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 Didier Decoin

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cecile
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MessageSujet: Didier Decoin   Ven 6 Fév 2009 - 15:59



Je crois n'avoir trouvé aucun post le concernant.
Il est le fils du réalisateur Henri Decoin , journaliste et écrivain.
Lien vers sa biographie: ici

Prix Goncourt en 1977 avec "John l' enfer" , l'histoire d'un indien laveur de carreau à New York (seuls les indiens n'auraient pas le vertige du fait d'une particularité de leur oreille interne...) . Etrange mais captivant roman.

A lire aussi " Abraham de Brooklyn" qui a pour thème la construction du pont du même nom .

Sinon , j'ai lu aussi "Docile" , "Un policeman" , style toujours plaisant mais l'histoire m'échappe car c'était il y a longtemps et la mémoire me fait défaut pour ceux-là.
Un autre inoubliable "La dernière nuit" (celle de Marie Stuart avant d'être décapitée) qui malheureusement me semble ne plus être édité (?).

Je n'ai jamais été déçue par les romans de Didier Decoin , qui a un style très fluide.
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Bellonzo
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MessageSujet: Re: Didier Decoin   Ven 6 Fév 2009 - 20:13

Didier Decoin est méconnu.J'avais bien aimé John l'Enfer.Bonne idée qui sort des sentes habituelles.
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kenavo
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MessageSujet: Re: Didier Decoin   Ven 6 Fév 2009 - 20:42

Son roman Avec vue sur mer se trouve sur mes étagères Very Happy
Il s'agit de la Normandie et non pas de la Bretagne.. mais c'était une lecture très agréable.. en fait, c'est plutôt un 'reportage' que roman..

paru dans cette sublime collection de Nil éditions aime
- tout comme
Philippe Delerm, À Garonne ..
Catherine Clément, Maison Mère (Pays de la Loire)
Jean-Paul Kauffmann, La maison du retour (qui se trouvait dans les Landes..)

_________________
You don’t need planning permission to build castles in the sky
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Dernière édition par kenavo le Jeu 15 Mar 2012 - 10:21, édité 1 fois
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Nathria
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MessageSujet: Re: Didier Decoin   Sam 7 Mar 2009 - 18:46



Est-ce ainsi que les femmes meurent?

Une lisibilité limpide pour cette écriture journalistique (les faits, les dates, la courte enquête, les articles de journaux de ce fait divers) mêlée à une écriture plus romancée pour le couple narrateur et le ressenti de Kitty par exemple.

Winston Moseley : Marié à une charmante femme de 24 ans, père de deux enfants, employé, travailleur ; le jour. La nuit : tueur et violeur de jeunes femmes.

Catherine Kitty Genovese : Trouve la mort le 13 mars 1964, en plusieurs étapes et agonise pendant 30 minutes sous les yeux et la présence auditive de 38 témoins.

Edifiant sur le comportement social dés qu’il s’agit d’intervenir dans une situation jugée dangereuse pour l’individu. Stupeur et incompréhension au moment du procès lorsque les témoins viennent décrire la situation vécue et expliquent ce qu’ils ont vu ou entendu. Eclairage sur ce que chaque humain porte tapi au fond de soi : Lâcheté, Indifférence, Peur (ou devrais-je dire Trouille ?), Egoïsme et autres petites « merveilles » que l’humanité aime à ignorer.

De cette observation sur plusieurs faits divers à même teneur est sortie une expérience en laboratoire imaginée par les psychologues Bibb Latané, de l’université de Columbia, et John Darley de l’université de New York. L’expérience est décrite à la fin de l’ouvrage et a permis de mettre à jour le syndrome Kitty Genovese ou Bystander :

Citation:
P 222 :« Latané et Darley conclurent que quand un seul témoin est présent dans une situation d’urgence, il porte la responsabilité de devoir l’assumer ; mais si d’autres sont présents, la charge de la responsabilité se diffuse. »

Extrait :
P227 :« Le monde est un endroit redoutable, disait Albert Einstein. Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, qu’à cause de ceux qui voient ce mal et ne font rien pour l’empêcher. »

Je vous invite à prendre connaissance de ce texte. Il n'y a aucun voyeurisme sur les crimes, juste le constat d'une indifférence et d'une apathie commune des protagonistes.

Et vous ? Qu’auriez-vous fait pour aider Kitty ?
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Marie
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MessageSujet: Re: Didier Decoin   Sam 7 Mar 2009 - 19:15

Oui, tout le monde en disait grand bien aussi dans l'émission littéraire Jeux d'épreuves.
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lyana79
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MessageSujet: Re: Didier Decoin   Mar 10 Mar 2009 - 21:44

Je note "Est-ce ainsi que les femmes meurent" merci Very Happy
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kathel
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MessageSujet: Re: Didier Decoin   Mer 6 Mai 2009 - 19:06

Est-ce ainsi que les femmes meurent ?

Le titre, très beau, rappelle le poème d’Aragon :
Ce fut […]
Au petit jour que dans ton cœur
Un dragon plongea son couteau.
Est-ce ainsi que les hommes vivent ?


L’histoire, racontée par un habitant du quartier et sa femme absents au moment des faits, en est simple : une jeune femme est assassinée en 1964 devant chez elle, dans le quartier du Queens à New York. Plus que le meurtre lui-même et l’horreur du sang-froid de ce tueur récidiviste, père de famille sans histoires poussé par des pulsions morbides, c’est la réaction des habitants du quartier qui choque. Non seulement personne ne vient porter secours à Kitty Genovese, malgré ses appels répétés, mais pas un seul n’alerte les secours. Pourtant trente-huit témoins interrogés par la police ont tous été réveillés et ont au moins entendu quelque chose. Mais, et c’est ce qui sera nommé plus le syndrome de Genovese, chacun pense que les autres vont donner l’alarme, dans une sorte de dilution collective de la responsabilité, et personne ne fait rien ! La question se pose bien sûr au lecteur de savoir ce qu’il aurait fait aussi ; en tout cas, après la lecture de ce livre, impossible d’oublier qu’il ne faut pas compter forcément sur les voisins ou les autres passants pour alerter les secours. C’est une œuvre de salut public à ce titre, et bien davantage, puisque l’écriture en est fluide et claire, sobre, mais sans négliger les détails. Les descriptions du quartier sont très visuelles, ce qui rend l’action très saisissante par les images qu’elle évoque.
L’auteur aborde aussi, sans insister, mais suffisamment pour pousser à la réflexion, le thème de l’homophobie… L’attitude des habitants de Kew Gardens serait elle une condamnation implicite de l’homosexualité pourtant discrète de Kitty Genovese ? Le narrateur, amené à côtoyer un journaliste du New York Times qui s’intéresse au drame, se penche aussi sur le rôle des médias, opposant le journal quotidien à la toute jeune télévision : Il n’y a pas de victoire des images sur les mots. Simplement la télévision a permis aux gens d’être les témoins directs des évènements au lieu de les découvrir à travers la relation d’un reporter, celle-ci fut-elle sincère, brillante, et même pourquoi pas, artistique.
Encore que la télévision ne puisse susciter que des témoins muets et impotents, condamnés à subir sans pouvoir agir.

La télé est-elle une des causes du syndrome de Genovese, la question reste ouverte.
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topocl
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MessageSujet: Re: Didier Decoin   Lun 26 Sep 2011 - 13:35

Une anglaise à bicyclette



Pourquoi j’ai choisi ce livre
1-La photo de couverture (une photo noir et blanc de Lewis Carroll)
2-Plusieurs articles de presse enthousiastes
3-Didier Decoin, 45 livres publiés, un prix Goncourt, jamais lu… peut-être à connaître ?

Pourquoi j’aurais dû me méfier
1-Le quatrième de couverture
2-Si Decoin ne m’a jamais tentée ce n’est peut-être pas sans raison.
3- Et si son fil est si maigre itou.

Pourquoi j’aurais pu l’ aimer
1- Un début prenant, la description du massacre à Wounded Knee , dans cette plaine battue par la neige et le vent, d’un village d’Indiens en train de rendre les armes,
2- Une histoire vraiment romanesque, cette petite fille enlevée à son peuple décimé, ramenée en Angleterre par le photographe-même qui a immortalisé le massacre, élevée malgré les réticence des villageois face à cette enfant trouvée, finissant par épouser son protecteur….

Pourquoi je n’ai pas aimé
1-Un récit sans souffle car les personnages sont sans épaisseur, les faits ne se tiennent pas les uns aux autres
2-Une histoire de fées qui n’explique rien, n’apporte rien et vient comme un cheveu sur la soupe à l’image de nombreux thèmes effleurés et pas creusés (la bicyclette, la photographie, la femme contorsionniste, les vieilles actrices) ou lourdement et artificiellement symboliques (la femme aveugle qui amène à la découverte de la vérité.)
3-Des épisodes de sexualité sans rapport avec le corps du récit, sans grâce, sans intérêt, à la limite du vulgaire
4-Une façon d’apporter des connaissances historiques basées sur l’anecdote, avec note en bas de page au cas où on n’aurait pas compris que Decoin sait plein de trucs
5-Un humour qui ne fait pas rire
6-Un style ampoulé basé sur l’enchaînement de propositions coordonnées et des comparaisons emphatiques et dénuées de sens

Bref en cette période de rentrée littéraire particulièrement riche, n’encombrez pas vos PAL !


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MessageSujet: Re: Didier Decoin   Lun 26 Sep 2011 - 18:44

topocl a écrit:

Bref en cette période de rentrée littéraire particulièrement riche, n’encombrez pas vos PAL !

Hé hé, merci pour ton commentaire original qui nous fait gagner du temps à tous !

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MessageSujet: Re: Didier Decoin   Mar 27 Sep 2011 - 10:03

topocl a écrit:
Une anglaise à bicyclette
Bref en cette période de rentrée littéraire particulièrement riche, n’encombrez pas vos PAL !


Merci Topocl Laughing
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