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 Jean Raspail

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botany
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MessageSujet: Jean Raspail   Dim 4 Jan 2009 - 13:27



Citation :
Écrivain français né en 1925, c'est tardivement qu'il se met à l'écriture, bien que la vocation l'ait taraudé dès le Lycée, mais la lecture de son premier roman de jeunesse, jugé négativement, par un académicien ami de son père le bloquera pendant des années.

Pendant ces vingt premières années de carrière, il va courir le monde à la découverte de populations menacées par la confrontation avec la modernité.

En 1973 il s'autorise enfin à venir au roman et écrit son œuvre phare Le Camp des saints, dans lequel l'écrivain décrit la submersion de la France par l'échouage sur la Côte d'Azur d'une flotte de bateaux en ruine venue d'Inde, chargée de réfugiés. À partir de ce moment-là, Jean Raspail écrira un grand nombre de romans couronnés de succès; il s'inscrit dans la famille de romanciers comme Roger Nimier, Dino Buzzati et Michel Déon.

Un certain nombre d'ouvrages évoquent également la Patagonie, à travers la revendication du royaume de Patagonie et d'Araucanie par Orélie-Antoine de Tounens, avoué de Périgueux, dans la seconde moitié du XIXe, tout autant que dans l'évocation de l'histoire et du destin de ces régions du bout du monde, notamment dans Qui se souvient des hommes. Il se proclame lui-même "consul général de Patagonie", dernier représentant du royaume imaginaire d'Orélie-Antoine 1er.

Il postula à l'Académie française en 2000 et recueillit le plus de voix[1], sans toutefois obtenir la majorité requise pour être élu au siège vacant de Jean Guitton.


Source : Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Raspail

A propos de "Adios, Tierra del Fuego"

Dans la première partie du livre, plutôt historique, Raspail nous raconte comment les différentes populations indennes qui y vivaient ont été décimées par les missions d'évangélisation commencées au 17ème siècle qui leur voulaient pourtant du "bien" mais qui ont apporté maladies et perte d'identité.

En 1999 il restait moins de 10 vrais indiens, beaucoup sont morts et n'ont pas survécu à une modernité imposée, d'autres ont connu le métissage avec les différents colonisteurs et ont rejoint de grandes villes qui ne cessent de grossir pour proposer hôtels aux touristes occidentaux en manque de diversité culturelle, diversité qui n'existe donc plus...par leur faute !

Un lent génocide.

La seconde partie nours raconte la folle épopée de ce gascon Antoine de Tounens qui s'était proclamé Roi de Patagonie au 19ème siècle, la Patagonie n'avait en effet pas encore été partagée entre le Chili et l'Argentine.
Cet original, était-il fou ou rêveur, est donc parti en Patagonie où il mit en place un Royaume fantôme. Il aurait acquis à sa cause cinq tribus indiennes et aurait régné moins de 20 jours avant que le Chili ne se débarrasse de ce mythomane.
De retour en France où il ne connut que sarcasmes et moqueries, il finit à Paris au milieu d'artistes qui se moquaient de lui en l'appelant Sire, abusé, trompé, ridiculisé, il termina sa vie dans la misère.

Mais le titre s'est transmis, d'autres ont été Roi, cerains par moquerie et par jeu, d'autres plus sérieusement.

Le Royaume de Patagonie existe encore aujourd'hui, Raspail en est le consul !
Ce Royaume fantôme qui réunit des adorateurs de causes perdues est un des derniers endroits où l'imagination peut galoper, l'immensité des plaines de Patagonie lui suffit à peine...
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Le Bibliomane
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MessageSujet: Re: Jean Raspail   Dim 4 Jan 2009 - 21:52

Quelle excellente idée que celle d'ouvrir un fil sur Jean Raspail. Merci Botany. cheers
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MessageSujet: Re: Jean Raspail   Dim 4 Jan 2009 - 21:57

"Sept cavaliers quittèrent la Ville au crépuscule par la porte de l'Ouest qui n'était plus gardée"



Ils sont sept, commandés par le comte Silve de Pikkendorff, colonel-major, gouverneur militaire de la Ville.

Il y a d'abord l'évêque Von Beck, coadjuteur de la Ville, puis le Cornette Maxime Bazin du Bourg, le brigadier Vassili Clément, le lieutenant Tancrède,le cadet Stanislas Vénier et le palefrenier Abaï, de la tribu des Oumiâtes.



C'est sur l'ordre de son Altesse sérénissime Welf III, margrave héréditaire de la Ville, que ces sept cavaliers vont prendre la route et tenter de comprendre pourquoi le pays, naguère prospère, est devenu en l'espace de quelques temps un désert où ne rôdent que des bandes de pillards. Même la Ville n'a pas échappé à ce triste sort et les rues sont désertes, abandonnées par ses habitants qui ont fui on ne sait où. Quelle étrange épidémie s'est donc répandue sur ce pays que l'on imagine d'Europe centrale, au tournant des XIXe et XXe siècles ? Est-ce une maladie infectieuse ? Est-ce une révolte de ses habitants qui a fait tomber le pays dans l'anarchie ? Est-ce encore l'influence de ces bandes d'amanitiens, consommateurs d'un redoutable champignon hallucinogène qui finit par les tuer au bout d'un an ou deux ?

Toujours est-il que le pays est coupé du reste du monde, le télégraphe ne fonctionne plus, les trafics ferroviaires et maritimes non plus. Des pays limitrophes ne parviennent aucune nouvelle et les postes-frontière ont été abandonnés. Le margrave est resté seul en son château, accompagné de quelques fidèles, dont font partie les sept hommes qu'il va envoyer aux frontières afin d'élucider les causes du délabrement du royaume. Leur but ultime sera d'atteindre le poste-frontière de Sépharée d'où le margrave a reçu la dernière lettre de sa fille unique la princesse Myriam, qu'il avait éloignée de la Ville au début des troubles qui ont agité le pays. Depuis, plus aucune nouvelle n'est parvenue de la jeune femme. Est-elle morte ? A-t-elle trouvé refuge à l'étranger ?



Les sept cavaliers vont donc quitter la Ville « au crépuscule, par la porte de l'Ouest qui n'était plus gardée » et entamer un voyage qui va les conduire sur la côte, puis dans les montagnes et la Grande Forêt. Ils ne vont rencontrer que désolation sur leur chemin mais également croiser des personnages et des populations tour-à-tour amicales ou hostiles. Leurs conversations, lors des haltes autour du feu, leur donneront l'occasion d'émettre leurs hypothèses sur les causes de la déliquescence du pays, sur leurs espoirs, sur la légende menaçante des hordes d'envahisseurs tchétchènes qui pourraient profiter de l'abandon du pays pour s'en emparer et y faire régner une autre forme de terreur, sur l'étrange destin du capitaine et poète Wilhelm Kostrowitsky (plus connu sous le nom d'Apollinaire), disparu trente ans plus tôt en recherchant ces mêmes tchétchènes qui obsèdent le brigadier Vassili, et dont les poèmes ont trouvé un fervent amateur en la personne du jeune officier Maxime Bazin du Bourg.



Au cours de ce voyage, les sept cavaliers vont rencontrer l'un après l'autre leur destin et peu à peu leur groupe s'amenuisera jusqu'à ce qu'il ne reste plus que deux d'entre eux à atteindre Sépharée, le lieu où tout va prendre un nouveau sens et où cette histoire va connaître un dénouement inattendu.



Avec ce roman au titre évocateur, Jean Raspail démontre une fois de plus son extraordinaire talent de conteur et la richesse de son imaginaire. On retrouve dans ce livre des thèmes qui lui sont chers, comme l'évocation de peuplades et de contrées réelles ou imaginaires, la confrontation entre civilisations que tout sépare, entre sociétés traditionnelles et avènement d'un modernisme écrasant et destructeur.



Entre « Le désert des Tartares » de Buzzatti, « Le rivage des Syrtes » de Gracq, et l'univers des romans d'Italo Calvino, Jean Raspail nous entraîne ici dans un monde fascinant qui se situe aux frontières de la réalité et nous ouvre ainsi une porte sur des contrées inconnues, tissées de l'étoffe du songe et du réel.

Si le quotidien vous ennuie et vous semble morose, ouvrez-donc ce roman de Jean Raspail et laissez-vous entraîner à la suite de ces sept cavaliers qui « quittèrent la Ville au crépuscule par la porte de l'Ouest qui n'était plus gardée ».

Bon voyage.




Il est à noter que le premier tome d'une adaptation de ce roman existe en B.D. dessinée par Jacques Terpant, chez Robert Laffont.
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MessageSujet: Re: Jean Raspail   Lun 18 Jan 2010 - 12:59

Je suis en train del lire " sept cavaliers..." intéressant, en droite ligne de ce que Raspail écrit. Le déclin d'une nation et ses dernier survivants qui luttent pour faire survivre leur cultures. Dans ce livre les évocations brumeuses des Tchéchénes est éloquente. De plus il y ades correspodances avec " Hurra Zara". Raspail je pense est banni à cause du camps des saints, qui est pour moi un incontournable pour comprendre Raspail et la veine littéraire qu'il développe au fil de ses livres. En tout cas je suis ravi de constater que ce site apprécie Raspail.
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MessageSujet: Sept cavaliers   Mar 19 Jan 2010 - 11:00

Sept cavaliers... quittèrent la ville au crépuscule, face au soleil couchant, par la porte de l'Ouest qui n'était plus gardée. Tête haute, sans se cacher, au contraire de tous ceux qui avaient quitté la ville, car ils ne fuyaient pas, ils ne trahissaient rien, espéraient moins encore et se gardaient d'imaginer etc ...

Voici l'incipit de ce cours roman de Jean Raspail. Un climat merveilleux règne tout le long du livre, la fin d'une civilisation, thème cher à l'auteur qu'il sait habilement mettre en mots. Le Margrave héréditaire a bien compris que son royaume est mort, aussi délègue-t-il à une mission de sept cavaliers le devoir d'aller voir pus loin que la ligne d'horizon, ce qui doit continuer d'exister en dépit de cette apocalyspe. L'appareil d'état, le protocole, cette colonne vertébrale de tout état a pris fin de manière inexorable, fatalement. Les jeunes générations se sont révoltées dans l'anarchie, le nihilisme et la déroute. Détruisant une édification séculaire. Aussi nos cavaliers cheminent-ils au travers de la montagne pour se rendre à Sépharée où, peut être, l'espoir les attend. De bivouacs en pérégrinations, Raspail plante un tableau où les hommes sont face aux éléments de la nature, face à eux mêmes, il trace un portrait rigoureux de ces hommes porteurs d'un ultime sursaut de conscience face à la déroute de ceux qui ont tout lâchés devant l'adversité et de la fatalité. Les Oûmiates, peuple cher à l'auteur, par le truchement de Abaï nous livre un message de ce qui peut être nous attend, les Tchétchénes aussi. Et puis la fin du livre surprend car elle nous assène en plein visage la réalité d'une aristocratie bafouée. Car Raspail est sans nul doute un aristocrate, celle qui garde la tête haute dans la tourmente, qui ne quitte pas le navire, le meilleur sang d'un peuple devenu servile par abandons. Sept cavaliers, offre des résonnances avec d'autres livres de Raspail, une version BD a été éditée, sans doute apporte-t-elle des éléments qui déjà ne font pas défaut dans le livre, tant le talent du Maître est indéniable. Un livre autant dérangeant qu'anti conformiste à l'heure de la bonne conscience guimauvesque.
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MessageSujet: Re: Jean Raspail   Sam 20 Fév 2010 - 21:35

A propos de " Qui se souvient des hommes " :

Jean Raspail nous emmène loin, très loin avec cet ouvrage. Tout d'abord à l'autre bout de la terre et très profondément en nous même, le voyage le plus périlleux que nous pouvons faire. D'abord l'histoire de ce peuple fuégien. Les alakalufs, bien qu'on leur ait attribué d'autres noms érronés en fonction des événements et des circonstances de leur découverte. L'histoire de ces indiens de canots, ne possédant qu'un frêle esquif et quelques braises rougeoyantes gardiennes de la chaleur protectrice. Pour les besoins alimentaires, les Alakalufs se nourrissent au gré des rencontre de baleines échouées, ou de phoques ou de sternes. Ils s'enduisent le corps de graisse de phoque et vivent ainsi voguant en nomade sur la mer. Imaginez un milieu hostile, des escarpements rocheux, des vagues aussi prédatrices que le froid qui s'abat sans crier garde. Imaginez une surface térritoriale aussi grande que le France peuplée de 1000 Alakalufs. Ce territoire est composé de caps, de rades, de criques et d'estuaires. C'est là, en toute quiétude que vivent depuis des milliers d'années les Alakalufs. Ils n'ont pas de mots pour exprimer le bonheur ou l'amour, les femmes ouvrent les cuisses pour le bien du clan, le partage amoureux est de règle, ils vivent ainsi depuis longtemps. Trop longtemps ? Les navigateurs arrivens sur leurs galions, les rencontres sont hostiles, tendues et forcément en défaveur de ce peuple. Raspail par le biais du roman fait entrer en action Magellan, Darwin et consors. C'est cynique, éffroyable, bouleversant. Il y a la protistution, l'alcool, les rapts. Le chapitre sur l'exposition universelle parisienne où des Alakalufs sont mis en scène comme des bêtes antropophages est terrifiant de vérité. Le chapitre de la conversion forcée au christianisme est révélateur d'une incompréhension et d'une incommunicabilité. Raspail déménage, m'inqiète, me ravi et me pousse à penser à ses êtres comme à des frères que nous avons décimés, fauchés comme des blés. le rouleau compresseur de la civilisation a écrasé ces hommes. Seul Lafko au dernier chapitre se révolte, arrache son vernis d'homme civilisé pour s'enduire de graisse. J'ai eu envie à la lecture moi aussi de m'enduire de graisse de phoque, de croquer comme un sauvage dans la viande crue de baleine et de dormir nu contre les autres du clan, malheureusement ces hommes nous les avons tués. Jamais je ne pourrai leur chanter le refrain de Nougaro " Donne moi la main mon ami, j'ai cinq doigts moi aussi ". Un Raspail qui cingle comme une pluie glaçante de terre de feu. Sublime.
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MessageSujet: Re: Jean Raspail   Mer 22 Sep 2010 - 8:46

Pour les amateurs de l'écrivain auteur du sulfureux et sublime " Camps des Saints " et autres oeuvres retraçant les destinées de peuples oubliés par la grande histoire :

Samedi 25 septembre 2010 à partir de 15h30
avec Jean Raspail
Jean Raspail et les auteurs présents dédicaceront leurs livres

Entrée libre

A Notre-Dame du Lys 7 rue Blomet Paris XVe

Métro : Sèvre-Lecourbe ou Pasteur
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MessageSujet: Re: Jean Raspail   Sam 25 Sep 2010 - 21:34

Très émouvante rencontre cet après midi autour de Jean Raspail. Beaucoup de choses furent évoquées, la foi, l'attitude, les voyages, le basculement de notre société vers ce qui semble être son péril ... Un pessiste gai, comme il se revendique. Au moment de dédicacer " Le camps des saints" il m'a dit : " Vous avez lu ce livre, vos enfants le vivront" . Rien à rajouter.
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MessageSujet: Re: Jean Raspail   Sam 16 Oct 2010 - 17:26

Je viens d'achever " L'anneau du pêcheur" Raspail réussi avec une main de maître à dresser une histoire passionante. Pourtant le postulat de départ ne prête pas à un sujet attirant. Pensez, la longue chronologie des papes et des antipapes. Raspail mêle habilement le vrai et le faux, comme dans tous ses romans il nous emmène dans son imaginaire foisonant et nous amène à repenser nos idées. Chroniqueur des civilisations perdues ou en passe de l'être, il se fait ici témoin de la fidélité, de la bravoure, de la foi et des attitudes les plus nobles que peuvent endosser les hommes confronter à un destin qui les déssert. Il est l'écrivain de ceux qui refusent de se prosterner devant ce qui semble être l'évidence. Il nous rappel aussi que c'est le vainqueur qui écrit l'histoire au détriment des vaincus qui méritent parfois toutes notre considération. Quelle belle page que celle ou Jean Paul II prie pour le repos de l'âme de son homologue désavoué par l'histoire. Un roman à la croisée de l'histoire, de l'imaginaire, de la religion et du policier. Une alchimie superbe qui font des romans de Raspail, dans la production un peu plate, des bijoux de littérature utile.
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MessageSujet: L'anneau du pêcheur   Lun 18 Oct 2010 - 15:05

Dans ce livre Jean Raspail nous démontre qu'il est un conteur-né mais aussi un bon enquêteur.
Il déroule l'histoire mal connue de cette lignée de papes.
Vérité romancée ou véracité établie, à chacun d'apprécier.
Toujours est-il que l'ouvrage nous pousse à la réflexion. Un vrai chef d'oeuvre, tout simplement...
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MessageSujet: Re: Jean Raspail   Lun 18 Oct 2010 - 20:57

Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est un chef d'oeuvre. Mais Jean Raspail qui me semble être délaissé par les lectuers actuels, mérite plus d'attention. Ce livre est à mon goût plus abordable que les autres. Il peut capter le lecteur lambda qui poourra après sepencher sur les autres ouvrages. Ceci dit c'est un livre qui conte avec brio une possibilité. Raspail utilise cette lignée comme d'autres ont utilisé les Templiers pour tresser une bien belle hsitoire. Si c'est la vérité, alors d'autres hommes détenteurs du secret doivent encore être parmi nous; et là le livre nous échappe...
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MessageSujet: Re: Jean Raspail   Mer 27 Aoû 2014 - 17:05

Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie

Qui n’a pas rêvé dans son enfance d’être un prince, un fils de roi et que tout en ce monde avait une giration dont, s’il n’était pas le moteur, il était au moins l’essence …
Avec le temps va, tout s’en va et on perd ses illusions, on fait de petits compromis, de petites trahisons pour aller en aveugle où ce chemin nous mènera …
Mais cet état d’esprit peut persister avec l’âge et aboutir à la concrétisation de nos rêves ou s’effondrer dans la pire des déchéances …
Antoine de Tounens, fils de paysan, s’est rêvé roi et s’est créé un royaume à l’autre bout de la Terre car nul n’est prophète et encore moins roi en son pays. Une rencontre improbable entre un peuple sauvage, cruel et mortellement alcoolisé et un chevalier à la Rose donnent lieu à une histoire, petite, juste à l’échelle d’un homme, mais suffisamment pour qu’elle le fasse plier sous les sarcasmes.
Jean Raspail revisite l’histoire vraie d’un fils de paysan qui a réussi à se faire roi en le passant au crible des chansons de geste, épopée grotesque et pitoyable d’un Don Quichotte moderne et romantique.
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MessageSujet: Re: Jean Raspail   Mer 27 Aoû 2014 - 18:07

GrandGousierGuerin a écrit:
Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie

Qui n’a pas rêvé dans son enfance d’être un prince, un fils de roi et que tout en ce monde avait une giration dont, s’il n’était pas le moteur, il était au moins l’essence …
Avec le temps va, tout s’en va et on perd ses illusions, on fait de petits compromis, de petites trahisons pour aller en aveugle où ce chemin nous mènera …
Mais cet état d’esprit peut persister avec l’âge et aboutir à la concrétisation de nos rêves ou s’effondrer dans la pire des déchéances …
Antoine de Tounens, fils de paysan, s’est rêvé roi et s’est créé un royaume à l’autre bout de la Terre car nul n’est prophète et encore moins roi en son pays. Une rencontre improbable entre un peuple sauvage, cruel et mortellement alcoolisé et un chevalier à la Rose donnent lieu à une histoire, petite, juste à l’échelle d’un homme, mais suffisamment pour qu’elle le fasse plier sous les sarcasmes.
Jean Raspail revisite l’histoire vraie d’un fils de paysan qui a réussi à se faire roi en le passant au crible des chansons de geste, épopée grotesque et pitoyable d’un Don Quichotte moderne et romantique.

En vrac,

Antoine de Tounens

Carte du royaume

Quelques sujets du roi ...

La couronne de fer

Le drapeau

Le sceau royal


La monnaie : le peso de la Nouvelle France

L'hymne du Royaume
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MessageSujet: Re: Jean Raspail   Mer 27 Aoû 2014 - 19:22

Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie


   J'avais adoré ce livre ! C'était ....il ya très longtemps mais il en reste quelque chose de très vivace ...
Merci pour ton commentaire . Very Happy

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MessageSujet: Re: Jean Raspail   Mer 27 Aoû 2014 - 19:25

églantine a écrit:
Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie


   J'avais adoré ce livre ! C'était ....il ya très longtemps mais il en reste quelque chose de très vivace ...
Merci pour ton commentaire . Very Happy

En fait, c'est une relecture ...
la première remontait également à très longtemps !
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