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 Giorgio Bassani [Italie]

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Epi
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MessageSujet: Re: Giorgio Bassani [Italie]   Mar 4 Aoû 2009 - 20:33

Merci pour l'info Arabella sourire

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Bellonzo
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MessageSujet: Re: Giorgio Bassani [Italie]   Mar 11 Aoû 2009 - 20:33

Je viens de lire Le héron et pense que ce texte relativement court est peut-être le plus fort de ce Roman de Ferrare.Mais pour Bassani je ne suis guère objectif tant cet auteur m'enchante.
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thomas212
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MessageSujet: Re: Giorgio Bassani [Italie]   Mar 15 Sep 2009 - 22:07

Cette été j'ai lu Derrière la porte,une belle histoire sur l'adolescence.La difficulté de se positionné socialement,entre autre.La decouvert de ses forces et faiblesse.
Je me souvient d'un interview de jacque Brel ou il dis qu'a 20 ans on a tout vécu(intérieurement bien sur)et que l'on passe le reste de sa vie a appliqué ces découvertes.
Le roman de Bassani est très beau,bien ecrit,équilibré,tout en réserve et élégance.
Finzi-contini devrais suivre sous peu.
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Bellonzo
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MessageSujet: Re: Giorgio Bassani [Italie]   Mer 16 Sep 2009 - 7:55

thomas212
Citation :
Le roman de Bassani est très beau,bien ecrit,équilibré,tout en réserve et élégance
.

Je suis toujours très content quand un de mes chouchous rend bonjour un lecteur heureux.
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tom léo
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MessageSujet: Derrière la porte    Lun 28 Jan 2013 - 9:31

Derrière la porte

Originale : Dietro la porta (Italien, 1964)

CONTENU :
Giorgio Bassani raconte dans ce livre une histoire d'amitié, de trahison et le temps de devenir adulte...

Farrara, Octobre 1929 : le protagoniste, un garçon de 16 ans, sensible et intelligent, entre dans les classes supérieres d'un licée. Chez les nouveaux coécoliers il ne trouve pas d'amis, jusqu'à ce que Luciano apparaît. Le narrateur cherche l'amitié avec ce garçon difficilement compréhensible, fasciné et repulsé au même moment. Luciano « partage » avec lui ses propres premieres expériences sexuelles et l'attire dans une sphère de secret …
Des mois plus tard le protagoniste doit apprendre que Luciano a joué un « double jeu » pendant tout ce temps...

STRUCTURE :
15 chapitres numérotés, à peu près de longeur égale, sans titre, sur environ 140 pages (dans mon édition allemande).

REMARQUES :
Au changement de l'école, des premières classes du « gymnasio » vers le « liceo », l'environnement du narrateur change complètement : les professeurs ont l'air plus évères, distanciés, la composition de la classe est autre et aussi son meilleur ami doit répéter une année scolaire et devient inaccessible. Et déjà sur la première page du récit il va avouer qu'a commencé la période la plus noire et malheureuse de son enfance et adolescence déjà difficile. Le narrateur parle maintenant dans une distance envers ces évenemenets de trente années : donc vraiment une impression qui avait resté.

L'adaptation donc, pas du point de vue des succès scolaires, mais de nouveaux liens d'amitiés, ne veut pas réussir, et les anciens camérades sont loins. Puis, début 1930, après les vacances de Noël, apparaît ce Luciano : il fait presque la cour du solitaire, aimerait s'imposer comme ami. Et il suscite des sentiments assez contradictoires : entre le désir irremplaçable d'amitié et de compagnie, mais aussi le dégoût, l'opposition envers certains aspects de sa personnalité.

Après quelque temps les « confessions » de Luciano glissent sur une pente douteuse, assez voyeuriste, voulant forcer le narrateur de le suivre. Cela ne peut que susciter la gêne chez celui-ci. Puis, par le contact avec d'autres camérades, sont révèlés des choses insoupçonnées de Luciano.

Oui, peut-être les remarques ambigues de Luciano lui révèlent un part réfusé de sa propre personnalité : la découverte de la sexualité (dans la puberté) ; la méfiance et l'opposition pas seulement envers les déclencheurs de ces parts, mais aussi envers soi-même.

Certaines questions me semblent dans le contexte du fascisme environnant encore autrement envisageables : Dans le désir d' »appartenance », comment ne pas se trahir soi-même, donner clairement et librement expression de notre opinion, nos sentiments ?

Ce livre appartient, dans l'oeuvre de Bassani, au cycle de Ferrara, sa ville d'origine tant aimée et presque toujours au centre de ses écrits. Assez probablement aussi ici, comme si souvent, il aura travaillé avec des élements de son vécu. Ainsi on retrouve certains sujets clés de l'auteur : l'identité juive du personnage centrale, Ferrara, l'être autre du protagoniste dans le contexte du fascisme abiante des années 20 et 30, une homosexualité latente …
C'est avec une écriture fine, simple et perspicace que l'auteur fait le bonheur de ses lecteurs.
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kenavo
Zen Littéraire
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MessageSujet: Re: Giorgio Bassani [Italie]   Dim 9 Nov 2014 - 10:20


Derrière la porte
Citation :
Début du roman
«J'ai souvent été malheureux, dans ma vie : enfant, adolescent, homme fait, j'ai souvent, comme on dit, touché le fond du désespoir. Et toutefois, dans mon souvenir, il y a peu d'époques aussi noires que les mois d'octobre 1929 à juin 1930, où j'étais en première année de lycée. Les années, depuis lors, ont passé en vain, au bout du compte : elles n'ont pas réussi à apaiser une douleur qui m'est restée, intacte, une blessure secrète, qui saigne en secret. Guérir ? M'en délivrer ? Je sais bien, désormais, que c'est impossible. Si donc j'en parle maintenant, c'est dans le seul espoir de comprendre et de faire comprendre. Je ne suis en quête de rien d'autre.».

Je ne vois pas ce que je pourrais ajouter de plus après ce bon commentaire de Tom Léo.

Comme toujours il y a ce ton mélancolique chez Bassani, il a dû avoir lui-même une adolescence difficile, tellement ces ‘héros’ semblent toujours avoir tellement de mal de s’en sortir de cette phase de vie.

Mais avec son écriture il arrive à capter son lecteur et je n’en ai fait qu’une bouchée de ce roman, tellement fascinée j’étais.

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c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
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GrandGousierGuerin
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MessageSujet: Re: Giorgio Bassani [Italie]   Dim 23 Aoû 2015 - 12:32

Le jardin des Finzi-Contini
Roman tout en finesse qui traite des premiers émois amoureux de jeunes gens, Micol la jeune fille et le narrateur, issus de la haute bourgeoisie juive de la ville italienne de Ferrare dans la période charnière de la mise en place des lois d’exclusion imposées aux Juifs par les Fascistes.
Le récit s’étend de la prime jeunesse à l’aube de l’âge adulte. Par contre, le cadre de cette rencontre se déroule dans la propriété parentale de Micol, les Finzi-Contini qui sont propriétaires de vastes terres agricoles le long du Po et vivent de leur rente. Cette propriété est une sorte de havre intemporel, immense avec un jardin où se trouvent une ferme et un arboretum regroupant des essences rares de tous les continents. Au cœur de ce jardin se trouve également la maison familiale aux couloirs labyrinthiques et le terrain de tennis où se retrouvent donc nos protagonistes ainsi que la famille et les amis.
Dans cet endroit clos et protégé du monde et du temps se tisse les liens complexes d’une relation oscillant entre l’amour et l’amitié et dont tout le sel se trouve par une fine et précise description des codes de cette époque en ce milieu si particulier. Hors de ce cocon, le monde évolue et commence déjà à s’armer pour s’abattre sur ce monde précieux et cultivé, préservé dans un jardin idyllique.
Magnifique roman tout en nostalgie, témoignage d’une société révolue. Peut-être un petit bémol dans le milieu du récit où j’ai perdu un peu de mon intérêt par l’aspect un peu trop statique dans l’évolution de la relation amoureuse.
Une lecture dans un jardin au calme devrait permettre d’accéder à une ressenti plus fin et plus intense du récit.
Et je suis curieux de savoir comment de Sica a adapté l’œuvre au cinéma…
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bix229
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MessageSujet: Re: Giorgio Bassani [Italie]   Dim 23 Aoû 2015 - 15:43

Tiens, mais où est passé mon com sur Le Héron ? J' étais persuadé de l' avoir posté...

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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Giorgio Bassani [Italie]   Dim 23 Aoû 2015 - 21:54

Il s'est envolé ! sourire

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eXPie
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MessageSujet: Re: Giorgio Bassani [Italie]   Dim 21 Fév 2016 - 21:34

    
Bologne, le 8 février 2016. A côté du livre, sur une carte-postale, un héron de Ravenne (Basilica di San Vitale ; VI° siècle). A droite, une édition italienne.

- Le Héron (L'airone, 1968). Traduit de l'italien par Michel Arnaud. L'Imaginaire Gallimard. 216 pages.

Le roman se déroule sur une journée d'un dimanche de la dernière semaine de décembre 1947. Il commence ainsi :

Texte original
Texte français)
"Non subito, ma risalendo con una certa fatica dal pozzo senza fondo dell'incoscienza, Edgardo Limentani sporse il braccio destro in direzione del comodino. La piccola sveglia da viaggio che Nives, sua moglie, gli aveva regalato tre anni fa a Basilea in occasione del suo quarantaduesimo compleanno, continuava, nel buio, a emettere a brevi intervalli il suo suono acuto e insistente, anche se discreto."
"Non point sur-le-champ, mais remontant avec une certaine peine du puits sans fond de l'inconscience, Edgardo Limentani étendit le bras droit en direction de la table de nuit. Le petit réveil de voyage dont Nives, sa femme, lui avait fait cadeau trois ans auparavant à Bâle, à l'occasion de son quarante-deuxième anniversaire, continuait d'émettre, dans l'obscurité, sa sonnerie aiguë et insistante, encore que discrète."" (page 15)
Edgardo Limentani est juif : on comprend donc qu'il ait dû séjourner quelque temps en Suisse... Il a toutefois pu conserver son domaine de quatre cents hectares grâce à sa femme qui, elle, est catholique.
Maintenant, son domaine est un peu menacé par la montée en puissance des idées communistes...

Il est très tôt. Edgardo fait sa toilette :

Texte original
Texte français)
"Prese a insaponarsi, cominciando dalla punta del mento. E a mano a mano che le linee del suo volto sparivano dentro la saponata, tornava a sentire, ancora più grave di poco prima, il peso della giornata di caccia che gli stava davanti.Era soltanto lui a imporsela. E perché, poi? A quale scopo? No avrebbe invece fatto molto meglio a piantarla, una buona volta, con quell'idea della caccia in botte?"
"Commençant par la pointe de son menton, il se mit à se savonner. Et au fur et à mesure que les traits de son visage disparaissaient sous la mousse de savon, il sentait de nouveau peser sur lui, plus lourdement encore que tout à l'heure, l'idée de cette journée de chasse qui s'ouvrait devant lui. Cette journée, c'était uniquement lui qui se l'imposait. Et pourquoi, du reste ? Dans quel but ? N'eût-il pas beaucoup mieux fait, au contraire, de laisser tomber et de renoncer, une bonne fois, à cette idée de chasse au gibier d'eau ?"." (page 20)

Edgardo a une forte angoisse existentielle, un sentiment d'absurdité face à la vie, qui lui semble manquer de sens.

Texte original
Texte français)
"Ancora una volta era come se fra lui e le cose che vedeva si levasse una specie di sottile e trasparente lastra di vetro."
"Come erano tranquilli e beati gli altri, tutti gli altri! - tornava a ripetersi, riabbassata la testa sul piatto -. Come erano bravi a godersi la vita !"
"Oui, encore une fois, c'était comme si se levait entre lui et les choses qu'il voyait une sorte de mince et transparente plaque de verre. Les choses toutes d'un côté, et lui, de l'autre, les regardant une à une et s'en étonnant." (pages 27-28).
"Comme ils étaient tranquilles et béats, les autres, tous les autres ! se répétait-il encore, baissant de nouveau la tête sur son assiette. Comme ils savaient jouir de la vie !" (page 131). "

Il se pose souvent, via des phrases longues et pleines de virgules, des questions sur les motivations des gens - qu'il interprète généralement mal.

Texte original
Texte français)
"D'altra parte - si diceva, tornando ad avvertire la lima segreta dell'angoscia, eppure non ancora rassegnato a subirla, l'angoscia, a ricascarci dentro -, d'altra parte lui non avrebbe potuto regolarsi in modo diverso."
"D'autre part, se disait-il, recommençant à se sentir rongé secrètement et de façon obsédante par l'angoisse, et pourtant ne se résignant pas encore à la subir, cette angoisse, à y retomber, d'autre part, donc, il n'aurait pas pu se comporter de façon différente." (page 164)

Il est indécis, s'imagine des intentions cachées de la part de ses interlocuteurs, se pose des problèmes, se demande s'il n'aurait pas dû agir autrement...
En fait, il se trompe quasiment tout le temps sur les apparences : même lorsqu'il entre dans une église (page 184), il est étonné par les dimensions de l'intérieur.

Au cours de sa longue et pénible journée de chasse, Edgardo va voir un héron, dans un passage symbolique. Il y a beaucoup de passages signifiants, notamment des reflets, vitres...


C'est un bon roman cérébral, vraiment pas gai.

On perd forcément un peu de couleur locale par rapport au texte original, par exemple : "«Val via l'istéss, sgnór avucat?», domandò l'altro, anche lui a voce bassa, tranquilla.", donne "Vous partez tout de même, signor avvocato ? demanda l'autre en dialecte, lui aussi d'une voix basse et tranquille." (page 18), mais qu'y faire ?
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MessageSujet: Re: Giorgio Bassani [Italie]   

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