou, Mussolini qui posait sur un balcon comme un acteur latin de seconde zone infatué de sa personne. Aujourd'hui le sénateur Joe McCarthy se forge un nom à grands coups d'auditions devant sa commission, si bien que les dieux et déesses d'Hollywood doivent affronter d'autres jugements que ceux du box-office et qu'ils s'humilient devant les caméras qu'ils chérissent tant.

A ta place j'irais pas, lança le garçon de l'Anglais. Ils se retournèrent vers lui. La dureté de sa voix et ses yeux blessés brûlants de fièvre, qui brillaient comme du mica au milieu de sa figure torturée, les firent sursauter. "Regadez-moi". A son ton impératif, les joueurs de dés eux-mêmes interrompirent leur partie. "Vous ne me reconnaissez pas".
Ils le dévisagèrent mais Hardwick demanda tranquillement : "Qui t'es censé être ?"
- Le Maudit. Il désigna le cadavre  étendu par terre. "Demandez à Grace. Demandez à mon Anglais mort. Et à Hank le fermier... Dieu seul sait ce qui lui est arrivé." Il se tourna vers le coin de la pièce. "Tu me connais, l'Ecossais, n'est-ce pas ? L'Ecossais ignore pas qu'y a rien qui porte plus malheur que la semonce du démon." Il s'adressa ensuite à Bell : "Vas-y couche avec elle, plonge toi dans le foutre de Satan, remue-le, et tu verras bien quel sort t'attend."
Bell déglutit, se rassit par terre.
"Il a raison, reprit le garçon. Faut pas me toucher. Qui je suis d'après vous ? Personne m'a demandé mon nom. Je vais vous dire qui je suis. Je suis ce que le ventre noir de la baleine a pas pu digérer.Je suis votre Jonas."

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Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour soi est un esclave. » Friedrich Nietzsche
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kenavo
Zen Littéraire
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MessageSujet: Re: Guy Vanderhaeghe   Lun 2 Juin 2014 - 5:53

trouvé sur le OneShot

Arabella a écrit:
La dernière traversée




Le mot de l'éditeur

Citation :
1871. À la demande de leur père, deux jeunes Anglais partent pour l’Amérique rechercher leur frère, disparu dans les territoires sauvages du Nord-Ouest en compagnie d’un prédicateur illuminé. L’un, peintre raté, est guidé par l’amour fraternel ; l’autre, officier en disgrâce, y voit l’occasion d’une aventure dangereuse et exaltante. Mais aucun des deux ne soupçonne l’issue de cette quête : au bout du voyage, le chaos et les ténèbres, la fin des rêves comme celle des idéaux. Violence des hommes, de la nature, d’une époque : roman de la sauvagerie et de la rédemption, La Dernière Traversée est le chef-d’œuvre épique d’un immense écrivain.


Je pense que j'aurais aussi pu mettre cette courte impression de lecture dans la rubrique que lire sur la plage. Il s'agit en effet d'un livre très bien fait, d'une grande efficacité dans le developpement de l'histoire et dans l'écriture, mais à mon sens sans rien de vraiment original ni de très surprenant en fin de compte. C'est agréable à suvire, mais il n'y a là rien de bien marquant. Les personnages sont très clairement campés, et ils ne changerons pas, l'auteur identifie très clairement les bons et ceux qui ne le sont pas, les surprises sont tellement annoncées qu'elles n'ont rien de bien surprenant en fin de compte. Alors je dois dire que la qualification de chef d'oeuvre épique de la part de l'éditeur et les critiques dithyrambiques cités sur la couvertures me paraissent très franchement exagerées, même si cela se laisse lire d'une façon plaissante et quelque peu paresseuse.

_________________
La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
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