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 Pablo Neruda

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bix229
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MessageSujet: Re: Pablo Neruda   Mar 29 Oct 2013 - 15:36

Tu fais bien de le rapeler, Majeanne ! J' ai lu les Mémoires de Neruda et j' avais oublié qu' il  parlait de
Jan Neruda et du choix et qu' il en avait fait son pseudo d' écrivain.

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kenavo
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MessageSujet: Re: Pablo Neruda   Jeu 12 Déc 2013 - 18:15

Je ne vois pas comment les amateurs des poèmes de Pablo Neruda ne pourraient pas tomber sous le charme du livre de Pam Munoz Ryan qui parle de ses débuts ici drunken

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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: Pablo Neruda   Mar 24 Mar 2015 - 8:42

J'ai une question pour les amateurs de Neruda... oui, Pablo bien sûr... Né pour naître vaut-il le détour comparativement à J'avoue que j'ai vécu?

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De Gaulle, citant Nietzsche

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plouf
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MessageSujet: Re: Pablo Neruda   Mer 25 Mar 2015 - 0:26

je te dirais que non
mais je n'ai aimé aucune de ses oeuvres. Il faudrait un jour m'expliquer l'engouement autour de ses poèmes. Je les trouve très fade
Il y a bien un vers tout de même qui m'ai marqué "et je te ferais ce que fais le printemps aux cerises"
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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: Pablo Neruda   Jeu 26 Mar 2015 - 7:53

J'imagine que ça vient avec le tempérament? Il y a un principe d'affinités électives. Je pense que Bix l'explique bien dans le fil de la poésie. Pour ma part, Neruda est un excellent poète, mais il a le défaut de me sembler difficile à citer. Remarque que je n'ai pas encore lu la majorité de ses poésies.

L'autre affaire, c'est que Neruda a vécu les régimes politiques difficiles et avait le heurt d'être de gauche. Il fallait sûrement avoir un courage, comme c'est encore le cas de nos jours.

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Chamaco
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MessageSujet: Re: Pablo Neruda   Mer 27 Avr 2016 - 10:39

Exhumé en 2013 pour déterminer l'origine de la mort de Pablo Neruda (a t'il été victime d'un cancer de la prostate ou d'une injection ordonnée par le général Pinochet..?), il a été remis en terre hier à Isla Negra face à l'océan Pacifique où il avait une maison, pour l'instant les analyses n'ont rien donné, en mai on devrait connaître les résultats d'une dernière analyse
source : la Provence du 27/4/16..

L'occasion de relire ce poème :

Corps de femme :

Cuerpo de mujer, blancas colinas, muslos blancos,
te pareces al mundo en tu actitud de entrega.
Mi cuerpo de labriego salvaje te socava
y hace saltar el hijo del fondo de la tierra.

Fui solo como un túnel. De mí huían los pájaros
y en mí la noche entraba su invasión poderosa.
Para sobrevivirme te forjé como un arma,
como una flecha en mi arco, como una piedra en mi honda.

Pero cae la hora de la venganza, y te amo.
Cuerpo de piel, de musgo, de leche ávida y firme.
Ah los vasos del pecho! Ah los ojos de ausencia!
Ah las rosas del pubis! Ah tu voz lenta y triste!

Cuerpo de mujer mía, persistiré en tu gracia.
Mi sed, mi ansia sin límite, mi camino indeciso!
Oscuros cauces donde la sed eterna sigue,
y la fatiga sigue, y el dolor infinito.

Traduction :

Corps de femme, blanches collines, cuisses blanches,
l'attitude du don te rend pareil au monde.
Mon corps de laboureur sauvage, de son soc
a fait jaillir le fils du profond de la terre.

je fus comme un tunnel. Déserté des oiseaux,
la nuit m'envahissait de toute sa puissance.
pour survivre j'ai dû te forger comme une arme
et tu es la flèche à mon arc, tu es la pierre dans ma fronde.

Mais passe l'heure de la vengeance, et je t'aime.
Corps de peau et de mousse, de lait avide et ferme.
Ah! le vase des seins! Ah! les yeux de l'absence!
ah! roses du pubis! ah! ta voix lente et triste!

Corps de femme, je persisterai dans ta grâce.
Ô soif, désir illimité, chemin sans but!
Courants obscurs où coule une soif éternelle
et la fatigue y coule, et l'infinie douleur.

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jack-hubert bukowski
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MessageSujet: Re: Pablo Neruda   Mer 27 Avr 2016 - 11:17

Là j'ai plusieurs recueils de poésie de Neruda. Après en avoir feuilleté quelques uns, je dirais que La rose détachée et autres poèmes est plus près de mes sensibilités de lecteur de poésie.

Assez rapidement, je vous cite celui-là sans plus d'encombres :

Pablo Neruda, La rose détachée et autres poèmes, 2004, Paris : Gallimard, coll. «NRF Poésie», p. 138-139. a écrit:
«Autre chose»

Il m'arrive si peu de choses
qu'il me faut compter et conter.
On ne m'offre pas d'asphodèles
et nul ne me fait soupirer.
Car j'ai atteint le carrefour
d'un inextricable destin
à l'heure où les cadrans s'éteignent,
où le ciel tombe sur le ciel
jusqu'à ce qu'un jour moribond
sorte la lune en promenade.

Jusqu'à quand saura louvoyer
cette beauté équinoxiale
qui était verte et devient ronde,
qui se mue de vague en cascade,
de soleil fier en lune blanche,
de solitude en capitole,
sans que s'altère l'équation
du monde où rien jamais n'arrive?

Où rien n'arrive sauf un jour
qui, tel un étudiant modèle,
vient s'asseoir avec ses lauriers
derrière ceux d'un autre jour,
jusqu'à ce que chaque semaine
la ronde soit anneau que même
la nuit ne peut transfigurer
car elle est par trop diamantée
et comme toujours, prodigieuse.

Attrapez-moi des poissons fous
qui, comme les ornithorynques,
grimperont aux murs sous mon toit,
brisant le nouvel équilibre
qui me poursuit de ses tourments.

Merci, Chamaco, pour avoir rappelé Pablo Neruda à l'ordre du jour.

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