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 Marc Dugain

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liloutine
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MessageSujet: Re: Marc Dugain   Mer 3 Oct 2007 - 23:55

J’aime beaucoup le style d’écriture de Marc Dugain. Je n’ai lu pour l’instant que la chambre des officiers, car j’attends que ma maman me rende la malédiction d’Edgar .J’avais beaucoup aimé l’histoire et j’ai été véritablement vampirisée à la lecture de ce livre. Je ne pouvais plus le lâcher une minute. Ce qui me semble intéressant dans ce livre c’est un visage nouveau et une parole peu entendue, celles des gueules cassés, qui resteront deux fois plus marqués à jamais de leur passages dans les tranchés. Finalement en lisant des ouvrages sur la grande guerres de 14-18 romancés ou non, on lis souvent des descriptions sur leurs conditions de vie dans les tranchés ou à l’arrière mais très peu de choses sur la reconstruction des ces hommes et femmes. (Ne l’oublions pas les femmes infirmières étaient elles aussi touchées) ces personnes, aux yeux de la société ressemblent à des monstres, car défigurées, ou sont devenues de véritables charges pour leur famille ce qui pour l’époque est un réel problème. J’ai donc été séduite par ce côté là mais aussi par la psychologie du personnage et son évolution tout au long de son parcours.
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MessageSujet: Re: Marc Dugain   Dim 9 Déc 2007 - 23:06

J'ai découvert Marc Dugain il y a quelques semaines avec La Chambre des Officiers, un beau roman, attachant et pudique sur ces pauvres gueules cassées de la grande guerre. Là encore, comment ne pas évoquer le cynisme imbécile vraiment particulier du commandement lors de cette guerre là (Poutine n'est pas mal aussi dans le genre cynique, je vous l'accorde). Je suis contente d'avoir découvert un bon écrivain, et vos avis m'encouragent à lire d'autres livres. La Malédiction d'Edgar m'attend sur mes étagères.

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Chatperlipopette
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MessageSujet: Re: Marc Dugain   Lun 10 Déc 2007 - 8:55

je suis en train de rédiger mes ressentis de lecture après avoir dévoré "La malédiction d'Edgar"!!! Très beau roman!
"La chambre des officiers"...je n'ai vu que le film Wink
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Sophie
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MessageSujet: Re: Marc Dugain   Lun 10 Déc 2007 - 9:18

Chatperlipopette a écrit:
je suis en train de rédiger mes ressentis de lecture après avoir dévoré "La malédiction d'Edgar"!!! Très beau roman!
"La chambre des officiers"...je n'ai vu que le film Wink

J'ai adoré ces 3 romans, va à la bibliothèque emprunter La chambre des officiers!
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Chatperlipopette
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MessageSujet: Re: Marc Dugain   Lun 10 Déc 2007 - 11:32

"La malédiction d'Edgar"



quatrième de couverture:

" Edgar aimait le pouvoir mais il en détestait les aléas. Il aurait trouvé humiliant de devoir le remettre en jeu à intervalles réguliers devant des électeurs qui n'avaient pas le millième de sa capacité à raisonner. Et il n'admettait pas non plus que les hommes élus par ce troupeau sans éducation ni classe puissent menacer sa position qui devait être stable dans l'intérêt même du pays. Il était devenu à sa façon consul à vie. Il avait su créer le lien direct avec le Président qui le rendait incontournable. Aucun ministre de la Justice ne pourrait désormais se comporter à son endroit en supérieur hiérarchique direct. Il devenait l'unique mesure de la pertinence morale et politique. "

John Edgar Hoover, à la tête du FBI pendant près d'un demi-siècle, a imposé son ombre à tous les dirigeants américains. De 1924 à 1972, les plus grands personnages de L'histoire des Etats-Unis seront traqués jusque dans leur intimité par celui qui s'est érigé en garant de la morale. Ce roman les fait revivre à travers les dialogues, les comptes rendus d'écoute et les fiches de renseignement que dévoilent sans réserve des Mémoires attribués à Clyde Tolson, adjoint mais surtout amant d'Edgar. A croire que si tous sont morts aujourd'hui, aucun ne s'appartenait vraiment de son vivant.


Un exercice guère facile que celui de la biographie romancée, surtout lorsque le sujet est un personnage historique et politique controversé et inquiétant! Marc Dugain s'attaque donc au mythe d'Edgar Hoover, le chef du FIB pendant plusieurs décennies. Hoover, un homme qui fit trembler les hommes politiques américains et les stars, celui qui engendra le McCarthysme avec une effroyable poigne de fer, celui qui minimisa le rôle de la Mafia tant qu'il fut à la tête du FBI, c'est à dire jusqu'à sa mort.
Marc Dugain met en scène un éditeur de La Nouvelle Orléans rachetant, à bon prix, les mémoires d'un des proches d'Edgar Hoover, Clyde Tolson, à un éditeur New Yorkais, bien content de s'en débarasser. Grâce à ces vraies fausses mémoires de Tolson, Dugain plonge son lecteur dans un pan édifiant et sombre de l'histoire récente américaine. Edgar Hoover, le grand méchant loup des dessous de la politique, l'ogre Barbe Bleue qui peut signer l'arrêt de mort politique de celui qui ose se mettre en travers de son chemin, celui de la fidélité sans faille à son pays, celui de la haine viscérale du communisme, des déviances et des droits civiques pour les Noirs.
Tolson relate les cinquante ans de règne de Hoover sur la politique intérieure, voire extérieure, des Etats-Unis: la mise en place d'écoutes, illégales mais chevilles ouvrières d'un genre de chantage exercé sur les gouvernants et décideurs, toile tentaculaire au centre de laquelle trône Hoover, gonflé de sa puissance, puissance qui aime tout sauf la lumière! D'ailleurs, Hoover refusera un poste de ministre et déclinera l'invitation à se présenter aux élections présidentielles: pour vivre heureux de son pouvoir occulte, vivons cachés...devise qui sied à merveille à Edgar Hoover, lui qui jusqu'au bout cachera son homosexualité, sa déviance qu'il considère comme une tache, une impureté (la scène de sa rencontre avec le psychanalyste est excellente: à la fois risible et poignante!). Le lecteur en arriverait presque à éprouver de la compassion envers la souffrance latente de cet homme qui, parce qu'il est un homme issu d'une société rigoriste et puritaine, ne peut être totalement épanoui et libre.
Hoover est-il plus détestable que les hommes politiques qu'il côtoie et tient sous sa houlette? On peut se poser la question en lisant les frasques du clan Kennedy, les compromissions et autres perversions des uns et des autres. Ce qui le rend ignoble et écoeurant c'est son aversion viscérale pour les Noirs, les catholiques, les juifs et les communistes. A tel point que sa haine obscurcit un peu son jugement: pourquoi avoir nié jusqu'au bout la gangrène mafieuse pour uniquement se focaliser sur une menace communiste (l'antenne FBI de New York a compté jusqu'à 400 agents employés à prévenir une invasion communiste et à surveiller la population soupçonnée d'accointance communiste....et seulement une dizaine d'agents employés à chasser les membres de la Mafia!) ? Son entêtement me faisait penser à l'attitude de l'administration Bush vis à vis du terrorisme "irakien" suite au 11 Septembre 2001: matraquer l'opinion par des diatribes stressantes et provoquer ainsi un état d'urgence permanent dans les esprits. Et le lecteur frissonne en sachant comment cet homme de l'ombre avait réussi à manipuler la vie politique américaine. A tel point que l'on en arrive à se demander si la politique et la morale peuvent faire bon ménage...rien n'est moins sûr!
Une biographie romancée qui tient en haleine le lecteur par son rythme endiablé, ses révélations qui semblent véridiques en même temps qu'inventées de toute pièce. Un talent de l'intrigue et de l'enquête qui comble l'appétit du lecteur et lui procure un excellent moment de lecture!

Je compte bien suivre le conseil de Sophie: lire "La chambre de officiers" et "Une exécution ordinaire" (qui est tout le temps de sortie humeur )
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MessageSujet: Re: Marc Dugain   Lun 10 Déc 2007 - 18:37

Il y a aussi Heureux comme Dieu en France, moins percutant que les autres à mon avis, mais très bonégalement.
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MessageSujet: Re: Marc Dugain   Mar 11 Déc 2007 - 22:35

Merci Chaperlipopette, je ne vais plus tarder à lire La Malédiction d'Edgar, c'est sûr.

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MessageSujet: Re: Marc Dugain   Dim 24 Fév 2008 - 20:22

Une exécution ordinaire :

Une écriture sèche, distante mais néanmoins agréable, très travaillée, parfois un peu trop…
Les personnages, célèbres ou non, sont bien rendus et le déroulement des faits crédible, pour ne pas dire vraisemblable.
Un procès à charge très efficace, sans complaisance, avec une lueur d’espoir qui ressemble malheureusement à une veilleuse perdue dans le noir…

Ce roman étale devant nous la dépouille de la Russie, souillée, violée puis pillée sans scrupule par des « petits chefs » médiocres que rien ne semblent arrêter…un roman à lire, minutieux et très bien construit mais d’un pessimisme insondable. Crying or Very sad
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MessageSujet: Re: Marc Dugain   Dim 24 Fév 2008 - 20:29

Marc Dugain est un de mes auteurs français préférés qui n'hésite pas à se lancer sur des sujets difficiles mais il s'en sort à chaque fois haut la main.
Une exécution ordinaire est effectivement son roman le plus "rude", à l'image de l'histoire de la Russie qui donne froid dans le dos Crying or Very sad
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MessageSujet: Re: Marc Dugain   Ven 26 Déc 2008 - 21:30

Une exécution ordinaire


Tout le monde se souvient de la catastrophe tant humaine, technologique, écologique que politique qui survint lors de manoeuvres en Mer de Barents de la flotte marine et sous-marine de la Russie. On a encore en tête les titres des journaux, les interprétations, les reportages sur le terrible calvaire vécu par ces sous-mariniers, prisonniers d'un véritable enfer.
Marc Dugain s'est emparé de ce fait divers pour en faire le roman d'un système qui lentement s'écroule, lentement se fissure, lentement sombre dans l'incurie et l'inconscience totale. Chronique d'une chute annoncée dont le prélude se joue lors des belles années de la guerre froide, sous l'égide implacable d'un Staline triomphant et omnibulé par l'éventualité d'un complot pour le perdre.
Le narrateur, qui a perdu son fils Vania dans le naufrage de l'Oskar, raconte les destins croisés de sa mère, médecin urologue, et magnétiseuse (par les mains) cachée, et de celui qui succèdera à tête de la Russie à Eltisne, Vladimir Plotov. Olga, cette mère courage qui repérée, contre toute attente, par le maître du Kremlin, devra se séparer de son époux et se mettre à la disposition de Staline à toute heure du jour ou de la nuit afin de le soulager de ses douleurs, comprend que même un citoyen insignifiant peut être marqué par les regards du pouvoir: l'insignifiance n'est pas gage de tranquilité dans le monde radieux du communisme soviétique.
Marc Dugain dresse un portrait saisissant de réalisme de l'Union Soviétique de Staline et de la Russie contemporaine. Les tsars tombèrent pour permettre à d'autres tsars de gravir les marches du pouvoir. Des tsars avec les mêmes lubies, le même manque de considération de l'être humain et la même cruauté, rouleau compresseur social et politique.
Des procès staliniens, notamment contre les médecins juifs, organisés par un Staline perpétuellement angoissé par l'éventualité d'un complot contre sa chère personne et la froideur d'un président russe ancien du KGB, Pavel, le narrateur, entraîne le lecteur dans la valse mortifère d'un peuple que ses dirigeants n'ont de cesse de terroriser, d'emprisonner sans aucune raison pour le maintenir dans une perpétuelle apnée, d'utiliser et d'exécuter pour raison d'état. Ahhh, l'état qui doit toujours sortir la tête haute au prix des pires dénis d'humanité: la mort programmée de 23 marins, témoins d'un manquement, n'est rien face à l'honneur du pays, ne pèse rien devant la nécessité de mettre au pas les oligarques se gorgeant des restes bradés de la splendeur militaire soviétique et d'asseoir un pouvoir politique fort! Pavel Altman raconte la sombre nuit du peuple soviétique qui se terre dans le silence, ce silence derrière les mots du quotidien des appartements collectifs, qui attend, échine courbée, le couperet d'une justice fantasque et qui possède envers et contre tout ce sentiment d'identité nationale et de devoir envers la patrie. Pavel, misérable enseignant d'une matière digne de la plus grande littérature de Science Fiction: l'Histoire! Ironie de l'absurde, ironie romanesque, offrant de multiples petites lumières dans la noirceur du récit. Les russes tremblent, sont terrorisés mais ont un humour à toute épreuve: au fin fond de la Sibérie, sur les bords de la Mer de Barents, les gêneurs peuvent se voir proposer d'opportunes promenades en bateau de pêche au crabe royal, vous savez, cet immense monstre qui hante les mers froides dont la chair est prisée, ce charognard, ce nettoyeur des grands fonds, et connaître un bain de minuit des moins romantiques.
Marc Dugain, par le truchement de Pavel, esquisse une fresque historique d'un demi-siècle de la Russie contemporaine en mêlant avec art documentation extrêmement léchée, humour noir dévastateur, ironie acérée et mordante, peinture peu amène du caractère d'un Staline névrosé ou d'un Plotov (on peut lire sans se tromper Poutine) froid calculateur et à l'humanisme bien mince, sans oublier la lumière d'une relation amoureuse qui illumine la fin du roman.
"Une exécution ordinaire" fonctionne de bout en bout: le lecteur est maintenu en haleine grâce à une atmosphère maniant tour à tour l'angoisse et le soulagement. Avec juste ce qu'il faut de mystère qui ne sera jamais éclairci: le corps de Vania n'a jamais été retrouvé, bien que ce dernier ait réussi à "s'éjecter" de l'enfer. Qu'est-il devenu? A-t-il été repêché par les Russes, les Finlandais ou les Américains? A-t-il été mis au secret, mort ou vivant?
Et Pavel de laisser méditer le lecteur sur ses ultimes propos: "Il est bien rare qu'on puisse manger du crabe royal dans le Grand Nord, à part quelques pauvres qui le braconnent. Toute la pêche part à l'exportation. C'est le sort des produits de luxe de ne jamais être consommés par ceux qui les produisent, les récoltent ou les pêchent. On ne trouve sa chair raffinée que dans les plus beaux restaurants de Moscou, de Saint-pétersbourg, d'Occident et d'Asie. Les riches qui s'en délectent n'ont pas le palais assez fin pour distinguer les crabes gavés du pire de l'humanité de ceux nourris de la chair de nos enfants." (p 518)
Après "La malédiction d'Edgar", "Une exécution ordinaire" est une autre variation sur la gamme de la paranoïa des grands de ce monde! Un roman aux frissons et au plaisir de lire garantis!
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MessageSujet: Re: Marc Dugain   Sam 27 Déc 2008 - 9:18

Edgar le magnifique

Faire de ce vieux flibustier de John Edgar Hoover le héros d'un roman passionnant et très éloquent sur la condition humaine est le pari réussi de Marc Dugain(auteur de l'excellente Chambre des officiers).Hoover qui fut le patron du FBI pendant des décennies avait de la démocratie une idée très personnelle.Et une idée de sa nécessité dans les coulisses du pouvoir telle qu'il se jugeait au dessus des suffrages,ayant bien trop peu confiance dans ses concitoyens pour leur demander leur avis.Cet homme fut donc l'un des hommes les plus puissants de l'univer sans jamais être élu nulle part.

Et Marc Dugain,par un très intelligent montage alternant des dialogues,des notes,des comptes rendus d'écoute,des fiches de renseignements mais aussi de petites touches intimes comme les querelles d'amoureux de ces deux vieilles badernes que sont Hoover et son adjoint-concubin Clyde Tolson,parvient à faire d'Edgar un personnage presque sympathique,et surtout terriblement humain.



En effet le roman prend l'allure des mémoires de Clyde Tolson,totalement apocryphes,cela va de soi.Et ainsi l'on assiste à 40 ans de politique américaine vue par le petit bout,très petit parfois,de la lorgnette.La malédiction d'Edgar nous immerge dans les magouilles de ces figures que l'on a pu croire presque angéliques.Et comme nous avions tort.La famille Kennedy qui fit longtemps figure de galerie princière américaine apparaît pour ce qu'elle a dû être ,à savoir une dynastie d'opportunistes allant d'un père fasciste à des rejetons obsédés et addicts à différentes choses.Bref des êtres humains comme vous et moi,quoi. Martin Luther King ce bon apôtre est loin d'être exemplaire et c'est presque mieux comme ça.Ces gens là nous ressemblaient donc.

Je ne me livre pas à l'apologie d'une crapule.J'ai seulement lu un bon bouquin,documenté,qui reste une fiction.Certes Hoover était une canaille,mais une canaille de qualité.
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MessageSujet: Re: Marc Dugain   Sam 27 Déc 2008 - 9:23

A Chatperlipopette
De ton avis complètement.Par contre le film à venir avec Dussollier-Staline me paraît risqué bien que mis en scène par Marc Dugain lui-même.
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MessageSujet: Re: Marc Dugain   Sam 27 Déc 2008 - 11:23

J'aime beaucoup cet auteur, qui ne me déçoit jamais !
La malédiction d'Edgar est un roman que j'ai dévoré, je ne m'y suis pas ennuyée une seconde, à recommander sans aucun doute.
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MessageSujet: Re: Marc Dugain   Mar 17 Fév 2009 - 11:15

Marc Dugain a publié "En bas, les nuages" .


Citation :
Présentation du livre :

La vie, en situation extrême, peut devenir extrêmement romanesque. Et l’humour noir, Marc Dugain n’en manque pas. Il suit sept hommes vivant aujourd’hui, en Dordogne, au Maroc ou aux États-Unis. Les uns sont cyniques, les autres doux rêveurs, mais tous trahissent les vices de notre temps. Sept récits liés par un fil narratif : comme un détail détaché d’une photo, c’est un fait anodin dans l’un qui déclenchera le suivant. Du même auteur : La Chambre des officiers ; La Malédiction d’Edgar ; Une exécution ordinaire.

L’interview de Marc Dugain par Marc Fauvelle et Philippe Vallet

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Steven
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MessageSujet: Re: Marc Dugain   Mar 17 Mar 2009 - 23:12

Citation :
Sept récits liés par un fil narratif : comme un détail détaché d'une photo, c'est un fait anodin dans l'un qui déclenchera le suivant. Marc Dugain suit sept hommes vivant aujourd'hui, en Dordogne, au Maroc, aux Etats-Unis ou dans une île lointaine. Les uns sont cyniques, les autres doux et rêveurs, mais tous sont plongés dans les eaux troubles de la vie quotidienne. Ils surnagent, ils s'adaptent, ils essayent de s'en sortir. Tous perdants ? Dugain ne nous éclairera pas là-dessus. Il choisit de raconter, tout simplement raconter, et son art de la mise en scène nous surprend à chacune de ces histoires.

Je n'ai pas envie d'en dire beaucoup plus sur ce recueil de nouvelles. Je pourrai dire que bien sûr les récits sont assez inégaux, que certaines ficelles sont un peu grosses mais que l'on retrouve derrière tout ça la qualité d'écriture de Marc Dugain.
Mais la vérité c'est que ce livre m'a happé dès la première très courte nouvelle (intitulée "Eileen") et que je n'ai pas pu le lâcher ensuite, lisant d'un trait ces sept récits.
Cette première histoire, Eilleen, est chargée d'émotions, de solitude et de richesses ; elle m'a offert un grand plaisir tant par le style que par l'émotion véhiculée. Et tout c'est enchaîné !
Bien sûr, les récits sont......

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