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 Yves Simon

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Steven
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MessageSujet: Yves Simon   Yves Simon Icon_minitimeSam 23 Aoû 2008 - 0:32

Yves Simon Biblio10

J'ai découvert Yves Simon, par hasard, cherchant un livre dans une bibliothèque. Je suis tombé sur un titre qui m'a intrigué. Le nom de l'auteur me disait vaguement quelque chose, entre acteur et docteur rugbyman. Plus tard, j'ai appris qu'il était chanteur. Sur ces livres, il se dit poète romancier. Poète en premier, toujours. Je n'ai donc pas eu ce débat intérieur que je retrouve dans tous les sujets sur lui : est-il un chanteur qui écrit ou un écrivain qui chante ? Pour moi avant tout Yves Simon c'était des titres :
La manufacture des rêves
La dérive des sentiments
La voix perdues des hommes
Je voudrais tant revenir
De la volupté et du malheur d'aimer
Océans....

Des titres puis des textes qui me font dire qu'il a raison de s'affirmer poète et romancier. Des livres qui m'ont, pour l'instant tous plu, qui ont leur défaut, qui parfois forment à peine un roman, mais toujours transmettent leur poésie.
En ce moment encore, le chanteur ne fait toujours pas partie de mon univers, juste quelques notes au détour d'une radio, juste assez pour savoir que je n'irai pas vers lui ; par contre l'auteur a sa place dans ma bibliothèque et dans mon inconscient. Pour moi, c'est un grand auteur, magnifique descripteur de la ville de Paris, pour l'instant présente dans tous les romans que j'ai lu de lui, personnage à part entière s'imposant aux personnages des romans. Aucune des lignes que j'ai lu ne laisse indemne, aucun de ses romans n'est passé à côté et chacun des personnages m'est apparu juste ! Je vais tâcher de vous faire partager cet univers, mais pour cette fois, j'ai peur de ne pas trouver les mots.
Un coup de coeur pour une oeuvre !

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MessageSujet: Re: Yves Simon   Yves Simon Icon_minitimeSam 23 Aoû 2008 - 0:50

La Voix perdue des hommes

Quatrième de couverture :
Citation :
Qui entend les mots de nos désirs, de nos espoirs, de nos passions ?
Dans un Paris où se croisent chaque jour des êtres qui s'ignorent et s'esquivent, Andrea, un jeune prêtre sans paroisse, roule à scooter et pratique l'art de la confession, l'oreille collée au portable. Il se rend dans les escaliers, les bars, les endroits où se dévoilent les rêves des gens. Se versent alors en lui, comme en un cérémonial, d'intimes confidences, la voix perdue des hommes.
Il y a Milos, peintre d'Europe centrale qui cicatrise les blessures de l'exil en photographiant son inexorable vieillissement ; Luis, l'aveugle, amoureux d'une prostituée, Lena, qui n'ose lui avouer qu'elle hante les trottoirs de la périphérie ; Ismalia, une Beurette infirmière, "frêle parmi les frêles, luciole des cités", qui cherche l'homme à étreindre ; Frédéric, le frère d'Andrea, qui ne croit qu'à la valeur des corps et à leur commerce, Mathilde enfin, l'amour interdit. Il y a aussi Paris, où les nuits s'enchaînent aux jours, où se lève un vent de sable ocre - nuages sur les boulevards -, un pollen urbain.
Dans ce roman, Yves Simon tisse ensemble les fragments de ces secrets arrachés à l'oubli et aux solitudes.

Andrea qui semble être le lien entre toutes ses existences, frêles ou fortes, misérables ou toutes puissantes..Car :
Citation :
Loin derrière les chaînes hertziennes, cablées et satellites, Andrea est un écouteur, il recueille les versets du quotidien où le graveleux se mèle à la petite luxure et aux trafics en tout genre. Quartiers miséreux aux étages mélangés, une pauvreté sans drapeau, le monde perdu des borderline, à cheval entre futur absent et présent ordinaire.

Andrea trace sa route dans paris, croise des hommes et des objets mutilés qui peuplent les rues...
Citation :
Il arpente, écoute Paris, ses plaintes, les râles, une partition urbaine qui se rédige au fil des fissures, là où s'exfiltrent les pleurs et les jouissances, la traca occulte des secrets."

On croise avec Andrea ces personnages, leurs mots qui structurent ces êtres, leurs donnent, ou prfois leurs ôtent toute leur vitalité. ET ces mots arrivent à former un tout improbable qui fait ressentir qu'à travers toutes ces confessions, Andrea ne cherche pas à les aider, mais avant tout à consolider sa certitude d'avoir fait le bon choix dans sa foi. Et tous le mettent à l'épreuve, par leurs mots, ou, plus simplement, par la courbe de leurs corps...
Et il y a Paris !
Citation :
Bien sûr, c'est dans les rues, avenues et impasses de Paris que se consigne le répertoire des récits et des romans. Il suffit de grimper les étages, de fréquenter les brasseries et les cafés, d'écouter aux portes ou de tendre l'oreille autour d'un zinc pour savoir les brassées de mots qui s'échangent et les légendes qui naissent dans ce lieu de multitudes. Confidences, discours solennels, tout bruisse et déclame...

Les personnages nous amènent leur part de vérité, on en oublierait presqu'il s'agit d'une fiction, et leur vision de la ville.
La Voix perdues des hommes est un superbe roman, plein d'éclats poétiques prit au sein même de nos mémoires.

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MessageSujet: Re: Yves Simon   Yves Simon Icon_minitimeSam 23 Aoû 2008 - 10:05

Merci pour ce fil, Steven.
J'ai lu La dérive des sentiments de lui.. mais ne peut pas me rappeler pourquoi je n'ai pas poursuivi avec ce... poète et romancier Wink
Ce que tu dis ici me donne en tout cas envie de le faire.

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MessageSujet: Re: Yves Simon   Yves Simon Icon_minitimeSam 23 Aoû 2008 - 21:31

Génial d'avoir pensé à Yves Simon, Steven.

Je ne connais pas "La voix perdue des hommes" bien qu'étant une fervente admiratrice d'Yves Simon.
J'aime beaucoup ses livres.
Plus jeune, j'aimais ses chansons (Diabolo Menthe, etc).

L'an dernier, j'ai eu l'occasion de le voir sur scène au Casino de Spa, lors des Francofolies. Le public lui a fait une telle ovation. C'était particulièrement émouvant car il n'était plus monté sur scène depuis une trentaine d'années.
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MessageSujet: Re: Yves Simon   Yves Simon Icon_minitimeDim 24 Aoû 2008 - 0:04

Julia a écrit:
Génial d'avoir pensé à Yves Simon, Steven.

Je ne connais pas "La voix perdue des hommes" bien qu'étant une fervente admiratrice d'Yves Simon.
J'aime beaucoup ses livres.
Plus jeune, j'aimais ses chansons (Diabolo Menthe, etc).

L'an dernier, j'ai eu l'occasion de le voir sur scène au Casino de Spa, lors des Francofolies. Le public lui a fait une telle ovation. C'était particulièrement émouvant car il n'était plus monté sur scène depuis une trentaine d'années.

Je prendrai le temps de l'écouter, ne le connaissant pas du tout come chanteur, à part une impression très fugitive.

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MessageSujet: Re: Yves Simon   Yves Simon Icon_minitimeLun 25 Aoû 2008 - 22:29

La neuvième nuit
Conte, inséré dans La voix perdue des hommes, écrit par Atiq Rahimi, écrivain afghan exilé à Paris.
Citation :
Il était nuit. La neuvième nuit. La plus obscure. La plus silencieuse. La plus pesante. Dans les pénombres du temps, la terre avait perdu ses horizons.
Il était nuit, la neuvième nuit.
Le passeur d'hommes avait dit : La neuvième nuit sera la dernière passée sur votre terre.
Silencieux, bous marchions clandestinement vers les frontières. Nous étions en train de fuir notre terre natale. Chacun pour une raison...
Il était nuit. la neuvième nuit. Nous sommes arrivés au sommet d'une montagne. Le passeur d'hommes a crié : Arrêtez ! Jetez un dernier regard sur votre terre !
Nous avons regardé derrière nous. Dans l'obscurité du temps, la terre était perdue à nos yeux. Nous avons pleuré. Puis, nous nous sommes mis à courir vers l'autre côté de la frontière. L'un d'entre nous a ralenti ses pas. C'était un petit bonhomme sans bagage. Durant le voyage, il avait été le plus lent, le plus fatigué et le plus anxieux de tous. Il est parti s'asseoir contre un rocher. je suis venu vers lui pour l'aider à marcher.
- Où pourrais-je aller ?dit-il.
- De l'autre côté de la frontière.
- Cela n'a plus aucun sens !
Et tout ce voyage alors... ?
- Je suis parti pour sauver mes mots. Je voulais les emporter de l'autre côté des frontières...
Des mots ? Quels mots ? A mon regard perplexe, il répondit :
- Je les avais cachés dans mes yeux. Et lorsque tout le monde s'est mis à pleurer, moi aussi j'ai pleuré. Les larmes ont emporté mes mots... Ils sont tombés par terre, dans la terre... Sans mots, n'importe où, je serai étranger... Plus étranger qu'un étranger. Là-bas, sans ma terre, j'aurais pu vivre avec eux.
Je me suis mis à remuer le sol. La terre et les mots y étaient mélangés. J'ai pris quelques poignées de terre et les ai mises dans ma besace. Le bonhomme rit. Un rire macabre. Il dit :
- Comment pourrait-on maintenant séparer les mots de la terre ? L'exil sera comme une feuille blanche que l'on ne pourra remplir que de passé. Le présent de l'exilé ne peut être écrit que dans les marges, et en bas de la page.
Il s'est adossé au rocher et me pria de le laisser seul, quand je l'entendis rire de nouveau, un rire amer.
-Je m'appelle Atiq, me dit-il.
-Atiq ? ! Sommes-nous homonymes ou doubles ?
-Ni l'un, ni l'autre. Toi, tu es juste mon nom.
Il m'a fait peur. Je l'ai abandonné.
Après quelques pas hésitants, je me suis mis à courir et j'ai disparu dans les pénombres, de l'autre côté de la frontière.

Un texte qui traduit si bien le désespoir et l'état d'esprit des exilés... Que je ne peux m'empêcher de mettre en parallèle avec le si beau roman de Claudel : La petite fille de monsieur Linh.

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MessageSujet: Re: Yves Simon   Yves Simon Icon_minitimeMar 26 Aoû 2008 - 16:15

Je voudrais tant revenir

Quatrième de couverture :
Citation :
Karl Berline, auteur retiré au bord de l'Océan, vient passer quelques jours à Paris, dans une capitale enneigée, pour y transmettre sa passion de l'écrit et son enthousiasme de la vie à un homme beaucoup plus jeune, le narrateur, timide et craintif. Ensemble, ils retracent l'existence du vieil écrivain, avec ses souffrances, ses deuils, mais aussi et surtout son ardeur, ses éclats, ses « années-lumière ». Hanna, le grand amour de Karl, et mademoiselle Clarisse viennent bientôt semer le trouble dans un échange qui ne devait se jouer qu'à deux.

Ce roman d'initiation, de mémoire et d'amour forme un ballet urbain où des êtres éperdus divulguent leurs plus intimes secrets.
Le roman débute par cette citation de Pascal Quignard: Les joies errent plus encore que les hommes - qui cherchent à retrouver les lieux où ils les éprouvent.
C'est ce que semble rechercher Karl Berline en revenant à Paris. Mais pas seulement !
Ce roman tourne fortement autour de la rencontre et de la passation : Karl, qui arrive au bout de sa vie, veut transmettre sa passion au jeune homme, écrivain pour les autres, qui reçoit ses confidences. Le roman alterne entre la vie du vieil homme qui nous fait rencontrer Hanna, l'amour de sa vie ; cette vie où des zones de non-dit subsistent malgré la volonté de Karl de tout dire. Entre la vie du vieil homme donc et celle du jeune homme, naissante, ainsi que son désir pour Clarisse, sa voisine, est naissant. Karl va nous décrire "Ses années-lumières" dans un flot tumultueux de paroles, qui nous emportent, nous amènent avec lui dans son passé, mais qui parfois peut nous faire lâcher devant autant de verbiage. Mais l'auteur, à travers ce témoignage nous livre un véritable manifeste sur sa vision de l'acte d'écrire.
Mais avant, avant le rendez-vous, le roman débute par une description de la ville sous la neige absolument magnifique de beauté et de poésie.
Un roman inégal mais fort plaisant à lire.
Citation :
De la résidence de l'espérance, où je vis, je perds souvent mes regards dans les eaux du large canal qui flâne sous mes fenêtres. Là circulent des navires de plaisance, des bateaux-taxis, quelques péniches. A chaque passage d'une embarcation, des vaguelettes brouillent la rigueur du paln d'eau et c'est une fête pour les enfants du quartier, qui ont tous le désir de vivre dans une cité qui s'étirerait sur un bord de mer.....

Depuis peu, le froid a surgi, il est là comme un fauve qui lacère les dermes fragiles. Les branches dénudées de l'hiver sont devenues des mystères, comme les vagues sombres sous les ponts, comme les énigmes tapies au fond des pensées. Au loin, un soleil bas, des mouettes, et l'ombre grise des monuments....

C'est la neige qui est un miracle. J'observe ébahi ces messages venus du ciel. Je marche vers la gare et mes pas laissent leurs empreintes brisées sur la chaussée. Mon passage....

Et sur l'écriture :
Citation :
Pense aux frêles noisetiers de la campagne française qui, en ce moment même, ploient sous une charge de neige. Il arrive un moment où brusquement celle-ci vient à tomber, alors, dans un geste céleste, la branche libérée se redresse vers l'azur, d'un seul trait, et retrouve sa superbe. Comme elle, il faut rester au maximum de la tension jusqu'à ce que l'acte d'écrire devienne d'une telle impétueuse exigence que les mots déferleront comme un torrent. »

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MessageSujet: Re: Yves Simon   Yves Simon Icon_minitimeLun 8 Sep 2008 - 13:10

La dérive des sentiments

Première rencontre avec cet auteur, permier livre que j'ai lu de lui, sans dout attiré parce qu'il y avait mentionné prix "je ne sais plus quoi"....

Et un véritable choc, des mots qui s'entrechoquaient, m'entrechoquaient...

Dans ce roman, Yves Simon décrit le parcours erratique d'êtres qui se cherchent dans une ville qui, même si elle les a vus mûrir, leur semble à jamais étrangère. La ville, comme dans tous les romans d'Yves Simon est plus que jamais présente, oppressante même. Comme si tous les lieux connus ne recouvraient aucune réalité émotionnelle pour eux. Ils vivent, s'agitent au milieu d'un milieu qui ne leur rappelle rien, qui ne leur ouvre aucun destin, ni projet.

"La Dérive des Sentiments" est un récit exceptionnel de mélancolie rentrée. Les personnages hésitent, ne savent pas quoi faire, saisir leurs destins à pleines mains ou le laisser passer..."La Dérive des Sentiments" n'est pas un roman. Ce n'est pas non plus de la poésie. C'est une dérive qui déjoue les moments où les vies décrites pourraient remonter sur des rails. C'est une description d'êtres qui ne sont ni faux ni réels. Issus, peut-être, du cerveau d'un romancier autrichien qui se décrit lui-même comme prisonnier de son passé et qui voit ses personnages évoluer de façon telle qu'il hésite à les laisser vivre leur propre vie. Ce romancier et ses personnages doivent trouver la clé.

4ème de couverture :
Citation :
Qu'en est-il de nos passions ?
Dans ce roman courent les bruits de notre monde, avec ses fractures, ses drames, ses éruptions de liberté. On y entend surtout l'amoureuse mélodie de Marianne et de Simon, deux êtres qui essaient d'inventer une passion inusable. Armé d'étranges blessures qui lui tiennent lieu de mémoire, Simon le rêveur aime les villes au crépuscule. Marianne, elle, voudrait retrouver le goût des sentiments solennels et immobiles. Mais leurs sentiments, comme les continents, dérivent...
On rencontrera aussi le mystérieux Kaspar Georges Becker (K.G.B.) en train d'écrire un roman que traversent les convulsions de l'ancienne Europe ; et encore Madame Dior en concierge excentrique, Rosa la fragile, Marcella, Lucien le petit garçon qui croit aux miracles et attend les cygnes sauvages - personnages réels ou fictifs qui s'essaient à la traversée des miroirs.
Ce roman est une variation mélancolique sur la création littéraire, où le narrateur veut croire que les histoires qu'il imagine pourront transformer la vie et les êtres qui la traversent.

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MessageSujet: Re: Yves Simon   Yves Simon Icon_minitimeLun 8 Sep 2008 - 13:16

Steven a écrit:
La dérive des sentiments

"La Dérive des Sentiments" est un récit exceptionnel de mélancolie rentrée. Les personnages hésitent, ne savent pas quoi faire, saisir leurs destins à pleines mains ou le laisser passer..."La Dérive des Sentiments" n'est pas un roman. Ce n'est pas non plus de la poésie. C'est une dérive qui déjoue les moments où les vies décrites pourraient remonter sur des rails.

Voilà des mots pour me convaincre... content
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MessageSujet: Re: Yves Simon   Yves Simon Icon_minitimeLun 8 Sep 2008 - 14:14

Yves Simon a accolé ses textes à des aquarelles dans "Paris Aquarelle", Un livre sur Paris réalisé par un dessinateur, Fabrice Moireau.

Yves Simon Aquare10

Yves Simon Mosque10

Yves Simon Notre_10

Les textes et légendes plongent dans l'histoire et l'actualité de la ville, ils se marient parfaitement avec les aquarelles proposés. Quand on connait l'importance de la présence de la ville dans l'oeuvre d'Yves Simon, on ne peut se dire que c'est un auteur tout indiqué pour ce livrequi plonge dans la mémoire de pierres de la ville comme dans celle de ses habitants.

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MessageSujet: Re: Yves Simon   Yves Simon Icon_minitimeDim 5 Oct 2008 - 19:40

Je découvre cet auteur et c'est , perfect
ce lit très bien.
résumé dans un jour ou deux
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MessageSujet: Re: Yves Simon   Yves Simon Icon_minitimeDim 5 Oct 2008 - 20:43

J'ai lu et aimé Le prochain amour.

"C'est cruel un amour.
Ça ne prend rien aux étoiles ni aux fleuves. Ça vit en animal dans une tanière de misère et s'enterre sur place, au milieu des acacias ou des ronces, là où il a existé, là où il a pris fin. C'est une inquiétude, un rêve manqué, une illusion. C'est une parenthèse de vie entre des tableaux, une symphonie et des haut-parleurs de gares. Car il n'y a que des séparations et il n'y a que des retrouvailles. Les débuts et les fins s'enchaînent pour que le temps demeure absent.
C'est une dépense inouïe de mots, de gestes, de silences afïn qu'une grammaire inédite trouve sa place entre deux personnes différentes. Rien ne les prédisposait à cette union, et le hasard du sexe, du désir, d'un rêve d'enfance fait que ces appels invisibles trouvent un être humain à envelopper, à happer, à enlacer, et une histoire se déclare. Chacun pense à la fin, l'appréhende, mais les mots prononcés, les gestes assumés tracent déjà les points de suspension d'une phrase commencée.
Alors, on imagine une strophe, un paragraphe, et c'est lU roman qui s'annonce avec ses chapitres, ses drames et son point finaL Quelques centaines de pages plus tard, l'histoire est bouclée. Les livres se referment et les amours se tuent.
« Que restera-t-il de nous, Walser? De ce curieux lien qui nous a unis malgré nous, et à cause de nous? »
«Une trace dans le monde, à jamais, répondit-iL C'est cela qui rend sacré l'amour au-delà de l'histoire elle-même et du temps passé par ceux qui l'ont vécue. Vous n'oublierez pas Irène, ne comptez pas là-dessus, et
! si cela peut vous rassurer, elle ne peut vous oublier.
Simplement, votre histoire est sortie du temps des corps et des baisers pour aller rejoindre l'éternité, s'acheminer là où le désir n'existe pas, où seuls comptent l'extrême attention que vous vous êtes portée l'un à l'autre, vos
, battements de cœurs et votre rêve insensé que cela puisse durer. Vous avez commencé par un mystère, vous finissez par un autre mystère. Mais quelle importance! A la fin du voyage, vous en savez un peu plus sur vous,' sur elle, mais rien sur l'extraordinaire instant qui vous a fait vous rencontrer, et tout ce que chacun a aussitôt investi, de son histoire et de ses rêves les plus secrets, dans ce visage et cette silhouette qui venaient de lui apparaître. Car sachez-le, c'est bien d'apparitions qu'il s'agit: vous vous êtes apparus l'un à l'autre comme deux anges, venus du ciel, pour apprendre l'amour dans un corps de femme et dans le corps d'un homme. »
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MessageSujet: Re: Yves Simon   Yves Simon Icon_minitimeMar 7 Oct 2008 - 22:32

en route vers mon résumé, avec un petit détour auparavant.
Citation :
'' La littérature est remplie de sentiments que nous aurions aimé ressentir une seule fois dans notre vie. C'est pour cette raison qu'elle nous retient tant, qu'elle est une balise de nos espérances les plus folles, que ce soient celles de l'amour ou de l'ascèse, de la folie ou de la rigueur, un repère qui, losqu'un jour par hasard il survient dans notre propre environnement, nous rend atones et désemparés d'être arrivés dans notre existence à un point ultime de la littérature.''
Yves Simon - Les novices

Citation :
- Sur un banc de rodins vernis, près du bassin de la Vilette, une autre femme plus agée celle-çi, dont la nuque se couvre de perles de sueur, vient d'ouvrir le roman en format poche commençé la veille et qui a pour héros un certain Frédéric Moreau; dans un minuscule appartement du quartier Bastille, deux jeunes gens se demandent, eux de quoi est faite cette vie qui les nourrit, les habite, les enthousiasme. Regardant l'azur de ce ciel d'opérette, ils se sentirent fragiles, tremblèrent et, comme ils crurent avoir froid, ils se prirent la main pour exprimer la douceur qu'ils se vouaient l'un à l'autre. Bien sûr qu'ils espéraient. Lespoir est l'essence même de la Jeunesse, n'est-ce pas l'espoir rend la peau transparante comme une opale. Même l'allure se transforme, car il y a dans le port de tête une légèreté qui semble attirée vers le ciel. C'a se repère au son d'une vois, ça s'observe dans la fulgurance d'un regard quand les yeux ont l'intensité de la nuit.
- Des novices, l'histoire de Léos et de Julia,
je dirais, que c'est une histoire d'amour en trois actes.
l'amour adolescents, l'union parfaite, l'amour pur sous tous ses angles.
Léos et Julia ne font qu'un , une union de corps et de coeur.
Un jour l'amour prend une autre direction.
la phrase mortelle qui fera tout chambouler
- Qu'est-ce qui nous fracasse à ce point, venait de demander Julia.
Léos dit: '' Le monde qui nous enserre et veut que nous rendions grâce. '' Est-ce ainsi que l'insouciance prend fin? La désinvolture qu'il y eut à croire les sentiments éternels, la disposition à donner et recevoir, à s'habituer aux vases communicants des élans, butent-elles un jour sur une paroi nue, toute d'opacité et de malentendus? Ils ne cessèrent de s'intérroger,marchions-nous à la même vitesse sur notre planète, du même pas, avec une foi et une ardeur identique dans leur candeur, ils se demanèrent pourquoi les choses s'arrêtaient plustôt que de continuer et ils devinèrent, à se poser de telles questions, qu'une part de leur innocence venait de disparaître.

Julia décide de prendre du recul vis-à-vis son couple
et laisse repartir Léos seul à Paris pendant quelques mois.
Julia alors s'étourdie dans un autre monde....
Léos vivra alors de lourds tourments en attente de sa bien-aimée
les jours et les nuits et les mois finissent par éteindre le feu de l'amour.

Citation :
- Léos redécouvrait une innocence perdue, l'aptitude à entendre d'autres bruissements du monde, à désirer ardemment ses souffles, ses confidences.
Citation :
L'errence des sentiments de Julia était inverse. Culpabilisée d'avoir brisé une perfection, elle s'en voulait de s'être laissée aller à la désinvolture qu'il y a d'interrompre unilatéralement des heures et des nuits où les peaux et les voix se mêlent. A présent elle n'avait qu'une idée: qu'ondulent leurs muscles à s'étreindre, leurs paroles à s'entendre. A son tour, elle prit peur.

Citation :
Ainsi il était à Lyon, il serait donc le premier à devoir appeler! Pourtant, il hésitait à appuyer sur la touche Julia de son portable. Cette effervescence de retrouvailles et de séparations, d'attente, de visages ébahis ou fermés, lui rappela que ce soir peut-être, une situation identique: se perdre dans les bras de Julia ou s'éloigner d'elle à jamais. Buvant un café-express assis sur un haut tabouret de mini-bar, il surveilla la sonnerie de son téléphone, redoutant de voir apparaître le nom de Julia sur l'écran, qu'elle lui apprenne qu'elle était, elle aussi, arrivée dans la même ville que lui. Il fallait se mettre en quête d'un hôtel. Il avait envie de passer une dernière nuit seul, à ruminer d'ultimes interrogations. Allaient-ils s'étreindre follement ou poursuivre indifférents leur chemin? Il lui fallait régléchir encore sur ce quitte ou double menaçant.

Citation :
Pourtant, Julia, dans sa détermination à faire une oeuvre de leur rencontre, avait eu mille fois raison, songea-til, de les envoyer tous deux sur les routes de France pour ce lent parcours des amants.


Dernière édition par bulle le Mer 8 Oct 2008 - 1:18, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Yves Simon   Yves Simon Icon_minitimeMer 8 Oct 2008 - 1:04

la rencontre des amants ou ex-amants Léos et Julia - Les novices

Citation :
- Julia voyait Léos comme sorti d'un rêve. Elle aurait pu le sculpter tant son apparence comptait pour elle à cet instant, en faire une statue pour que l'art de la pierre remplace la réalité de la chair afin que son amant soir présent physiquement et qu'elle pût en toucher sa seule repré;sentation. Léos, lui, ne voulait qu'entendre la musique produite par Julia et s'en émouvoir, s'enchanter l'indicibles sonorités qui l'auraient amené à fermer les yeux et recevoir ce don du ciel qui saurait si bien moduler pour le ravir. Il était en attente d'une forme qu'elle savait d'avance la séduire. Armés de cette double incompréhension et forçant l'obscurité que dissipaient à peine de pâles réverbères, ils s'arrêtèrent à distance. Transis de frayeur, conscients de l'abîme qui allait peut-être s'ouvrir devant eux, ils effectuèrent les ultimes pas qui les séparaient. Lorsqu'ils en furent presque à se toucher, Léos ne ralentit en rien son allure. Tout entier dans la détermination qui venait de l'assaillir, il ne put s'empêcher de poursuivre sa route. Il portait désormais en lui le pouvoir de dire non, de refuser tout sentimentalisme pouvant venir le surprendre et annuler sa soudaine décision. Cette capacité d'agir sur le cours des chose le fit songer à un guerrier armé d'un sabre capable de retrancher le passé du présent . Pour l'anéantir. Sans se retourner, Léos déjà s'éloignait. Il avait pu voir de près le visage de Julia, il avait pu effleurer son corps emmitouflé dans un anorak: à l'écoute pourtant, il n'avait entendu venir d'elle aucune musique, celle qui aurait fait battre son coeur.
Julia , sidéreé, meurtrie, resta prostrée sur place, elle cria: - Tu te venges, n'est-ce-pas... - Je ne fais que respecter une des possibilités du contrat que tu as toi-même imposé, dit-il en continuant imperturbable sa marche.
Elle se mit à le suivre, courrut comme une égarée, Laissa choir son sac à terre. - Nous aurions lu tant de livres, cria-t-elle,vu tant de films, visité ces villes dont nous rêvions, nous nous serions épousés, il y aurait eu toutes ces nuits à dormir enlacés comme des amants fourbus...
Des jours à découvrir ce que nous ignorons, apprendre le monde, tout de la vie, grandir ensemble, devenir un homme et une femme armés de tant d'amour qu'aucun malheur n'aurait pu les terrasser....Nous sommes à deux pas du ciel, Léos!
- Tu entends, nous aurions appris à vivre... Ensemble...Sans jamais de regrets...
Léos se retourna, vit la face défaite de Julia. Ala lumière de quelques phares de voiture, une sorte de halo auréola soudain le pâle visage. Ces mots de tragédie lancés par Julia venaient de chanter à son oreille. Léos en fut bouleversé. Il fit un pas vers elle, puis deux, les dernier pas du voyage. Une étreinte. Un abandon. Les bras de l'un dans le dos de l'autre, à se serrer. A rester là, debout, et ne pas mordre. Ils se humèrent pareils à deux petits mamifères qui feraient connaisssance. Un vent frais qui venait de se lever rougit brusquement leur peau, comme l'émotieon, comme le désir de tout dire mais de se taire. Ils restèrent des minutes aussi bien que des heures, le temps filait et eux qui étaient ailleurs, muets, à seulement entendre la rumeur des voitures et le bruissement du Rhône....A se dissoudre , pour Léos , dans la musique de Julia qui venait de renaître à son ouïe, harmoniques et silences, des cordes tendres qui vibraient comme la matière , comme l'univers.
- Regarde le fleuve, dit-elle, pense à la force insensée qu'apportent les torrents, les ruisseaux, les rivières, les affluents pour lui permettre qu'il soit le fleuve et le conduire en seigneur à des milliers de pas de la source qui l'a vu naître.
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Steven
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MessageSujet: Re: Yves Simon   Yves Simon Icon_minitimeSam 18 Oct 2008 - 23:27

La manufacture des rêves
J'ai commencé ce livre sans aucune attente ; et je tombe sur un livre autobiographique. Un livre où l'auteur se raconte, nous livrant surtout le côté "création" de sa vie. Yves Simon célèbre les lieux, les écrivains, poètes, musiciens cinéastes, qui l'ont marqués, inspirés, fait rêver et qu'il a parfois eu la chance de rencontrer.

Citation :
« De quel empilement de phrases, de lieux, de rencontres devenons-nous les représentants, qui ou quoi nous a faits tels que nous sommes, nous et nul autre ?
Ici, je n’ai qu’un désir : célébrer les écrivains, poètes, musiciens, les villes et les pays – les objets –, films et cinéastes qui un jour m’ont enveloppé de leur providentielle folie et de leur beauté.»
Ce projet de l'auteur m'a un peu surpris... Je m'attendais à un livre où seraient présentés ces auteurs/villes/musiciens... dans l'ordre alphabétique. Mais c'est un roman qu'on a dans les mains, un roman ou percent les choix de l'auteur, les choix esthétiques : du commencement de sa vie jusqu'au moment où il écrit ce roman, Yves Simon fait correspondre chaque moment de sa vie, chaque émoi, créatif ou pas, à un objet, une ville, un poète, un écrivain...
Et tout commence avec les boites numéro 1, 2, et 3 de Meccano et Conterxéville se ville natale.

Au fil des pages et des ans, on croise Jack Kérouac, Paul Nizan, JMG Le Clézio (fabuleux texte sur lui que je vais retranscrire dans son fil), Fédérico Garcia Lorca, Joyce, Fernando Pessoa, Kafka.... Leurs écrits et ce qu'ils ont suscités chez Yves Simon, leurs lieux, leurs rencontres parfois.

Comme toujours chez Yves Simon, la poésie affleure au fil des mots.
On croise aussi des cinéastes, Godard mais surtout Chris Marker, réalisateur de La jetée.

La jetée, c'est ce film de 26 minutes qui nous raconte l'histoire d'un homme marqué par une image d'enfance. La scène qui le trouble par sa violence, et dont il ne devait comprendre que beaucoup plus tard la signification, eut lieu sur la grande jetée d'Orly, quelques années avant le début de la troisième guerre mondiale.

Le scénarion a été repris, comme un hommage, par Terry Gillian dans L'armée des douze singes.

A la suite des mots, d'Yves Simon, des découvertes de musiciens, d'objets, de villes nous permettent de comprendre la construction et le cheminement de l'homme qu'est devenu yves Simon : sa manufacture des rêves.
Citation :
Et l'ivresse ! Celle qu'il y a à se coltiner jusqu'à satiété avec la matière-musique, la matière-mots, l'asservir, la rendre à soi... Se dégager du monde pour intriguer à foison. Que du plaisir !
Mais qui intrigue ? Qui joue les maîtres d'oeuvre afin que soient triturés tant de matériaux et que surgissent du néant des inédits qu'ouïront d'enthousiastes oreilles et que liront des yeux inconnus.
La vue et l'ouïe c'est par le sens que s'opèrent les séductions amoureuses et intellectuelles....

Un roman fait d'une somme de moments réels, de ressentis, de regards si particuliers posés sur le monde entourant l'auteur. Une somme de tout ce qui l'a construit, détruit puis reconstruit...



Et comme toujours dans ses romans, il y a Paris :
Citation :
C'est par la nuit que chaque résident parisien se laisse prendre. Prendre, emmitoufler, étreindre. La ville ne se repose pas, elle râle de tous ses soupirs et offre un concert feutré. Qui répertorie autant de bruits qu'elle ? Feulement mêlés au crissements des pneus de voitures, projecteurs de cinéma, grésillement des feux de circulations et des ondes radio de la police. Les taxis rôdent, aux aguets, circulent de centre en périphérie à la recherche de l'humanité. Par les vitres baissées, des radios latines et africaines déposent leur bande-son sur les outremers du ciel. Le jazz pulse, eventre le rideau des perceptions, un saxophone soprano écarte les pans de la raison pour proférer un cri voué aux étoiles.

Cette ville m'a inspiré plus que toute autre. Ici, j'ai composé, ici j'ai écrit, ici j'ai aimé.


Prolongations : Certaines rencontres ont inspiré à Yves Simon des textes qu'on peut trouver :
rencontres

Ces textes sont regroupés sur le site officiel de l'auteur qui est remarquable : ici

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