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Bellonzo Sage de la littérature

Messages: 1778 Inscription le: 22/07/2008 Age: 63 Localisation: Picardie
 | Sujet: Jules Dassin Sam 14 Mar 2009 - 16:20 | |
|  Jules Dassin, de son vrai nom Julius Dassin, est un réalisateur et acteur américain, né le 18 décembre 1911 à Middletown, dans le Connecticut, et mort à Athènes (il était citoyen d'honneur grec) le 31 mars 2008. On le connaît surtout pour ses films Les Forbans de la nuit (1950) et Du rififi chez les hommes (1955). Il s'exila en Europe à l'époque de la liste noire de Hollywood. Il rencontra l'actrice grecque Melina Mercouri qu'il mit en scène dans huit films dont Jamais le dimanche (1960) ou encore Topkapi (1964) et qu'il épousa en 1966. Il est le père de Joe Dassin. Il est mort le lundi 31 mars 2008 à l'âge de 96 ans des suites d'une grippe.(Bio volontairement sommaire). |
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Bellonzo Sage de la littérature

Messages: 1778 Inscription le: 22/07/2008 Age: 63 Localisation: Picardie
 | Sujet: Re: Jules Dassin Sam 14 Mar 2009 - 16:23 | |
| Nikos Rassurez-vous ce Nikos n'est pas un bellâtre de la télé mais le grand écrivain grec Nikos Kazantzakis.J'ai vu un film de Jules Dassin de 1957 que la susdite télé n'a que très rarement programmé, Celui qui doit mourir,d'après le Christ recrucifié,formidable roman de Kazantzakis.C'est une histoire de terre et de violence dans la Grèce rurale qui met aux prises deux communautés sur le thème de l'exil et du pardon.Lors d'une reconstitution de la Passion du Christ l'on va s'apercevoir que s'il revenait il serait probablement crucifié à nouveau.J'avoue que le film de Dassin m'a déçu,trop appliqué,théâtral et grandiloquent.Déjà à l'époque le public avait été désorienté et le bouquin est bien plus fort.Néanmoins on peut y retrouver Hanin,Vaneck,Ronet très jeunes avec la muse de Jules Dassin,Mélina Mercouri. Martin Scorsese avait en partie réussi l'adaptation de La dernière tentation du Christ qui avait soulevé bien des polémiques il y a une dizaine d'années mais c'est en voyant Zorba le Grec de Michael Cacoyannis(65),d'après le roman Alexis Zorba que l'on approchera le mieux l'univers de Nikos Kazantzakis,peut-ëtre qu'un Grec était le mieux placé pour saisir l'âme grecque. |
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traversay Zen littéraire

Messages: 7870 Inscription le: 03/06/2009 Age: 53 Localisation: Chez Mac Hack
 | Sujet: Re: Jules Dassin Jeu 6 Aoû 2009 - 12:52 | |
| Deux Dassin, du début... Young ideas (1943). Une comédie, sans prétention, qui serait plutôt insignifiante sans le sens du timing du cinéaste. Two smart people (1946). Un film superbe à la confluence de plusieurs genres : road movie, film noir, romance sentimentale. Parfois proche d'un Lubitsch, parfois ironique à la Huston. Le final, en plein Mardi gras à La Nouvelle Orléans, est somptueux..   |
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traversay Zen littéraire

Messages: 7870 Inscription le: 03/06/2009 Age: 53 Localisation: Chez Mac Hack
 | Sujet: Re: Jules Dassin Lun 4 Jan 2010 - 11:47 | |
|  Reunion in France (1942). Film de propagande qui décrit une France résistante pour le moins...fantaisiste. Ceci mis à part, le film est très efficace et le suspense haletant. Joan Crawford/John Wayne forme un (faux) couple assez singulier. |
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animal Sale Panda

Messages: 15996 Inscription le: 12/05/2007 Age: 31 Localisation: Tours
 | Sujet: Re: Jules Dassin Dim 27 Fév 2011 - 22:26 | |
| The Naked City / La cité sans voilesUn film noir qui commence par un meurtre. Une enquête de police approchée sous un angle réaliste et détaillé (les Experts sont des gamins à côté) avec un duo vieux flic et jeune flic plus des seconds rôles bien typés (style costaud et accent italien, droit au but). New-York l'été, la ville filmée, vivante tout au long de l'enquête. Enquête difficile de vols de bijoux, de mensonges, et d'amours déraisonnables. On perd un peu la tête dans ce tumulte. La narration est omniprésente et prête des pensées à tout un chacun sur un ton un peu désabusé, à l'américaine quoi... rien d'époustouflant dans l'histoire en elle-même ni dans les performances dans l'ensemble. Mais la ville, une impression durable et quelques passages urbains, quelques plans absolument terribles ! la course finale sur le Williamsburg Bridge - j'ai cherché - entre autres ou les vues aériennes, ou un je ne sais quoi de direct. quelque chose qu'on ne voit plus, que je n'ai pas l'impression d'avoir senti dans un film américain souvent, encore moins récemment, surtout quand il s'agit d'une grande ville. La vie, la proximité, les gens, ça grouille dans la canicule et c'est là. L'histoire, un drame parmi d'autres, au milieu, comme si de rien n'était, à demi oublié malgré le tapage médiatique. Un peu d'amour pour cette grande ville qui maltraite ses habitants... pas la fluidité ou les façons de films plus récents mais c'est en échange d'une authenticité qui se joue ailleurs et qu'on peut se permettre de gouter. |
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traversay Zen littéraire

Messages: 7870 Inscription le: 03/06/2009 Age: 53 Localisation: Chez Mac Hack
 | Sujet: Re: Jules Dassin Dim 27 Fév 2011 - 22:30 | |
| Moins bien que Les forbans de la nuit, dans mon souvenir. |
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animal Sale Panda

Messages: 15996 Inscription le: 12/05/2007 Age: 31 Localisation: Tours
 | Sujet: Re: Jules Dassin Dim 27 Fév 2011 - 22:48 | |
| traine dans les bacs dvd les Forbans de la nuit ? |
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traversay Zen littéraire

Messages: 7870 Inscription le: 03/06/2009 Age: 53 Localisation: Chez Mac Hack
 | Sujet: Re: Jules Dassin Dim 27 Fév 2011 - 23:31 | |
| | animal a écrit: | | traine dans les bacs dvd les Forbans de la nuit ? |
Oui, on le trouve facilement. 1947 : Les démons de la liberté, 1948 : La cité sans voiles, 1949 : Les bas-fonds de Frisco, 1950 : Les forbans de la nuit. C'est un peu la tétralogie noire de Dassin, avant que le Mccarthysme ne s'occupe de son cas et ne l'oblige à émigrer. Les 4 films peuvent être vus dans n'importe quel ordre. Réflexion faite, je crois que c'est Les bas-fonds de Frisco qui a ma préférence.
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traversay Zen littéraire

Messages: 7870 Inscription le: 03/06/2009 Age: 53 Localisation: Chez Mac Hack
 | Sujet: Re: Jules Dassin Dim 27 Mar 2011 - 16:15 | |
|  The Affairs of Martha (1942) Les habitants d'une petite communauté sont en ébullition lorsqu'une femme de chambre est sur le point de révéler les petits secrets du village. Un prétexte pour cette oeuvre de jeunesse de Dassin pour épingler gentiment les comportements bourgeois et hypocrites des nantis. C'est une comédie romantique burlesque avant tout, menée à un rythme d'enfer, avec des dialogues qui crépitent comme un feu de cheminée. Marsha Hunt est sublime en petite bonne plus finaude qu'on ne pense. Belle actrice, d'ailleurs, dont la carrière fut en grande partie brisée par le maccarthysme, comme celle de son metteur en scène.  |
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Constance Sage de la littérature

Messages: 2215 Inscription le: 27/04/2010
 | Sujet: Re: Jules Dassin Dim 27 Mar 2011 - 16:59 | |
| Lorsque je pense à "Jamais le dimanche", j'y associe immédiatement cette scène dans laquelle Melina Mercouri interprète cette chanson ... |
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traversay Zen littéraire

Messages: 7870 Inscription le: 03/06/2009 Age: 53 Localisation: Chez Mac Hack
 | Sujet: Re: Jules Dassin Sam 9 Avr 2011 - 21:13 | |
|  Nazi Agent (1942) Premier long-métrage de Dassin qui signe une oeuvre de propagande d'une belle efficacité. A condition d'oublier les hasards et coïncidences du genre, guère crédibles, mais on s'en fiche. L'intrigue est sans temps mort et le message doit passer, dans l'Amérique de 42. Conrad Veidt est impressionnant dans un double rôle, aussi bon en nazi qu'en modeste libraire.  |
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traversay Zen littéraire

Messages: 7870 Inscription le: 03/06/2009 Age: 53 Localisation: Chez Mac Hack
 | Sujet: Re: Jules Dassin Dim 24 Juil 2011 - 11:15 | |
|  La loi (La legge, 1958) Lollobrigida, Mastroianni, Brasseur, Montand, Mercouri : casting de roi pour cette adaptation du roman de Roger Vailland. Du lourd pour une vision particulière du sud de l'Italie, dans un village régi par des lois quasi féodales. Sexe, mensonges et humiliations : Dassin n'y va pas de main morte dans ce conte cruel et cynique, volontiers outré y compris dans l'interprétation. La multiplicité des intrigues empêche tout approfondissement, ne reste alors qu'une farce feuilletonesque qui tente vainement de se donner des allures de tragédie. Affolante et sexy, Lollobrigida, dans un rôle de vierge vicieuse et cupide, domine largement le reste de la distribution. Avec des scènes chaudes comme la calabraise.  |
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animal Sale Panda

Messages: 15996 Inscription le: 12/05/2007 Age: 31 Localisation: Tours
 | Sujet: Re: Jules Dassin Dim 18 Sep 2011 - 18:38 | |
| Thieves Highway/Les bas-fonds de Frisco (1949) Nick le bon gars rentre dans sa famille (des grecs qui parlent grec) avec des cadeaux et du pognon pour tout le monde. Malheureusement le père est mal tombé pendant son absence handicapé à cause d'un marchand malhonnête de la grande ville auquel il a vendu des tomates. Notre petit gars s'associe avec le repreneur du vieux camion paternel pour aller vendre des pommes (vendues par des polonais qui parlent polonais et les ramassent avec leurs gamins ces golden delicious) et demander des comptes à ce marchand, Figlia. rivalité avec d'autres routiers pour la première partie du film puis notre beau brun grand fort va de mésaventure en mésaventure dans la grande ville... sa force et sa bonne volonté ne faisant pas le poids. le film devient intéressant quand apparait Rica la prostituée qui tombe amoureuse de notre héros mal tombé. D'abord parce qu'elle est vraiment belle et ensuite parce que la complexité de ses expressions entre mensonges et vérité simple valent le détour. ça n'empêche pas que ça empire encore, jusqu'au drame (mais c'est toujours un peu raté les scènes accélérées) et que notre héros n'en sera pas un. Très noir au final, sans héroïsme et peu conforme à une vision heureuse du rêve américain. Cette noirceur cruelle est la chose intéressante du film. Sorte de réalisme au cinéma, dans une histoire qui est aussi une histoire de cinéma avec des personnages de cinéma. |
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animal Sale Panda

Messages: 15996 Inscription le: 12/05/2007 Age: 31 Localisation: Tours
 | Sujet: Re: Jules Dassin Dim 18 Déc 2011 - 9:20 | |
| Du rififi chez les hommes (1955) Une adaptation d'un bouquin d'Auguste Le Breton. Les tribulations d'un joueur tuberculeux entre ses pertes et le retour de son ex, mal accompagnée, forcément, par un patron de boîte indic à ses heures et lui aussi pas tendre. A moins que, à moins qu'un casse de bijouterie avec des hommes sûrs (le perceur de coffre (et plus) est d'ailleurs incarné par le réalisateur), à moins que, à moins qu'après ça ne tourne mal. Et à moins que le film se métamorphose.  Tout commence donc "normalement", comprenez des gueules, des attitudes, le milieu avec ses codes, les petites amies et les petites familles, les bars. Le tout suivi d'une préparation et d'un superbe cambriolage de bijouterie de grand luxe (normal qu'il est marqué les esprits). La seconde partie est toute aussi intéressante, ce qu'on pourrait appeler une bande rivale, et celle du patron de boite à l'air mauvais et au frère toxicomane (Robert Hossein avec son air malsain de toujours) se retrouve par le hasard d'une danseuse chanteuse à vouloir récupérer le magot, moyennant torture et kidnapping de gamin. Finie l'ambiance feutrée (ou presque) et mutation des codes, sans forcément que la police soit de la partie. Un dur condamné à attendre les sonneries du téléphone et un vieux qui n'a plus rien à perdre qui tente de sauver les meubles de cette vie un peu folle et pas sans conséquences.  Bizarrement, Mado, cette fameuse ex joue son rôle dans l'aventure et de femme soumise par la force elle devient autre chose (qu'elle était avant) et la femme de Jo et mère du gamin kidnappé résume simplement sa vision du dur à cuire... Les codes se perdent et l'épaisseur est autre. Si on ajoute à ça une sobriété choisie qui n'empêche pas des esthétique qui ressemblent à dix ans plus tard et une vision de Paris, très petites heures à la fois vaste et en recoins et très naturelle (je ne suis pas un fanatique de la ville mais je la trouve extrêmement bien filmée ici !).... on n'est pas loin d'avoir vu une merveille. d'ailleurs : le lien vers le circuit en images |
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