J'adore Bierce. Ce que je préfère chez lui, c'est probablement les 4 nouvelles du Club des parenticides. C'est là que
s'exprime le mieux son humour le plus noir, le plus pessimiste, le plus misanthrope.
Connaissez vous beaucoup d'histoires qui commencent ainsi :
"A l'aube d'une journée d'été, en l'an de grace 1872, j'assassinai mon père, acte qui, à cette époque, produisit sur moi une profonde impression."
A l'épreuve du feu. Dans Le Club des parenticides. P. 211. Grasset, 1966
Ou encore :
"Ayant assassiné ma mère dans des circonstances particulièrement atroces, je fus arrété et mis en jugement, ce qui dura sept années
entières.
Dans son allocution aux jurés, le juge de la Cour déclara que c'était un des crimes les plus abominables qu'il eut jamais été appelé à faire pardonner."
Mon meurtre préféré. Dans Le Club des parenticides. P. 229. Grasset, 1966