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 Les écrivains et les peintres

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Eve Lyne
Sage de la littérature
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MessageSujet: Re: Les écrivains et les peintres   Jeu 2 Avr 2009 - 20:00

Lettres à son frère Théo - Vincent Van Gogh.



Présentation de l'éditeur :

Citation :
La première lettre de Vincent Van Gogh à son frère Théo, datée d'août 1872, est envoyée de La Haye. Il a dix-neuf ans. Il ne sait pas qu'il va peindre. La dernière lettre, inachevée, Théo la trouve dans la poche de Vincent qui s'est tiré une balle dans la poitrine le 27 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise. Des dizaines de toiles encombrent sa chambre. Presque quotidiennement, dix-huit ans, Vincent a écrit à Thëo. Et Vincent écrit à propos de tout à Théo comme il lui envoie toutes ses toiles. Il lui montre ce qu'il peint comme ce qu'il est. Ces lettres incomparables - des récits, des aveux, des appels - sont nécessaires pour découvrir le vrai Van Gogh devenu mythe... Il n'est pas un peintre fou. Au contraire, solitaire, déchiré, malade, affamé, il ne cesse d'écrire, lucide, comme il traque la lumière.

"Je prends tous les jours le remède que l'incomparable Dickens prescrit contre le suicide. Cela consiste en un verre de vin, un morceau de pain et du fromage, et une pipe de tabac."

"Il est bon d'aimer autant que l'on peut, car c'est là que gît la vraie force, et celui qui aime beaucoup accomplit de grandes choses et en est capable, et ce qui se fait par amour est bien fait ..."


Excellent livre pour comprendre l'âme tourmenté de Van Gogh et suivre sa relation difficile avec Gauguin.
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kenavo
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MessageSujet: Re: Les écrivains et les peintres   Ven 1 Mai 2009 - 20:01


Ecrire la peinture : De Diderot à Quignard

Citation :
La peinture est une poésie muette et la poésie une peinture aveugle. Léonard de Vinci

Les premières descriptions d’œuvres d’art en littérature remontent à l’Antiquité avec L’Iliade et L’Énéide – d’où le terme d’ekphrasis utilisé pour qualifier cet exercice de style, ce défi rhétorique qui consiste à donner à voir ce qui n’est pas sous les yeux, à restituer l’indicible beauté plastique par la magie des mots.
À la Renaissance, les deux Muses, l’Art et la Poésie se trouvent des affinités électives. Poètes et écrivains dès lors rivalisent d’audace et d’inventivité pour rendre compte de tableaux dans leurs œuvres.
Avec Diderot, le genre acquiert ses lettres de noblesse et entre dans l’histoire littéraire. Pendant plus de vingt ans, de 1759 à 1781, il excelle à rendre compte des Salons de peinture du Louvre où exposent les Chardin, Greuze, Vernet et autre Fragonard. Le ton est donné, libre et vif, sans demi-teinte dans les jugements de valeur, qu’ils écorchent ou qu’ils portent au pinacle. C’est cette liberté qui fera les grandes heures de la critique d’art au XIXe siècle avec Stendhal, Gautier, Baudelaire, Zola, Mirbeau… Leur prose vibrante et enlevée jouera un rôle important dans la reconnaissance des peintres de la modernité tels les impressionnistes (Manet, Monet notamment).
Au XXe siècle, les sphères de la peinture et de la littérature s’entrecroisent, voire se confondent ; peintres et écrivains partagent les mêmes sources d’inspiration, défendent les mêmes aspirations au renouveau esthétique. Ainsi naissent les grands duos « écrivain-artiste » : Proust-Monet, Apollinaire-Picasso, Breton-Ernst, Genet-Giacometti, Beckett-Van Velde, Leiris-Bacon… Plus que jamais, dans une émulation créatrice très féconde, la plume des uns devient le prolongement désigné du pinceau des autres.
En confrontant directement les œuvres picturales avec leurs commentaires littéraires, cette anthologie illustrée se propose d’explorer ce dialogue éternel entre les arts, cette fascination réciproque qui a donné naissance à quelques-unes des grandes pages de la littérature française. De Pompéi à Francis Bacon, en passant par Raphaël, Rubens et Delacroix, ce livre somptueux nous invite à une promenade parmi les chefs-d’œuvre de la peinture occidentale, sous le regard complice et éclairé de nos grands

celui-là faut le regarder en librairie.. trop cher pour acheter Crying or Very sad

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Sénèque
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coline
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MessageSujet: Re: Les écrivains et les peintres   Sam 2 Mai 2009 - 0:18

kenavo a écrit:

Ecrire la peinture : De Diderot à Quignard

En confrontant directement les œuvres picturales avec leurs commentaires littéraires, cette anthologie illustrée se propose d’explorer ce dialogue éternel entre les arts, cette fascination réciproque qui a donné naissance à quelques-unes des grandes pages de la littérature française. De Pompéi à...

J'imagine quece titre fait allusion à l'essai de Pascal Quignard: Le sexe et l'effroi?...
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kenavo
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MessageSujet: Re: Les écrivains et les peintres   Ven 19 Juin 2009 - 17:51

Très joli livre - avec peintures et graphiques, impression soignée..


Calasso Roberto Le rose Tiepolo
Citation :
Présentation de l'éditeur
Toute sa vie, Tiepolo aura peint sur commande pour les églises et les palais, couvrant de fresques jusqu'aux vastes plafonds de la Résidence de Würzburg ou du palais royal de Madrid. Dans son oeuvre s'anime toute la vie d'une époque - le dix-huitième siècle - qui l'admira sans se préoccuper de le comprendre. Il ne fut que plus facile à Tiepolo de lui échapper, et de livrer son secret à ses seules gravures, trente-trois Capricci et Scherzi. Chacune est comme le chapitre d'un roman noir, éblouissant et muet, peuplé de personnages hétéroclites et déconcertants : éphèbes épanouis et Orientaux ésotériques, Satyres et Satyresses, hiboux et serpents - et même Polichinelle et la Mort. De page en page, nous les retrouvons côtoyant Vénus, le Temps ou Moïse, Armide ou la cohorte des anges, Cléopâtre ou Béatrice de Bourgogne : une foule bigarrée, une troupe de bohémiens itinérants, cette " tribu prophétique aux prunelles ardentes " dont parle Baudelaire. Plus qu'un brillant intermède dans l'histoire de la peinture, l'art de Tiepolo fut une manière à travers laquelle les formes se manifestèrent, un certain style dans le déploiement de leur défi. Ses figures révèlent une fluidité sans effort ni obstacle. Toutes accédaient au ciel sans oublier la terre, incarnant une dernière fois la vertu suprême de la civilisation italienne : la sprezzatura. Nul mieux que Tiepolo ne sut donner à voir ce que Nietzsche appelait " l'Olympe de l'apparence ". Après La ruine de Kasch (1987), Les noces de Cadmos et Harmonie (1991), Ka (2000) et K. (2005), Le rose Tiepolo se présente comme le cinquième volet d'une oeuvre en devenir, dont les différents moments, fortement articulés entre eux, élaborent les matières les plus diverses, sans qu'aucun ne puisse être assigné à un genre établi. Le présent ouvrage, entre récit et essai, est enrichi de plus de quatre-vingts illustrations faisant contrepoint au texte, et réalise une véritable osmose entre l'image et le mot.

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Dernière édition par kenavo le Ven 17 Déc 2010 - 17:35, édité 1 fois
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bix229
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MessageSujet: Re: Les écrivains et les peintres   Ven 19 Juin 2009 - 19:50

Il y a aussi le Journal de Delacroix, celui de Gauguin, la correspondance de Van Gogh, les curiosités esthétiques de Baudelaire (sur Courbet autres),
les Mémoires de Benvenuto Cellini : celui-là j' en parlerai surement un jour.
Les écrits de Vasari sur les peintres toscans pour en citer quelques uns...
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kenavo
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MessageSujet: Re: Les écrivains et les peintres   Ven 24 Juil 2009 - 17:21


Philippe Delerm, Intérieur
Citation :
Présentation de l'éditeur
"LA LETTRE, comme un souffle d'ailleurs. On l'accueille avec une feinte désinvolture - tendre la main vers une lettre fait partie des gestes apparemment paisibles du rituel intime. Pourtant, les meubles et les murs changent soudain de nature. Même la cafetière, même ce peu de sucre fondu au fond de la tasse, même l'odeur éparse du café n'y peuvent rien - une lettre à la main, la maison se fait port, et l'on devient navire à quai."
Philippe Delerm rentre ici dans l'intimité d'un des plus grands peintres danois qui le touche particulièrement : Vilhelm Hammershoi (1864-1916). En observateur zélé, nanti de cette acuité tout animale, il s'immisce dans les toiles du peintre pour mieux nous raconter ce qu'il a vu et qui nous aura échappé. Déambulant dans cet intérieur - celui de la propre maison du peintre -, dans une demi-lumière qui préserve le secret, Philippe Delerm nous offre ici un texte qui réussit le tour de force de nous réapprendre ,à observer, éclaircissant la palette de ce peintre de l'intime, que d'aucuns qualifient comme le Vermeer danois.

extrait:


Jeune fille cousant (Anna Hammershoi) 1887

Près de la fenêtre elle s’est installée. C’est l’heure creuse de la matinée, elle ne sait plus l’heure. Au début, elle songeait à l’avancement de sont ourlet, mais à présent elle tire sur le fil avec une méticulosité machinale. Elle aime bien venir passer quelques jours chez son frère. Ici, le silence est différent. On sent qu’il est presque palpable, que les gestes quotidiens ne sont plus eux-mêmes. De temps en temps, elle ose demander :
-Mais pourquoi ne vas-tu pas peindre dehors ? Même ici, on ne parle que des impressionnistes français ! Tous les artistes vont chercher la lumière dans le ciel ou dans l’eau, dans les jardins. Et toi…
Il sourit, gentiment sarcastique. Ainsi, la petite Anna a des idées sur l’art, à présent ! Mais il attend que le silence soit retombé, et dit enfin, tout doucement :
-Pour moi, petit sœur, c’est ici que tout se passe.
Elle secoue la tête, dubitative pour la forme, mais d’avance convaincue. Elle reprend son aiguille. Elle connaît bien le vertigineux mystère qui dort dans les choses les plus simples. La couture.. Une soumission apparente, comme une immense rétention. Plus les mains semblent sages et routinières, plus la fièvre grandit au fond de soi. Coudre, c’est se garder. Il y des colères, des départs, de grands voyages immobiles – au bout du fil.
P.Delerm



le fil de Philippe Delerm est ici

Le fil de Vilhelm Hammershoi est ici

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Gudule
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MessageSujet: Re: Les écrivains et les peintres   Ven 24 Juil 2009 - 19:06

Je viens de terminer la lecture "De la décadence de la peinture italienne au XVIe siècle"" de Romain Rolland. Il s'agit de sa thèse latine.
Cette thèse peut intéresser à ceux qui apprécient l'élégance du français de Romain Rolland ainsi que son style limpide.
Un petit extrait concernant l'évocation de Rembrandt : "Il est protégé des imitations étrangères par la profondeur de sa sympathie poétique qui s'intéresse à tout ce qui l'entoure, et par le scrupule étonnant de son travail, qui méthodiquement veut se rendre maître du plus simple avant de passer au plus compliqué, qui ne hasarde rien avant d'être sûr de tout ce qu'il laisse derrière lui. Toute sa vie, il procède du particulier au général, du détail à l'ensemble ; à mesure qu'il vieillit, son esprit s'élargit, lentement, à coup sûr. Il est aussi sévère pour ses dessins que Léonard et Poussin."
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