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 Elisabeth Badinter

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MessageSujet: Elisabeth Badinter   Lun 15 Déc 2008 - 13:51



Elisabeth Badinter est une femme de lettres et philosophe féministe française.

Née le 5 mars 1944, elle est la fille de Marcel Bleustein Blanchet, l'inventeur de la publicité en France et fondateur du groupe Publicis (dont elle est aujourd'hui l'actionnaire majoritaire).

Agrégée de philosophie, spécialiste du XVIIIe siècle, observatrice de l'évolution des mentalités et des mœurs, elle a été maître de conférences à l'École polytechnique. Elle est franchement engagée à gauche, comme son mari l’avocat Robert Badinter. Influencée par les philosophes des Lumières ainsi que par Simone de Beauvoir, elle a réfléchi à la place de la femme dans la société et le concept de laïcité auquel elle est très attachée.
Son originalité, sa liberté de ton par rapport à son milieu de pensée - le féminisme - et certains de ses écrits (dont l'essai Fausse route) ont suscité une vive polémique. Nombre de féministes lui contestent désormais l'épithète de « féministe » même si elle continue de s'en réclamer, arguant que la vocation du féminisme n'est pas de conduire une guerre des sexes visant à une revanche contre les hommes.
Lors du débat sur la parité en politique, elle s'est ainsi opposée à cette loi qui, selon elle, considérait que les femmes étaient incapables d'arriver au pouvoir par elles-mêmes.

(Sources: Bibliomonde et Wikipédia)


Quelques unes de ses œuvres:

#L'amour en plus: histoire de l'amour maternel (XVIIe au XXe siècles), 1980
#Émilie, Émilie: l'ambition féminine au XVIIIe siècle, 1983
#L'Un est l'autre: des relations entre hommes et femmes, 1986
#Condorcet. Un intellectuel en politique, 1988
#XY, de l'identité masculine, 1992
#Les Passions intellectuelles, 1999-2007
#Fausse route: Réflexions sur 30 années de féminisme, 2003
#Madame du Châtelet, Madame d'Épinay ou l'Ambition féminine au XVIIIe siècle, 2006
#Je meurs d'amour pour toi: Lettres à L'archiduchesse Marie-Christine, Isabelle de Bourbon-Parme, 2008.

Commentaire sur ce dernier ouvrage à suivre...
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bix229
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MessageSujet: Elizabeth Badinter   Lun 15 Déc 2008 - 14:25

Je n'ai pas lu encore Elizabeth Badinter.

Mais Robert Badinter, c'est quelqu' un que j'admire et respecte !bonjour
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MessageSujet: Re: Elisabeth Badinter   Lun 15 Déc 2008 - 17:29

"Je meurs d'amour pour toi...", Lettres à l'archiduchesse Marie-Christine, 1760-1763.
Isabelle de Bourbon-Parme

Edition établie par Elisabeth Badinter



J'avais l'intention de lire Elisabeth Badinter depuis un moment, quand je l'avais entendue parler de Mme du Châtelet. Voilà chose faite, mais avec un ouvrage sur un autre esprit brillant du 18e siècle, bien plus méconnu, Isabelle de Bourbon-Parme (1741-1763).

Editrice et préfacière de cette étonnante correspondance, Elisabeth Badinter sort d'un oubli immérité cette "femme hors du commun qui appartient pourtant au petit nombre d'authentiques intellectuelles de l'époque et au club très fermé des princesses philosophes". Une jeune femme aux quatre cultures (espagnole, française, italienne et allemande), "dotée d"une intelligence aiguë, attisée par une curiosité tous azimuts et un savoir encyclopédique".

Petite-fille de rois (Louis XV et Philippe V d'Espagne), élevée en Espagne puis en Italie, elle est mariée à 19 ans à l'archiduc Joseph, futur empereur d'Autriche. Dotée d'un grand charme et fine psychologue, elle séduit rapidement époux, belle-famille et cour de Vienne, mais c'est pour sa belle-sœur Marie-Christine qu'elle se prend d’une amitié passionnée. Les deux femmes échangeront lettres et billets de façon quasi quotidienne, jusqu'à la mort prématurée d'Isabelle, de la variole, à l'âge de vingt-deux ans.
Avant d'entamer la lecture de cette correspondance (d'Isabelle à Marie-Christine uniquement), il est indispensable de lire la préface et la présentation d'Elisabeth Badinter, afin de mieux cerner la personnalité d'Isabelle, connaître son passé, les personnages et événements auxquels elle fait référence, les épisodes marquants de sa courte vie.

On est évidemment frappé par le ton passionné de ces lettres, où, derrière le style du 18e siècle volontiers enflammé et hyperbolique, E. Badinter décèle tous les signes du désir amoureux (jalousie, allusions érotiques –assez rares-, douleur de la séparation), d'une relation qui restera probablement platonique.
Il est bien sûr intéressant de suivre au fil des lettres la naissance et l’évolution de cet amour, de même que la description de la vie quotidienne à la cour impériale de Vienne, ses rites et ses cérémonies, fêtes et intrigues, ses aspects plus prosaïques aussi. Mais ce sont plutôt d’autres passages que je retiendrai, ceux où se dévoile la finesse, la complexité et le côté parfois moderne de la personnalité d’Isabelle.
Comme par exemple cet autoportrait empreint d'humour (et d'une certaine fausse modestie), qui révèle à quel point elle fut une parfaite représentante de l'"esprit des Lumières" :

Citation :
Allons, je vais tâcher de débrouiller toute ma bibliothèque : elle est sens dessus dessous et si vous voulez en un mot savoir ce qu’est ma tête, je puis la définir un galimatias de folies et de noir, de méchanceté et de raison. Connaissez-vous la confusion qui règne dans un certain tiroir qui habite chez moi où l’on trouve ensemble et sans aucune rime ni raison un écrit politique, un tas de lettres, un opéra comique, un vaudeville, un traité d’éducation, une partie de clavecin, des réflexions morales, un sermon joint au traité de toutes les déraisons, des prières mêlées dans du papier consacré à vous déclarer mon amour, des billets de l’Impératrice confondus entre les lettres de cent personnes qui me sont indifférentes, ces billets qui me sont si chers et font la douceur de ma vie. Voilà le tableau que vous offre ma tête : de la philosophie, de la morale, des contes, des méditations, des chansons, de l’histoire, de la physique, de la logique, de la métaphysique, des transports pour vous, enfin on peut la nommer le magasin le plus complet du désordre et de la raison, magasin que vous prétendez que je débrouille en un instant ce que j’ai amassé pendant vingt ans, et que malgré mes soins je n’ai pu mettre en ordre.

Ou encore ses réflexions sur "Le sort des princesses", sacrifiées au "bien public" par le mariage et les alliances entre nations, un essai lucide et audacieux, au ton féministe avant l'heure. D'autant plus frappant qu'elle se soumit elle-même à la raison d’Etat, exilée très jeune, et mit à plusieurs reprises sa santé en péril pour enfanter au plus vite un héritier.

Un autre aspect étonnant d’Isabelle, et à nouveau révélateur de son intelligence, apparaît dans les Conseils à Marie, véritable petit précis de manipulation. Obsédée depuis son plus jeune âge par la mort, sujette à la dépression et aux idées noires, Isabelle est certaine de l’imminence de sa propre fin. Dans ces "conseils", elle explique à Marie-Christine comment, après sa disparition, gagner le cœur et la confiance des membres de la famille impériale, en sachant exploiter leurs points faibles et leurs qualités.
Sa très fine connaissance de la psychologie humaine transparaît également, nous apprend E.Badinter, dans les différents traités qu'elle rédigea. Et en particulier celui sur l'éducation des enfants, dont la modernité serait surprenante.
On ne peut qu'espérer, après avoir fait la connaissance d'Isabelle de Bourbon-Parme, qu’il sera un jour publié…
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coline
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MessageSujet: Re: Elisabeth Badinter   Lun 16 Mar 2009 - 18:24

Je meurs d'amour pour toi

Heureusement il y a le magnifique commentaire de Nezumi...Je ne me serais pas senti le courage d'en faire un aussi complet.

Elisabeth Badinter , par sa longue préface passionnante, nous fait découvrir cette Isabelle de Bourbon Parme qui fut une femme très fine et très moderne. C'est d'ailleurs la façon dont Elisabeth Badinter parlait d'elle dans une émission qui m'avait donné l'envie de lire cet ouvrage.

Par contre j'ai trouvé fastidieuse la lecture de toutes ces lettres qu'Isabelle envoie à sa belle-soeur, l'archiduchesse Marie Christine, qu'elle aime.

Isabelle est morte à 22 ans. La dernière partie du livre est un long texte qu'elle écrit à Marie Christine, Conseils à Marie pour que cette dernière ait les meilleures relations possibles avec l'Impératrice.
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Marie
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MessageSujet: Re: Elisabeth Badinter   Lun 16 Mar 2009 - 18:45

J'ai lu les trois premiers
Citation :
#L'amour en plus: histoire de l'amour maternel (XVIIe au XXe siècles), 1980
#Émilie, Émilie: l'ambition féminine au XVIIIe siècle, 1983
#L'Un est l'autre: des relations entre hommes et femmes, 1986

Très brillante, Mme Badinter, Elisabeth Bleustein- Blanchet.
Je me souviens des polémiques suscitées par L'amour en plus...

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J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible.
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coline
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MessageSujet: Re: Elisabeth Badinter   Lun 16 Mar 2009 - 18:47

Je n'avais encore jamais lu Elisabeth Badinter mais je l'écoute toujours avec beaucoup d'intérêt...
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MessageSujet: Re: Elisabeth Badinter   Ven 21 Aoû 2009 - 11:44

Grâce à Marie j'ai lu Fausse route il y a quelques jours! Je vous mets un pan de ma réflexion, si cela peut vous intéressez.

Si je résume un peu, (elle même récapitule dans le dernier Chapitre qui ne porte pas de nom.)
Oui, il faut instaurer l'égalité des sexes mais tout en veillant à améliorer les relations entre hommes et femmes. Il ne faut pas prôner un différentialisme absolu, autrement le risque est de surestimer la différence et de relativiser l'égalité. "La différence des sexes est un fait, mais elle ne prédestine pas aux rôles et aux fonctions. Il n'y a pas une psychologie masculine et une psychologie féminine imperméables l'une à l'autre, ni deux identités sexuelles fixées dans le marbre. Une fois acquis le sentiment de son identité, chaque adulte en fait ce qu'il veut ou ce s'il peut."
Il ne faut pas non plus enfermer chaque sexe dans un block et les opposer systématiquement, en voulant à tout prix voir se battre, deux sociétés, deux visions du monde que l'on croit incompatibles. Ce séparatisme belliqueux est stupide, et ne fait pas preuve d'intelligence, en cela que lorsqu' "un sexe souffre, l'autre souffre aussi". Il est idiot de penser qu'un sexe n'a pas du tout besoin de l'autre.
Bien sûr il faut accepter quelques différences biologiques (comme la différence de capacité physique; effectivement on a pas la même masse musculaire, pas le même poids, pas la même taille, on ne peut pas faire lutter hommes et femmes dans la même catégorie sur ce plan là etc...) contre ça on ne peut rien et c'est idiot de le nier. Mais ce n'est pas pour autant qu'il faut céder sur une égalité civiles et de droits!
Il ne faut pas non plus céder à la victimisation, qui est un mot très juste et très parlant! C'est rentrer dans un jeu et s'y complaire. Après on récolte ce que l'on mérite.
"D'un côté Elle, impuissante et opprimée; de l'autre Lui, violent, dominateur et exploiteur. Les voilà l'un et l'autre figés dans leur opposition. Comment jamais sortir de ce piège?"
Elle a également raison, il ne faut pas non plus s'incliner devant des conneries essentialistes, ou dites naturalistes. Nous ne sommes pas régi que par nos instincts (même si ces instincts existent ce qui est indéniable, d'un point de vu scientifique), et la femme ne se résume pas à un vagin (tota mulier in utero, là elle rejoint Beauvoir) Une telle vision des choses empêche considérablement la marche vers l'égalité. On réduit la femme à une fonction, à une machine créatrice! La maternité n'est pas un destin, c'est un choix! La femme est ce qu'elle veut être.
Cela me sidère, bon nombre de féministes semblent ne raisonner qu'avec le sexe et pas avec leur Humanité. Elles se scindent de L'Humain, de cette universalité qui me semble si précieuse. Elles crient "Je suis mon sexe" C'est terrible. C'est réducteur, j'espère sincèrement qu'elles ne sont pas que ça.
Au niveau de la différence Badinter dit quelque chose de très juste:
"D'autre part, il y a bien moins de différences entre un homme et une femme de même statut social et culturel qu'entre deux hommes ou deux femmes de milieux différents. Contrairement à ce qu'on a voulu faire croire, la différence sexuelle est peu de chose au regard de la différence sociale (...)"
Personnellement j'ai honte de femmes qui se disent féministes qui se battent pour cette cause et qui font preuves d'un extrémiste stupide et poussé qui recherche par tous les moyens la culpabilité entière et totale de la masculinité.
Badinter dit entre autres des choses très intéressantes, sur la violence chez les deux sexes, sur la sexualité, qui ces dernière années c'est complètement débridée, sans que des frontières se soient instaurées, sur le port du foulard à l'école, sur le temps partiel proposé aux femmes. Etc...

J'ai bien peur comme elle que l'on face en ce moment fausse route...

Tout ceci est écrit dans un style clair et précis. Et c'est méthodiquement et sans ambages qu'elle nous amène à de telles conclusions! Badinter est extrêmement moderne, plus que d'autres féministes qui se veulent comme telles.

Et merci encore Marie. Wink
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Ezechielle
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MessageSujet: Re: Elisabeth Badinter   Ven 21 Aoû 2009 - 13:40

D'une manière générale, je me méfie deces "féministes" à trois sous, et ce précisément parce qu'elle clament haut et fort le appartenance à un groupe, d'une manière plus ou moins violente et sans grande réflexion. Etant un homme, il est évident que mo avis sur la chose est quelque peu orienté, mais c'est souvent à ce genre de personnes que je pense lorsque j'entends le terme "féministe".
Ca fait du bien de voir des femmes considérer leur féminisme non dans le sens d'une survalorisation de la femme (qui dénote un fort sentiment d'impuissance), mais bien dans celui d'une participation citoyenne sans distinction légale. Comme Badinter semble le souligner, on ne peut effacer les différences, car il y en a, et c'est précisément ça le problème. On le voit bien malgré l'égalité légale entre homme et femme, les discriminations subsistes, et ce précisément parce que la société continue de forger son opinion d'une personne par rapport à son appartenance (supposée) à un groupe. Ainsi, une femme est vue selon les clichés que notre société leur a donné (à tors ou à raison) sans considérer suffisamment sérieusement l'individu. Et c'est là tout le paradoxe de notre société individualiste: elle ne perçoit pas l'individu lorsque c'est une autre; l'individu de notre société est fondamentalement égoïste et ne cherche pas à percevoirl'unicité d'autrui, ce qui permettrait d'en finir avec les discriminations injustifiées... comme les différences entre sexes.
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Epi
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MessageSujet: Re: Elisabeth Badinter   Ven 21 Aoû 2009 - 14:37

C'est bien que ce fil remonte, j'avais complètement oublié E. Badinter. J'ai lu il y a quelques années Emilie, Emilie que j'avais beaucoup aimé, je la remets sur ma LAL déjà pour Madame du Châtelet, Madame d'Épinay... et Je meurs d'amour pour toi...
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MessageSujet: Re: Elisabeth Badinter   Ven 21 Aoû 2009 - 17:52

coline a écrit:

Elisabeth Badinter , par sa longue préface passionnante, nous fait découvrir cette Isabelle de Bourbon Parme qui fut une femme très fine et très moderne. C'est d'ailleurs la façon dont Elisabeth Badinter parlait d'elle dans une émission qui m'avait donné l'envie de lire cet ouvrage.

Par contre j'ai trouvé fastidieuse la lecture de toutes ces lettres qu'Isabelle envoie à sa belle-soeur, l'archiduchesse Marie Christine, qu'elle aime.

Je suis à 100% d'accord avec toi. J'ai adoré la préface d'E. Badinter. Par contre j'ai peiné pour les lettres. Trop de répétitions et surtout E. Badinter avait tellement bien décrit le personnage que je n'ai pas appris grand-chose dans la correspondance.
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krys
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MessageSujet: Re: Elisabeth Badinter   Lun 24 Jan 2011 - 23:18

Le conflit – la femme et la mère

Après les victoires obtenues par les féministes pour avoir le droit à l’épanouissement personnel, le droit de travailler, de ne pas avoir d’enfants, il semble que le sort des femmes soit de nouveau menacé par une vague écolo : le naturalisme.
En effet, certains groupes de pression militent pour le retour en force de la femme en tant que mère, et trouvant son épanouissement uniquement en tant que telle, toute son attention, son temps, étant mobilisés par le bébé, notamment pour l’allaitement maternel, passage obligé de cette nouvelle tendance. (mais moi, il me semblait plutôt qu’en France, la tendance était de donner du lait maternisé, source de profit…)
Devant un tel choix : tout ou rien, on peut constater que certaines femmes font le choix du rien : si elles souhaitent travailler, elles ne trouvent pas de personne à qui laisser leur enfant, et de plus, se retrouvent culpabilisées par un discours appuyé par le corps médical.

Les femmes françaises constituent pour l’instant une exception, car elles arrivent cependant à exercer leur activité professionnelle tout en ayant des enfants, peut-être en raison d’une époque pas si lointaine où l’éducation des enfants était confiée à des tiers.

Je n’ai pas été tellement convaincue par les arguments de l’auteur, même si ce qu’elle affirme sur « l’instinct maternel » me semble vrai. En fait, je n’ai pas constaté autour de moi un tel changement dans les mentalités ; si les femmes choisissent de rester à la maison, c’est malheureusement souvent en raison du chômage, et non d’une pression ambiante. Pour ce qui est de l’allaitement, je trouve que le discours en sa faveur est plutôt positif, mais bien sûr dans la mesure où les femmes qui font un autre choix ne sont pas stigmatisées (ça ne semble pas être le cas).
Il me semble qu’on accorde plus d’importance à l’éducation du jeune enfant, mais ça aussi me semble positif, on connaît davantage de choses et ça me semble normal de vouloir donner le meilleur à son enfant. Après, c’est vrai qu’il y a toujours eu toutes sortes de courants de pensée, rarement en accord.
Et j’ai bien aimé son développement par rapport aux gens qui ne souhaitent pas d’enfants, obligés de se justifier, alors qu’on ne demande pas une telle chose aux parents !
Dans ce sens, je rejoins tout à fait l’auteur, l’important est avant tout de préserver la liberté de chacun !
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