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 Luciano Bolis - Mon grain de sable

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MessageSujet: Luciano Bolis - Mon grain de sable   Sam 18 Oct 2008 - 20:33


Luciano Bolis


Mon grain de sable

quatrième de couverture de fosse aux ours a écrit:
GÊNES, FÉVRIER 1945 : Luciano Bolis, un des responsables de la résistance génoise, est arrêté par les fascistes.

Sauvagement torturé, il se tranche avec une lame de rasoir les veines du poignet puis la gorge, afin de ne pas « donner » ses camarades.

Ses bourreaux lui refusent cette délivrance et le conduisent, mourant, à l’hôpital.

A la Libération, Bolis rédige un compte rendu quasi clinique des instants terrifiants qu’il vient de vivre. Un récit, sobre et violent, qui analyse de façon subtile les réactions d’un homme seul face à la souffrance physique et au suicide.

Rarement description d’actes commis par un « héros ordinaire » a atteint un tel degré de dépouillement et d’intensité.

Ce livre, découvert par Natalia Ginsburg et Cesare Pavese, est constamment réédité en Italie.

Luciano Bolis (1918-1993) a été, après la guerre, un militant actif de la construction européenne.

un extrait, le début, de la préface de la traductrice Monique Baccelli :

Le 20 Août 1780 grâce à l'action des philosophes et plus particulièrement de Voltaire, une déclaration royale abolit la "question" en France. Cette réforme, déjà effective en Russie, s'étendra progressivement aux autres pays d'Europe. Cela pour la légalité. Dans les faits, et clandestinements, deux siècles plus tard la torture est toujours pratiquée, avec des procédés de plus en plus "scientifiques", sur tous les continents. Le mécanisme et les conséquences de ce comportement inhumain, qu'on dirait indéracinable, ont rarement été étudiés avec autant d'impartialité et de lucidité que par Luciano Bolis. Certains aspects de son témoignage prennent une valeur tellement générale qu'ils se situent hors du temps et de l'espace, d'autres ont au contraire besoin d'être éclairés par quelques précisions historiques et biographiques.

Commençons par là : l'historique, un éclairage direct sur la vie "chez les méchants", si on peut dire, (un peu comme seuls dans Berlin mais en plus court), ça sonne comme les histoires de résistants "chez nous". Le reste pour faire rapide, c'est une arrestation, des tortures, une tentative de suicide, une libération. Et le vrai, non pas le "vrai reste" - puisque le reste (le précédent) est très vrai et essentiel aussi horrible soit-il - c'est les réflexions, l'esprit, de ce (jeune homme), sa volonté, sa force pour ne pas parler. "Incroyable" est un mot facile pour en parler. C'est bref, effrayant, déstabilisant, factuel. Une sensation de vertige et de peur. Un certain questionnement. Une volonté, celle ce Luciano Bolis, intellectuel mais physique, qui dépasse... tout, qui dépasse la douleur, la peur, la solitude... tout. Qui résiste même dans son hospitalisation dans un état certainement plus catastrophique que ses mots ne le laisse paraitre.

je vous laisse les premières lignes de ce témoignage singulier :

Citation :
Cette chronique d'une aventure qui m'est arrivée à Gênes dans les derniers temps de la domination nazie-fasciste n'a pas de prétention littéraire, ni d'intentions apologétiques ou polémiques. Elle n'est donc pas une défense du suicide, ni un acte d'accusation contre l'ennemi et encore moins la valorisation d'un comportement, mais un simple exposé des faits et un éclaircissement des circonstances, alternant avec le rappel d'états d'âme et de pensées qui m'a semblé indispensable à la compréhension d'un épisode peut-être intéressant en soi; l'expérience d'un suicide manqué n'étant pas des plus courantes.
La valeur de cette histoire est donc l'authenticité absolue de ce qu'elle apporte, une authenticité que j'ai respectée justement à cause de l'urgence de vérité qui m'a incité à exprimer par des mots une expérience qui pouvait sembler impossible à raconter, à moi qui ne suis pas écrivain de métier. C'est ce même besoin de vérité qui m'a conduit à l'usage de la première personne, fastidieuse pour des raisons évidentes, mais que j'ai fini par accepter pour éviter d'inutiles artifices et m'exprimer avec davantage de naturel.

Deux passages extrêmements durs : les tortures et la tentative de suicide. Il y a une formidable humanité, jusque dans son regard sur ses bourreaux, et une vitalité stupéfiante.

_________________
Je suis snob, j'ai lu un Mickey Spillane.
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