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 Nathalie Léger

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kenavo
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MessageSujet: Nathalie Léger   Sam 3 Jan 2009 - 23:34



Née en 1960, Nathalie Léger, est directrice scientifique à l'IMEC (Institut Mémoires de l'édition contemporaine). Elle fut commissaire de plusieurs expositions et notamment "Le Jeu et la Raison", consacrée à Antoine Vitez (Festival d'Avignon 1994), "'L'Auteur et son éditeur" (IMEC, 1998) ainsi que de l'exposition Roland Barthes, qui s'est tenue au Centre Georges Pompidou en 2002 puis, en 2007, de l'exposition, Samuel Beckett, dans ce même lieu. Elle a dirigé l'édition en cinq volumes des "Ecrits sur le théâtre" d'Antoine Vitez (POL 1994-98 ) et établi, annoté et présenté celle des deux derniers cours de Roland Barthes au Collège de France, "La Préparation du roman" (Seuil-IMEC, 2002)

Elle est l'auteur d'un essai au ton très personnel, intitulé Les Vies silencieuses de Samuel Beckett (Allia, 2006). Elle a également publié un roman autour de la comtesse de Castiglione, L'Exposition (P.O.L., 2008) .

Source: Wikipedia

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kenavo
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MessageSujet: Re: Nathalie Léger   Sam 3 Jan 2009 - 23:34


L'Exposition

Citation :
Editeur:
C’est le récit d’une recherche, tâtonnante, obstinée, et dont l’objet ne cesse d’échapper ; une enquête sur quelques apparitions de femmes aimées, craintes ou haïes, qui traversent le récit par éclipses.
À l’occasion d’un projet d’exposition sur La Ruine, la narratrice relate sa rencontre inopinée avec une héroïne oubliée du second Empire, la comtesse de Castiglione, dont elle tente de retracer l’existence à partir d’un recueil de photographie retrouvé dans sa bibliothèque.
Pourquoi s’attarder sur ces clichés vieillis, sur ces images banales ? Sans doute parce que cette femme, célèbre pour sa grande beauté, sa fatuité, sa fin lamentable, a entretenu un rapport très étrange avec son image : plus encore qu’aucun de ses contemporains, plus encore que Montesquiou, le modèle du Charlus de Proust, fasciné lui aussi par sa propre image, la Castiglione a confié le sens de son existence à la photographie. Ancêtre des héros modernes de l’autoportrait, cette beauté fatale se rendait chez le photographe comme certains vont au coffre y placer leur bien.
Et pourtant, la beauté semble avoir déserté ces clichés ; ne subsiste qu’une tristesse et une solitude effroyables. Croyant exposer sa seule beauté, elle demanda à la photographie de l’accompagner dans le ravissement comme dans l’abjection et surexposa l’effondrement de son existence.
La narratrice cherche une image. Sous les bibelots d’un Empire à son apogée, elle croise quelques questions toutes contemporaines : l’effroi de son propre corps, la peur du regard de l’autre, l’attachement à quelques vestiges qui rassurent. Une image en fait surgir une autre, une femme en rappelle d’autres : de photos en remémorations, L’Exposition est celle de la rencontre avec l’autre, l’autre femme, cruelle ou désirable. L’écriture, comme la photographie, permet de s’avancer au seuil de l’ombre, à la recherche de la mère tant aimée et de l’enfant qu’elle fut.
C’est un premier roman, un texte d’une grande densité et d’une grande beauté, qui semble tout entier pris dans ce double mouvement de la révélation et du secret : double mouvement qui introduit une tension de plus en plus intelligible, partageable


Déjà pendant la lecture je savais que ce serait difficile de vous faire un commentaire pour ce livre.
Après la lecture j'ai commencé de préparer le fil, photo, bio, couverture plus résumé du livre... et avant de rédiger un commentaire j'ai trouvé ceci:

LIEN

et même si c'est un peu nulle de prendre les mots de quelqu'un d'autre pour exprimer ce qu'on voulait dire – je ne pourrais jamais vous faire un aussi bien résumé de ce livre hallucinant, intéressant et tout à fait génial..


Imaginez un livre qui parle sur 150 pages aussi bien de Jean Renoir, Roland Barthes, Lampedusa, John Cassavetes, Montesquiou, Truman Capote, … et j’en oublie. Et ça colle ! Je vous le jure !

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kenavo
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MessageSujet: Re: Nathalie Léger   Sam 3 Jan 2009 - 23:34

La presse

Dira-t-on de L'Exposition qu'il s'agit d'un roman ou d'un essai ? D'une méditation ou d'une enquête ? La force et l'évidente beauté de cet ouvrage mince et intense, son pouvoir hautement captivant, résident précisément dans cette indéfinition. Et il n'y a pas que la forme de l'ouvrage qui échappe : le sujet même du livre semble longtemps se dérober, au lecteur comme à l'auteur. « Pendant des années, j'avais pensé que la moindre des choses, pour écrire, c'était de tenir son sujet [...] Je ne savais pas que le sujet, c'est justement lui qui vous tient. Je ne savais pas non plus qu'il peut ne tenir à rien », note Nathalie Léger, aux premières pages de L'Exposition. S'impose alors à elle, comme une obsession, comme une dévoration, cet étrange motif : la comtesse de Castiglione (1837-1899), figure énigmatique du Paris du second Empire, courtisane d'origine italienne qui, outre qu'elle fut la maîtresse de Napoléon III et, disait-on, « la plus belle femme du XIXe siècle », prit l'initiative de se faire photographier pendant plus de quarante ans, plusieurs fois par semaine parfois, dans les studios du photographe-portraitiste Pierre-Louis Pierson.

Que nous disent, de cette séductrice arrogante, les quelque cinq cents photographies qu'elle a laissées d'elle-même ? Qu'allait-elle chercher, chaque semaine, dans l'atelier de Pierson ? Quelle confirmation ou quel oubli d'elle-même Quelle certitude mélancolique de la putréfaction déjà à l'œuvre, souterraine, sous le masque bientôt fissuré de la jeunesse et de la beauté ? La démarche de Nathalie Léger n'est pourtant ni théorique ni biographique. Si, pour tenter d'approcher le mystère de la Castiglione et de ses visages vitrifiés, pour réfléchir au lien entre la photographie et les ruines, la photographie et la mort, elle convoque ici Roland Barthes, là Cindy Sherman, et d'autres références encore, il s'avère que c'est vers sa propre histoire, son enfance, le bouleversant désarroi de sa mère, que la guide en profondeur son investigation – il était là, le fameux sujet qui tout ensemble l'obsédait et semblait la fuir, et dont elle s'est saisie, dans un geste littéraire remarquable.


Nathalie Crom , Télérama n° 3071, 22 novembre 2008

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Marko
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MessageSujet: Re: Nathalie Léger   Sam 3 Jan 2009 - 23:41

kenavo a écrit:

L'Exposition
Imaginez un livre qui parle sur 150 pages aussi bien de Jean Renoir, Roland Barthes, Lampedusa, John Cassavetes, Montesquiou, Truman Capote, … et j’en oublie. Et ça colle ! Je vous le jure !
Wink

Je te crois et suis intéressé.! Il me semble que j'en avais aussi entendu parler au masque et la plume dans les conseils de fin d'émission...

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"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
Francois Noudelmann (Tombeaux: d'après La Mer de la Fertilité de Mishima).
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kenavo
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MessageSujet: Re: Nathalie Léger   Sam 3 Jan 2009 - 23:47

Marko a écrit:
Je te crois et suis intéressé.! Il me semble que j'en avais aussi entendu parler au masque et la plume dans les conseils de fin d'émission...
c'est drôle comment ce livre m'est venu en main: j'avais entendu qu'il y a eu cette femme - La Comtesse de Castiglioni - qui s'est fait photographié pendant toute sa vie plusieurs fois par semaine.. comme une visite chez le coiffeur Wink et du coup, je voulais en savoir plus - et Nathalie Léger en parle au début de son livre qu'elle en avait entendu parler d'autres gens, notamment Jean Renoir, qu'il fallait un sujet qui vous boulotte - tout à fait - pour vous mettre à filmer, écrire..... n'importe..
Et Nathalie Léger réalise qu'après un certain temps c'est l'histoire de la Comtesse qui est son sujet - et le livre en parle.. mais encore de beaucou plus que cela..
Et moi je voulais découvrir la Comtesse.. et j'en ai eu beaucoup d'autres choses... trop bien :heart:

2009 commence extra Very Happy

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