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 Dawn Powell

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kenavo
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MessageSujet: Dawn Powell   Dawn Powell EmptyVen 3 Avr 2009 - 17:48

Dawn Powell Dawnpo10

Née en 1896 à Mount Gilhead, dans l’Ohio, Dawn Powell s’envole pour New York à l’âge de dix-huit ans. Elle y vivra jusqu’à sa mort en 1965. Elle se maria à 42 ans à un publicitaire alcoolique. Égérie du milieu littéraire, elle fréquente Nabokov, Hemingway, Dos Passos ou encore Dorothy Parker.

Elle est l’auteur d’une quinzaine de romans, dont quatre ont été publiés à Quai Voltaire : Tourne, roue magique (2000), Les sauterelles n’ont pas de roi (2001), L’Éperon doré (2003) et Le Café Julien (2008) de dix pièces de théâtre, et d’innombrables nouvelles destinées à des revues littéraires.

Dans son oeuvre, elle dissèque et brocarde New-York, des belles demeures de la Cinquième Avenue aux studios d’artistes de Greenwich Village.

Source : son éditeur

Pour en savoir plus : wikipedia (en anglais)

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MessageSujet: Re: Dawn Powell   Dawn Powell EmptyVen 3 Avr 2009 - 17:48

Si on parle d’une certaine génération de femmes auteures à New York, je pense à Dorothy Parker (c’est presque pas croyable que son fil manque encore chez les Parfumés Wink ), Grace Paley, Isabel Bolton (malheureusement pas ou peu traduit en français) et puis Dawn Powell.

Je l’ai découvert il y a pas mal d’années avec son roman Le Café Julien. Ma prédilection pour romans qui se déroulent à New York, j’en ai lu d’autres d’elle: une part de son œuvre se consacre à montrer la vie dans des petites villes d’Amérique, l’autre part se joue à New York, notamment Greenwich Village.

Avec une traduction en français de son roman Une époque exquise et Le Café Julien (version poche) qui vont sortir en cours d’avril, j’ai voulu lui ouvrir ce fil.

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MessageSujet: Re: Dawn Powell   Dawn Powell EmptyVen 3 Avr 2009 - 17:49

Dawn Powell Ae154
Le Café Julien

Citation :
Présentation de l'éditeur
Brasserie à la française, le Café Julien, à New York, est dans les années 40 un lieu incontournable. Certains ne font que s'y croiser, d'autres s'y retrouvent régulièrement pour se lamenter et rêver de gloire future en sirotant un brandy. Les uns sont riches, fréquentent le grand monde ; les autres sont miséreux, saisissent la moindre occasion de se faire payer un verre. Tous ont cependant le sentiment d'avoir une histoire commune et, lorsque le Café ne sera plus, ce seront autant de destins qui disparaîtront : " Ceux qui avaient été liés par le Julien se dispersèrent comme des brins de paille lorsque la corde qui retient la botte est coupée, et se souvinrent du nom et du visage de chacun comme des éléments d'un rêve qu'ils ne referaient jamais. "
Dans ce roman à l'humour acide, Dawn Powell, souvent comparée à Dorothy Parker, montre tout son talent de satiriste. C'est un univers fitzgéraldien qu'elle dépeint : hypocrisie, souci de renommée, frivolité...

Probablement à cause de la similitude de certains sujets dans ses romans concernant New York, Dorothy Parker a jeté une ombre sur Dawn Powell qui en tout cas n’a pas pu vivre pendant toute sa vie de sa plume.
Et elle l’aurait tellement méritée.

Tous les romans que j’ai lus d’elle, m’ont attirée à cause de son écriture limpide et sobre mais qui sait bien cacher son attrait en dessous. Dawn Powell n’était peut être pas aussi sarcastique que Dorothy Parker et certainement pas si sombre que Paula Fox – mais en mélangeant un peu les qualités de ces deux grandes dames de la littérature américaine, je pense qu’elle se trouve en très bonne compagnie.

N’hésitez pas de faire connaissance avec elle, vous allez faire un voyage en arrière en ce qui concerne un New York presque provincial qui n’existe certainement plus – mais les états d’âmes des personnages décrits sont tout à fait d’actualité et n’ont à mon avis pas vieillis.

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MessageSujet: Re: Dawn Powell   Dawn Powell EmptyJeu 18 Juin 2009 - 20:11

Panier de crabes sauce piquante


Astrid Eliard
18/06/2009


Dawn Powell dresse le portrait d'une jeune provinciale devenue la reine de Manhattan à force de manipulations.
«Une époque exquise» de Dawn Powell - Ce roman de 1942 égratigne le cynisme de l'élite new-yorkaise qui soignait sa vie mondaine en tricotant des chaussettes pour les réfugiés européens.

Exquise vraiment, cette époque où l'on bombarde l'Angleterre, où la France est coupée en deux. Exquis, les mois qui précèdent Pearl Harbor. Dans ces temps-là, les gens huppés de Manhattan tricotent des chaussettes pour les réfugiés, mais gardent un œil sur l'essentiel : le plan de table de leur prochain dîner. Dans cette société, la politique est un devoir, les crèmes de nuit Elizabeth Arden aussi. Il serait immoral de s'afficher dans un tailleur mal coupé. Et d'être affublé de la mauvaise coupe de cheveux ! Dans Une époque ex­quise, publié aux États-Unis en 1942, Dawn Powell ne fait qu'une bouchée de l'élite new-yorkaise des années 1930. Sa recette : dans un panier de crabes, accommodez un magnat de la presse, une journa­liste vedette et une petite provinciale au cœur brisé, faites bouillir, comptez les points.

Les ingrédients de la belle vie

Amanda Keeler est la reine de Manhattan. Ses belles toilettes, ses galas de charité, son accent chic, tout laisse à penser qu'elle est née avec une cuiller en argent dans la bouche. En réalité, elle vient d'une petite ville de l'Ohio et a été élevée par une belle-mère esthéticienne - de quoi être bannie du Bottin mondain. Son seul talent est d'avoir fait un beau mariage, avec Julian Evans, propriétaire d'un important groupe de presse.

Amanda n'a pas d'amis, seulement des relations, et avec eux, c'est donnant donnant. Aussi, quand elle vient à la rescousse d'une ancienne camarade de ­classe de Lakeville pour lui trouver une situation à New York, on peut douter de sa sollicitude. Vicky sort d'un chagrin d'amour et souhaite refaire sa vie. En claquant des doigts, Amanda Keeler lui trouve un emploi dans un journal immobilier, un studio tout confort et un cavalier pour les dîners en ville, Ken Saunders.

Tous les ingrédients de la belle vie. Sauf que le studio sert de garçonnière à la bienfaitrice, que Ken Saunders est l'amant d'Amanda, et que Vicky a le très mauvais goût de tomber amoureuse de lui. Si jamais le mari trompé apprenait cet adultère, c'en serait fini du règne d'Amanda. Fini, le succès des livres qu'elle n'écrit pas, gâchée, sa belle carrière d'imposteur dans les plus grands journaux du pays. Dawn Powell, qui est moins cynique que ses personnages, met la chance du côté des bons, des honnêtes. Rien n'est plus drôle que de pénétrer dans les salons d'Amanda Keeler, dignes des Verdurin, d'écouter les conversations, de voir les petites humiliations qui s'y trament. À une époque, ex­quise, où l'Atlantique n'est plus qu'une «goutte d'eau entre la flamme d'un côté et la dynamite prête à exploser de l'autre», il reste les personnages de Dawn Powell pour s'enquérir d'un problème majeur : quelle tenue porter lors d'un bombardement ?


source

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MessageSujet: Re: Dawn Powell   Dawn Powell EmptyJeu 18 Juin 2009 - 21:43

kenavo a écrit:
Si on parle d’une certaine génération de femmes auteures à New York, je pense à Dorothy Parker (c’est presque pas croyable que son fil manque encore chez les Parfumés Wink )
J'ai La vie à deux dans ma PAL depuis un moment, il y aura donc très probablement un fil pour elle (avant la fin de l'année Laughing )

Quant à Dawn Powell, elle m'intéresse pas mal, en plus aux éditions Quai Voltaire aime
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MessageSujet: Re: Dawn Powell   Dawn Powell EmptyJeu 31 Mai 2012 - 12:07

L'île joyeuse

Présentation de l'éditeur
New York, années 1930. le petit monde du spectacle et des médias, de la nuit et des scandales, s'agite aux lueurs d'une insouciance hystérique. Dans cette ambiance débridée, plusieurs êtres singuliers se débattent avec leur destinée. Parmi eux, Jefferson Abbott, jeune dramaturge intègre et taciturne de l'Ohio, débarqué dans la Grande Pomme pour monter sa pièce. Sa route croise bientôt celle de Prudence Bly, son amour de jeunesse, devenue vedette de cabaret, qui règne sur le tout-New York avec Jean Nelson, sa grande rivale. Témoignage drôle et acerbe de la frénésie mondaine de l'époque, L'Ile joyeuse consacre son auteur comme une des plus grandes satiristes américaines. Dawn Powell offre un tableau résolument moderne, pour 1938, de la communauté homosexuelle de New York, faisant fi d'un puritanisme bien-pensant et défrichant le chemin vers une littérature de moeurs décomplexée.


Rivalités amoureuses, faux-semblants, petites trahisons, chacun cherche sa place dans un New York d’adoption, chacun cherche a passer pour ce qu’il n’est pas, à faire sa place au soleil quitte à se renier.
C’est superficiel et ennuyeux, rien n’accroche, on se fiche éperdument de ce qui peut arriver aux personnages, trop nombreux, à peine ébauchés, on s’y perd, on se lasse et on abandonne au bout de 150 pages (sur 300). Cela se veut piquant et audacieux, c’est juste insipide et soporifique.

J’essaierai peut-être quand même Panier de crabe sauce piquante que Kenavo a présenté parce que je ne veux pas rester sur cette mauvaise impression et qu'il faut au moins un deuxième essai pour la confirmer (ou pour changer d'avis).

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MessageSujet: Re: Dawn Powell   Dawn Powell EmptyVen 1 Juin 2012 - 8:12

Epi a écrit:
J’essaierai peut-être quand même Panier de crabe sauce piquante que Kenavo a présenté parce que je ne veux pas rester sur cette mauvaise impression et qu'il faut au moins un deuxième essai pour la confirmer (ou pour changer d'avis).
je ne sais pas si tu vas y trouver ton bonheur.. côté piquant et audacieux, il faudrait vraiment plutôt aller du côté de Dorothy Parker.. Dawn Powell n'entre pas pour moi dans cette catégorie, je l'ai toujours aimé lire à cause de ses captures d'atmosphère new-yorkaise des années 30/40..

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MessageSujet: Re: Dawn Powell   Dawn Powell EmptyVen 1 Juin 2012 - 11:56

Dans ce que j’ai pu lire à son propos, on parle d’ironie et de satire, de non conformisme, de critique acerbe d’un certain milieu new yorkais, etc. et je n’ai pas du tout retrouvé cela dans L’ile joyeuse. Je ne cherche pas forcément du piquant mais quelque chose quand même d'un peu plus consistant. C’est peut-être juste ce livre qui apparemment n’est pas considéré comme son meilleur ? Ou bien ce n'est peut-être simplement pas un auteur pour moi Very Happy
De Dorothy Parker, je n’ai lu que La vie à deux et je la préfère effectivement à Dawn Powell mais bon, c’est difficile de se faire vraiment une opinion sur une seule lecture, c’est pourquoi j’envisage d’en faire une deuxième un de ces jours.


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MessageSujet: Re: Dawn Powell   Dawn Powell EmptySam 2 Juin 2012 - 7:42

Epi a écrit:
c’est difficile de se faire vraiment une opinion sur une seule lecture, c’est pourquoi j’envisage d’en faire une deuxième un de ces jours.
d'accord avec toi.. et on va se retrouver alors à ce moment sur ce fil Wink

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