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 Denis Diderot

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eXPie
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MessageSujet: Denis Diderot   Dim 1 Fév 2009 - 20:52

Denis Diderot
(Langres, 1713-Paris, 1784)




Résumé de l'article de Wikipedia, que l'on peut trouver ici :

Ecrivain, philosophe, encyclopédiste.
Denis Diderot est né à Langres, dans une famille bourgeoise en 1713.
Après avoir envisagé la prêtrise, il part étudier à Paris en 1728. Collège, puis théologie et philosophie à la Sorbonne.
Diderot donne des cours, gagne de l'argent comme il peut, et en demande à ses parents.
Il se marie contre l'avis de ses parents.
Il apprend l'anglais, fait de la traduction et commence à publier des traductions et des essais (les Pensées philosophiques, 1746). Son premier roman, Les bijoux indiscrets, paraît en 1748.
Il est incarcéré pendant trois mois au Château de Vincennes, et le manuscrit de La promenade du sceptique est saisi. Diderot sera plus prudent à l'avenir, il ne publiera pas certains de ses textes.
Il travaille à l'Encyclopédie de 1747 à 1765.
Diderot a quelques problèmes financiers pour doter sa fille. Il pense vendre sa bibliothèque, que Catherine II lui achète tout en lui permettant d'en conserver l'usage. Il est de plus nommé bibliothécaire de ce fond, et rétribué en conséquence. Il marie donc sa fille à un beau parti (un industriel) en 1772.
Il part en voyage à Saint-Petersbourg (1773-1774) en passant par La Haye, Dusseldorf, Riga…le voyage est très éprouvant (prévoyant, il avait réglé le problème de sa succession). Il rencontre Catherine II.
A son retour à Paris, sa santé s'est dégradée. Il met de l'ordre dans ses affaires, fait des copies de son oeuvre.
Il décède le 31 juillet 1784.


Dernière édition par eXPie le Dim 1 Fév 2009 - 23:24, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Denis Diderot   Dim 1 Fév 2009 - 20:52

Jacques le fataliste et son maître, édition d'Yvon Belaval , folio, 376 pages.

Un serviteur et son maître cheminent à cheval.
Nous sommes au XVIII° siècle ; le TGV n'existait pas. Les voyages prenaient du temps.
Cela tombe bien, le serviteur (Jacques) est un bavard invétéré, et son maître adore qu'on lui raconte des histoires. Lui aussi, d'ailleurs, en raconte à l'occasion.

Jacques est Fataliste. Pour lui, tout est écrit d'avance.
Citation :
"Tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas est écrit là-haut. Savez-vous, monsieur, quelque moyen d'effacer cette écriture ? Puis-je n'être pas moi ? Et étant moi, puis-je faire autrement que moi ?" (page 40).
Cela commence à devenir un peu lourd… et Diderot intervient.
Citation :
"Vous concevez, lecteur, jusqu'où je pourrais pousser cette conversation sur un sujet dont on a tant parlé, tant écrit depuis deux mille ans, sans en être d'un pas plus avancé. Si vous me savez peu de gré de ce que je vous dis, sachez-m'en beaucoup de ce que je ne vous dis pas.
Tandis que nos deux théologiens disputaient sans s'entendre, comme il peut arriver en théologie, la nuit s'approchait." (page 41)
Diderot intervient fréquemment dans le récit. Il nous dit ce qu'il pourrait faire arriver, ce qui arriverait si on était dans un vulgaire roman (et il imagine moult coïncidences et événements édifiants), mais comme nous ne sommes justement pas dans un vulgaire roman, il n'y a pas – très peu, en fait - de ces coïncidences et hasards dont d'autres auteurs sont friands, et dont ils font les ressorts principaux de l'intérêt de leurs histoires.
Citation :
"Vous allez dire que je m'amuse, et que, ne sachant plus que faire de mes voyageurs, je me jette dans l'allégorie, la ressource ordinaire des esprits stériles." (page 57)
Parfois même, il interrompt l'histoire à un moment particulièrement intéressant, juste pour dire qu'il pourrait faire arriver un tas d'événements qui nous frustrerait de la suite de l'histoire.

Diderot est joueur, et son jouet, c'est le lecteur.

De plus, Diderot intervient pour meubler quand il ne se passe rien d'intéressant, tel un Léon Zitrone pendant un couronnement.
Si, pour une quelconque raison, Jacques et son maître sont momentanément séparés, il nous demande auprès de qui nous préférons rester, nous conseille, voire même nous raconte une histoire ou nous fait part de considérations diverses en attendant que la nuit passe, ou que Jacques revienne. Parmi ces histoires, celle du mauvais poète à qui il autorise de continuer à écrire de mauvais vers à condition qu'il soit riche est très amusante. Cette histoire part d'une réflexion consécutive à un récit que le lecteur ne trouve pas spécialement intéressant :
Citation :
"[…]mais qu'y a-t-il d'intéressant ? Rien. – D'accord. – S'il faut être vrai, c'est comme Molière, Regnard, Richardson, Sedaine ; la vérité a ses côtés piquants, qu'on saisit quand on a du génie. – Oui, quand on a du génie ; mais quand on en manque ? Quand on en manque, il ne faut pas écrire.", page 71).

Tout cela pour dire qu'une histoire, pas encore finie, est interrompue par un événement qui nous entraîne sur une autre histoire, qui elle-même sera interrompue pour revenir peut-être sur la première, ou bien partir sur une autre histoire, une considération…
C'est une conversation à bâtons rompus, en somme. Tout cela reste globalement clair, nous ne sommes pas dans les histoires gigognes au huitième degré du Manuscrit trouvé à Saragosse (de Potocki), où l'auteur montre sa virtuosité ; avec Jacques, nous sommes dans le domaine de la frustration permanente. On voudrait connaître la suite… et on la connaîtra, mais pas dans l'immédiat.

Mais où en étions-nous, me direz-vous ?
Ah oui, le fatalisme (à ce propos, nous pourrions étudier l'influence de Jacques sur le fameux sketch des Inconnus "C'est ton destin"). Là où je n'y connais rien, c'est à quel point le fatalisme de Jacques, le fait que tout soit écrit d'avance, n'aurait pas un côté plus protestant que catholique. Si tout est écrit, y a-t-il prédestination ?

Dans sa préface, Yvon Belaval reste sur le terrain de la philosophie, et traite donc de Spinoza et Leibniz. Jacques et son maître sont plus philosophes que théologien (c'est plus prudent, d'ailleurs).

Jacques le fataliste et son maître se présente essentiellement sous la forme d'un dialogue (ce qui explique qu'il y ait eu plusieurs adaptations théâtrales, notamment par Kundera).

Jacques est plein de bon sens. ("Croyez que nous ne plaignons jamais que nous", page 51 ; "je ne sais ce que c'est que des principes, sinon des règles qu'on prescrit aux autres pour soi.", etc.), et souvent plus finaud que son maître, même s'il a une grande culture et souvent une analyse fine (à propos de Socrate : "il y a longtemps que le rôle de sage est dangereux parmi les fous", page 110).

Mais, me direz-vous, où vont-ils, ces deux voyageurs ?
Eh bien, pendant très longtemps, on n'en sait rien. On se demande d'ailleurs si on saura un jour. Mais ce n'est pas ça le principal. Toutefois, le lecteur posant la question de façon un peu insistante à Diderot, celui-ci nous dit :
Citation :
"Mais, pour Dieu, lecteur, vous répondrai-je, est-ce qu'on sait où l'on va ? Et vous, où allez-vous ? Faut-il que je vous rappelle l'aventure d'Esope ? Son maître Xantippe lui dit un soir d'été ou d'hiver, car les Grecs se baignaient dans toutes les saisons : « Esope, va au bain ; s'il y a peu de monde nous nous baignerons… » Esope part. Chemin faisant il rencontre la patrouille d'Athènes. « Où vas-tu ? – Où je vais ? répond Esope, je n'en sais rien – Tu n'en sais rien ? marche en prison. – Eh bien ! reprit Esope, ne l'avais-je pas bien dit que je ne savais où j'allais ? je voulais aller au bain, et voilà que je vais en prison… » Jacques suivait son maître comme vous le vôtre ; son maître suivait le sien comme Jacques le suivait. – Mais, qui était le maître du maître dans ce monde ? – Bon, est-ce qu'on manque de maître dans ce monde ? Le maître de Jacques en avait cent pour un, comme vous." (page 83).
On notera au passage qu'on ne s'est pas très éloigné du problème du libre arbitre et du destin.

A un moment, le cheval du Maître est volé. Il n'y a aucune note, mais on peut bien s'imaginer, pour peu qu'on ait lu Le Quichotte, qu'il s'agit là de la source d'inspiration retournée (puisque c'est la mule de Sancho Pança qui est volée). C'est de la frime de ma part, là, vous avez raison, ça n'apporte pas grand chose à la bafouille que vous lisez peut-être (si vous avez le temps). C'était juste une manière de commencer à critiquer un peu Yvon Belaval… car l'autre critique arrive dans un instant.
A un autre moment, dans une histoire, on sent qu'un complot machiavélique se prépare.
Citation :
"Le Maître. Je voudrais bien savoir quel est leur projet.
Jacques. Moi, j'en serais bien fâché : cela gâterait tout." (page 174).
Eh oui ! Qu'il a raison, Jacques ! Même que si Yvon Belaval, qui a forcément lu le livre qu'il présente et annote, avait mis en pratique les enseignements de l'ouvrage, au lieu de simplement le lire et le comprendre (je suppose), il aurait fait comme Borges : des postfaces ! Au lieu d'analyser l'œuvre dans une préface qu'il ne faut bien sûr lire qu'après (au risque de manquer d'éléments intéressants, comme le contexte de l'écriture de Jacques), pourquoi n'a-t-il pas réparti son texte dans une préface et une post-face ?. Et pitié, il faudrait arrêter les notes qui caftent ("comme on le verra plus tard blablabla", stop !).

Bon. Un peu plus haut, je disais que Jacques était plus finaud que son maître. Mais en fait, la psychologie et les comportements des deux personnages évoluent au fur et à mesure du roman, avec des incohérences (parfois même exposées par Diderot). Peut-être est-ce profond : le voyage, c'est la métaphore de la vie, et avec le temps qui passe, nous changeons… Ou peut-être juste parce que l'écriture du livre s'est étendue sur plusieurs années.
Bref.


Un très bon livre, plein d'aventures, d'histoires, ludique, avec en même temps des vrais morceaux de pensées dedans.
Un livre drôle et qui fait réfléchir.
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colimasson
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MessageSujet: Re: Denis Diderot   Lun 28 Mai 2012 - 18:04

Commentaire de passionné eXPie ! A me donner envie de replonger dans ce roman que j'ai lu pour mon bac de français... ça remonte, ça fait déjà quatre ans je crois.

Je suis revenue à Diderot cette année avec :

Le Père de Famille
(1761)


Le Père de Famille n’a rien de révolutionnaire en soi, surtout pour un lecteur du 21e siècle habitué à toutes les audaces théâtrales. Il mérite toutefois que l’on s’y intéresse, à condition de replacer la pièce dans son contexte d’écriture.

L’histoire s’établit sur la trame classique du mariage entravé par l’obstacle parental. Ici, le père s’oppose au désir d’union de son fils, épris d’une jeune couturière orpheline. Obstacle parental qui révèle des dissensions sociales puisque, au 18e siècle, l’opprobre pèse encore sur le mélange des différentes classes. Toutefois, les premiers signes d’un changement apparaissent et la pièce du Père de famille s’en fait l’écho. Ses personnages semblent en effet évoquer les prises de positions diverses que l’on peut trouver au cours de cette période.

Saint-Silvain, le fils amoureux, remet en question les traditions par amour de Sophie. Fougueux et passionné, il se trouve confronté à la modération de son père. Si on sent que celui-ci est réticent au désir de son fils, son comportement prouve toutefois que derrière sa façade de respect des conventions, un esprit plus souple se développe, prêt à faire entorse à des mœurs dont la pertinence semble de moins en moins évidente. Le développement de cette réflexion est entravé par le Commandeur, frère du Père de Famille, personnage dont le seul plaisir semble être celui de créer la discorde autour de lui. Pour cette raison, il se veut le représentant de la vieille morale, non qu’il en approuve les vertus, mais dans le seul but égoïste de conserver une réputation chèrement acquise et de jouir du malheur qu’il a provoqué chez ses semblables.
Diderot nous dévoile ainsi les fondements de la morale bourgeoise : intérêts égoïstes et superficiels avant toute chose. Cela peut sembler caricatural. Heureusement, le comportement opposé, celui de Saint-Silvain, n’est pas valorisé davantage. Aucun personnage ne se veut être le représentant d’une vérité absolue. La meilleure chose qui puisse les caractériser est la raison, accompagnée de son corollaire la modération. Dans ce sens, les personnages les plus intéressants sont le Père de Famille et Sophie dont on suit l’évolution de la réflexion –non exempte de dualité- jusqu’à son terme.


Cette pièce est instructive d’une époque, même si aujourd’hui, le propos a perdu une partie de sa vitalité. La mise en évidence de la primauté de la raison chez l’homme juste, appliquée à la question du mariage entre des individus appartenant à des classes sociales différentes, semble mal adaptée aux temps actuels. Le principe mériterait peut-être d’être appliqué à un autre domaine de la vie moderne, si tant est que l’on pense encore que la Raison est le seul moyen d’acquérir une vision lucide ?

Plus novatrice, la mise en scène théâtrale proposée par Diderot révèle son statut de théoricien du théâtre au 18e siècle. Fondateur d’un nouveau genre –le drame-, il met en application ses théories dans le Père de Famille. Les mots ne sont plus seuls à exprimer de manière éloquente la multitude des sentiments que peuvent éprouver les hommes. Les gestes sont au moins aussi significatifs, et leur importance se traduit par l’abondance des didascalies. Le silence n’effraie plus, l’action n’est plus absolument recherchée. La dimension purement divertissante du théâtre devient beaucoup moins évidente à percevoir que dans les pièces de la comédie. Les personnages ne sont plus des héros ou des grands hommes, comme dans la tragédie.

Citation :
« Le Père de famille.- […] Mon ami, les larmes d’un père coulent souvent en secret… »

Toutes les bonnes intentions de Diderot sont louables. Elles transparaissent malheureusement trop clairement dans sa pièce et l’emmurent dans un carcan théorique. Le comble de cette pièce, c’est de tuer toute émotion à force de vouloir la faire ressortir. Bien que basée sur des principes qui semblent incontestables, Le Père de famille ne réussit pas à les mettre en pratique et ne présente qu’un aperçu froid des émotions que Diderot aurait aimé transmettre.


Quelques remarques intéressantes dans la préface, par Gerhardt Stenger:

Citation :
« Le dénouement surprenant du Père de famille, qui légitime après coup la révolte de Saint-Albin en même temps qu’il marque la défaite du Commandeur, exprime sur la scène l’ambition des Encyclopédistes : l’éviction des conservateurs, la fusion des classes possédantes, bourgeoisie capitaliste et aristocratie foncière, sous l’égide d’une monarchie contrôlée ou même absolue pourvu que le monarque gouverne suivant la raison et l’équité. »
Citation :

« En écrivant le Père de famille, Diderot ne s’est pas reposé de son labeur de l’Encyclopédie, il a justifié son action devant lui-même, son père, le pouvoir et la postérité. »

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MessageSujet: Re: Denis Diderot   Lun 28 Mai 2012 - 22:02

colimasson a écrit:

Cette pièce est instructive d’une époque, même si aujourd’hui, le propos a perdu une partie de sa vitalité. La mise en évidence de la primauté de la raison chez l’homme juste, appliquée à la question du mariage entre des individus appartenant à des classes sociales différentes, semble mal adaptée aux temps actuels. Le principe mériterait peut-être d’être appliqué à un autre domaine de la vie moderne, si tant est que l’on pense encore que la Raison est le seul moyen d’acquérir une vision lucide ?
Certaines oeuvres vieillissent forcément... autant j'avais énormément aimé Jacques le fataliste, autant Le Neveu de Rameau m'a ennuyé... c'est le genre de livres où il faut sans cesse lire les notes pour comprendre les jeux de mots, les propos, les allusions...
Ce n'est donc sans doute pas avec ce Père de Famille que j'y retournerai... jemetate
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MessageSujet: Re: Denis Diderot   Lun 28 Mai 2012 - 22:34

Vous pouvez toujours lire Lettres à Sophie. Vous ne vous ennuirez pas, et vous en saurez un peu plus sur l' homme Diderot, et bien entendu sur Sophie Volland, et leur bien étrange histoire d' amour...
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MessageSujet: Re: Denis Diderot   Mar 29 Mai 2012 - 21:06

C'est vrai, Jacques le Fataliste se lit encore très bien aujourd'hui...

bix229 a écrit:
Vous pouvez toujours lire Lettres à Sophie. Vous ne vous ennuirez pas, et vous en saurez un peu plus sur l' homme Diderot, et bien entendu sur Sophie Volland, et leur bien étrange histoire d' amour...

C'est son deuxième grand amour ?
Il me semble que son premier mariage a été malheureux... Avoir voulu surmonter la différence des classes sociales ne lui aura pas permis d'accéder à l'épanouissement d'une vie conjugale réussie.

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MessageSujet: Re: Denis Diderot   Mar 29 Mai 2012 - 21:26

colimasson a écrit:
C'est vrai, Jacques le Fataliste se lit encore très bien aujourd'hui...

bix229 a écrit:
Vous pouvez toujours lire Lettres à Sophie. Vous ne vous ennuirez pas, et vous en saurez un peu plus sur l' homme Diderot, et bien entendu sur Sophie Volland, et leur bien étrange histoire d' amour...

C'est son deuxième grand amour ?
Il me semble que son premier mariage a été malheureux... Avoir voulu surmonter la différence des classes sociales ne lui aura pas permis d'accéder à l'épanouissement d'une vie conjugale réussie.

Diderot ne s' est jamais séparé de sa femme qu' il aimait à safaçon et de façon touchante et malgré les orages. Diderot a étré amoureux de Sophie, mais leurs relations étaient espacées (en partie à cause de la mère de Sophie). D' où la correspondance. Elles devinrent amicales à la longue et par la force des choses.Quant aux amours des deux, elles n' étaient pas strictement hétéros.
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ArturoBandini
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MessageSujet: Re: Denis Diderot   Jeu 28 Mai 2015 - 17:41

Jacques le fataliste et son maître:

Premier contact avec l'auteur, ça se lit plutôt bien, même très bien. Ce récit est très semblable au Don Quichotte de Cervantes. Un duo de personnages errants, qui rencontrent tout un tas d'aventures, et livrent peu à peu des réflexions. La présence du narrateur est aussi singulière, ce n'est pas quelque chose qui m'a dérangé.
Toutefois, j'ai trouvé ce livre un peu lassant, tout comme Don Quichotte d'ailleurs...
Au vu des commentaires que j'ai lus de-ci de-là, La religieuse devrait sans doute plus me plaire, ce sera ma prochaine lecture de cet auteur.

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