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 Monica Ali

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MessageSujet: Monica Ali   Monica Ali Icon_minitimeLun 25 Aoû 2008 - 19:23

Monica Ali 1193_m10

Monica Ali est une romancière britannique d'origine Bangladaise. Née en 1967 à Dhaka d'un père bangladais et d'une mère anglaise, elle arrive en Angleterre à l'âge de 3 ans et grandit à Bolton, près de Manchester. Après avoir étudié la philosophie à Oxford, elle travaille dans l'édition.
En 2003 paraît son premier roman, Sept mers et treize rivières (Brick Lane), saga d'une famille Bangladaise vivant à Londres, qui explore la vie des immigrants au Royaume-Uni. Il rencontre un grand succès, est nominé pour le Booker Prize et est adapté au cinéma en 2007. Non sans provoquer une certaine polémique, car une partie de la communauté Bangladaise de Grande-Bretagne le trouve trop critique à son égard.
Monica Ali figure parmi les vingt meilleurs romanciers britanniques de la décennie distingués par la revue Granta. Elle vit à Londres avec son mari et ses deux enfants.
Son deuxième roman, Café Paraiso (Alentejo Blue), sorti en 2006, se déroule au Portugal.

A suivre, mes impressions de lecture sur Café Paraiso...


Dernière édition par Nezumi le Lun 25 Aoû 2008 - 19:28, édité 1 fois
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Marie
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MessageSujet: Re: Monica Ali   Monica Ali Icon_minitimeLun 25 Aoû 2008 - 19:28

Ah, j'ai lu Sept mers et treize rivières!

Sept mers et treize rivières
traduit de l'anglais par Isabelle Maillet
Ed Belfond

Encore un mystère de la traduction d'un titre....Le titre original était Brick Lane, l'éditeur français a du penser qu'il manquait d'exotisme? Brick Lane, c'est le quartier londonien des immigrés du Bengladesh ou du Pakistan, et c'est là que l'héroïne de ce livre , Nazneen, débarque à 18 ans rejoindre le mari qui lui a été choisi, et qu'elle ne connait bien sûr pas. C'est un véritable exil, loin de la terre natale et loin des siens , mais c'est le destin qui lui est alloué, et qui est elle, simple femme, pour aller contre son destin?
" Ce qu'on ne peut changer doit être enduré. Et comme rien ne pouvait être changé, il fallait tout endurer."
Alors, coincée entre machine à coudre et Coran, Nazneen va endurer. Le mari beaucoup plus âgé qui s'aigrit au fil des humiliations professionnelles. La misère quotidienne. La mort de son premier enfant. Et arriver très lentement à découvrir que même une femme peut quelquefois influer sur son propre destin. Si peu toutefois, à son propre niveau, mais peut être ses filles , on peut rêver......
On sent que Monica Ali connait bien son sujet, c'est un document sociologique très détaillé sur la vie quotidienne de ces jeunes femmes , peut être un peu trop détaillé pour un roman.... L'écriture est un peu laborieuse, rien à voir avec l'humour et la pétulance de Zadie Smith par exemple sur le même thème. Mais cette lenteur permet sans doute de mieux comprendre la lenteur de prise de conscience de cette femme au fil des années.
Ce premier roman, qui a eu un gros écho en Angleterre, a été jugé "insultant et raciste" par une organisation représentant la majeure partie des 500 000 Bengalis de Grande Bretagne. Je suppose qu'il s'agit d'une organisation dont les membres sont de sexe masculin. Faut les comprendre, les pauvres. Monica Ali leur a taillé un costume , enfin un sari, dont les mesures n'ont pas du tout à fait leur plaire........

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MessageSujet: Re: Monica Ali   Monica Ali Icon_minitimeLun 25 Aoû 2008 - 19:36

Marie a écrit:

Encore un mystère de la traduction d'un titre....Le titre original était Brick Lane, l'éditeur français a du penser qu'il manquait d'exotisme?

En même temps, en gardant "Brick Lane", la référence culturelle est perdue. Pour un lecteur français non familier de Londres, ça n'évoque pas grand chose. Si ? Wink
J'ai lu ce roman - avec plaisir - il y a un bon moment, 4 ou 5 ans, et je me rappelle aussi de son aspect documentaire, mais romanesque aussi (avec les péripéties malheureuses de la soeur de Nazneen restée au Bangladesh). C'est sûr que l'écriture d'Ali n'a pas la virtuosité de celle de Smith (un phénomène, celle-là, de toutes façons...), mais ce portrait d'une déracinée est dix fois plus réussi que celui qu'on trouve dans l'Odeur, de Radhika Jha, histoire assez similaire mais véritable ratage.
Café Paraiso traite aussi de l'exil mais dans un cadre et sous une forme très différents. Je vous en dis quelques mots tout à l'heure !
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domreader
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MessageSujet: Re: Monica Ali   Monica Ali Icon_minitimeMar 26 Aoû 2008 - 17:40

Je l'avais lu aussi avec plaisir 'Brick Lane', avec interêt aussi, puisqu'on arrivait à pénétrer dans la communauté bengali. C'est vrai qu'ils ont du être offusqués par cette mère de famille qui s'envoie en l'air avec un jeunot derrière le dos de ce mari conventionnel et plus âgé!! Quelle atteinte à la moralité de leurs femmes et à la virilité de leurs hommes!

J'attends donc vos commentaires sur le nouveau livre de Monica Ali que je prise plus que Zadie Smith.

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MessageSujet: Re: Monica Ali   Monica Ali Icon_minitimeMar 26 Aoû 2008 - 17:45

domreader a écrit:
J'attends donc vos commentaires sur le nouveau livre de Monica Ali que je prise plus que Zadie Smith.
Puisque Nezumi a ouvert le fil, je lui laisse la première pour nous donner ses impressions de Café Paraiso Basketball
conciliabule et je veux surtout voir combien elle a aimé avant de 'détruire' ce livre Very Happy

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MessageSujet: Re: Monica Ali   Monica Ali Icon_minitimeMar 26 Aoû 2008 - 19:12

Café Paraiso
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Belfond Etranger, 2007

Alors, pas d'entreprise de démolition en vue de ma part! J'ai trouvé cette lecture agréable, même si elle ne m'a pas transportée...

Marie parlait de traduction de titre plus haut, et j'avoue que je préfère le titre anglais, Alentejo Blue. D'abord parce qu'il fait penser au bleu des azulejos et puis parce qu'il y a une certaine saudade, la tristesse/nostalgie portugaise diffuse, imprégnant cette histoire.
Monica Ali emprunte la forme du "roman en nouvelles" pour nous conter les "destins croisés" des habitants de la petite ville de Mamarrosa, au sud du Portugal (province de l'Alentejo). Chaque nouvelle est consacrée à un personnage différent, natifs du lieu ou touristes de passage. On croise un écrivain anglais en panne d'inspiration, un patron de café, une famille de hippies expatriés, un vieux paysan, une jeune vendeuse, de futurs mariés...Sans céder à un exotisme facile, et à des descriptions pittoresco-touristiques de l'Alentejo, Ali explore le secret de leurs pensées et de leurs désirs, frôle leurs drames intimes. Bien que leurs histoires soient différentes, elles sont toutes marquées par l'exil: anciens immigrants revenus vieillir au village; jeunes rêvant de le quitter pour les lumières de Lisbonne, de Londres; Européens du nord pensant trouver un Eden dans la campagne portugaise...
Un roman sympathique et impressionniste donc, par sa construction en mosaïque et ses monologues intérieurs (parfois un peu trop impressionniste, on reste un peu sur sa faim). Plus que par les histoires, j'ai été frappée par l'évolution de l'écriture d'Ali, vraiment plus élégante et fluide que dans Brick Lane (je l'ai lu en anglais).

Des critiques au dos du livre font le rapprochement avec Under Milk Wood (clic) de Dylan Thomas et de Winesburg, Ohio, de Sherwood Anderson. Cela m'a donné envie de m'intéresser aux deux...
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kenavo
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MessageSujet: Re: Monica Ali   Monica Ali Icon_minitimeMar 26 Aoû 2008 - 19:31

Nezumi a écrit:
Alors, pas d'entreprise de démolition en vue de ma part! J'ai trouvé cette lecture agréable, même si elle ne m'a pas transportée....
Very Happy Non, pas de démolition non plus de ma part..
Pour moi la "déception" dans cette lecture était un peu de ma faute - je n'ai pas lu Brick Lane, mais beaucoup entendu de ce livre 'fameux', et je m'avais fait une idée qu'elle était plus 'difficile' - et donc du coup je la trouvais un peu 'légère' Wink
Mais tout comme tu dis - une lecture agréable et je te rejoins plutôt sur ton commentaire.


Nezumi a écrit:
Des critiques au dos du livre font le rapprochement avec Under Milk Wood (clic) de Dylan Thomas et de Winesburg, Ohio, de Sherwood Anderson. Cela m'a donné envie de m'intéresser aux deux...
Je n'ai pas encore lu Under Milk Wood, mais Winesburg, Ohio qui est vraiment un 'incontournable' :heart:

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MessageSujet: Re: Monica Ali   Monica Ali Icon_minitimeMar 26 Aoû 2008 - 21:17

kenavo a écrit:
Je n'ai pas encore lu Under Milk Wood, mais Winesburg, Ohio qui est vraiment un 'incontournable' :heart:

Sur le conseil de Kenavo, je viens de le commander (ainsi que la pièce de Dylan Thomas).
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MessageSujet: Re: Monica Ali   Monica Ali Icon_minitimeLun 8 Sep 2008 - 15:31

Je termine ce livre (Sept mers et treize rivières). J'ai beaucoup aimé, j'ai passé un agréable moment de lecture. Heureuse de la fin, de l'espoir....

(j'ai peiné en lisant les cerf volants de Kaboul de Hossieni, avec ces catastrophes incessantes et j'avais peur de tomber sur ce genre de livre avec Monica ali)
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MessageSujet: Re: Monica Ali   Monica Ali Icon_minitimeJeu 26 Aoû 2010 - 1:16

Monica Ali A196

En cuisine

Citation :
Chef des cuisines de l’hôtel Imperial, un palace londonien plus vraiment à la hauteur de sa splendeur d’antan, Gabriel Lightfoot doit composer chaque jour avec une équipe cosmopolite et chahuteuse, une petite amie chanteuse et un père malade. Une mort va faire voler en éclats son fragile équilibre : le corps d’un des employés est retrouvé dans les sous-sols du restaurant. Une mort solitaire, anonyme, parmi ces travailleurs immigrés interchangeables. Gabriel prend soudain conscience que ses cuisines cachent bien des secrets : trafics en tous genres, prostitution, chantages, violence quotidienne... Et surgit Lena, une fille de l’Est, mystérieusement liée à cette mort.

Après Sept mers et treize rivières (brillant) et Café Paraiso (décevant), Monica Ali, 33 ans, bombardée dès ses débuts "grand espoir des lettres britanniques", était attendue au tournant. En cuisine, livre magistral, dépasse les espérances, tellement il est copieux - entrée, plat de résistance, fromage et dessert - au point de friser l'indigestion : la romancière aurait pu un peu élaguer dans ce pavé de 620 pages, parfois redondant. Il s'agit d'une oeuvre balzacienne qui, partant des cuisines d'un restaurant haut de gamme, quoique légèrement sur le déclin, décrit la société anglaise, du haut de l'échelle, parlementaires et hommes d'affaires, à l'armée de l'ombre constituée de tous les émigrés - Pays de l'est, Inde, Afrique - dont l'exploitation et la condition précaire, véritable esclavagisme moderne, forment le coeur du livre, sans apitoiement, mais avec un souci de réalisme permanent qui glace les sangs. Monica Ali, elle-même arrivée du Bangladesh à l'âge de 3 ans en Angleterre, connait visiblement à fond son sujet, sans pour autant céder à la tentation du documentaire. Non, à l'image des grands écrivains britanniques classiques, à commencer par Dickens, la romancière joue de tous les ressorts de la fiction pour séduire et interpeller son lectorat. Et avec quelle maîtrise, fluidité du style, vivacité des dialogues, elle possède les armes pour flinguer le racisme rampant des élites du pays et dresser un portrait panoramique accablant de l'Angleterre d'aujourd'hui. En choisissant pour héros un chef des cuisines qui, tout en réalisant petit à petit dans quel monde il évolue, pète littéralement les plombs, elle trouve un vecteur de communication idéal pour réaliser une tapisserie sociale sidérante de justesse. Il faut un appétit d'ogre pour dévorer En cuisine mais celle qui a mitonné ce festin mérite largement l'effort à nourrir.
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MessageSujet: Re: Monica Ali   Monica Ali Icon_minitimeJeu 14 Fév 2013 - 11:46

Monica Ali 00205710

La véritable histoire de Lady L.
Citation :
31 août 1997, la disparition tragique de la princesse de Galles plonge le Royaume-Uni dans le désespoir. Que s'est-il passé ? Qu'est-ce qui a conduit à cette tragédie ? Et si…
Et si leur lady n'était pas morte ?
Et si la princesse avait choisi de tout quitter, de maquiller sa mort et de renaître ailleurs ? Et si, lasse des tromperies de son époux, de la rigueur du protocole et de la traque incessante des paparazzi, elle avait choisi l'anonymat d'une petite ville américaine ?

De Monica Ali, passée maître dans l'art de raconter de passionnantes histoires sur fond de métissage au Royaume-Uni, on n'attendait certes pas un roman tel que La véritable histoire de Lady L. qui reprend à son compte un genre que le monde anglo saxon désigne sous le terme de What-if ? En l'occurrence, et si la Princesse de Galles n'était pas morte dans un accident de voiture et si elle avait choisi de disparaître en se réfugiant dans une petite ville américaine ? Oh, Diana, désormais appelée Lydia, quelle serait sa vie au quotidien entourée d'amies, d'un chien fidèle et d'un petit ami. Auxquels elle ne livrerait au compte-goutte que de pieux mensonges sur son passé, laissant planer le mystère. Cette partie du livre, la plus consistante, plonge profondément dans la psychologie de cette femme aux nouveaux visage et identité. Le portrait est assez subtil bien qu'il n'apprenne rien d'inédit sur sa personnalité. Plus intéressante est le journal intime, écrit dix ans plus tôt, par son confident, celui là même qui l'aurait aidée à s'enfuir. A travers leur relation privilégiée et le retour sur les années de gloire et de dépression mêlées, l'écriture précise de Monica Ali se fait incisive et pertinente. Pour donner un peu de piment, la romancière a cru bon d'ajouter un aspect de thriller à son livre en introduisant un paparazzo qui, par hasard, débusque notre Lady Di et la reconnait à la couleur de ses yeux (sic). On aurait pu se passer de cet épisode qui donne cependant une touche paranoïaque et angoissante qui n'est pas déplaisante. Un exercice de style que ce What-if, sans soute une parenthèse dans l'oeuvre de Monica Ali, dont on ne peut nier les qualités de construction mais qui reste toutefois anecdotique et simplement divertissant eu égard aux thématiques habituelles de la romancière britannique depuis Sept mers et treize rivières.
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