Parfum de livres… parfum d’ailleurs

Littérature, forum littéraire : passion, imaginaire, partage et liberté. Ce forum livre l’émotion littéraire. Parlez d’écrivains, du plaisir livres, de littérature : romans, poèmes…ou d’arts…
 
Accueil*Portail*RechercherS'enregistrerMembresConnexion

Partagez | 
 

 Fulco di Verdura [Italie]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
animal
Tête de Peluche
avatar

Messages : 31549
Inscription le : 12/05/2007
Age : 36
Localisation : Tours

MessageSujet: Fulco di Verdura [Italie]   Sam 21 Mar 2009 - 20:07



Citation :
Fulco di Verdura fut un joaillier et designer de bijoux italien, né en 1898 près de Palerme et mort en 1978 au Royaume-Uni. Il s'est notamment illustré pour son travail chez Chanel et inspira largement la profession. Bien que de nationalité italienne, il vécut principalement en France, aux États-Unis, puis au Royaume-Uni.


Fulco Santostefano della Cerda, Duc de Verdura, naît à la Villa Niscemi, aux environs de Palerme, en 1899. Il est le fils du marquis Giulio et de Carolina Valguarnera, fille du prince de Niscemi. Sa sœur aînée, Maria Felice (qui épousera un Lequio di Assaba), est née deux ans auparavant, obligeant ses parents, qui vivent séparés, à retenter de mettre au monde un héritier. Après la naissance de leur fils, ils se sépareront définitivement et Fulco grandira dans les maisons grand-maternelles, avec sa mère et Maria Felice.

Elevé dans cette atmosphère fin de siècle qui inspira, dit-on, le roman Le Guépard écrit par son propre cousin, le duc Giuseppe Tomasi di Lampedusa, et dont Luchino Visconti devait tirer le célèbre film. Il semble que, pour paraphraser Albert Camus, «sa seule tâche fut de vivre et d'être heureux».
source : wikipedia

Une enfance sicilienne

par Edmonde Charles-Roux d'après Fulco di Verdura.

J'ai refermé le livre je ne sais toujours pas trop pourquoi. traduction/compilation des deux versions ai je cru comprendre de la postface (souvent plus maline que la préface rappelons le). Et comme je ne sais pas trop, je ne présente pas Edmonde Charles-Roux que je ne connais pas mais qui a certainement fait quelque chose bien en nous mettant ce livre/travail dans les mains.

Enfin, c'est pas tout ça... c'est que c'est suite à des recommandations parfumées un extrait parlant pamplemousse que je l'ai lu. Place aux choses sérieuses !

Des souvenirs d'enfance d'un sicilien de bonne famille dont on comprend à demi mots(quand on ne connait pas son histoire avant de lire le livre) que sa vie a beaucoup changé. Le livre est un catalogue mi géographique mi chronologique de la vie de Fulco di Verdura entre quatre ans et la douzaine environ.

Je passe rapidement sur l'aspect historique surprenant... un mélange "vrai" d'ambiance XVII et XVIIIème débordant sur ce début de XXème siècle, un monde à part dans une culture à part sur une île aux influences diverses mais... un peu à part. Perméable et traditionnelle à la fois. On découvre une foule de choses à peine croyable et diablement intéressantes. A lire avec des yeux tout ronds ! (et les descriptions de Palerme... )

C'est déjà bien c'est vrai, mais on pourrait craindre un côté vieillot un peu convenu, poussiéreux, nostalgique tirant sur le larmoyant, bref la lecture intéressante mais poussive et avec laquelle on se sent fatalement et à regrets en décalage.

Et bien pas du tout, pas une seconde. C'est une histoire, DES histoires, qui recherchent l'état d'esprit du bonheur qu'elles racontent. Mené par une grande franchise on découvre un monde incroyable avec une désarmante simplicité, l'attention à l'atmosphère, aux détails, beaux et moins beaux, l'attachement... la curiosité, le jeu, l'attente. Le lecteur l'a servi sur un plateau, on lit avec plaisir les anecdotes, les descriptions et on sent le soleil et les ombres. Il y a une grande générosité dans l'état d'esprit et la manière de raconter, de faire découvrir. C'est le même genre de plaisir qu'avec les mille et une nuits, des histoires à la frontière du merveilleux, ce sont des souvenirs mais c'est écrit pour partager des instants de bonheur, de plaisir.

La condition sociale de ce jeune garçon (et ce qu'il est devenu sans doute) font que si le décors est privilégié, c'est son regard et son ouverture (et ses doutes) qui donnent toute sa saveur au livre.

Très très agréable moment. Merveilleux de curiosité, et une porte ouverte sur la Sicile qu'on referme l'eau à la bouche (ça cause manger là-dedans avec des arguments variés et imparables).

panda


quatrième de couverture a écrit:
La Sicile du début du siècle, ses palais, ses jardins, ses fêtes, ses m?urs qui semblent plonger dans un passé fabuleusement éloigné, sa splendeur et sa folie, voilà qui nous est restitué dans ce livre unique, écrit par le duc Fulco di Verdura en son âge avancé, moins pour faire ?uvre littéraire que pour conserver dans le souvenir une époque à jamais révolue.

Edmonde Charles-Roux a mis toute sa connaissance de la Sicile et tout son talent de romancière à traduire et adapter, quand il le fallait, ce texte d'un délicieux anachronisme qui emportera le lecteur dans un monde drôle, savoureux, exotique. Il y apprendra comment on élevait un jeune aristocrate à Palerme avant la Première Guerre mondiale, quelle impression mémorable causa l'arrivée d'un chameau dans la maison paternelle ; pourquoi et comment sainte Rosalie est devenue la patronne et protectrice de la capitale sicilienne, quelle fonction symbolique était assignée aux cinq rangées de loges de l'Opéra ; et mille autres détails qui le plongeront dans ce même univers merveilleux où le prince de Lampedusa avait déjà puisé la matière de son Guépard.

Ce témoignage écrit avec fraîcheur et malice sur une des provinces les plus curieuses de l'Europe est fait pour émouvoir, divertir, enchanter quiconque aime se dépayser par les livres. Quel plus beau voyage rêver que cette remontée capiteuse jusqu'aux temps où Palerme vivait les dernières heures d'une civilisation à nulle autre pareille et d'autant plus éclatante que les rayons du déclin la touchaient.

rem : je le place peut être à tort dans la rubrique "Littérature italienne", parce qu'après tout ce sont des mémoires, je le place dans un fil Fulco di Verdura qui n'a rien écrit d'autre et le livre se trouve sous le nom de la traductrice (souvenir de la commande du libraire) mais... c'est très vivant, il y a un sens trop plaisant de la manière de raconter une histoire pour que je ne le mette pas là avec le petit espoir qu'il y fera plus facilement plaisir à quelques curieux.

(et merci encore à bix colibri et nezumi trémousse... )

_________________
Je suis snob, j'ai lu un Mickey Spillane.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
bix229
Parfum livresque
avatar

Messages : 24644
Inscription le : 24/11/2007
Localisation : Lauragais (France)

MessageSujet: Re: Fulco di Verdura [Italie]   Sam 21 Mar 2009 - 20:17

Merci à toi, Animal, j' ai toujours dit que tu étais un bon lecteur !

mes impressions:

Fulco Santostefano della Cerda, duc de Verdura a connu une enfance dorée dans un cadre idyllique : la villa Niscemi près de Palerme.
En plus, l'auteur qui avait l'ame romanesque, semble avoir privilégié les "jolis petits raccords" qui comblent les zones d'ombre du souvenir.
Et puis il nous décrit avec sensibilité son extravagante famille et toutes
leurs extravagances personnelles et collectives.
Il y avait pr exemple une ménagerie qui regroupait des animaux très exotiques. Mais la
famille n'est pas mal non plus !...
Voilà, Fulco di Verdura promène le regard émerveillé -et chanceux-  d'un
enfant du siècle : le 20e à ses débuts et nous décrit un monde privilégié
et disparu.
Pas tellement différent d'ailleurs de celui du Guépard qu'il aurait peut etre
inspiré.
J'avais lu ce livre dans une édition de Grasset. On doit pouvoir le trouver
encore.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kenavo
Zen Littéraire
avatar

Messages : 63291
Inscription le : 08/11/2007

MessageSujet: Re: Fulco di Verdura [Italie]   Sam 21 Mar 2009 - 20:18

Merci pour ce fil Animal,

Nezumi m'avait déjà donné envie de le lire:
nezumi a écrit:
Je confirme, c'est un livre qui a fait le régal de mon adolescence.
Je me rappelle en particulier de l'étymologie marrante qu'il faisait du mot "pamplemousse" en italien . Pour lui "pampaleone" signifiait le lion de la pampa.
Je sais qu'Edmonde Charles-Roux a joué un rôle important dans l'édition française du roman, mais je ne me souviens plus lequel exactement (traductrice ? éditrice ?).
Il faudrait que je le retrouve chez mes parents.

_________________
La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque


Dernière édition par kenavo le Sam 25 Juin 2016 - 13:46, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bédoulène
Abeille bibliophile
avatar

Messages : 17271
Inscription le : 06/07/2007
Age : 72
Localisation : Provence

MessageSujet: Re: Fulco di Verdura [Italie]   Sam 21 Mar 2009 - 21:37

Animal merci pour ton commentaire savoureux comme ce livre donc tu nous mets l'eau à la bouche Very Happy

L'écrivain Edmonde-Charles-Roux ( issue d'une vieille et fortunée famille d'industriels et armateurs marseillais.)était la troisième Femme de Monsieur Gaston Defferre Maire de Marseille durant 33 ans.

à tantôt

_________________
Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour soi est un esclave. » Friedrich Nietzsche
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
animal
Tête de Peluche
avatar

Messages : 31549
Inscription le : 12/05/2007
Age : 36
Localisation : Tours

MessageSujet: Re: Fulco di Verdura [Italie]   Sam 21 Mar 2009 - 22:14

bix229 a écrit:
Merci à toi, Animal, j' ai toujours dit que tu étais un bon lecteur !
à moins que ça ne dépende des auteurs ? sourire

extraits !

Citation :
Au terme de ces rêveries, il me fallait saluer la chère Toré et lui promettre qu'à notre prochain voyage sur le continent,nous ne manquerions pas, ainsi que nous le faisions chaque année, de soustraire à son intention une pincée de terre, prélevée dans le jardin des Tuileries.
Aucun cadeau ne pouvait la toucher d'avantage.
Enfermé dans une bonbonnière, il lui était remis à notre retour avec cérémonie. Et nous attendions, pour nous retirer, qu'elle ait versé quelques larmes.
Le lien de la noble dame avec la Révolution française n'était pas banal. Son propre père, comme cela était encore la coutume, avait été marié à l'âge de quatorze ou quinze ans. Ce mariage à l'ancienne lui avait donné pour épouse une petite fille de son âge. Ils avaient l'un et l'autre environ dix-huit ans en 1794. La jeune épouse avait péri sur l'échaffaud, tandis que le comte de La Trémoille fut sauvé, in extremis, par les journées de Thermidor et la chute de l'Incorruptible.
Le veuf ne se remaria qu'à soixante ans passés. Il eut deux filles, dont l'ainée était notre "chère Toré". C'est ainsi qu'à dix ou douze ans, je posais un regard interrogateur sur la vieille dame aux joues striées de blanc, installée dans son fauteuil comme un personnage de roman. A l'instant de prendre congé d'elle, je me disais que j'allais baiser la main d'une femme dont la belle-mère, morte guillotinée en l'an II avait été contemporaine de Saint-Just et de Robespierre.
Quand bien des années plus tard, j'évoquais son souvenir, elle m'apparaissait sous les traits d'une sorte de dame de pique sicilienne.


Citation :
Dans la plupart des pays civilisés ce sont des personnages attrayants qui, le jour de Noël, apportent leurs cadeaux aux enfants : Santa Claus, le Père Noël etc. En Italie, c'est déjà autre chose : la distribution des cadeaux a lieu le jour de la fête des Rois, et ce n'est pas un aimable vieillard vêtu de rouge qui joue les donateurs, mais la Befana, une sorcière voyageant à cheval sur son balai. Elle vient récompenser les bons enfants, tandis que les méchants n'ont droit qu'à cendres et poussière.
Quant à la Sicile, où rien ne se passe comme ailleurs, elle ne connaissait de mon temps ni le Santa Claus des pays du Nord, ni le Père Noël des Français, ni la Befana des Italiens. C'étaient I Morti (les défunts) qui déposaient les cadeaux au pied du lit des enfants, et leur visite avait lieu dans la nuit du 1er au 2 Novembre.
L'Eglise chercha, en vain, à mettre un terme à l'antique usage en quoi elle voyait une survivance des temps païens. Mais l'île ne se laissa pas troubler par les voix qui, depuis le continent, la menaçaient dans ses coutumes, et les Morts de Sicile, aujourd'hui encore, tiennent lieu de Père Noël aux petits enfants. Pourquoi en eût il été autrement ? Pour ma part, peut-être parce que je suis aussi Sicilien qu'il est possible et d'ascendance espagnole de surcroît, je n'ai jamais été choqué par cette intrusion des Morts dans la vie quotidienne des enfants et ne l'ai jamais jugée macabre. Il me semblait que les attentions dont j'étais l'objet témoignaient du désir de mes grands-parents de m'être agréables et m'apportaient la preuve que le bébé dont ma mère avait si cruellement ressenti la perte, mon frère aîné tôt disparu, veillait sur moi depuis l'au-delà. En fait, je trouvais à cette activité des Morts une qualité mélancolique, certes, mais naturelle. La Sicile était terre de contrastes. Elle ignorait les demi-teintes. Encet univers de montagnes dénudées, de roches escarpées, de ravins sans fond, de paysages lunaires, plus secs que de vieux os abandonnés au soleil, mais aussi de vallées fraîches, d'orangeraies embaumées, de blondes plages et d'oliveraies argentées, il me semblait normal qu'entre ces deux extrêmes, entre les ténèbres et l'écrasante lumière, la Mort eût sa place. Il fallait bien, n'est-ce pas, qu'elle fût quelque part? Aussi n'y avait-il pas lieu de s'étonner que, bien que nous rangeant parmi "les gens évolués" qui célébraient Noël selon la mode étrangère, autour d'un sapin planté en plein salon, nous n'en renoncions pas, pour autant, à fêter aussi I Morti à la mode sicilienne.

(ce qui veut dire qu'après quand vous lirez ce livre vous aurez une description de la fête.)

A part pour sa toute fin, j'ai pensé à sa lecture (et je pense encore) que c'est à ma grand-mère que j'aurai été très heureux de le faire lire. Impression assez spontanée qui affirme un peu plus ma sympathie pour ces pages...

Merci pour les précisions Bédoulène singe !

_________________
Je suis snob, j'ai lu un Mickey Spillane.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Fulco di Verdura [Italie]   Dim 22 Mar 2009 - 19:23

Merci pour cette présentation Animal, qui, espérons-le, vaudra à Une enfance sicilienne tous les lecteurs qu'il mérite!

Ce livre délicieux et à l'humour omniprésent est à mettre entre toutes les mains, des grands comme des plus jeunes. J'avais une dizaine d'années quand je l'ai découvert, et je l'ai relu avec un plaisir absolument intact il y a quelques mois. Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
animal
Tête de Peluche
avatar

Messages : 31549
Inscription le : 12/05/2007
Age : 36
Localisation : Tours

MessageSujet: Re: Fulco di Verdura [Italie]   Dim 22 Mar 2009 - 19:57

singe

reprenons ce passage essentiel :

Nezumi a écrit:

Citation :
En plein milieu de "notre sanctuaire de Pomone" - c'était ainsi que les membres cultivés de notre famille désignaient notre verger - , croissait un arbre probablement très ancien, au tronc noueux, aux branches présentant des courbures et des renflements, et si lourdes, ces branches, qu'il fallait qu'elles soient soutenues à l'aide de puissants échalas. Car malgré son grand âge, l'arbre portait encore des fruits en quantité. Fort bizarres, ces fruits...De grosses boules d'un jaune pâle. Quant à la fleur, elle exhalait un parfum subtil et ressemblait à une géante zagara - c'est le mot, chez nous, pour fleur d'oranger.
Les jardiniers avaient donné un nom au vieil arbre. Ils l'appelaient le "pampaleone", vocable que personne ne s'expliquait, et ils avaient déclaré que ses fruits n'étaient pas comestibles. Ce verdict, autant que ce nom magnifique aux troublantes résonances africaines - maintenant encore, malgré les années, je continue à assimiler le vénérable centenaire à l'image d'un "lion du désert" -, tout cela conférait au pampaleone un attrait irrésistible. Bien sûr, je me laissai aller à la tentation du fruit défendu: il était acide à en grincer des dents et je le jetai dégoûté. Une fois de plus, je fus sévèrement réprimandé par Pipitone, le chef jardinier, qui m'assura que j'avais risqué gros et qu'il savait ce qu'il disait lorsqu'il affirmait qu'un enfant moins robuste que moi serait tombé raide mort.
Des années, bien des années plus tard, me remémorant cet incident, je réalisai que le dangereux "pampaleone" n'était qu'un inoffensif pamplemousse. Mais rares , à l'époque, étaient les Siciliens qui en connaissaient le goût et le nom. La vogue du fruit que redoutait tant Pipitone n'avait pas encore passé l'Atlantique, pas plus du reste que la coutume étrangère, qui veut qu'il soit servi coupé en deux et tristement présenté "à l'américaine", posé sur son lit de glaçons comme sur une couche mortuaire, paré de sa rituelle cerise.
p.12-13
Une Enfance sicilienne, Fulco di Verdura

Beaucoup de parfumés pourront trouver dans ce livre des passages aptes à nourrir leurs addictions... ce Fulco sait donner à plusieurs reprises l'envie de se risquer à l'opéra... avec ses souvenirs de gamin de sept ans !

_________________
Je suis snob, j'ai lu un Mickey Spillane.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
bix229
Parfum livresque
avatar

Messages : 24644
Inscription le : 24/11/2007
Localisation : Lauragais (France)

MessageSujet: Re: Fulco di Verdura [Italie]   Dim 22 Mar 2009 - 20:12

Voilà, tout est dit ou presque... A vous de jouer, lecteurs zattentifs ! Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bédoulène
Abeille bibliophile
avatar

Messages : 17271
Inscription le : 06/07/2007
Age : 72
Localisation : Provence

MessageSujet: Re: Fulco di Verdura [Italie]   Dim 17 Mai 2009 - 19:05

Un délice ce livre qui exhale tous les parfums de la Sicile ; parfums de fleurs, de mer et de montagne, de glaces à dévorer, parfum des saisons.
Descriptions imagées des palais, des rues, des animaux et des gens à travers les souvenirs tenaces de Fulco de Verdura.

Facéties , rêves et peurs d'enfance que nous raconte Fulco si elles sont extraordinaires n'en sont que plus crédibles à la lecture de la postface.

L'amour que Fulco enfant porte à la Villa Niscemi la rend humaine, c'est la "nourrice de l'enfant", en son sein il se sent aimé ; au-delà de cette habitation est l'étranger.

L'Histoire de la Sicile à travers l'histoire des Palais, des Aristocrates, l'évocation du Roi et de Garibaldi ajoute à la compréhension de la Société à laquelle Fulco et sa Famille appartiennent.

Beaucoup de sincérité, d'amour, d'humour dans l'écriture de ces souvenirs, notamment les rapports entre les membres de la Famille mais également le regard porté sur "les autres".

Je pense qu'Edmonde-Charles-Roux a fait une traduction très intéressante du texte de Fulco di Verdura.


conciliabule : J'ai bien pensé à Marko qui est atteint comme Fulco le dit : de "maladie d'opéra"

quelques extraits :









à tantôt

_________________
Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour soi est un esclave. » Friedrich Nietzsche
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
bix229
Parfum livresque
avatar

Messages : 24644
Inscription le : 24/11/2007
Localisation : Lauragais (France)

MessageSujet: Re: Fulco di Verdura [Italie]   Dim 17 Mai 2009 - 19:24

Bravo Bédoulène !

Après Nezumi, Animal, vous savez ce que vous pouvez lire, quand vous ne
savez pas quoi lire...
Moi, je vais le racheter parce que je ne l' ai plus...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Fulco di Verdura [Italie]   Dim 17 Mai 2009 - 20:02

Merci Bédoulène pour tes mots qui traduisent si bien tout le plaisir qu'on a à lire ces beaux souvenirs... cheers
Revenir en haut Aller en bas
Epi
Escargote Zen
avatar

Messages : 14255
Inscription le : 05/03/2008
Age : 57
Localisation : à l'ouest

MessageSujet: Re: Fulco di Verdura [Italie]   Lun 18 Mai 2009 - 21:36

Je l'inscris sur ma LAL, celui-ci est vraiment très très tentant !

_________________
Let It Be
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pia
Zen littéraire
avatar

Messages : 6474
Inscription le : 04/08/2013
Age : 48
Localisation : Entre Paris et Utrecht

MessageSujet: Re: Fulco di Verdura [Italie]   Mer 27 Juil 2016 - 15:49

Une enfance Sicilienne

Ce livre retrace donc l’enfance Sicilienne de Fulco di Verdura. Une enfance dans une famille qui vit selon des règles aristocratiques en déclin. Une enfance dorée, protégée, douce sans véritable souffrance dans une famille qui vit en autarcie et ne sort pas du cercle qui se suffit à lui-même. Les personnes qui forment sa famille sont sa sœur, fougueuse, joyeuse, railleuse avec qui il fait les quatre cents coups, sa mère aimante à l’excès, sa grand-mère douairière et bienveillante et son père qui, pour sauver les apparences fait encore partie de sa vie mais qui s’occupe ailleurs. Le livre est composé jusqu’à la fin de thèmes qu’il, qu’elle (avec son aide), passent en revue. Les jardins, qui sont une grande source d’émerveillement pour le petit Fulco, ainsi que les animaux, et pour ne pas les nommer….Les chiens. La villa Niscemi, où il est né, qui a été le terrain de toutes ses expériences et pour la quelle il garde une grande nostalgie. Les Gouvernantes, les serviteurs, les fêtes religieuses qui sont nombreuses en Sicile, les habitudes culinaires qui donnent l’eau à la bouche. Un récit qui nous plonge dans les odeurs, les saveurs, les couleurs de la Sicile et nous raconte une époque révolue. Edmonde Charles-Roux sait croquer les personnages comme personne.

Fulco di Verdura est devenu un joaillier, un designer de bijoux de renom. Il a beaucoup travaillé avec Coco Chanel. C’est lui qui a créé les deux bracelets « croix de Malte » qu’elle a porté jusqu’à la fin de sa vie.

J'ai mis des extraits délicieux un peu partout donc si vous voulez rechercher.....




_________________
Celui qui veut imiter la démarche de l'autre ne fait que perdre la sienne. Proverbe Persan
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
animal
Tête de Peluche
avatar

Messages : 31549
Inscription le : 12/05/2007
Age : 36
Localisation : Tours

MessageSujet: Re: Fulco di Verdura [Italie]   Mer 27 Juil 2016 - 21:22

huhuhu. impatient content

et ça réveille les souvenirs...

_________________
Je suis snob, j'ai lu un Mickey Spillane.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Marko
Faune frénéclectique
avatar

Messages : 17930
Inscription le : 23/08/2008
Age : 49
Localisation : Lille

MessageSujet: Re: Fulco di Verdura [Italie]   Mer 27 Juil 2016 - 22:15

Comme quoi les fils qui remontent sont les bienvenus! Animal, Bix, Nezumi, Bédoulène (qui me prend par le sentiments avec la maladie de l'opéra !!) et Pia.... C'est vendu !! cheers

_________________
"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
Francois Noudelmann (Tombeaux: d'après La Mer de la Fertilité de Mishima).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Fulco di Verdura [Italie]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Fulco di Verdura [Italie]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Halloween en Italie
» La storia dell'Unità d'Italia per ragazzi a fumetti - L'histoire de l'unification de l'Italie pour les enfants en bande dessinée
» l italie a moto
» Recherche d'un emploi d'ingénieur système orienté Linux... En Italie
» venise (italie)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Parfum de livres… parfum d’ailleurs :: Le cœur du forum : Commentons nos lectures en toute liberté… :: Littérature italienne, grecque et turque (par auteur ou fils spécifiques)-
Sauter vers: