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 Iain Pears

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Eve Lyne
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MessageSujet: Iain Pears   Lun 6 Avr 2009 - 20:31



Source Evene.

Citation :
Iain Pears est un historien de l'art et un romancier britannique né en 1955 à Coventry en Angleterre.

Après un doctorat d'Histoire de l'art à Oxford, ce spécialiste de la peinture anglaise du XVIIe siècle a travaillé à la BBC, sur Channel 4 et sur ZDF avant de devenir journaliste chez Reuters : il devient alors correspondant pour l'agence de presse de 1982 à 1990 en Italie, aux Etats-Unis et en France.

Il est venu tardivement au roman historique, dont il est aujourd'hui l'un des maîtres incontestés. Après sept polars situés dans le monde de l'art, il rencontre un succès fracassant avec 'Le Cercle de la Croix', un livre ambitieux sur l'Angleterre élisabéthaine. La structure sophistiquée de ce roman a tenu en haleine des millions de lecteurs : la même histoire est racontée par quatre narrateurs qui dévoilent, chacun à leur tour, leur version des faits, jusqu'au coup de théâtre final. Dans 'Le Songe de Scipion' (2002), la structure narrative est encore plus complexe : trois histoires, se déroulant à trois périodes différentes, se relaient tout au long du roman dont on ne perd jamais le fil. En 2006, Iain Pears sort son troisième roman 'Le Portrait'.

Ses romans historiques sont :

- Le Cercle de la Croix,
- Le songe de Scipion,
- Le Portrait.

Ses romans policiers artistiques sont :

- L'Affaire Raphaël,
- Le Comité Tiziano,
- L'Affaire Bernini,
- Le Jugement dernier,
- Le mystère Giotto,
- L'énigme San Giovanni,
- Le Secret de la Vierge à l'Enfant.


Dernière édition par Eve Lyne le Lun 6 Avr 2009 - 22:41, édité 1 fois
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Nathria
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MessageSujet: Re: Iain Pears   Lun 6 Avr 2009 - 20:39

J'avais beaucoup aimé "Le songe de Scipion", à mon souvenir, trois personnages, trois époques, trois histoires qui s'entrecroisent... En tous les cas, je m'en rappelle en bien!
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Eve Lyne
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MessageSujet: Re: Iain Pears   Lun 6 Avr 2009 - 23:22

LE COMITE TIZIANO.

Une femme est retrouvée morte par le jardinier des Giardinetti Reali à Venise. Il s'agit d'un des six membres du comité Tiziano qui s'occupe de répertorier et d'authentifier les œuvres du Titien.

Aussitôt la Brigade romaine chargée de la sauvegarde du patrimoine artistique envoie une enquêtrice, Flavia di Stefano. Cette dernière, avec l'aide de Jonathan Argyll, un négociant d'art qui séjourne temporairement à Venise pour acheter un tableau, va tenter de démêler les fils de l'intrigue.

Les morts s'enchaînent alors que des tableaux disparaissent. L'affaire serait-elle plus compliquée que les apparences ne le laissaient penser ?

Ce roman jouit d'une écriture de bonne facture. Le style est fluide, en français de bon aloi.

La trame est bien ficelée. Le dernier chapitre récapitule toutes les données qui ont permis à la Brigade nationale de découvrir le ou les assassin(e). L'intrigue tient en haleine de bout en bout.

Les personnages principaux et secondaires offrent un éventail de personnalités minutieusement décrites, attachantes pour certaines, antipathiques pour d'autres.

Les données artistiques nous entraînent dans les magouilles pour accroître un taux de commission et dans la vie sentimentale du Titien. L'auteur, par son souci de précision, parvient à nous transmettre sa passion pour l'art.

Sans oublier bien sûr la promenade très agréable dans les rues et canaux vénitiens.

Bref, un roman relativement érudit, agréable à lire, très vivant. Mes attentes étaient exigantes, elles ont été comblées.
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kenavo
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MessageSujet: Re: Iain Pears   Mar 7 Avr 2009 - 7:37

Merci pour ce fil Eve Lyne,
tout comme Nathria j'ai lu Le songe de Scipion et plus récemment Le portrait.
J'aime bien cette combinaison avec art et du coup je me souhaite plus de temps pour en lire d'autres de lui Very Happy

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Eve Lyne
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MessageSujet: Re: Iain Pears   Mar 7 Avr 2009 - 9:38

kenavo a écrit:
Merci pour ce fil Eve Lyne,
tout comme Nathria j'ai lu Le songe de Scipion et plus récemment Le portrait.
J'aime bien cette combinaison avec art et du coup je me souhaite plus de temps pour en lire d'autres de lui Very Happy

Quand on plonge une fois dans l'univers de Pears, on a très envie de le découvrir dans cette série des trois romans historiques, tant l'écriture est passionnante et précise.
Une belle découverte grâce aux Parfumés. cheers
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Epi
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MessageSujet: Re: Iain Pears   Mer 8 Avr 2009 - 16:26

J'ai adoré Le cercle de la croix. Ma lecture remonte à 3 ou 4 ans, je ne peux donc pas faire de commentaires précis mais j'ai été emportée par l'histoire, quatre versions pour un même fait. Très intéressant et prenant, on ne le lâche pas une seule seconde !

J'ai lu aussi plusieurs de ses "policiers artistiques" et je les ai bien aimés, plus légers mais sympathiques... Italie, art... un peu de suspense... C'est tout bon Laughing

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Chatperlipopette
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MessageSujet: Re: Iain Pears   Mer 8 Avr 2009 - 19:34

Tout pareil qu'épi Wink La lecture du Cercle de la croix remonte à trop loin pour que j'en fasse un ressenti correct jypeurien
je me souviens du délire des scènes de transfusion sanguine!!!!
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Le Bibliomane
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MessageSujet: Re: Iain Pears   Jeu 9 Avr 2009 - 15:56

Je ne me suis pas encore lancé dans ses polars artistiques mais j'ai beaucoup aimé "Le songe de Scipion" et j'ai adoré "Le cercle de la croix"
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Eve Lyne
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MessageSujet: Re: Iain Pears   Jeu 16 Avr 2009 - 17:10

LE PORTRAIT.

En attendant mon commentaire, voici quelques extraits de lecture.

Pourquoi les peintres anglais raffolent-ils à ce point du brun ? Si encore cette couleur était moins chère que les autres ! Nous n'avons appris des impressionnistes que l'art de confectionner des tableaux assez sages pour être accrochés aux murs du salon, entre une gravure représentant la reine et la tapisserie à l'aiguille exécutée par grand-maman au temps de sa jeunesse.

Tu te rappelles L'Angélus de Millet ? La façon dont la tête de la femme s'incline vers le sol tandis que l'homme triture nerveusement son chapeau, tous les deux perdus dans leurs pensées ? La manière dont l'intensité de la prière est dépeinte à la fois avec une grande simplicité et une grande efficacité ?

Je me rappelle un bref frisson d'agacement –promptement réprimé-, lorsque tu as fait ce commentaire ironique au Boucher. D'accord, elles ne plaisent pas à tout le monde, ces femmes ridicules déguisées en bergères et affublées de perruques bouffantes. Reconnais pourtant le talent du peintre ! Il savait tout faire. Mais ne percevais-tu pas son sens de l'humour ? Crois-tu qu'il ne savait pas qu'il les rendait ridicules, ces grands aristocrates ?

Le temps maussade de l'Angleterre produit des gens maussades qui s'emmitouflent et se calfeutrent pour lutter contre les éléments. Quant à nous, les Écossais, comment pouvons-nous avoir le sens des couleurs quand durant la moitié de l'année il ne fait jour que pendant six heures ?

L'intérêt de Gauguin, s'il en a un, ne réside pas dans son talent. Ce n'est pas un peintre talentueux, du point de vue technique, et les êtres frustes, personnellement, je les trouvais dans l'East End. Il a traversé le monde et, malgré tout, il n'a toujours vu que lui-même. Les colonialistes apportent au moins le tout-à-l'égout et le chemin de fer à ceux qu'ils exploitent. Lui a pris sans rien donner en retour.

Sais-tu ce que c'est que d'aimer quelqu'un, toi qui ne te reconnais aucun égal ? C'est ne pas tout placer dans une hiérarchie, ne pas vouloir être à tout prix meilleur, ou plus puissant que la personne avec qui l'on se trouve. Ne pas voir dans les gens des amis ou des ennemis, des obligés ou des mécènes. Ne pas envier ou être envié. Voilà ce qu'est l'amitié.
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Eve Lyne
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MessageSujet: Re: Iain Pears   Jeu 16 Avr 2009 - 19:02

LE PORTRAIT.

L'action se passe au début du XXe siècle. Henry McAlpine, un peintre moyen, a quitté Londres, tel un assassin en cavale, n'honorant pas la dizaine de toiles promises et déjà payées. Il s'est exilé sur la petite île bretonne d'Houat, au large de Quiberon. Depuis, il est resté sans nouvelles de son ami, le célèbre critique William Nasmyth, qui lui rend visite quatre ans après afin qu'Henry le portraiture. Tout en peignant cette toile, Henry se livre alors à un long monologue -du début à la fin du roman- au cours duquel il nous parle de ses débuts d'artiste, de sa rencontre avec le critique, de l'influence de ce dernier sur l'évolution de sa carrière, de son amour pour Evelyn, du cercle artistique, de décès subits. C'est donc le bilan d'une vie, avec ses peines et sa volonté très forte d'assouvir une vengeance, dont on ne comprendra la raison et l'inévitabilité qu'à la fin du monologue.

Comme son titre l'indique, ce roman dresse un portrait sans merci du critique, traquant ses failles, les mettant en lumière. Derrière le vernis de l'apparence se cache un homme égoïste, vil, orgueilleux, faisant la pluie et le beau temps à Londres. L'homme public apparaît bien différent de l'homme privé. Mais il ne s'agit que d'une appréciation subjective de la part du peintre, le critique ne s'exprimant jamais. Ce soliloque est-il le véritable reflet de l'âme du critique ? Henry ne s'est-il pas égaré dans une pure folie, miné par son fort ressentiment et son long isolement sur une île hostile où les habitants le saluent à peine ? N'est-ce pas plutôt un coup monté de toutes pièces pour se débarrasser d'un critique qui ne lui apporte plus rien ? Nous n'en serons rien, ce récit se faisant à une seule voix.

Ce roman est l'occasion pour l'auteur de nous décrire la rudesse de cette terre de marins, tributaire des caprices de la mer et de ses violentes tempêtes. Il nous parle aussi de l'art, faisant un parallèle entre l'art français et l'art anglais, avec une vive insistance sur l'impressionnisme, alors à son apogée. De grands noms se succèdent, nous invitant à aller voir les œuvres sur la toile : Millet, Turner, Monet, Gauguin, Matisse, Picasso, etc. La tension monte crescendo. Il ne s'agit pas à proprement parler d'un thriller, mais plutôt de la peinture d'une époque avec l'impact de la critique qui juge ce que l'artiste crée, le pouvoir s'opposant ainsi au talent.

Un portrait au vitriol du monde de l'art pictural. Une réflexion sur l'artiste qui navigue entre l'envie de se concilier les bonnes grâces du critique en exécutant des toiles correspondant à ses attentes et l'envie d'être lui-même, sans aucune "prostitution". Un roman prenant, pour les amoureux de la peinture.

Une lecture que j'ai fortement appréciée. aime

"Le public a un goût de chiottes. Il veut des nus léchés et de jolis paysages. Il n’y a jamais eu d’époque comme la nôtre, mon ami. Pour la première fois dans l’histoire, un groupe possède l’argent et l’autre le bon goût. Tu t’en aperçois tous les jours, avoue-le ! Comment gagnes-tu ta vie ? Tu peins une chose pour faire bouillir la marmite et une autre pour être sincère envers toi-même."
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Iain Pears   Jeu 16 Avr 2009 - 21:51

Eve Lyne

merci pour ton commentaire, je viens de découvrir que j'avais acheté ce livre soldé dans un supermarché !

donc à tantôt

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Epi
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MessageSujet: Re: Iain Pears   Jeu 16 Avr 2009 - 23:34

Oui, moi aussi, en me cherchant un nouveau livre, je me suis aperçue que j'en avais un dans ma PAL que j'avais oublié sourire

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Eve Lyne
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MessageSujet: Re: Iain Pears   Ven 17 Avr 2009 - 9:06

Bonne lecture Bédoulène et Epi. Very Happy J'espère que vous prendrez autant de plaisir que moi en lisant cet auteur très érudit. Ses livres savent tenir en haleine.
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Eve Lyne
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MessageSujet: Re: Iain Pears   Sam 29 Aoû 2009 - 19:09

LE MYSTERE GIOTTO.

Vu le titre très séduisant ainsi que la première de couverture, je m’attendais à retrouver le Pears de ses précédents romans, distillant nombre d’informations passionnantes sur le domaine artistique. Or Giotto est juste un pseudonyme, l’intrigue se déroule sur le sol anglais. Les personnages sont certes bien cernés et diversifiés, avec une châtelaine amusante par son côté un peu fofolle, seulement l’intrigue reste légère, sans accrocher véritablement. Les informations sur l’art se résument à des clichés sur la façon écouler des tableaux volés. C’est donc un simple polar, d’où ma déception.

Ce n'est pas le roman de Pears que je recommanderais, sauf aux personnes qui recherchent juste l'évasion sans apport artistique. Le style reste agréable à lire.
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Iain Pears   Sam 29 Aoû 2009 - 22:27

ta déception me rappelle celle que tu as eue avec Camilleri, mais je suis sure que tu découvriras un autre livre à ton goût.

à tantôt

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