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 Alessandro Baricco [Italie]

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coline
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MessageSujet: Alessandro Baricco [Italie]   Jeu 1 Fév 2007 - 19:31



Bio, source wiki.
Citation :
Alessandro Baricco (né le 28 janvier 1958 à Turin, Piémont - ) est un écrivain, musicologue et homme de théâtre italien contemporain.
Après des études de philosophie et de musique, Alessandro Baricco s'oriente vers le monde des médias en devenant tout d'abord rédacteur dans une agence de publicité, puis journaliste et critique pour des magazines italiens. Il a également présenté des émissions à la télévision italienne (RAI) sur l'art lyrique et la littérature. Il est un des collaborateurs du journal La Repubblica où il a publié en 2006 un feuilleton, intitulé I Barbari (Les Barbares).
En 1994, avec quelques amis, il fonde et il dirige à Turin une école de narration, la Scuola Holden - ainsi nommée en hommage à un personnage de J. D. Salinger - une école sur les techniques de la narration, où l'on peut « apprendre à écrire » dans un premier temps ; à « écrire comme lui » dans un second temps.

Passionné et diplômé en musique, Alessandro Baricco invente un style qui mélange la littérature, la déconstruction narrative et une présence musicale qui rythme le texte comme une partition. Sa traductrice, Françoise Brun, écrit, à propos de son style : « Mais ce qui n'appartient qu'à lui, c'est l'étonnant mariage entre la jubilation de l'écriture, la joie d'être au monde et de le chanter, et le sentiment prégnant d'une fatalité, d'un destin. »

Désireux de méler ses textes à la musique pour les enrichir (puisqu'il les construit dans cet esprit), il demande au groupe musical français Air de composer une musique pour City (2001). Il s'en suit un concert dans lequel Air joue la musique en live et Baricco lit ses textes en public.


Bibliographie

Citation :
Index: (cliquez sur les numéros de page pour y accéder directement)

1995 Châteaux de la colère, Pages 2, 7,
1997 Soie, Pages  1,  2, 3, 7, 8, 11,
1997 Novecento : Pianiste,  Pages 1, 4, 5,
1998 Océan mer,  Pages  1  3
1998 L'Âme de Hegel et les Vaches du Wisconsin,
2000 City,  Pages 1 , 3,  10
2003 Sans sang, Pages 3, 4, 9
2006 Homère, Iliade,
2007 Cette histoire-là, Pages  3, 5,
2012 Emmaüs, Page 11
2014 Mr Gwyn, Page 12
2015 Trois fois dès l'aube, Page 12
Citation :
mise à jour le 13/05/2015, page 13


Soie

Un livre tout en silences, en retenues, où il est beaucoup question de désir.

Hervé Joncour achetait et vendait des vers à soie à Lavilledieu. En 1861, pour remédier à l'épidémie qui touche les œufs de vers à soie, il se rend au Japon afin d'approvisionner en larves de bombyx saines les élevages locaux.
"Et il est où, exactement, ce Japon?" demande, dubitatif, Joncour. "Par là, tout droit, jusqu'à la fin du monde", lui répond Baldabiou, le propriétaire des filatures.

Baldabiou un jour a tenu dans sa main un voile tissé avec un fil de soie japonais. "C'était comme ne rien tenir entre ses doigts." dit-il.

Le Japon alors sort à peine de son isolationnisme, et, qui plus est, de mauvaise grâce.

Le périple est long pour Hervé Joncour et se reproduira quatre fois. L’auteur use de la narration répétitive pour raconter ces longs voyages.

Au Japon, chez Hara Kai, Hervé Joncour s'éprend d’une belle et mystérieuse jeune femme dont on ne saura jamais le nom :
"Elle était étendue près de lui (Hara Kai), les yeux fermés, les bras cachés sous un ample vêtement rouge qui se déployait autour d'elle, comme une flamme, sur une natte de cendre. Hara Kei lui passait lentement la main sur les cheveux: on aurait dit qu'il caressait le pelage d'un animal précieux, et endormi."
Chaque fois Hervé Joncour reviendra cependant vers sa tendre épouse et son immense jardin à Lavilledieu.

Le décor est posé…Mieux vaut ne pas dévoiler l’essentiel, le magnifique, de cette histoire…


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coline
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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]   Jeu 1 Fév 2007 - 19:35

Novecento: pianiste

Un très petit livre que l'on referme vraiment à regret lorsqu'il est terminé.

Un récit entre humour, poésie, musique et nostalgie :

"Nous, on jouait de la musique, lui c'était autre chose. Lui, il jouait... quelque chose qui n'existait pas avant que lui ne se mette à le jouer, okay?, quelque chose qui n'existait nulle part."
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coline
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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]   Jeu 8 Fév 2007 - 14:59

OCEAN MER

Une pension en bord de mer, la pension Almayer, fréquentée par sept personnages, tous en mal d’exister :

- Un artiste peintre réputé, Plasson, qui a tout quitté, la ville et le succès de ses portraits, pour venir peindre la mer.
Chaussé de cuissardes il se tient tous les jours devant son chevalet tandis que la mer monte… jusqu’au moment où il faudra venir le chercher en barque…
Mais ses tableaux restent blancs…Pour les portraits, il commençait toujours par les yeux et le reste suivait…

« Le problème, c’est : où diable peuvent-ils être les yeux de la mer ? Je n’arriverai à rien tant que je n’aurai pas découvert ça, parce que c’est là le commencement, comprenez-vous ? »

- Le professeur Bartleboom, lui, étudie où s’arrête la mer.
« L’endroit exact où la vague, brisée dix mètres plus tôt, s’étirait – devenue lac, et miroir, et flaque d’huile-, remontant la douce inclinaison de la plage pour finalement s’arrêter –sa frange ourlée d’un perlage délicat-, et hésiter un instant avant d’esquisser, vaincue, une élégante retraite »

-Une belle jeune femme, Madame Devéria, que son mari a expédiée en bord de mer pour qu’elle se « désintoxique » de son amant.

- Une jeune fille fragile, Elisewin, la fille du Baron de Carewall, effrayée de tout et envoyée en cure marine.
Son voyage vers la mer, son père l’a organisé sur un bateau naviguant tout en douceur sur un fleuve.
« Combien ce serait beau si, pour chaque mer qui nous attend, il y avait un fleuve pour nous. Et quelqu’un –un père, un amour, quelqu’un- capable de nous prendre par la main et de trouver ce fleuve- l’imaginer, l’inventer- et nous poser dans son courant, avec la légèreté de ce seul mot, adieu. »

- Le Père Pluche qui accompagne Elisewin et écrit des prières : Prière d’un homme qui ne veut pas dire son nom…Prière pour un enfant qui n’arrive pas à dire les R…Prière d’un vieux dont les mains tremblent

- Un mystérieux personnage qui ne sort jamais de sa chambre.

- Et puis un jour Adams qui arrive…Adams qui en a vu des dures…

- Et des enfants charmants, mystérieux et sages (des anges ?)...Ils accueillent les adultes, veillent sur eux, leur viennent en aide, leur montre ce qu’il faut voir, savoir, ce qu’il faut faire…

Ca, c’est l’atmosphère du Livre Premier d’Océan mer : Pension Almayer

Le Livre Deuxième, « Le Ventre de la mer » est totalement différent mais en lien avec le Premier…Le récit terrible d’un naufrage évoquant le fameux Radeau de la Méduse…

« Darrell avait vu le ventre de la mer, il y était allé mais il en était revenu[…]Il ne supportait pas que quelqu’un puisse dire que lui, avait été un homme sauvé. Il ne pouvait pas entendre ce mot-là : sauvé.[…]Et je sais à présent que Darrell était un homme qui avait vu. Mais avant toute chose, c’était un homme –inconsolable. C’est ça que m’a enseigné le ventre de la mer. Que celui qui a vu la vérité en restera à jamais inconsolable. Et que n’est véritablement sauvé que celui qui n’a jamais été en péril.
[…]Et pour toujours, nous qui avons connu ce qui est vrai, pour toujours, nous les fils de l’horreur, pour toujours, nous les rescapés du ventre de la mer, pour toujours nous seront inconsolables



Le Livre Troisième s’intitule Les Chants du Retour. Ce qu’il advient finalement de chaque personnage…

Je pense que la force de ce récit, le fait aussi que j'ai entendu un comédien le dire remarquablement, feront qu’Océan mer sera pour moi un livre inoubliable.


Dernière édition par le Mer 14 Fév 2007 - 14:16, édité 1 fois
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coline
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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]   Jeu 8 Fév 2007 - 15:07

Je mets un lien pour le spectacle Océan Mer en rubrique Théâtre.
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MessageSujet: ocean mer de Alessandro Baricco   Dim 11 Mar 2007 - 9:28

ocean mer de Alessandro Baricco

Imaginez un instant, un individu captivé par l’œuvre monumentale de Géricault « le radeau de la méduse »
Imaginez cet homme, écrivain, absorbé par la toile, humide des embruns salés suintant les corps des survivants damnés.
Imaginez la peinture marine, engloutir le visiteur, l’espace des jours à suivre, imbiber le curieux de l’histoire tragique des entre tas de rescapés épuisés.
La mer porteuse de promesses tout autant qu’elle puisse être sanctuaire ou orgiaque vivante monstrueuse à la surface peinte par l’infortune rescapée. Les esprits marqués par l’horreur ont goût de poison.
Lorsque profondeur des lames sculptent croûtes picturales, l’indescriptible mouvement, l’irascible perpétuel vacarme étourdissant des goûts de mort en bouche que la soif avilie, fixent les yeux pour pleurer ceux qui percent l’imaginaire des profondeurs abyssales.
Restent un écrit vain, à la recherche des mots purs, au point d’en élaguer fioritures, lourdeurs pataugeuses.

N’imaginez rien, finalement, et partez sur une plage déserte avec pour seule compagnie, celle de votre âme, élément terre, envahie d’immensité car l’eau c’est en mer qu’il faut boire sans retenue.
La bête humaine dévoreuse de cadavres mous, réunie par le sang des morts, l’antéchrist nous rapproche de l’ignominie écœurante au secours des vies hachées menues, le souvenir des soupirant laisse un goût à mer.

Une œuvre pour l’œuvre, Alessandro Baricco est un peintre incontestable, à la plume garni de mots images que son ouvrage sublime à chaque page.

Et si l’univers de la mer tenait dans une larme ? (bertrand-môgendre)
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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]   Dim 11 Mar 2007 - 9:30

Comme ode joyeuse, changez de cap.
Conjugaison au temps passif des verbes amers, sévit par tant de sujets dévots, qu’à tout lieu d’accès se conjuguent l’objet de cette complainte lancinante.
L’eau c’est en mer qu’il faut lire, la transparence des fonds sans fonds, ou la force des vagues creuses, mouvantes, calmes et furies à la fois.
Car l’eau c’est face à terre, l’aidant de travers, le sourire bien au milieu des vies sages des pensionnaires réunis dans une maison gîte.
Les personnages d’élucubratives imaginaires, donnent à l’exercice littéraire tout autant d’amoncellement ludiques, qu’aficionadoses séquentielles.
Elisewin a besoin d’ailes, avant que la mort ne vole son envie de lutter.
Cette petite fille épuisée, en silence supplie son père pour des bains nourriciers, espérant trouver grâce, entre l’écume légère et l’onde lisse. L’eau vive guérit les indomptables désespérances chagrines comme seule ressource vitale, énergisant les fonctions malades trop longtemps endormies.
La vérité est elle inhumaine (page 62), la soif de vivre s’étanche au bord d’elle, avant d’y plonger, la jeune pucelle flanqué de son air câlin lui trouvera le goût vivant d’une noyade comblée d’hébétitude.
Nous y trouvons un marin, esclave blanc muet africain devenu jardinier au service d’un amiral retraité collecteur officiel des aventures maritimes de tout bord. Dissociant le vrai du faux, l’historien du royaume arrange méthodiquement dans les livres sa subjectivité impartiale.
Bien en peine de trouver la fin de la terre, en limite même de l’océan, un chercheur observe le mouvement incessant du liquide sur le granulé des plages en sablées.
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alaska
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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]   Ven 18 Mai 2007 - 20:41

Un jour j'ai décroché le téléphone et quelqu'un m'a lu ça.

Citation :
Ca arrivait toujours, à un moment ou à un autre, il y en avait un qui levait la tête... et qui la voyait. C'est difficile à expliquer. Je veux dire... on y était plus d'un millier, sur ce bateau, entre les rupins en voyage, et les émigrants, et d'autres gens bizarres, et nous... Et pourtant, il y en avait toujours un, un seul sur tout ceux-là, un seul qui, le premier... la voyait. Un qui était peut-être là en train de manger, ou de se promener, simplement, sur le pont... ou de remonter son pantalon... il levait la tete un instant, il jetait un coup d'oeil sur l'Océan... et il la voyait. Alors il s'immobilisait, là, sur place, et son coeur battait à en exploser, et chaque fois, chaque maudite fois, je le jure, il se tournait vers nous, vers le bateau, vers tous les autre, et il criait (adagio et lentissimo) : l'Amérique. Et puis il restait là, sans bouger, s'il devait rentrer dans la photo, avec la tête du type qui l'a fabriquée tout seul, l'Amérique. Le soir, après le boulot, et des fois aussi le dimanche, son beau-frère l'a peut-être un peu aidé, celui qui est maçon, un type bien... au départ il voulait juste faire un truc en contre-plaqué, et puis.. il s'est laissé entrainer et il a fait l'Amérique.

Ca continuait encore, sur l'Amérique, puis il y a eu un petit blanc, et ça a déferlé.

Citation :
Liverpool New York Liverpool Rio de Janerio Boston Cork Lisbonne Santiago du Chili Rio de Janeiro Antilles New York Liverpool Boston Liverpool Hambourg New York Hambourg New York Gênes Floride Rio de Janeiro Floride New York Gênes Lisbonne Rio de Janeiro Liverpool Rio de Janeiro Liverpool New York Cork Cherbourg Vancouver Cherbourg Cork Boston Liberpool Rio de Janeiro New York Liverpool Santiago du Chili New York Liverpool Océan, plein milieu. C'est là, à ce moment-là, que le tableau se décrocha.
Moi, cette histoire de tableaux, ça m'a toujours fait une drôle d'impression. Ils restent accrochés pendant des années et tout à coup, sans que rien se soit passé, j'ai bien dit rien, vlam, ils tombent. Ils sont là accrochés à leur clou, personne ne leur fait rien, et eux, à un moment donné, vlam, ils tombent comme des pierres. Dans le silence le plus total, sans rien qui bouge autour, pas une mouche qui vole, eux : vlam. Sans la moindre raison. Pourquoi à ce moment-là et pas à un autre ? On ne sait pas. Vlam. Qu'est-ce qui est arrivé à ce clou pour que tout à coup il décide qu'il n'en peut plus ? Aurait-il donc une âme, lui aussi, le pauvre malheureux ? Peut-il décider quelque chose ? Ca faisait longtemps qu'ils en parlaient, le tableau et lui, ils hésitaient encore un peu, ils en discutaient tous les soirs, depuis des années, et puis finalement ils se sont décidés pour une date, une heure, une minute, une seconde, maintenant, vlam. Ou alors ils le savaient depuis le début, tous les deux, ils avaient tout combiné entre eux, bon t'oublie pas que dans sept ans je lâche tout, t'inquiètes pas, pour moi c'est bon, alors d'accord pour le 13 mai, d'accord, vers six heures, ah j'aimerais mieux six heures moins le quart, d'accord, allez, bonne nuit, bonne nuit. Sept ans plus tard, 13 mai, six heures moins le quart : vlam. Incompréhensible. C'est une de ces choses, il vaut mieux ne pas trop y penser sinon tu ressors de là, tu es fou.

C'est là, à ce moment-là, que je suis tombée amoureuse de Novecento : pianiste, de Danny Boodman T.D. Lemon Novecento. Ca me fait toujours quelque chose de relire ce livre, il passe tellement vite, il est tellement plein de poésie. Vlam. On touche le piano, ça vibre, on regarde défiler le monde. Y a une musicalité incroyable dans l'alignement des noms des ports, ils passent vite mais c'est lent et la mer a l'air calme. C'est vraiment juste.

Qu'est-ce que j'aime ce livre.
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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]   Ven 18 Mai 2007 - 20:58

alaska a écrit:


Qu'est-ce que j'aime ce livre.

Moi aussi...
Je l'ai offert souvent...
Il mériterait sa place dans "Les parfums les plus subtils"...Qu'en penses-tu?
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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]   Ven 18 Mai 2007 - 21:17

Peut-être bien oui...

J'hésiterais tout de même, parce que les bouquins qui me marquent le plus ne sont pas des "gentils" "poétiques" et "doux", mais plutôt ceux qui m'ont estomaquée (d'un coup de poing dans l'organe.). Ce sont ceux-là qui me restent. Et puis ce sont les Novecento que j'offre moi aussi le plus facilement, et que je reprends aussi le plus facilement pendant mes insomnies.

Je n'ai pas encore trouvé ce que je cherchais dans la littérature. Peut-être parce que c'est multiple.
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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]   Sam 19 Mai 2007 - 14:25

City.

Alessandro Baricco disait de ce livre qu'il "est construit comme une ville, comme l'idée d'une ville. Les histoires sont des quartiers, les personnages sont des rues. Le reste, c'est le temps qui passe, l'envie de vagabonder, et le besoin de regarder." Effectivement, c'est bien cela.

Gould, jeune génie, probable futur prix Nobel, commente à haute voix des combats de boxe imaginaires. Et Shatzy Shell, tout juste licenciée, qui devient sa "gouvernante", et qui consacre parfois du temps à un western qu'elle a entamé à l'âge de six ans.

Et c'est le temps qui passe.

Tout s'entremêle. On s'attache à chaque histoire, à chacune des poupées russes qui la compose. Un professeur de l'université qui étudie les objets courbes, une leçon sur les Nymphéas, courbes. Une caravane jaune pour Diesel, l'ami géant de Gould, qui voudrait voir le monde mais ne rentre pas dans les trains. Poomerang, qui est muet, nondi. Ca fourmille de petites conversations, de petites anecdotes plaisantes, entre les pages de western et de combats de boxes. Ils racontent. Il raconte. Et c'est beau.
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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]   Lun 4 Juin 2007 - 5:48

Voici mon avis (entièrement personnel) sur Soie :

Je trouve le rythme du récit beaucoup trop rapide. Quand Barricco arrive à monter qqch de beau*, ça dure moins de deux pages! Et voilà que les évènements recommencent à rouler, rouler… On n’a jamais le temps de bien entrer dans telle ou telle série d’évènements… Ça passe trop vite! Je crois qu’en essayant de tout réduire à l’essentiel (style ultra concis), Barricco échappe, passe à coté de, l’essentiel.

Soie contient certes de bien bonnes idées, mais m’a touché tout au plus 30 secondes. Effet semblable à un coup de vent brusque: ça déplace les cheveux. Je les replaçe. Terminé.

*De « beau » pour moi. Par exemple : tous les scènes où la jeune femme d’Hara Kei est présente.
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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]   Lun 18 Juin 2007 - 22:08

Je connais un peu Soie et Novecento, bien que je n'ai lu aucune de ces deux oeuvres entièrement. La prof d'italien que j'ai eu l'année dernière adorait cet auteur, ceci explique cela.

Pour Novecento, nous avons étudié le passage qu'alaska a justement posté. Il s'en dégage un rythme particulier, une musicalité. Je suis d'accord avec alaska sur ce point. Je pense que c'est d'ailleurs, et en toute logique, plus flagrant en italien. La prof nous avait également montré l'adaptation en film. C'est certainement moins bon que le livre, mais je suis au moins en mesure de dire que c'est une belle histoire.

Pour Soie, nous avons étudié de nombreux extraits en cours. Je me souviens que le roman dégageait une certaine beauté, mais c'est vrai, comme le dit Snark, que le rythme est vraiment très (trop ?) rapide.

La conclusion, c'est qu'il faudra que je lise ces deux bouquins en entier. Pour ça, par contre, il va falloir que je trouve le courage de me replonger dans l'italien, ce que je n'ai pas fait depuis plus d'un an. En français, je crois que ça me ferait une drôle d'impression. Mais c'est un moyen motivant pour me replonger dans mes bases d'italien... 2 en 1 !
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coline
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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]   Mar 19 Juin 2007 - 2:03

*Amandine* a écrit:
La conclusion, c'est qu'il faudra que je lise ces deux bouquins en entier. Pour ça, par contre, il va falloir que je trouve le courage de me replonger dans l'italien, ce que je n'ai pas fait depuis plus d'un an. En français, je crois que ça me ferait une drôle d'impression. Mais c'est un moyen motivant pour me replonger dans mes bases d'italien... 2 en 1 !

Ce sont deux romans-bijoux très courts... Wink
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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]   Sam 18 Aoû 2007 - 8:47

Soie

un avis pas totalement décanté Wink

un peu surpris par la forme, cette succession de petits chapitres très courts, je me suis vite laissé emmené par ce conte bien construit et plaisant à l'oeil... c'est malin de construction, je me dis que c'est très consciemment construit mais c'est très bien emballé ... et puis il n'y a pas de mal à construire je suppose.

En fait en lisant la première moitié, à peu près à la moitié de cette moitié j'ai pensé à du "bertrand-mogendre light", un conte grave mais en plus léger... et un je ne sais quoi dans la forme (d'ailleurs c'est rigolo ça m'a fait apparaitre un peu plus (dans la différence) ce que j'apprécie dans la lecture de ce qu'il nous laisse ici !)

je relisais l'avis de Snark avant de donner le miens, j'ai apprécié l'aspect "rapide" de ces fameux passages de beauté, tout mènent à ces passages et ils sont... je crois qu'il n'y a pas beaucoup de pensée pendant les regards donc... ça me convient, ça me parle. Problème de lecture ou non, l'écho, le souvenir qui teinte le récit quand on tourne les pages...

j'ai trouvé qu'il jouait un peu avec mes nerfs cet auteur sur la fin parce que la sincérité du récit par rapport à sa forme (qui apparait au moins autant travaillée que spontanée) est un enjeu. Tout à la fin ? Je crois que c'est juste, pour le bonhomme, les trois femmes.

c'est un beau conte mélancolique qui contient une part de vérité (au moins un morceau de ce que je pense être ma vérité ).

Bonne lecture, merci Babelle ! ... je ne l'aurai jamais lu par moi même il me semble, je relirai certainement ce Baricco ne serait-ce que pour éclairer celui-là.

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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]   Sam 18 Aoû 2007 - 9:20

Il est dans ma LAL depuis longtemps cat
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MessageSujet: Re: Alessandro Baricco [Italie]   

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