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 Andrew Sean Greer

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kenavo
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MessageSujet: Andrew Sean Greer   Mer 11 Mar 2009 - 21:29



Andrew Sean Greer se met à l'écriture très tôt. À l'université Brown, il suit des cours de "creative writing" sous la direction d'Edmund White et de Robert Coover, puis des études d'art. Ses nouvelles, publiées dans des revues comme Esquire, The Paris Review ou Ploughshares, ou rassemblées dans le recueil How It Was for Me (2000) ont remporté un vif succès critique. Romancier – The Path of Minor Planets (2001), Les Confessions de Max Tivoli (2005) et L’Histoire d’un mariage (2009) – il a été salué entre autres par John Updike comme la révélation littéraire de 2004. Né en 1969 à Washington, Andrew Sean Greer vit à San Francisco.
(source: Editeur)


Le site de l'auteur

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kenavo
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MessageSujet: Re: Andrew Sean Greer   Mer 11 Mar 2009 - 21:30


L’histoire d’un mariage
Citation :
Présentation de l'éditeur
Holland Cook est un jeune homme d'une grande beauté, à la personnalité mystérieuse. Pearlie tombe amoureuse de lui au premier regard. Séparés par la guerre, ils se retrouvent en 1949 à San Francisco et se marient. Pearlie pense vivre un bonheur tranquille. Quatre ans plus tard, la belle histoire vole en éclats lorsqu'elle reçoit la visite de Charles Drumer, un homme d'affaires qui lui propose un étrange marché. Avec son intrigue flamboyante et ses décors à la Douglas Sirk, L'Histoire d'un mariage est d'abord un magnifique roman d'amour. Portrait de l'Amérique des années 50, celle de l'affaire Rosenberg, de la guerre de Corée et de la ségrégation raciale, c'est aussi une critique de cette société minée par les peurs et les préjugés.

Nous croyons connaître ceux qui nous aimons.
Nous croyons les connaître. Nous croyons les aimer. Mis ce que nous aimons se révèle qu’une traduction approximative, notre propre traduction d’une langue mal connue. Nos tentons d’y percevoir l’original, le mari ou la femme véritables, mais nous n’y parvenons jamais. Nous avons tout vu. Mais qu’avons-nous vraiment compris ?


Ainsi commence ce livre.. et c’est cette non-connaissance dont Andrew Sean Greer va nous faire témoin.
Ecrit de la vue d’une femme (qu’on ne met pas en question) il fait un tour avec son lecteur qu’on prend parfois le vertige – dans le sens positive. Malheureusement ce ‘suspense’ est de telle sorte qu’on ne peut rien dévoiler par après (une nouvelle discussion en spoiler est à prévoir si d’autres vont lire ce livre Wink ), il y a en effet cet aspect de la surprise qui joue un assez grand rôle dans le plaisir de la lecture.

Je tente vers l’opinion du commentaire dans le Monde : ce livre n’est pas le chef-d’œuvre impérissable, mais faire connaissance avec cette femme, la vie qu’elle nous raconte… c’est passer un très bon moment et je vais en garder des images pour y revenir avec plaisir..

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MessageSujet: Re: Andrew Sean Greer   Mer 11 Mar 2009 - 21:30

"L'Histoire d'un mariage", d'Andrew Sean Greer : l'énigme du mari inconnu

Florence Noiville
Le Monde des Livres | 05.03.09


On voudrait tant donner envie de lire ce roman. Une insolite et poignante histoire d'amour, de grands sentiments, de nobles âmes : ce n'est pas si courant, en définitive. Et puis c'est si doux, au coeur de la grisaille ! Même si L'Histoire d'un mariage n'est certainement pas un impérissable chef-d'oeuvre du point de vue stylistique et formel, on voudrait donner envie de s'y plonger. Comme dans une eau chaude pleine de remous : par pur plaisir. Mais comment en parler sans trop en dire ?

Peut-être en commençant par le commencement : "Nous croyons connaître ceux que nous aimons." C'est la première phrase du livre, une idée qui, pour être rebattue, n'en demeure pas moins juste. Nous croyons tout savoir de leurs goûts culinaires, de leur façon de s'habiller, de leurs manies, de leurs tics peut-être. Mais ce que nous aimons en eux se révèle n'être "qu'une traduction approximative, notre propre traduction d'une langue mal connue. Nous tentons d'y percevoir l'original, le mari ou la femme véritables, mais nous n'y parvenons jamais. Nous avons tout vu. Mais qu'avons-nous vraiment compris ?"

Tel est, dans ce deuxième roman, le point de départ d'Andrew Sean Greer, quadragénaire de San Francisco, pour qui le mariage, "tel ces corps célestes gigantesques, invisibles pour l'oeil humain", n'est "repérable que par sa force de gravité agissant sur tout ce qui l'entoure".

Tout commence dans le Kentucky. C'est là que Pearlie et Holland tombent amoureux. Séparés par la guerre, ils se retrouvent en 1949 et se marient. Il est beau à se pâmer, elle "parle comme un livre". Bientôt un petit garçon naît, Sonny. Tout semble aller à merveille - c'est du moins ce que se dit Pearlie. Deux vieilles tantes de Holland ont bien essayé de lui parler de son mari - "ne le quittez pas des yeux. Il adore ce qui monte à la tête et c'est la mort pour lui à coup sûr" -, mais Pearlie n'a pas compris, pas voulu comprendre. Elle vit avec une fable écrite selon son goût, et à laquelle elle s'efforce de croire. Mais cette fable en cache une autre, une autre "histoire de mariage" précisément, que l'on découvrira page 37, alors qu'un étrange visiteur au nez cassé sonne un soir chez le couple. "Bonjour madame, j'espère que vous pouvez m'aider : à partir de ces mots banals, tout allait changer", note Andrew Sean Greer qui nous prépare un autre coup de théâtre quelque trente pages plus loin.

A ce stade du roman, Pearlie est "une femme prise au piège sous une lourde pierre". Et Holland ? Une multitude de fragments. Comme un kaléidoscope : des éclats de verre qui composent des dessins changeants (jamais les mêmes, selon la personne qui regarde). Et puis, entre ces fragments, des blancs, des vides, des angles morts. C'est à partir de ces "lacunes" que notre imagination crée "la personne que nous souhaitons", note Greer : "Moins nous connaissons l'être réel, plus nous l'aimons. C'est pourquoi nous nous remémorons toujours ce premier soir extatique où il était un inconnu, extase qui ne revient qu'après sa mort."

MOINS NOUS EN SAVONS...

A la célèbre question : faut-il connaître pour aimer ?, Greer répond donc sans équivoque : en amour du moins, c'est la fiction - imagination, rêve, fantasme... - qui nourrit le sentiment amoureux. Moins nous en savons sur l'être cher, plus nous sommes susceptibles de l'aimer. CQFD.

On ne saurait en dire davantage sans déflorer le roman. Il faut toutefois évoquer le décor qui lui sert de toile de fond et lui donne tout son sel. Tout en petites touches, Greer compose un riche tableau des années 1950 aux Etats-Unis : il y a la chasse aux sorcières et l'affaire Ethel et Julius Rosenberg, une "histoire de mariage" d'un autre genre mais qui fait d'une certaine façon écho à la première. Il y a la guerre de Corée et la guerre en général qui, au fil du livre, prend de plus en plus de place, "tel du verre brisé en mille éclats". Il y a la ségrégation raciale qui court en filigrane tout au long des pages - Pearlie étant comme on dit "une personne de couleur" : la déségrégation au Sud, les Noirs boycottant les autobus à Montgomery... Il y a enfin le tabou de l'homosexualité. A cet égard, il est amusant de découvrir ce livre dans le sillage de Harvey Milk, le film de Gus Van Sant avec Sean Penn et Emile Hirsch, qui retrace l'épopée d'un leader homosexuel de San Francisco. Si l'époque diffère, les blessures sont les mêmes. Les humiliations et les combats aussi.

A la fin du livre, il y a encore deux noces, dont la plus inattendue de toutes dans l'église d'une congrégation religieuse, avec des cactus en pot et une mariée vêtue de bleu. Mais là encore, on ne peut pas trop en dire... Le compte rendu du roman restera donc comme le mariage lui-même : une série d'énigmes.



Source: ICI

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MessageSujet: Re: Andrew Sean Greer   Mer 11 Mar 2009 - 21:30

Une chronique de San Francisco

Christophe Mercier

26/02/2009

Adoubé par John Updike, le jeune écrivain américain Andrew Sean Gree raconte l'histoire d'un couple et celle de l'Amérique des années 1950, prise entre le soulagement de l'après-guerre et l'angoisse de la guerre froide, dans «L'Histoire d'un mariage».

La récente disparition de John Updike fait déjà un trou énorme dans le paysage de la littérature américaine. Il n'y aura plus, chaque année, ce roman nouveau qui prenait toujours par surprise et, bien souvent, éblouissait. Mais l'œuvre est là, indémodable, abondante. Grâce à elle, Updike ne sera jamais définitivement absent. Il est en revanche un domaine dans lequel sa disparition va créer un vide immédiatement palpable et qui ne sera pas comblé : celui de la critique littéraire. Pendant des décennies, ses papiers dans le New Yorker ont témoigné de sa curiosité, de l'intelligence de sa lecture, de sa générosité vis-à-vis des jeunes écrivains adoubés par le Maître.

Andrew Sean Greer, dont on a pu lire en France, en 2005, le premier roman, Les Confessions de Max Tivoli, était l'un d'eux. Et son livre nostalgique, raffiné, qui semblait né de l'association inattendue de Proust et de Nabokov, était à la hauteur de ce qu'en avait écrit Updike.

On attendait avec une curiosité empreinte de sympathie le deuxième opus de Greer. L'histoire d'un mariage (auquel Updike, fidèle, a aussi consacré une chronique) ne déçoit pas. Il s'agit d'un roman brumeux et lumineux à la fois, à l'image de la baie de San Francisco vue à travers un léger nimbe de brouillard. À l'image aussi de l'époque où il se déroule. En 1953, l'épanouissement dû à la fin de la guerre et à une prospérité nouvelle est endeuillé par la guerre froide (et qui, avec l'intervention en Corée, ne restera pas froide longtemps), par le maccarthysme, par le procès et l'exécution des Rosenberg.

Pearlie Cook - c'est elle qui raconte l'histoire, cinquante ans après - est une jeune épouse d'après-guerre. Elle vit à San Francisco avec son mari, son fils et son chien. Les Cook ne sont ni riches ni pauvres : ils sont des Américains moyens, comme on en voit dans tant de films d'époque. À ceci près qu'une menace indéfinie semble planer sur le bonheur de Pearlie : Holland, son mari adoré, et si beau, semble fragile, absent, comme miné de l'intérieur. Est-ce dû aux années de guerre, aux blessures subies ? Est-ce dû aux six mois d'enfermement dans sa chambre d'adolescent, quand sa mère refusait qu'il répondît à sa convocation militaire, et tentait de le protéger du monde extérieur - six mois ponctués par les visites quotidiennes de la seule Pearlie, alors lycéenne, et qui se sont terminés par une dénonciation, et un départ spectaculaire entre deux MP ?

Pearlie en arrive à douter de la réalité de son bonheur, et ses doutes vont prendre corps lorsqu'apparaît Buzz, un homme d'affaires séduisant, qui a connu Holland à l'hôpital, pendant la guerre. Lui-même était objecteur de conscience et n'a pas combattu. Ce qu'il va apprendre à Pearlie va lui faire apparaître son mari sous un jour tout différent. Et leur mariage n'y résistera peut-être pas…

Un système d'échos thématiques

Greer entrelace les thèmes avec une virtuosité qui sait rester discrète : son roman est à la fois riche, multiple, et très lié, sans à-coups, comme une sauce onctueuse entièrement dépourvue de grumeaux.

Comme le note Pearlie : «J'écris une histoire de guerre. Je ne l'avais pas prévu. Au début, c'était une histoire d'amour, l'histoire d'un mariage, mais la guerre y est incrustée partout, tel du verre brisé en mille éclats. Non pas une histoire ordinaire de combattants, mais de ceux qui ne partent pas à la guerre. Les lâches et les planqués ; ceux qui laissèrent une erreur leur épargner de faire leur devoir, ceux qui se cachèrent à la vue de ce devoir, ceux qui se dressèrent pour le refuser.» Le roman fonctionne selon un système d'échos thématiques, qui traversent les générations - car ceux qui refusent de partir combattre sont de toutes les guerres, de la guerre du Pacifique comme de celle de Corée ou du Vietnam -, et d'échos visuels subtils, comme des morceaux de verre brisé irisés par la lumière.

Greer montre moins les événements que leur réfraction. Voici un naufrage : « Le soleil sombra, après le navire, dans l'eau brunâtre. Les lucioles des bateaux de sauvetage arrivèrent, la nuit répercuta des appels et on repêcha Holland en train de bredouiller au sujet d'une plume. »

L'Histoire d'un mariage est à la fois l'histoire d'un couple et celle d'un pays, un roman intimiste et un roman sur l'Amérique des années 1950. Comme le mariage de Holland et Pearlie, le pays qui est le leur, sous les belles certitudes affichées et les images en Scope couleur, dissimule des gouffres.
Source: ICI

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MessageSujet: Re: Andrew Sean Greer   Jeu 15 Déc 2011 - 5:46

L’Histoire d’un mariage

Dès le début de cette lecture, j’ai repensé au  guide de la femme parfaite datant des années 60 et j’avais sous les yeux le portrait d’une vie acidulée en façade, celle des bonnes mœurs, le masque de la comédie pour cacher la tragédie de l’âme d’un couple dans un San Francisco des années 50 made in Guimauve.

Puis San Francisco s’assombrit  à l’arrivée d’une tierce personne et prend  la couleur d’un enfer, le mythe du mariage  prend l’apparence d’un spectre au rictus méphistophélique  dans ce foyer édulcoré terni  dans lequel on ne rêve plus, trop empreint de non-dits.

« Il a une maladie du cœur » dit-on en parlant de son mari…Affection pour cacher un dysfonctionnement affectif, une attirance qu’on ne nomme pas.

C’est l’histoire d’un pacte entre une épouse et un homme surgissant d’un passé inconnu,  d’une passion qui s’achète, payer les rêves de celle-ci  afin de vivre son besoin de l’autre.

D’un mari qui  survit d’un naufrage dans le pacifique durant la guerre pour finalement vivre une noyade en eaux troubles y plongeant tout l’univers qui gravite autour de lui en orbite.

D’une femme, de ses souvenirs fabriqués  et autant de questions sans réponses sur son mariage aux allures de trou noir d’Hypernova insondable et impénétrable.

D’une guerre dévastatrice inondant  chaque fragment  de l’esprit.  

Au milieu de tout ça, celui qui devrait être notre meilleur ennemi peut parfois devenir notre meilleur ami, un pacte avec celui qui change le cours de notre vie pour sauver celui qu’on aime.
« J’ignore ce qui unit les parties d’un atome, mais, semble-t-il, c’est la souffrance qui lie un être humain à un autre ».

Nous sommes désorientés devant cet abîme d’incertitudes, le précipice menant  à l’enfer d’une prise de conscience,  le néant obscur ou mène les  blessures pour finir dans un gouffre de solitude.

Aimer c’est peut-être ne pas savoir qui est l’autre, laissant la part d’imaginaire accomplir la magie d’une utopie.

La folie est sans aucun doute le moment où nous sommes dans la vérité, honnête avec nous-mêmes.

L’Histoire d’un mariage ou le cheminement de 3 âmes brisées mené par une écriture inquisitrice.

Délicieuse lecture.

Extrait :

« Nous croyons connaitre ceux que nous aimons. Nos maris, nos femmes. Nous les connaissons, nous nous identifions à eux, parfois, séparés lors d’une soirée en bonne compagnie, nous nous surprenons à exprimer leurs opinions, leurs goûts culinaires ou littéraires, à raconter une anecdote qui ne sort pas de notre mémoire mais de la leur.
Nous observons leurs tics dans la conversation ou au volant, dans la manière de s’habiller et celle d’effleurer leur café avec un morceau de sucre qu’ils regardent virer du blanc au brun avant de le lâcher dans la tasse, satisfaits. Mon mari faisait cela tous les matins et je l’observais, j’étais une épouse vigilante.
Nous croyons les connaitre. Nous croyons les aimer. Mais ce que nous aimons ce révèle n’être qu’une traduction approximative, notre propre traduction d’une langue mal connue.
Nous tentons d’y apercevoir l’original le mari ou la femme véritables, mais nous n’y parvenons jamais. Nous avons tout vu. Mais qu’avons-nous vraiment compris ?
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MessageSujet: Re: Andrew Sean Greer   Lun 20 Juil 2015 - 16:25

L' Histoire d' un mariage : Andrew Sean Grer. - L' Olivier


Une romance américaine dans les années 50 aux Etats Unis. Au lendemain de la Guerre de 40. Au début de celle de Corée.

Une ambiance de guerre. La "chasse aux sorcières" décrétée par le sénateur McCarthy contre les rouges ou soupçonnés de l' etre.

Les noirs au ban de la société.

Tout sauf une belle époque...

Sur cette toile de fond, une histoire pleine d' amour et de de complications dramatiques.

Bref, un flamboyant mélo qu' aurait pu mettre en scène un Douglas Sirk.

Pour les amateurs du genre !

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L' imagination est l' histoire vraie du monde.
Roberto Juarroz
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Agnès
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MessageSujet: Re: Andrew Sean Greer   Dim 11 Oct 2015 - 6:01



Les vies parallèles de Greta Wells

L'argument de départ est assez simple : photographe new-yorkaise, Greta ne parvient pas à surmonter la mort de son jumeau Felix, qu'elle a assisté jusqu'au bout (il est mort du sida). Après plusieurs traitements contre la dépression, son psychiatre lui propose une solution ultime, des séances d'électrochocs. Ces séances font voyager Greta à travers le temps selon un cycle régulier (à part quelques ratés), en 1918, en 1941, puis de nouveau en 1985. Dans chacun de ces mondes Greta retrouve les mêmes personnages mais avec des caractères et des parcours de vie légèrement différents (sa tante excentrique Ruth, son compagnon Nathan, son frère Felix et l'amant de ce dernier Alan). Certains personnages secondaires n'apparaissent que dans certaines époques.

La narration se fait à la première personne, ce que je trouve toujours intéressant quand le sexe de l'auteur n'est pas celui du narrateur. J'ai trouvé le style enlevé, agréable, parfois un peu facile (des effets de manche...). Seul point négatif : je me suis parfois un peu perdue dans les sauts d'époque, mais je l'ai lu dans le TGV, avec en fond de voiture huit profs qui montaient à la manif d'hier et qui se tenaient aussi bien qu'un groupe de babouins ivres Sous des dehors un peu frivoles, le texte m'a touchée de manière parfois douloureuse, tant les thèmes abordés le sont parfois avec une profondeur inattendue (je me suis sentie un peu "cueillie" par des émotions et des souvenirs que je pensais mieux digérés). Les thèmes abordés sont la maladie, le deuil compliqué, les amours parallèles, le sacrifice du bonheur ou au contraire le choix qu'on fait de celui-ci, la gémellité, l'homosexualité... Bref, je pense que chacun peut se sentir profondément ému par ce livre; ce fut mon cas en tout cas bonjour

Un extrait :

Citation :
Il existe, paraît-il, de nombreux mondes. Autour du nôtre, entassés comme les cellules de notre cœur. Chacun a sa logique propre, sa physique, ses lunes et ses étoiles. Nous ne pouvons pas nous y rendre - on ne survivrait pas dans la plupart. Certains, pourtant, je l'ai constaté, sont très semblables au nôtre - à l'instar des mondes magiques dont ma tante s'amusait à nous parler. Si tu fais un vœu, un autre monde se forme dans lequel ce vœu se réalise, même si tu ne t'en rendras jamais compte. Et dans ces autres mondes il y a les endroits que tu aimes, les gens que tu aimes. Dans l'un d'eux, qui sait, tout s'inverse, le juste devient l'injuste et la vie est comme tu la souhaites.
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