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 Thierry Dancourt

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kenavo
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MessageSujet: Thierry Dancourt   Dim 7 Sep 2008 - 18:27



Thierry Dancourt est né à Montmorency, dans le Val-d’Oise. Il travaille aujourd’hui comme rédacteur indépendant dans les domaines de l’architecture et de l’urbanisme.

Source: Editeur


Bibliographie:

Hôtel de Lausanne
Jardin d'hiver
Les ombres de Marge Finaly

_________________
La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque


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kenavo
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MessageSujet: Re: Thierry Dancourt   Dim 7 Sep 2008 - 18:27


Hôtel de Lausanne
Citation :
Présentation de l'éditeur
Daniel, le narrateur, rencontre une jeune femme " à l'allure de princesse fatiguée ", Christine Stretter, qui vit un peu hors du temps, entre un père passionné de mappemondes et un fiancé se rêvant cinéaste. Dès lors, se noue une relation à part, clandestine, faite " d'attachement, de compréhension, de douceur ". Au fil de ce roman nimbé de mystère, une géographie subtile se dessine. Dans un Paris enneigé, de rues en pente en chambres d'hôtel, des perspectives nouvelles ne cessent de s'ouvrir. Des décors très finement tracés révèlent tour à tour une énigmatique patronne de café, un ancien professeur de danse en proie à la solitude puis, à Casablanca où Daniel part en quête de meubles pour le compte d'un collectionneur, un volubile gardien d'immeuble ou encore l'étrange propriétaire de deux fauteuils signés du décorateur Jean Royère. Mais une figure domine, entre ombre et lumière : celle, singulière, de Christine Stretter.


Je sais que j’ai lu pour la première fois de ce livre dans PAGES des Libraires, mais je ne me rappelle plus si eux mentionnent aussi « l’atmosphère Modiano » dont ont parle dans Le Figaro Livres.. en tout cas c’était surtout ce rajout qui a donné la détermination pour lire ce livre – bien que le résumé me plaisait déjà assez

Et c’est vrai, il y est, je l’ai retrouvé – ce ‘flair’ Modiano qui donne une touche ‘sépia’ aux rues de Paris et une mélancolie aux narrateurs.
Tout comme chez Modiano il y a cette jeune femme qui tombe sur le narrateur parce qu’elle a besoin d’un « miroir » - elle aime vivre avec un certain spleen – et notre « héros » est tout à fait cette page blanche dont elle a besoin. Il la suit dans ses idées, ses après-midi hôtels, il se remet même à la recherche de sa mère dont elle ne lui parle même pas.

Evene.fr a dit de ce livre qu’il est décevant – parce que le narrateur est apparemment « étrangement absent du récit, comme si rien ne l'atteignait vraiment » et c’est là tout l’attrait du livre. Il est seulement la surface pour nous donner les reflets de vie de Christine, de son père, de son fiancé.. et surtout, - surtout - , de Paris et de Casablanca !

Pour moi un premier roman prometteur qui me donne envie de me mettra à relire Modiano !!!

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Marko
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MessageSujet: Re: Thierry Dancourt   Sam 20 Déc 2008 - 20:21

Ce livre a été chaleureusement recommandé au masque et la plume et ils le comparent aussi à Modiano. J'en ferai ma prochaine lecture...

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"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
Francois Noudelmann (Tombeaux: d'après La Mer de la Fertilité de Mishima).
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kenavo
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MessageSujet: Re: Thierry Dancourt   Sam 20 Déc 2008 - 20:24

Marko a écrit:
Ce livre a été chaleureusement recommandé au masque et la plume et ils le comparent aussi à Modiano. J'en ferai ma prochaine lecture...
je te souhaite bonne lecture Very Happy

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Marko
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MessageSujet: Re: Thierry Dancourt   Dim 4 Jan 2009 - 19:52

Hôtel de Lausanne

Impression mitigée pour ce premier roman sous influence. J'ai aimé le climat, la minutie des descriptions d'un Paris très "Modianesque" où les bribes de souvenirs se succèdent comme des apparitions fantomatiques. J'ai pensé à Villa Triste et au personnage d'Yvonne qui centralisait tous les désirs et fantasmes tout en restant opaque. Et puis le narrateur qui semble flotter à la surface de toutes ces choses. Il n'y a pas d'histoire véritable, juste la fragilité de moments éphémères qui resteront comme une mythologie personnelle. J'ai eu du mal avec le départ pour Casablanca. La magie n'opérait plus. Il collectionne les objets anciens (forcément) et tel un archéologue part sur les traces de cette femme qui n'aura fait que passer dans sa vie et avec laquelle il n'aura partagé que de courts moments tout en découvrant quelques pans de son univers. J'aurais préféré rester dans Paris. J'y étais bien dans ce petit café avec cette patronne qui faisait des bons plats du jour!

Beau sujet, belle écriture sobre et élégante. Je l'ai vu davantage comme une longue nouvelle. J'attends les prochains en espérant qu'il saura trouver un ton plus personnel.

Extrait:

Christine continua à me parler, mais ses paroles, de plus en plus, me parvenaient assourdies, comme à travers un voile, comme enveloppées dans du coton. Je me laissais gagner par un état de flottement que je ne connaissais pas mais dont j'allais devenir coutumier. J'ai parcouru la pièce du regard, cette fois méthodiquement.
Le poêle à bois. Les plantes vertes décorant le muret de séparation. Les banquettes de moleskine surmontées d'une tige métallique dorée. Le tube de néon qui courait au plafond, épousant la courbe du bar - il s'illuminait certainement, les soirs de pic qu'avait évoqué la patronne. Les photographies de vedettes. La table ovale des Espagnols, au centre. Le calme. Le silence. La lumière surtout.
Et puis cette voix au timbre cassé et ce regard gris, par en dessous, souvent fuyant: voilà.
Voilà, j'entrais peu à peu dans la sphère de Christine, un monde particulier, personnel, que son père appelait "le système Christine". Un monde où l'hiver était la haute saison pour les oiseaux, nos amis; un monde où la partie du XVIe arrondissement s'étendant en deça de la rue de Ranelagh était située "dans le sud"; où les immeubles de l'avenue Paul-Doumer, un jour de pluie, pouvaient se détacher pour aller rejoindre la pleine mer; où, dans ce café sans nom qui ne laissait rien filtrer du "monde extérieur", à peine la lumière, laquelle d'ailleurs, en passant à travers le rideau de tulle, s'adoucissait et semblait perdre de sa substance, les après-midi tournaient sur eux-mêmes, à vide, s'écoulaient plus ou moins, pour tous ces gens, dans l'attente, l'expectative, et, me dirait Christine, le tilleul-miel aidait à tenir le choc.

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kenavo
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MessageSujet: Re: Thierry Dancourt   Dim 4 Jan 2009 - 22:41

Marko a écrit:
J'aurais préféré rester dans Paris.
Dommage que le roman a 'tourné' à ce moment pour toi.. moi j'ai bien aimé aussi cette partie.. peut être aussi parce que j'étais à ce moment déjà -trop- enthousiasmé.. il aurait pû me prendre en voyage dans n'importe quel patelin.. mais Casablanca sonne tellement bon Cool

Marko a écrit:
Beau sujet, belle écriture sobre et élégante. Je l'ai vu davantage comme une longue nouvelle. J'attends les prochains en espérant qu'il saura trouver un ton plus personnel.
donc on attend le prochain miammiam

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Marko
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MessageSujet: Re: Thierry Dancourt   Dim 4 Jan 2009 - 23:07

kenavo a écrit:
Marko a écrit:
J'aurais préféré rester dans Paris.
Dommage que le roman a 'tourné' à ce moment pour toi.. moi j'ai bien aimé aussi cette partie.. peut être aussi parce que j'étais à ce moment déjà -trop- enthousiasmé.. il aurait pû me prendre en voyage dans n'importe quel patelin.. mais Casablanca sonne tellement bon Cool

Marko a écrit:
Beau sujet, belle écriture sobre et élégante. Je l'ai vu davantage comme une longue nouvelle. J'attends les prochains en espérant qu'il saura trouver un ton plus personnel.
donc on attend le prochain miammiam

oui! Après Del Amo un autre univers complètement différent mais aussi très réussi! Une nouvelle génération d'auteurs arrive miammiam

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Eve Lyne
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MessageSujet: Re: Thierry Dancourt   Ven 17 Avr 2009 - 11:08

HÔTEL DE LAUSANNE.

C'est l'histoire de deux êtres un peu paumés. Daniel, le narrateur, et Christine Stretter, une jeune femme bohème, se rencontrent dans un cimetière parisien. Ils se revoient par la suite, sans qu'on puisse savoir avec certitude s'ils sont amants ou de simples amis. Cependant les différents hôtels fréquentés en province laissent supposer une relation amoureuse. L'auteur nous emmène dans les rues de Paris, à Orléans et à Casablanca. Le père de Christine vit pour sa collection de mappemondes qui lui permet de voyage sans bouger, un type de voyage dont Christine est également adepte. Christine se marie à Antoine, un cinéaste en devenir, mais ce couple semble peut se côtoyer. Lui dort le jour et travaille la nuit ; elle travaille la journée dans une station de radio et dort la nuit. Quant à Daniel, on en sait peu sur lui. Il semble n'être que le miroir de Christine, ne vivant pas sa propre vie.

L'écriture est descriptive et précise. Les personnages sont empreints de nostalgie. C'est un roman tout en subtilité, avec une forte connotation modianesque même si les lieux évoqués par Dancourt se situent dans les beaux quartiers contrairement aux lieux fétiches de Modiano. L'auteur rend compte de l'intériorité des êtres, sondant avant tout l'âme de l'héroïne. Au final, c'est un roman dont on garde à l'esprit l'ambiance sans avoir mémorisé la trame. Les personnages, s'ils sont attachants, manquent d'étoffe. Tout est trop calme, trop politiquement convenable.

Un auteur à suivre pour la qualité de sa plume et son talent prometteur, à condition qu'il donne de la consistance à ses personnages un peu trop évanescents.

Un aperçu de l'écriture descriptive. Rassurez-vous tout le roman n'est pas qu'une longue suite d'énoncés topograhpiques.

Place de Mexico. Avenue d'Eylau. Là-bas, la tour Eiffel. Nous avons contourné la place du Trocadéro, en contrebas du cimetière, puis, à l'intersection de l'avenue Paul-Doumer et de la rue Benjamin-Franklin, se sont profilés les volumes arrondis de l'immeuble où Christine avait vécu.

Nous étions parvenus au milieu du jardin et il poussait la porte d'une petite construction de briques. A l'intérieur, une étroite banquette recouverte d'une toile écossaise courait le long d'un mur vitré à mi-hauteur. Contre le mur opposé, du matériel de jardinage, une pelle, un tuyau d'arrosage. Dans l'angle, un fauteuil crapaud. Le toit était lui aussi pour partie en verrière.
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kenavo
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MessageSujet: Re: Thierry Dancourt   Dim 19 Avr 2009 - 20:38

Eve Lyne a écrit:
Un auteur à suivre pour la qualité de sa plume et son talent prometteur, à condition qu'il donne de la consistance à ses personnages un peu trop évanescents.
merci d'avoir au moins tenté l'expérience.. et on est d'accord: on attend le prochain Very Happy

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Eve Lyne
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MessageSujet: Re: Thierry Dancourt   Dim 19 Avr 2009 - 20:45

kenavo a écrit:
Eve Lyne a écrit:
Un auteur à suivre pour la qualité de sa plume et son talent prometteur, à condition qu'il donne de la consistance à ses personnages un peu trop évanescents.
merci d'avoir au moins tenté l'expérience.. et on est d'accord: on attend le prochain Very Happy

Cela reste malgré tout une lecture agréable. Il est évident que Dancourt n'égale pas Modiano, mais c'est intéressant de voir à quel point Dancourt peut s'approcher de cette atmosphère tout en ayant un style différent. Assez surprenant finalement : on pense reconnaitre et pourtant le roman est autre.
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MessageSujet: Re: Thierry Dancourt   Dim 19 Avr 2009 - 20:48

Eve Lyne a écrit:
Cela reste malgré tout une lecture agréable. Il est évident que Dancourt n'égale pas Modiano, mais c'est intéressant de voir à quel point Dancourt peut s'approcher de cette atmosphère tout en ayant un style différent. Assez surprenant finalement : on pense reconnaitre et pourtant le roman est autre.
oui.. il n'égale pas Modiano.. mais tout comme pour d'autres livres/images/films.. j'aime bien voir cet amalgame de quelque chose de connu avec du nouveau.. et chez lui je me retrouvais assez bien..
j'espère pour la suite Very Happy

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MessageSujet: Re: Thierry Dancourt   Mar 24 Aoû 2010 - 20:29



Jardin d'hiver
Citation :
Présentation de l'éditeur
Une station balnéaire de la côte atlantique, en hiver. Pascal Labarthe, le narrateur, arrive un soir de brume, par l’autocar. Il s’installe à l’Océanic, à Royan, dont il est le seul client avec Serge Castel, un VRP en mal de clientèle : Marsac, le patron de l’hôtel, s’apprête à prendre sa retraite.
Jardin d’hiver tisse, entre les berges de la Seine et les rives de l’Atlantique, les fils ténus, presque invisibles, d’une intrigue où dialoguent histoire d’amour et histoire tout court, où, le temps d’un hiver, s’entrelacent finement un présent traversé de personnages singuliers et un passé hanté par la figure d’une jeune femme aimée. Peuplé de lieux à l’abandon auxquels la mémoire se raccroche, ce roman est celui d’un amour perdu, jamais oublié…

Je m'avais promis de poursuivre avec cet auteur.. et j'ai bien fait.
Tout au long de ma lecture je ne savais pas si j'aimais autant que son premier livre. Mais il a trouvé sa voix, très proche de celle de Modiano, mais cela ne lui ferait pas du bien de continuer à le comparer avec celui-ci. Il va créer son propre univers s'il continue dans cette veine.
(même si je me demande s'il n'y a pas quand même un petit clin d'oeil vers lui: situer un rendez-vous à Boulogne-Billancourt, lieu de naissance de Modiano, me donne en tout cas cette impression)
Souvenirs, nostalgie, des lieux perdus, des noms, des adresses.. et oui, les ingrédients sont là.. et la façon dont il les présente est tout à fait convaincante pour moi!
Auteur à suivre Very Happy

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MessageSujet: Re: Thierry Dancourt   Jeu 6 Sep 2012 - 16:47


Les ombres de Marge Finaly
Citation :
Présentation de l'éditeur
Un matin d'hiver, à Paris. Le narrateur rencontre par hasard une femme qu'il a autrefois aimée, prénommée Marge. Qu'est-elle devenue? Et qu'ont bien pu devenir ces jeunes gens qui à l'époque, alors qu'ils avaient vingt ans, se retrouvaient chez elle, dans une propriété des bords de Seine? Ils y passaient leur temps à rêver leur avenir ; à danser et flirter ; à se promener en voiture, choisissant dans le «parc automobile» la massive Renault Prairie ou la petite Austin gris souris ; ou encore, au bord de la piscine, à fumer des cigarettes Week-end – car la vie avait l'insouciance, la légèreté d'un week-end sans fin.
Dans ce troisième roman, Thierry Dancourt confirme son penchant pour les femmes énigmatiques, les hommes peu enclins à songer à leur avenir, les failles secrètes. Plaçant sur le même plan sensible le décor et les personnages, il crée une partition d'une extrême subtilité, où chaque note compte.

En effet, Thierry Dancourt a le chic d’inventer les femmes qui commandent à vingt heures du soir un petit-déjeuner, parce qu’elles se sont levées juste avant et d’autres fois un Vittel et un verre d’eau.

Mais plus que ce « spleen », Marge Finaly reste surtout cette femme fatale dont le jeune narrateur, Pierre, est attiré contre tout bon sens. Autant qu’il est à la recherche pour trouver quoi faire dans sa vie, il a pour l'instant un travail de veilleur de nuit avant de trouver l’inspiration de faire autre chose, autant Marge est la femme dont il suit le pas et se laisse entraîner dans un mode de vie qui n’est pas le sien. Mais qu’est-ce qu’on ne fait pour rester près de la femme dont on est tombé amoureuse ?

Roman à l’ambiance bien menée et qui sera dès à présent mon préféré de cet auteur.

Petite mention ici aussi pour l’image en couverture. Très bon choix et voilà une maison d’édition qui se fait vraiment une idée de rendre le contenu d’un livre en une image ! Top.


Citation :
"Discret et énigmatique, Thierry Dancourt ressemble à un personnage de ses livres. (...) En cette rentrée, le revoilà en librairie avec Les Ombres de Marge Finaly, sans doute son texte le plus abouti. On retrouve tout son art du flottement et de la suspension dans une histoire mystérieuse qui oscille entre la fin des 1970 et le milieu des années 1980."
Alexandre Fillon, Livres Hebdo, 25 mai 2012

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