J'ai envie d'ouvrir une petite chronique sur mes coups de coeur artistiques. Rendre compte de certaines expositions ou rétrospectives passées ou actuelles.
Je commence avec
PETER DOIG, peintre d'origine écossaise, dont la rétrospective au musée d'art moderne de Paris s'achève le 7 septembre.

Pour la biographie (site de la mairie de Paris)
Né en Écosse en 1959, Peter Doig a été élevé à Trinidad et au Canada. À
l’âge de 20 ans, de retour en Grande-Bretagne, il suit des études
artistiques à Wimbledon School of Art, puis à Saint Martin’s School of
Art entre 1980 et 1983. En 1989, il reprend des études à Chelsea School
of Art, après un séjour de trois ans au Canada. Dès le début des années
1990, son travail est reconnu, notamment grâce à une exposition
personnelle à la Whitechapel Art Gallery en 1991. Son approche très
personnelle de l’image peinte lui vaut une reconnaissance sur la scène
internationale. Il se détourne alors délibérément du
post-expressionnisme abstrait américain et de la peinture figurative
pour opérer un retour aux sources, cherchant à recréer une atmosphère,
forgée sur l’expérience humaine.
Pour l'anecdote, Peter Doig est un phènomène dans le marché de l'art contemporain. A tout juste 49ans, il a déjà vendu une de ses toiles "White Canoe" (magnifique au demeurant) 8,2 millions d'euros! et la toile ci-dessus "Lapeyrouse wall" a été acquise par le musee d'art moderne de New York . Beau parcours pour un jeune artiste qui produit depuis seulement à peine 20 ans.
Ce que j'ai aimé:
Le premier contact avec ses toiles est magique! De très grands formats, des compositions figuratives mystérieuses et oniriques inspirées de films, photos, publicités mais aussi des réminiscences d'oeuvres de Gauguin, Bacon, Munch, Ensor, Van Gogh, Bonnard... Mais tout celà demeurant profondément singulier, énigmatique et inspiré. Chaque toile semble suggérer un espace inconscient d'interrogations existentielles et d'angoisses primaires. Des reflets dans l'eau, des traces d'humanité dans des paysages luxuriants. Sa dernière période se rapproche davantage d'un Gaughin avec ses superbes couleurs, ses sujets insulaires...
Courez y ce week end avant que d'autres musées étrangers se l'arrachent...
Quelques favoris (mais les photos ne peuvent évidemment pas rendre l'impact de ces grands tableaux):
Reflection:

Echo Lake (là c'est vraiment lynchien):

100 years ago (inspiré d'ume image du film vendredi 13! ):

Et la fameuse toile à 8,2 millions d'euros: White Canoe
