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 Hugo Boris

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Eve Lyne
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MessageSujet: Hugo Boris   Ven 15 Aoû 2008 - 21:24

L'auteur. Né en 1980. Après une hypokhâgne et des études de sciences politiques, Hugo Boris se tourne vers le cinéma. Diplômé de l'Ecole normale supérieure Louis Lumière, il a réalisé une dizaine de courts-métrages et travaille régulièrement comme assistant réalisateur. Après sa nouvelle 'N' oublie pas de montrer ma tête au peuple', lauréate du prix du Jeune écrivain, 'Le Baiser dans la nuque' est son premier roman.

Le baiser dans la nuque (2005).


Quatrième de couverture. La rencontre improbable d'une femme guettée par la surdité et d'un professeur de piano.Louis et Fanny se retrouvent chaque jeudi. Elle devient sourde. Il est professeur de piano. Elle veut prendre de court le handicap, faire le deuil de la musique avant de sombrer dans le silence. Les autres jours de la semaine, elle est sage-femme. Leçon après leçon, elle raconte. Inlassablement, il écoute le récit de toutes ces naissances qu'elle a accompagnées. Une monnaie d'échange. Un baiser dans la nuque qui permettra de panser une blessure dont elle ignore encore la profondeur.

Mon avis. Avant d'écrire ce roman, Hugo a enquêté pendant trois ans auprès de personnes sourdes, de musiciens, de parturientes et surtout auprès d'une sage-femme. Un roman rempli de tendresse et de sensualité, où le silence devient croissant au fur et à mesure de la perte de l'audition chez Fanny. La plume est prometteuse.

La délégation norvégienne (2007).


Quatrième de couverture. Un relais de chasse absent de tous les guides spécialisés. Cinq hommes, deux femmes, qui viennent des quatre coins de l'Europe et ne se connaissent pas. Sept chasseurs pris par la neige, qui doivent se défendre du froid, de la faim, de la paranoïa qui les guette. Prisonniers ? D'une île à la rigueur, mais d'une forêt ? Ils le sont pourtant, serrés par les arbres, piégés par la neige. L'un d'eux commence à douter : et s'ils n'étaient pas victimes du hasard, de la malchance ?
Au fil des pages, René Derain acquiert la conviction qu'il est condamné, qu'il va mourir. Non pas de froid, de fatigue, de gangrène ; il sera assassiné. Il sent, dans son dos, le souffle d'une intelligence. Il sait qu'ils sont devenus de vulgaires pantins. Et que le piège ne demande qu'à se refermer.
La Délégation norvégienne est un roman fantastique au climat lourd et oppressant. Une mise en abyme vertigineuse !

Mon avis. Second roman, qui change totalement du précédent. Un huis clos de plus en plus oppressant. Les dernières pages ne sont pas détachées volontairement, laissant au lecteur le soin de choisir la fin de l'histoire. A nous, lecteurs, de décider de la mort ou non de Derain, donc de devenir pour une fois les assassins. Surprenant et original !
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kenavo
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MessageSujet: Re: Hugo Boris   Ven 15 Aoû 2008 - 23:26

Merci pour ce fil.
J'ai lu les deux livres de cet auteur - mais c'est surtout Le baiser dans la nuque qui m'a laissé une impression vive..
Une écriture qui arrive à capter des moments très à part..
En tout cas je vais m'intéresser aux futurs romans de cet auteur Wink

_________________
La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
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MessageSujet: La délégation norvégienne   Mar 11 Aoû 2009 - 20:23

La délégation norvégienne



" Est-ce l'alcool en carafon, le cuir brun, le mobilier vieux chêne, le feu qui crépite dans la cheminée ? Ce climat anglais où l'on s'assassine en grignotant des scones et en buvant du thé ? Il lui semble que chaque chose est bien à sa place, que chaque personne autour de cette table est un peu trop racée pour être honnête. S'appelle-t-on Ethel Brakefield dans la vie ? Ou Ernst von Sydow ? Ou même Lucas Cranach ? "

Citation :
Un relais de chasse absent de tous les guides spécialisés. Cinq hommes, deux femmes, qui viennent des quatre coins de l'Europe et ne se connaissent pas. Sept chasseurs pris par la neige, qui doivent se défendre du froid, de la faim, de la paranoïa qui les guette. Prisonniers ? D'une île à la rigueur, mais d'une forêt ? Ils le sont pourtant, serrés par les arbres, piégés par la neige. L'un d'eux commence à douter : et s'ils n'étaient pas victimes du hasard, de la malchance ? Au fil des pages, René Derain acquiert la conviction qu'il est condamné, qu'il va mourir. Non pas de froid, de fatigue, de gangrène ; il sera assassiné. Il sent, dans son dos, le souffle d'une intelligence. Il sait qu'ils sont devenus de vulgaires pantins. Et que le piège ne demande qu'à se refermer. Un style vif et moderne, des personnages énigmatiques et ambivalents, La Délégation norvégienne est un roman fantastique au climat lourd et oppressant. Une mise en abyme vertigineuse !

Encore un roman qui se lit d’une traite avec plaisir mais qu’on referme en se disant qu’on en attendait plus. J’aime beaucoup les atmosphères oppressantes et les huis clos où un ensemble d’individus qui ne se connaissaient pas au départ doivent unir leurs forces pour lutter contre un oppresseur inconnu. La neige, le froid, la forêt, l’isolement constituent donc les ingrédients indispensables au genre et sont plutôt bien rendus. Dommage que les personnages aient si peu d’épaisseurs ! J’ai bien aimé aussi le traitement fantastique mais quel dommage également d’avoir déjà rencontrer le procédé utilisé dans d’autres œuvres, qu’elles soient cinématographiques ou littéraires. Au final, un bon roman qui se lit très vite, qui nous prend aux tripes et ce malgré le peu de consistance des personnages et le côté déjà-vu du procédé fantastique. Mais étant assez fan du genre, il se peut que des lecteurs moins assidus dans ce domaine soient totalement pris au dépourvu et pourront de ce fait mieux savourer tout le sel de l’histoire.

A noter : le dernier cahier du livre n'est pas massicoté sans pour autant que ce soit un défaut de l'éditeur. C’est au lecteur de passer au coupe-papier les dernières pages pour en connaître la fin, participant ainsi de plein pied à l’intrigue qui s’offre à nous.

Et pour terminer, n’attendez pas non plus que l’auteur vous donne toutes les cartes en main pour répondre à toutes vos questions : de nombreux coins sombres ne déroberont à vos tentatives de compréhension et de nombreuses questions resteront en suspend.
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Chatperlipopette
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MessageSujet: Re: Hugo Boris   Lun 24 Aoû 2009 - 22:00

La délégation norvégienne


René Derain, garde-chasse, fait partie d'un groupe d'amateur de chasse qui a loué un chalet, au coeur d'une forêt, en Norvège. L'hiver n'est pas encore là, seulement le frémissement automnal. Les participants ne se connaissent pas, ils rejoignent les uns après les autres le chalet norvégien.
René est monté là-haut en voiture, en compagnie de son chien. En fin de parcours, il s'arrête histoire de se dégourdir les jambes et prendre l'air: son chien, soudain, se met à l'arrêt en hérissant le poil en grondant puis la queue entre les pattes refuse d'entrer plus avant dans l'immensité sombre des sapins. Une peur tenaille la bête....René s'interroge et observe, inquiet, cette forêt inconnue, fascinante et mystérieuse. Diantre, pourquoi ne s'est-il pas fié à l'instinct de son chien? Sans doute parce que parvenu si près du point de rendez-vous, après un si long voyage, il aurait été idiot de s'en retourner; parce que l'appel d'une belle partie de chasse est plus fort que l'appréhension instinctive d'un animal; parce que, une fois arrivé au chalet, l'accueil est chaleureux, convivial et empreint de prometteuses balades chasseresses; parce que, souvent, à la croisée des chemins, un minuscule démon intérieur chuchote un choix que l'on n'aurait pas du faire.
C'est ainsi que commence un inquiétant séjour au cours duquel peu de choses sont normales: le gibier meurt étrangement, la neige et le froid s'abattent soudainement sur la forêt, les moyens de communication tombent en panne, les réserves de nourritures diminuent, la glace étreint le chalet dans une gangue de solitude propice à l'émergence d'une lente folie et la lecture d'un roman provoque un dérapage incontrôlé et incontrôlable dans le déséquilibre d'une harmonie en perdition.
René Derain, au fil de la lecture du roman sorti de la bibliothèque du chalet, se voit happé par la suspicion, l'inquiétude, l'angoisse, la haine pour arriver sur le fil ténu du rasoir: parviendra-t-il à dépasser son errance pour garder l'équilibre fragile de sa raison? Le blanc glacé d'une neige irréelle l'enveloppera-t-elle d'un froid linceuil ou lui montrera-t-elle la route à suivre pour se retrouver? Autant de questions que l'auteur laisse longtemps sans réponse, distillant les morsures de la peur, de l'angoisse et de la folie au gré des phrases, morsures dissimulées sous les images d'un monde végétal semblant endormi, encerclé par le froid tétanisant d'un hiver polaire en avance....comme si les mauvais génies de la forêt avaient décidé de laisser errer leurs fantômes de brumes glacée entre les sombres lignes vertes des arbres ensommeillés. L'écho lointain des croyances oubliées gémit doucement au coeur des craquements du bois qui éclate et du crissement étouffé de pas dans la neige. L'homme peu à peu se retrouve face à lui-même, face à ses contradictions et ses limites: la ligne rouge est mince, la frontière entre réalité et imaginaire un inquiétant tremblement du givre au soleil.
Hugo Boris orchestre avec une maîtrise du suspense et de la montée en puissance de l'angoisse, un récit étonnant où l'absence du tangible laisse libre cours à un imaginaire propre à chaque lecteur....surtout lorsque la petite musique des passages du roman dégoté dans la bibliothèque égrenne ses notes surréalistes et inquiétantes. Où nous mène-t-il ce diable d'auteur? Au coeur d'un enfer d'une glaciale blancheur? Au seuil d'une folie fille d'une réalité qui échappe et d'un imaginaire paranoïaque incontrôlable?
"La délégation norvégienne" est un roman qu'on lit sans décrocher une seule seconde tant l'intrigue tient en haleine et tant est grande l'envie de savoir comment s'achève cette huis-clos forestier. L'atmosphère pesante et glaciale, l'argument littéraire (un groupe de chasseurs passionnés réunis dans un chalet perdu au coeur d'une forêt scandinave) m'a beaucoup rappelé une ancienne lecture "Scène de chasse en blanc" de Mats Wägeus. J'ai lu beaucoup de billets positifs au sujet de "La délégation norvégienne" et mon attente a été comblée: un vrai régal dévoré en quelques heures!!!!
Il y a un petit plus qui est une très belle trouvaille: les derniers chapitres sont collés....le libre-arbitre est celui que se donne le lecteur, découper ou non ces ultimes pages, débouchant sur un cruel dilemme, laisser une question sans réponse ou choisir la possibilité d'une réponse! Détail important amenant à une espèce d'interactivité entre l'auteur (et sa toute puissance) et le lecteur (doté également d'un pouvoir certain).
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Hugo Boris   Mar 25 Aoû 2009 - 14:08

Tes commentaires Chappy donnent l'envie de lecture.

merci

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monilet
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MessageSujet: Re: Hugo Boris   Lun 12 Mar 2012 - 8:42

Je viens de finir Je n'ai pas dansé depuis longtemps, un livre très très agréable qui raconte le séjour de plusiers équipages de cosmonautes dans une station Mir ; l'un d'entre eux y restant plus d'un an. On apprend des tas de choses sur un univers qui nous est complètement étranger, les changements des comportements lorsque les repères habituels disparaissent ; le récit est très alerte et l'intérêt ne décroît pas. Dans l'un des derniers relais arrive avec la relève...une femme. Belle écriture ; je ne regrette pas, mais alors pas du tout, cette lecture.
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églantine
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MessageSujet: Re: Hugo Boris   Jeu 28 Fév 2013 - 17:19

Chatperlipopette a écrit:
La délégation norvégienne

René Derain, garde-chasse, fait partie d'un groupe d'amateur de chasse qui a loué un chalet, au coeur d'une forêt, en Norvège. L'hiver n'est pas encore là, seulement le frémissement automnal. Les participants ne se connaissent pas, ils rejoignent les uns après les autres le chalet norvégien.
René est monté là-haut en voiture, en compagnie de son chien. En fin de parcours, il s'arrête histoire de se dégourdir les jambes et prendre l'air: son chien, soudain, se met à l'arrêt en hérissant le poil en grondant puis la queue entre les pattes refuse d'entrer plus avant dans l'immensité sombre des sapins. Une peur tenaille la bête....René s'interroge et observe, inquiet, cette forêt inconnue, fascinante et mystérieuse. Diantre, pourquoi ne s'est-il pas fié à l'instinct de son chien? Sans doute parce que parvenu si près du point de rendez-vous, après un si long voyage, il aurait été idiot de s'en retourner; parce que l'appel d'une belle partie de chasse est plus fort que l'appréhension instinctive d'un animal; parce que, une fois arrivé au chalet, l'accueil est chaleureux, convivial et empreint de prometteuses balades chasseresses; parce que, souvent, à la croisée des chemins, un minuscule démon intérieur chuchote un choix que l'on n'aurait pas du faire.
C'est ainsi que commence un inquiétant séjour au cours duquel peu de choses sont normales: le gibier meurt étrangement, la neige et le froid s'abattent soudainement sur la forêt, les moyens de communication tombent en panne, les réserves de nourritures diminuent, la glace étreint le chalet dans une gangue de solitude propice à l'émergence d'une lente folie et la lecture d'un roman provoque un dérapage incontrôlé et incontrôlable dans le déséquilibre d'une harmonie en perdition.
René Derain, au fil de la lecture du roman sorti de la bibliothèque du chalet, se voit happé par la suspicion, l'inquiétude, l'angoisse, la haine pour arriver sur le fil ténu du rasoir: parviendra-t-il à dépasser son errance pour garder l'équilibre fragile de sa raison? Le blanc glacé d'une neige irréelle l'enveloppera-t-elle d'un froid linceuil ou lui montrera-t-elle la route à suivre pour se retrouver? Autant de questions que l'auteur laisse longtemps sans réponse, distillant les morsures de la peur, de l'angoisse et de la folie au gré des phrases, morsures dissimulées sous les images d'un monde végétal semblant endormi, encerclé par le froid tétanisant d'un hiver polaire en avance....comme si les mauvais génies de la forêt avaient décidé de laisser errer leurs fantômes de brumes glacée entre les sombres lignes vertes des arbres ensommeillés. L'écho lointain des croyances oubliées gémit doucement au coeur des craquements du bois qui éclate et du crissement étouffé de pas dans la neige. L'homme peu à peu se retrouve face à lui-même, face à ses contradictions et ses limites: la ligne rouge est mince, la frontière entre réalité et imaginaire un inquiétant tremblement du givre au soleil.
Hugo Boris orchestre avec une maîtrise du suspense et de la montée en puissance de l'angoisse, un récit étonnant où l'absence du tangible laisse libre cours à un imaginaire propre à chaque lecteur....surtout lorsque la petite musique des passages du roman dégoté dans la bibliothèque égrenne ses notes surréalistes et inquiétantes. Où nous mène-t-il ce diable d'auteur? Au coeur d'un enfer d'une glaciale blancheur? Au seuil d'une folie fille d'une réalité qui échappe et d'un imaginaire paranoïaque incontrôlable?
"La délégation norvégienne" est un roman qu'on lit sans décrocher une seule seconde tant l'intrigue tient en haleine et tant est grande l'envie de savoir comment s'achève cette huis-clos forestier. L'atmosphère pesante et glaciale, l'argument littéraire (un groupe de chasseurs passionnés réunis dans un chalet perdu au coeur d'une forêt scandinave) m'a beaucoup rappelé une ancienne lecture "Scène de chasse en blanc" de Mats Wägeus. J'ai lu beaucoup de billets positifs au sujet de "La délégation norvégienne" et mon attente a été comblée: un vrai régal dévoré en quelques heures!!!!
Il y a un petit plus qui est une très belle trouvaille: les derniers chapitres sont collés....le libre-arbitre est celui que se donne le lecteur, découper ou non ces ultimes pages, débouchant sur un cruel dilemme, laisser une question sans réponse ou choisir la possibilité d'une réponse! Détail important amenant à une espèce d'interactivité entre l'auteur (et sa toute puissance) et le lecteur (doté également d'un pouvoir certain).
Je crois que tout est dit dans cet EXCELLENT commentaire de Chatperlipopette et je ne vais pas reprendre tout cela au risque de faire du plagia !
Si au début de l'intrigue j'ai eu quelques réticences , j'ai eu tôt fait de me débarrasser de mes réserves et je suis rentrée à fond dans l'histoire , amusée , puis séduite par l'habileté de l'écrivain pour faire monter crescendo le malaise , le doute , l'angoisse jusqu'à la fin .........au bord du réel et du fantastique , entre plusieurs mondes ........j'ai cru qu'une lecture si facile avec les ingrédients classiques du Thriller , mais avec des personnages peu consistants , qui restent dans un flou nébuleux tout le long de l'intrigue serait vite oubliée : il n'en est rien , bien au contraire et je crois même que la magie de ce livre opère si facilement par le fait que les personnages soient si creux ; à nous de remplir ce vide pour créer l'histoire avec ce que nous offre le narrateur : un décor puissant , une atmosphère oppressante , une tension quasi insoutenable ........tout cela dans un halo de mystère et d'irrationnel !
une découverte surprenante que je ne regrette pas !enthousiaste
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kathel
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MessageSujet: Re: Hugo Boris   Jeu 22 Aoû 2013 - 14:55

Trois grands fauves

La rentrée littéraire est commencée !

Georges Danton, Victor Hugo, Winston Churchill, trois grands hommes, trois forces vives contre lesquelles la mort n’a pas toujours de prise… Dès l’enfance de Danton, où, piétiné par un taureau, il frôle la mort et reste défiguré, je me me suis laissée immédiatement emporter par le rythme du texte qui colle parfaitement à la force des personnages. Ces trois destins, dont le lecteur ne découvre que des fragments, des moments forts, sont pourtant loin d’être réduits à une suite d’anecdotes, et les portraits se dessinent progressivement avec puissance. La question se pose de savoir ce qui est romancé ou ce qui fait partie de la légende des trois hommes, et puis cette question passe au second plan.

Tout m’a plu dans ce roman, me poussant à lire et relire des phrases qui sonnaient bien, qui ouvraient d’autres perspectives… C’est un livre à découvrir sans a priori, en se laissant bercer par l’écriture élégante, plutôt qu’en cherchant à connaître in extenso la vie de ces trois grands hommes. C’est bien évident qu’il y faudrait plus que 200 pages ! On sent que l’intention de l’auteur était de créer des liens, d’éclairer des similitudes, de tracer une sorte de portrait global d’un homme exceptionnel, avec ses moments de grandeur et ses failles.

L’objet livre est particulièrement soigné et réussi, avec une couverture et un papier qui font un peu penser à un Zulma, de jolis rabats, le deuxième rabat offre même un marque-page à découper !
A tous points de vue, ce roman est une belle réussite !
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Heyoka
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MessageSujet: Re: Hugo Boris   Dim 27 Oct 2013 - 7:41



monilet a écrit:
Je viens de finir Je n'ai pas dansé depuis longtemps, un livre très très agréable qui raconte le séjour de plusiers équipages de cosmonautes dans une station Mir ; l'un d'entre eux y restant plus d'un an. On apprend des tas de choses sur un univers qui nous est complètement étranger, les changements des comportements lorsque les repères habituels disparaissent ;  le récit est très alerte et l'intérêt ne décroît pas.
De mon côté l'intérêt n'a malheureusement jamais pris, faut dire que je n'ai pas eu ce que j'étais venue chercher.

La 4ème de couverture a écrit:
Ivan est désigné pour être le premier homme à rester plus de quatre cents jours en orbite autour de la Terre. Un homme ordinaire, marié, père de deux enfants, quitte la planète. Tandis que l'Empire soviétique plonge dans le chaos, il tourne sans fin. Pour lui, le Soleil se lève et se couche seize fois par jour. Au fil du temps, il perd le sommeil, l'odorat, le goût. Sa colonne ne le porte plus. Sa raison vacille. Il s'entraînait depuis des années, l'esprit entièrement tendu vers le cosmos. Maintenant, il n'a d'yeux que pour la Terre. Elle lui manque comme une femme.
Je m'attendais donc à un huit-clos oppressant mais il n'en est rien. Ils sont plusieurs, il y a des dialogues partout, où est la solitude ? Où est la raison qui vascille ? On croirait qu'ils sont au club Med Le Cosmosmir. J'ai tout sauf ce que j'étais venu chercher. Le récit est assez plat en plus, mes paupières fondent lamentablement sur mes globes oculaires. Je m'arrête à une centaine de pages de la fin (page 258), tant pis j'en ai marre, j'ai d'autres lectures qui me tendent les bras.

Et chez moi, y'a pas de PAF. Evil or Very Mad
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Hugo Boris
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