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 Darren Aronofsky

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HamsterKiller
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MessageSujet: Re: Darren Aronofsky   Mer 16 Avr 2014 - 23:07

eXPie a écrit:


Tree of Life, ce n'était pas pareil. C'était prétentieux aussi, mais d'une façon plus cérébrale, moins Gloubi-boulga. Très ampoulée, avec de bons gros morceaux de new-age dedans... mais les images étaient splendides (et il n'y avait pas ces postiches et grimages qui contribuent à gâcher The Fountain et Cloud Atlas - de mémoire pour The Fountain).

Tree of life, j'ai beaucoup aimé une grande partie du film, sauf la toute fin en fait, le trip sur la plage, ça m'a gâché le film. Même le truc cosmique là, on y a déjà pensé, enfin c'est assez immédiat comme truc, on film l'espace, le temps, l'infinie tous ça... Bon... mais ça a bien marché pour moi, parce que j'ai bien aimé le Lacrymosa qui sonne a ce moment, bien bourrin, un pur shoot d'accord, ça me collent les frissons et sur ces images d'espaces c'est chouette, ça me suffit pour me faire planer un peu. Pis bon, brad pit en Daron autoritaire, il le joue super bien.

expie a écrit:
On ne perçoit pas, et on n'interprète pas tous les choses de la même façon, ce qui est plutôt rassurant, non ?

C'est typiquement le genre de truc (la scène cosmique dont je parlais précédemment) que je conçois totalement qu'on puisse trouver pompeux (y'a pas un truc qui cloche grammaticalement dans le début de  cette phrase, j'arrive pas a voir quoi), bof et ridicule. J'ai connue d'une façon très personnelle quelqu'un qui avait plutôt tendance a rigoler sur ce genre de truc en général. ça ne m’empêchait pas de l'estimer. Pour certain autre truc j'ai plus de mal parfois par contre, j'avoue  rire 

Au cas où : lien Cosmique/Comique-Lacrimosa, c'est selon
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eXPie
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MessageSujet: Re: Darren Aronofsky   Mer 16 Avr 2014 - 23:15

Parfois, une scène suffit à gâcher un film, quasiment rétrospectivement, comme un château de cartes qui s'effondre subitement. Les scènes cosmiques de Tree of Life comportaient déjà, pour moi, une dimension cosmique et donc religieuse (lien de causalité forcément subjectif, mais l'Univers, comme Dieu - s'il existe - ce sont deux choses qui nous dépassent, et de beaucoup), du coup rajouter de la musique religieuse, j'ai eu une impression de too much, de surlignage ; et connaissant déjà le lacrymosa avant, et associant Zbigniew Preisner au cinéma de Kieslowski (même si l'oeuvre en question n'était bien sûr pas une musique de film à la base), en plus du surlignage religieux, j'ai vu une superposition de films... Mais c'est une très belle musique, et Terrence Malick sait filmer...
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HamsterKiller
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MessageSujet: Re: Darren Aronofsky   Mer 16 Avr 2014 - 23:17

eXPie a écrit:
Zbigniew Preisner au cinéma de Kieslowski

Haaa ! c'est le même qui a fait les petites notes glacées au piano du décalogue donc... Efficace aussi dans un autre genre.
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Chymère
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MessageSujet: Re: Darren Aronofsky   Mer 16 Avr 2014 - 23:33

De plus en plus, disons depuis The Tree of Life et To the Wonder, j'ai l'impression que les films de Malick ne se regardent pas comme des films "normaux", enfin je veux dire comme des films de cinéma... Il y a un truc qui me fait penser à un tirage de Tarot de Marseille, ou à tout questionnement sur les symboles, ce qui importe ce n'est pas de comprendre le film et son histoire, pourquoi tel personnage fait ceci ou cela (et j'avoue que dans To the Wonder, certains passages de cet ordre demeurent obscurs), mais c'est ce que les images vous évoquent et évoquent en vous.
Dans Tree Of Life, les images sont pour une grande majorité en total décalage avec la voix off, y'a rien qui ne correspond vraiment... On est dans un autre fonctionnement de la pensée en fait. On est plus dans un processus de l'ordre de l'évocation chamanique que dans un film. Et c'est ça que je trouve absolument fascinant et hypnotisant...

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Avadoro
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MessageSujet: Re: Darren Aronofsky   Jeu 17 Avr 2014 - 0:09

Attention, ici c'est le fil Aronofsky !  Very Happy 
Pour revenir sur les échanges précédents, The Fountain ne m'avait guère convaincu avec la sensation d'un pari manqué (là-encore, le projet avait été très difficile à monter).
J'ai beaucoup d'estime pour ses qualités de metteur en scène tout en étant cependant gêné par sa recherche d'une efficacité démonstrative. Je garde une préférence pour l'intensité de Requiem for a dream et Black Swan.

Par rapport à ton commentaire, Chymère, je te rejoins sur le rôle des femmes mais trouve justement que l'artifice scénaristique, en tant que point de départ, reste extrêmement laborieux (autour du personnage d'Emma Watson). Et le compromis final, peu convaincant esthétiquement, fragilise ce point de vue.
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Queenie
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MessageSujet: Re: Darren Aronofsky   Lun 5 Mai 2014 - 21:32

Noé.

Je pourrais faire un copié-collé du commentaire d'Avadoro.

Le débat sur l'athéisme ou non du réalisateur, le message mystique et tout ça, ce n'est pas pour moi. Ce film je l'ai vu comme un divertissement pur. Et Avadoro a raison : ça rappelle beaucoup les Peplums, avec ce monde de braves, de forts, qui soulèvent des montagnes.

C'est tout de même trop longuet comme film. Il aurait pu raccourcir des scènes.

Visuellement, la meilleure, plus jolie, poétique et "traditionnelle" partie genre ombre chinoise sur fond de ciel au soleil couchant dans le désert, c'était sublime.





Les moments de Grand Spectacle à nous en foutre plein la vue fonctionnent à merveille.

Juste quelques moments où j'hésitais à me dire que les effets spéciaux étaient ratés ou si c'était fait exprès pour faire... plus... "conte" bricolé.


Les acteurs vacillent entre des moments où ils jouent très bien et d'autres où ils sont aussi expressifs qu'une vache dans son pré.


Voilà.
Rien de transcendant, mais un bon film.


_________________
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Casus Belli
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MessageSujet: Re: Darren Aronofsky   Jeu 24 Nov 2016 - 11:54

REQUIEM FOR A DREAM

C'est une véritable descente aux enfers que vivent les personnages. Pris dans la spirale infernale de la drogue, leur rêve se sont évanouis.

L'été.

La mère, Sara, accroc à la télé, reçoit un appel, l'informant qu'elle va passer dans une émission. Elle se prépare et reçoit un dossier qu'elle remplit dûment, et puis attend d'être recontacter. Pour se faire belle, elle ressort sa robe rouge, dans laquelle elle était si resplendissante autrefois. Problème : elle ne rentre plus dedans ; c'est qu'entre temps, elle a pris du poids. Elle va donc décider à s'atteler à un régime : œuf dur, pamplemousse, café. Seulement voilà : elle n'arrive pas à suivre ce régime, ressent constamment la faim, jusque dans son lit. Avec ses amis, elle a entendu parler d'un régime que dispenseraient les docteurs en médecine. Finalement, elle se décide pour cette solution et va donc consulter. Le médecin lui prescrit des pilules, 4 en tout. Dans un premier temps, le régime semble fonctionner : elle a perdu 12 kilos.

En parallèle, son fils, Harry, n'arrêtant pas de voler la télé de sa mère pour la revendre et acheter de la drogue, décide avec son pote Ty de se lancer dans le business. Ils achètent, coupent, et revendent. L'affaire est florissante et ils accumulent rapidement un beau petit pactole. La copine de Harry, qui se shoote régulièrement elle aussi, à l'héroïne, a pour projet d'ouvrir un magasin de vêtement, avec l'argent de la drogue.

Jusqu'ici, tout va bien, les personnages ont des rêves, l'ambitions de s'en sortir, de redonner sens à leur existence.

Puis vient l'automne.

Les choses se gâtent.

Sara Goldfard ne ressent plus l'effet de la quatrième pilule, celle qui l'aide à dormir ; et pour cause : ce que lui a prescrit le médecin, c'est du speed, une drogue aux effets dangereux. Elle en devient dépendante a des troubles de la perception. Elle retourne chez le médecin, mais ce dernier, totalement indifférent, ne solutionne rien, lui redonne rendez-vous.
Puis c'est de pire en pire : elle ne trouve plus le sommeil, devient un zombie, est en proie à des crises de paranoïa hallucinatoires. Elle double les doses, mais rien n'y fait. Finalement, complètement déchirée, elle se rend dans les studios de l'émission. Se rendant compte de son état de santé dépravé, ils appellent l'assistance publique qui la transfère dans un hôpital.

Quant à Harry, le business ne se déroule plus comme prévu ; face à une guerre des gangs, il n'y a plus d'approvisionnent. Les dealers se font descendre, la police est partout. Ty se fait prendre. Le business semble fortement compromis.
Pire, de plus en plus accrocs à l'héroïne, Harry et sa copine Marianne sont rapidement en manque. Le couple se déchire, la drogue étant leur principale obsession. Finalement, le fric mis de côté fond à vue d'œil.

Puis survint l'hiver.

Les personnages descendent au fond du trou.

Pour Harry et Marianne, l'argent manque. Vint le moment fatidique où Marianne se décide à se prostituer pour avec avoir la thune nécessaire à l'obtention de l'héro. De son côté, Harry joue des pieds et des mains pour en trouver. Au cours d'une livraison qui tourne mal, où plusieurs junkies s'étaient donné rendez-vous, Harry et Ty voient le camion se barrer avec la dope non distribuée pour la Floride. Non seulement ils n'ont plus d'argent, mais il n'y a plus d'héro sur le marché.
Le couple Harry et Marianne, si heureux et plein d'espoir autrefois, n'est plus que l'ombre de lui-même, à l'image de cette scène poignante où Marianne revient, après s'être fait baiser pour avoir de l'oseille, et Harry et elle sur le canapé ne se parlent pas, le silence tenant lieu d'éloquence, sachant ce qui s'est brisé à tout jamais dans leur couple.

Sara, elle, est prise en charge dans un hôpital, où les docteurs réalisent sur elle des électrochocs, pour la soigner, jugeant que son cas relève de la psychiatrie. Elle n'est plus que l'ombre d'elle même, ses rêves de passer à la télévision se sont envolés ; elle est détruite de fond en comble.

Harry a une blessure au bras suite à une infection, à force de se piquer, mais il n'y prête pas plus attention que ça. Lui et Ty décident de partir pour la Floride à la recherche des dealers, leur seule solution.

Marianne, elle, se prostitue avec d'autres pour obtenir ses doses d'héroïne.

Puis Harry et Ty se font prendre par la police, et Harry finira à l'hôpital, amputé de son bras.

Les quatre personnages sont au fond du gouffre, encore vivants, mais brisés à jamais.

* * *

Finalement, le film est très linéaire dans sa narration : au début tout est beau, les personnages sont bien présentés (l'été), puis survint les ennuis (l'automne), et enfin l'effondrement (l'hiver).

Requiem : Prière, chant pour les morts, dans la liturgie catholique [Petit Robert de la langue française 2009]
Ce qui meurt dans l’histoire, ce ne sont pas les individus, mais leur rêve, rythmé par les saisons : été, ils sont plein de projets, jusqu’à l’hiver, où tout périt, sauf eux. Au final, être vivant est pire. Ils voudraient revenir dans le ventre de leur mère, n’avoir pas connu l’enfer de leur vie : c’est bien ce qu’évoque cette succession de plans où l’on voit les protagonistes se mettre en position fœtale à la fin.

Un autre film traite de la drogue : Trainspotting.
- Les deux films sont souvent comparés, mais ont pourtant peu à voir, si ce n’est de se relier par une analyse de fond: ils forment un paradoxe.
- Dans Trainspotting, les individus s’envoient en l’air parce qu’ils n’ont pas voulu choisir une vie « Choose your television, choose your washing machine, etc. I choose not to choose ». Tandis que dans Requiem for a dream, au contraire, ils ont des rêves, des projets : ouvrir un magasin de vêtements, « Je vais passer à la télévision ! », etc.
- Le paradoxe : dans les deux cas, qu’ils tentent de choisir leur vie, ou qu’ils s’en balancent, ils arrivent au même résultat : ils s’enferment dans une spirale infernale avec la prise de drogue.
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Chymère
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MessageSujet: Re: Darren Aronofsky   Jeu 24 Nov 2016 - 12:53

Requiem for a dream, ça doit être un des films, sinon LE film qui m'a le plus... je ne sais pas ? Traumatisée, même si le mot est un peu fort... Laughing

Disons que comme tu le dis, c'est tout du long une descente aux enfers sans espoir (et à mon sens, c'est à l'image de la drogue : un piège qui se referme sur sa victime et ne lui laisse aucune échappatoire), illustrée par des plans saccadés, un peu comme un rythme de couperet...
C'est surtout cette absence d'espoir et la destruction continuelle de ses personnages qui m'ont marquée.


Je crois que c'est un des rares films que je n'ai aucune envie de revoir 2 fois... Non pas parce que je ne l'ai pas aimé (au contraire, je pense que c'est un grand film), mais parce qu'en un sens, le visionner a été une expérience un peu douloureuse. Intéressante et enrichissante, sans doute. Mais douloureuse... scratch
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shanidar
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MessageSujet: Re: Darren Aronofsky   Jeu 24 Nov 2016 - 13:07

Je suis complètement d'accord avec toi Chymère. C'est un film auquel je pense souvent, qui a laissé une trace. Je l'ai acheté en DVD mais je ne l'ai jamais revu, il est tellement déchirant... par contre j'écoute la B.O. de temps en temps...

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