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 Margaret Drabble

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kathel
Main aguerrie


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MessageSujet: Margaret Drabble   Mer 12 Nov 2008 - 15:33


Biographie (d''après son éditeur français : Phébus)
Margaret DRABBLE est née en 1939. Elle est aujourd'hui considérée comme l'une des meilleures romancières anglaises de sa génération — même si pendant quelques années elle s'est tenue un peu en retrait de la scène littéraire. Retrait (ou retraite) à quoi elle a mis fin avec éclat en 1996 en publiant The Witch of Exmoor… qui en a surpris plus d'un. « Margaret Drabble est de retour, et dans sa plus grande forme. » VAL HENNESSY / THE DAILY MAIL « Une lecture hautement délectable. » TERESA WAUGH / THE SPECTATOR « Drabble à son meilleur ! » FAY WELDON / THE SUNDAY TIME Christine Jordis, dans son ouvrage de référence sur les écrivains anglais d'aujourd'hui (Gens de la Tamise), voit en elle la romancière qui a su le mieux exprimer ce qu'elle appelle « les tourments de la société anglaise ». Ce que Margaret Drabble fait à sa façon très particulière : un mélange de clairvoyance, de distance et de rosserie… qui lui a valu de se fâcher avec une large partie de la gauche bien-pensante de Londres, laquelle n'a pas hésité à la montrer du doigt comme « traîtresse à la cause ». La littérature, par bonheur, n'a cessé de trouver son compte à cet exercice d'intraitable et réjouissante liberté. Parmi les ouvrages de Margaret Drabble publiés en français (tous chez Stock), l'on citera : Le Poing de glace (1979), Le Milieu de la vie (1981), La Voie radieuse (1988). La Sorcière d'Exmoor a déjà été traduit à ce jour dans une demi-douzaine de pays.

Je vous ajoute un article sympa du Guardian sur les endroits où les romanciers écrivent :
http://www.guardian.co.uk/books/2007/jul/06/writers.rooms.margaret.drabble
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kathel
Main aguerrie


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MessageSujet: Re: Margaret Drabble   Mer 12 Nov 2008 - 15:37


La mer toujours recommencée
Commentaire de l’éditeur : On dit que ce n’est pas la destination qui compte, mais le voyage... Ailsa est dans l’avion, Humphrey dans le train. Ils doivent se retrouver au bout du chemin, à Finsterness, le petit village au bord de la mer du Nord où ils se sont connus, enfants, dans l’immédiat après-guerre. Ils ne se sont pas revus depuis des décennies. La dernière fois que leurs routes se sont croisées, au début des années soixante, Ailsa, la féministe avide de publicité, la fantasque, l’outrancière, et Humphrey, le tranquille doctorant en biologie marine, se sont follement aimés… et déchirés. Une rupture qui a imprimé leurs vies futures. On dit qu’on n’oublie jamais son premier amour…
Le hasard – si c’est bien lui – veut que les deux sexagénaires soient aujourd’hui invités par la même université pour se voir remettre un doctorat honoris causa. Alors qu’ils se rapprochent de ce Nord de légende où tout a commencé, les souvenirs et les interrogations affleurent. Qu’est-ce qui les attend à la fin du voyage ? Naviguant entre passé et présent, entre fantaisie et émotion, la piquante Margaret Drabble matérialise le royaume d’enfance, les sables mouvants de l’existence et la fuite du temps.

Ma lecture : Au début du roman, deux universitaires d’âge mûr et de sexes opposés convergent vers la même cérémonie de remise de prix d’une petite faculté du nord de l’Angleterre où ils vont être distingués. On comprend qu’ils se sont connus dans l’enfance, puis revus dans leur jeunesse et que le tourbillon de la vie les a séparés, comme dans la chanson. Dès lors, l’impatience grandit pour savoir comment ces deux personnalités bien différentes ont vécu leurs différentes rencontres. Les souvenirs d’enfance de Humphrey au bord de la mer sont très vivaces et pleins de vérité, et annoncent le caractère sans concession d’Aisla, petite voisine d’un été.
Dès les premières pages, j’ai pensé à David Lodge ou Nuala O’Faolain, deux parrainages flatteurs et la suite ne m’a pas déçue, grâce à la construction qui alterne passé et présent, des passages plus sociologiques et scientifiques, les points de vue des deux protagonistes ainsi que l’intervention d’un mystérieux orateur public, sorte de narrateur omniscient, mais pas vraiment… La mer et ses habitants sont prétextes à des variations et des comparaisons diverses, souvent amusantes, et on se délecte par anticipation des rencontres successives de Humphrey et Aisla à des époques différentes, et surtout lorsque la maturité les a rattrapés !
C’est une lecture très agréable et plus profonde que ne laisse paraître mon commentaire. Je retournerai volontiers vers cet auteur dont je ne connais pas les premiers romans, pourtant notés depuis longtemps : La phalène, La sorcière d’Exmoor, La voie radieuse
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kenavo
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MessageSujet: Re: Margaret Drabble   Mer 12 Nov 2008 - 18:40

Voilà un nom qui me rappelle mes années adolescentes. Je crois que j'en ai lu 4 ou 5.. ce serait intéressant de découvrir si certains de ces auteurs arrivent à nous toucher encore plus tard dans la vie...
Merci en tout cas pour ce fil - ce sera certainement une raison pour penser peut être à une lecture d'elle Very Happy

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Sénèque
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Avadoro
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MessageSujet: Re: Margaret Drabble   Ven 10 Jan 2014 - 23:51

La mer toujours recommencée

Le charme du roman provient d'une rencontre sans cesse repoussée, laissant les méandres d'un voyage et les doutes subtilement modifier l'image du passé. Les certitudes s'envolent alors que les évènements d'une vie se croisent et dessinent une nouvelle trajectoire. Humphrey et Ailsa redécouvrent les liens d'une jeunesse avec un regard oblique, surprenant par le malaise qu'il révèle derrière l'apparence d'un masque social.
L'écriture de Margaret Drabble est fluide, ambitieuse, même si elle ne soutient pas toujours l'attention. J'ai aussi regretté une tendance à l'exercice de style dans certaines évocations psychologiques, mais cette méditation dévoile une tension insistante jusque dans son issue inattendue.
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topocl
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MessageSujet: Re: Margaret Drabble   Sam 3 Jan 2015 - 15:27

Un bébé d'or pur.




Citation :
Nos petits-enfants, qu'advient-il d'eux ? Ils entreprennent leur long voyage avec tant d'innocence. C'est difficile à supporter, c'est difficile de vieillir et de voir les enfants avancer et souffrir. C'est difficile de les voir perdre leurs cheveux, finir à l'écart et, pour certains, seuls.

Ce n'est pas un roman avec un début, un milieu et une fin, mais  l'histoire d'une vie de la jeunesse à la maturité. Jess, l'anthropologue curieuse,  renonce tout naturellement à une vie d’investigations , de passions et de voyages, pour s'installer dans un cocon difficile mais délicieux, s'occuper de son bébé d'or pur, Anna, la petite fille tout sourire, toute tendresse, toute gentillesse, qui aime les glaces et les ballades, mais n' a jamais pu apprendre à lire, à se débrouiller seule.

Ce que Jess a laissé de côté, ce qu'elle y a gagné. On est à Londres dans les années soixante et suivantes, où la jeunesse  commence à s'émanciper, dans un joyeux groupe d'amis, avec leurs propres problèmes, leurs propres enfants, leurs propres états d'âme, qui vont vieillir au rythme de la fin de siècle...

C'est joyeux et parfois dur, brouillon et pas toujours cohérent, comme la vie, cela passe à toute vitesse et on se régale des moments jouissifs comme on frémit des difficultés, il y a de nombreuses digressions, intéressantes ou moins, des thèmes récurrents qui sont comme des fils rouges (l'anthropologie, la psychiatrie notamment). C'est un hommage aux humbles qui font des choix modestes mais courageux, et à ceux qui n’accèdent pas à notre « intelligence » mais ont la leur, qui nous est étrangère mais n'est pas moins valable.

Cette petite histoire de vie, de mémoire aussi, de retour sur soi et sur son époque,  nous fait trottiner à travers de chouettes émotions.

Citation :
Les enfants, dont le visage était éclairé par les bougies posées sur la cheminée et par la faible lueur des illuminations japonaises, étaient assez candides pour regarder en silence les adultes allumer les amorces de papier dans la pièce obscure. Au lieu de contempler le petit spectacle, certains parmi nous regardaient la lumière jouer sur leurs doux visages graves et attentifs. Ils composaient un tableau, un Joseph Wright, un La Tour. Nos enfants étaient ici bons ; nos espoirs pour eux, si élevés. La bonté semblait être leur droit de naissance. Comment aucun d'entre pouvait-il s'égarer ?
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