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 Jean Rolin

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bertrand-môgendre
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MessageSujet: Jean Rolin   Sam 31 Mar 2007 - 1:09



Citation :
Jean Philippe Rolin, né le 14 juin 1949 à Boulogne-Billancourt, est un écrivain et journaliste français. Il a reçu le prix Albert-Londres pour son récit de voyage en Afrique Ligne de front en 1988, et son roman L'Organisation a reçu le prix Médicis en 1996.


Bibliographie

Citation :
Index: (cliquez sur les numéros de page pour y accéder directement)

1980 Chemins d'eau,
1982 Journal de Gand aux Aléoutiennes,
1983 L'Or du scaphandrier, Page 6,
1984 L'Avis des bêtes,
1986 Vu sur la mer,
1988 La Ligne de Front,
1989 La Frontière belge,
1994 Cyrille et Méthode,
1994 Joséphine,
1995 Zones, page 9,
1996 L'Organisation, Page 6,
1999 Traverses, Page 9,
2000 Campagnes,
2002 La Clôture, Pages 5, 9,
2003 Chrétiens, Pages 3, 4,
2005 Terminal Frigo, Page 5
2006 L'Homme qui a vu l'ours,
2007 L'Explosion de la durite, Page 1,
2009 Un chien mort après lui, Pages 1, 2,
2011 Le Ravissement de Britney Spears, Pages 1, 5, 7,
2012 Dinard: Essai d'autobiographie immobilière, photos Kate Berry, Page 9,
2013 Ormuz, Pages 5, 8,

Citation :
mise à jour le 14/03/2014, page 9



30/3/07 L’explosion de la durite de Jean Rolin


Broché: 220 pages
Editeur : P.O.L (1 février 2007)
Collection : FICTION
Langue : Français
ISBN-10: 2846821208
ISBN-13: 978-2846821209

Présentation de l'éditeur
L'idée, c'était de se procurer à Paris une vieille voiture en état de rouler, et de l'expédier au Congo où elle deviendrait un taxi. Celui-ci assurerait des ressources régulières à la famille du colonel, restée au pays quand lui-même avait été contraint de s'expatrier. Tel que le colonel et le narrateur l'avaient conçu, dans un café de la porte de Clichy, le projet était simple et brillant. Chemin faisant, tant sur mer que par la route, selon un itinéraire qui recoupe parfois ceux de Joseph Conrad, de Patrice Lumumba, de Che Guevara et d'autre fantôme moins illustres, il va se heurter à un grand nombre de difficultés, imputables aussi bien à l'état de la voiture qu'à celui du pays lui-même. Parmi toutes ces difficultés, finalement, il n'est pas avéré que la pire soit l'explosion de la durite.


Mon commentaire :
Quel talent ! En quelques lignes me voilà transporté sur une route africaine à bord d’un véhicule dont le moteur eût pu confirmer son état explosif si la durite ne lâcha point au moment de la surchauffe anormale du radiateur.
Cette panne devient le prétexte pour situer le pays Congo, cahotant entre son contexte historique sanglant et  sa géopolitique conflictuelle.
L’homme blanc dont il est question, rencontre les grands de ce peuple échauffé, souvent au bord de la piscine, dont le père propriétaire militaire partageait autrefois la fraîcheur,  fort agrémentée d’alcool, lors de soirées  débordant de mondanités.
Ainsi dans ce parcours chaotique tu apprendras, ami lecteur, pourquoi les militaires se mettent au garde à vous face à un serpent, à quelle occasion le chant du coucal ressemble au glouglou d’une bouteille qui se vide, comment il est possible de se méfier d’un individu qui travaille involontairement à son insu pour les « services ».

Quel talent ! Passer en quelques lignes de Proust le mangeur de filles en fleurs, à Bokassa «le bouffon nègre » (Bokassa Ier, un empereur français.- Par Stephen Smith et Géraldine Faes Éditions Calmann-Levy ), hum, quel délice.

Ecriture : l’usage d’un vocabulaire riche et varié est agréable à percevoir dans cette aventure ponctuée  par d’innombrables parenthèses donnant au parcours quelques heurts toussotant, et autres reculades inutiles.

C’est un bon conseil de lecture, même si les férus de mécanique y trouveront quelques anomalies, le propos en reste néanmoins anecdotique car noyé dans les embroglios africains.(bertrand-môgendre)
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Aeriale
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MessageSujet: Re: Jean Rolin   Jeu 14 Mai 2009 - 18:08

-Un chien mort après lui-

Note: Le titre est emprunté à Malcom Lowry« Quelqu'un jeta un chien mort après lui dans le ravin »: l'ultime phrase d'Au-dessous du volcan


Jean Rolin a été journaliste, cela se sent dans ses descriptions précises, sobres, toujours un peu distantes mais non dépourvues d'humour.

Il se présente un peu comme un observateur très attentif d'un monde en pleine déréliction dont les figures les plus symptômatiques sont ces chiens errants, "des auxiliaires de la défaite et de la désolation" signe du chaos général et surtout d'un profond désenchantement de l'auteur.
Citation :
Il n'y a pas de voix humaine qui puisse égaler celle des chiens dans l'expression de la douleur universelle. Aucune musique, pas même la plus pure, ne parvient à exprimer la douleur du monde aussi bien que la voix des chiens

On le suitde Mexico au Caire, en passant par Beyrouth ou Bangkok, dans des lieux sordides gangrénés par la guerre ou la misère. Chaque épisode est prétexte à des disgressions plus ou moins drôles ou instructives, l'auteur en profitant pour nous citer Malaparte, Baudelaire et même La Bible. Mais ce qui intéresse surtout l'auteur c'est l'envers du décor, le côté noir de chaque étape, la laideur du monde.

Heureusement Jean Rolin, malgré son style assez précieux nous fait sourire souvent car il n'hésite pas à se donner le mauvais rôle. J'ai été séduite les premières lignes par cette façon originale d'aborder un thème et aussi par son côté subtil.
Mais ma curiosité s'est émoussée bien vite et j'ai fini par me lasser de ces histoires de chiens placardées de ci de là, trop souvent prétexte à une démonstration ennuyeuse et au final assez plombante.

Après ces derniers livres de la Sélection Inter je rêve d'authenticité et de simplicité, d'un roman qui m'embarquerait vraiment sans que l'auteur s'enlise dans un exercice de style trop souvent pompeux ou redondant.

Ca ne devrait pas être si compliqué de faire passer un message pourtant! jemetate
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colimasson
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MessageSujet: Re: Jean Rolin   Jeu 23 Juin 2011 - 9:50

Dans le Books n° 23, un article d’Andrew Hussey paru dans le mensuel Propesct est cité :

Citation :

« Hussey tient surtout à présenter Jean Rolin, un auteur depuis longtemps consacré, au point que le mot « rolinien » est entré dans le vocabulaire de la critique littéraire. Rolin est de ceux qui « explorent les frontières sociales et culturelles » de la société française. Il écrit sur « les espaces délaissés de la géographie parisienne, la banlieue pauvre, le périphérique, la petite ceinture […. Il a l’œil du médecin légiste, le sens du détail étrange et un humour pince-sans-rire ». Hussey a particulièrement apprécié L’explosion de la durite, « récit multicouches » d’un nouveau type de voyage au Congo, œuvre d’un « psycho-géographe rusé dont la cartographie du monde est en réalité une cartographie de soi ». »

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J’ai presque vingt ans ! Me voici à la fin de ma vie, et je n’ai rien accompli !
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Ouliposuccion
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MessageSujet: Re: Jean Rolin   Dim 11 Sep 2011 - 11:18

rentrée littéraire 2011: Jean Rolin

avec le ravissement de Britney Spears.



Quatrième de couverture :

Faut-il prendre au sérieux les menaces d’enlèvement qu’un groupuscule islamiste fait peser sur Britney Spears ?
Les services français (les meilleurs du monde) pensent que oui.
Certes, l’agent qu’ils enverront à Los Angeles pour suivre cette affaire présente quelques handicaps – il ne sait pas conduire, fume dans les lieux publics, ignore presque tout du show-business et manifeste une tendance à la neurasthénie –, mais il fera de son mieux pour les surmonter, consultant sans se lasser les sites spécialisés, s’accointant avec des paparazzis, fréquentant les boutiques de Rodeo Drive ou les bars de Sunset Boulevard, jusqu’à devenir à son tour un spécialiste incontesté tant de Britney elle-même que des transports en commun de Los Angeles.
Il n’en échouera pas moins dans sa mission, et c’est de son exil au Tadjikistan, près de la frontière chinoise, qu’il nous adresse ce récit désabusé de ses mésaventures en Californie.


édition p.o.l :

Même si l’écriture de ce roman a été précédée d’un séjour de plusieurs semaines à Los Angeles qui lui a permis de nourrir son texte de l’atmosphère de la mégapole de la côte Ouest et, pas du tout accessoirement, de se lier d’amitié avec certains des paparazzis attachés à la traque de Britney Spears... ce nouveau livre de Jean Rolin, n’est pas un récit de voyage, ou une enquête : c’est un roman, un vrai roman... Le quatrième de son auteur : le fait est suffisamment rare pour être souligné. Et salué. Puisqu’un vrai plaisir romanesque est au rendez-vous avec, en plus, les qualités d’investigateur et de narrateur, le talent d’évocation et l’inimitable humour mélancolique que l’on connaît à l’auteur d’Un chien mort après lui.

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Marie
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MessageSujet: Re: Jean Rolin   Ven 19 Juil 2013 - 3:25

Le Ravissement de Britney Spears
P.O.L

Merci à Aériale de m'avoir fait retrouver le fil et merci à la bibliothèque de Moorea de m'avoir fait découvrir Jean Rolin grâce à ce titre clin d'oeil à Marguerite Duras.

Comme le dit Oulipo, c'est un roman.. En ce sens qu'il y a une intrigue complètement rocambolesque , un agent secret étant chargé d'enquêter sur une éventuelle tentative d'enlèvement de Britney Spears par un groupuscule islamiste ..

A quiconque  mettrait en doute a priori la vraisemblance des menaces d'enlèvement ou d'assassinat pesant sur la chanteuse , j'objecterai qu'il n'est guère plus absurde - et plutôt plus facile- de s'en prendre à Britney Spears qu'aux tours du World Trade Center, et que la valeur symbolique de la première, aux yeux du public américain, est à peine moindre que celle des secondes.


Cet agent secret, on sait d'emblée que rien ne s'est passé comme il le voulait car dès le début on le découvre dans un coin paumé du Pamir où sa mission suivante consiste à relever les numéros d'immatriculation des véhicules traversant la frontière vers la Chine. Travail passionnant également . Il cohabite au Pamir avec un ex agent du KGB , auquel il va raconter ses récentes aventures américaines .

Ca, c'est la part de fiction , mais , Jean Rolin s'en est donc expliqué, le reste est vrai et il a vécu tout ce qu'il raconte.
Cet auteur part toujours d'un lieu donné, très topographié, et là, il s'agit de la ville de Los Angeles. Qu'il a parcouru de long et en large en bus le plus souvent, mais aussi à pied, et ça, il faut le faire quand on connait Los Angeles!
Cela lui a permis de parler de cette ville peut être d'une autre façon , et quant à tout ce qui concerne le showbizz, on y vient , c'est du côté des paparazzis qu'il se situe. D'où la savoureuse histoire de ces deux brésiliens tout à fait réels qui depuis 6 ans, traquent les moindres faits et gestes de Britney sans s'intéresser le moins du monde à ce qu'elle est d'ailleurs. C'est un boulot, c'est tout. Mais ayant quand même une certaine affection pour elle ( réciproque), la ramasser bourrée dans les endroits les plus variés et la ramener at home, ça crée des liens!

Britney, donc...

La première fois que j'ai entendu parler de Britney Spears , c'était en 2003, pendant les semaines qui précédèrent l'invasion de l'Irak par les Américains et leurs alliés. Je me trouvais alors à Ramallah , en Palestine, où j'étais l'hôte d'une famille chrétienne; les Israéliens, de nouveau, ayant imposé un couvre-feu, nous passions beaucoup de temps devant la télévision à commenter des nouvelles angoissantes en grignotant compulsivement des pistaches. Le chef de famille possédait une petite entreprise de fabrication de crucifix en bois d'olivier, et de mise en bouteille d'eau du Jourdain - celle-ci supposée avoir été puisée sur les lieux mêmes du baptême du Christ- , et ses affaires, comme beaucoup d'autres, étaient en train de péricliter par suite du couvre-feu. Un jour où nous regardions, sur Al Jazeera, un agité quelconque en train de pronostiquer le succès imminent des armes de Saddam Hussein, mon hôte dut se lever , et quitter le salon, pour répondre à un appel téléphonique provenant d'un évêque allemand qui s'inquiétait du retard pris par une livraison d'eau bénite. Sa fille aînée, âgée d'une dizaine d'années, profita de sa disparition pour zapper- les prêches d'Al Jazeera l'emmerdaient autant que moi- et sélectionner une chaîne diffusant des programmes pour ados...

Et c'est ainsi que Jean Rolin a fait connaissance de Britney Spears. Ce long extrait qui va en dégoûter bon nombre, j'en ai bien conscience , pour tenter de montrer deux choses:
-le style, l'écriture en longues phrases , pleines de digressions et de détails qui peuvent rebuter, mais que personnellement j'aime beaucoup.
- et surtout l'ironie constante tout au long du roman. Jamais méchante, c'est juste des constatations, un récit, mais raconté tel qu'il le raconte, c'est souvent très drôle. Et moi, un livre qui me fait rire, c'est gagné d'avance, c'est tellement rare.

Une  dernière phrase ? On se retrouve au Tadjikistan:

Les  privilégiés, et parmi eux les caïds de ce trafic que la police et l'armée sont supposées combattre dans la vallée de Racht, paradent au volant de gros 4/4 aux vitres fumées: les mêmes qu'à Hollywood , tant l'ostentation de la richesse , quelle que soit l'origine de celle-ci, ne dispose que d'un répertoire limité.

J'ai beaucoup aimé, et je vais continuer à lire ce Jean Rolin , il m'amuse beaucoup et c'est un excellent observateur  du détail.

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Heyoka
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MessageSujet: Re: Jean Rolin   Ven 19 Juil 2013 - 13:20

Marie a écrit:
Et moi, un livre qui me fait rire, c'est gagné d'avance, c'est tellement rare.
J'approuve à 100% !

Je note donc Le Ravissement de Britney Spears dans ma LAL.

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Igor
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MessageSujet: Re: Jean Rolin   Ven 19 Juil 2013 - 15:23

Le Ravissement de Britney Spears
Et me concernant, la découverte d’un auteur et d’une écriture.

Le point de départ de ce roman, serait une rumeur, une info, qui voudrait que BS soit la cible d’un groupe islamiste qui aurait programmé son enlèvement.  Marie à résumé de manière parfaite les tenants de « l’intrigue ».
Point de départ fumeux s’il en est. Quoique la symbolique de la personnalité choisie a une certaine valeur. BS est il me semble représentative d’un show biz de grande intensité pour ce qui est du néant. Néanmoins, c’est (ou ce fut) la pom pom girl suprême de toute une population et à ce titre, il est sûr que son enlèvement serait un évènement qui aurait rapidement fait le tour de la planète.

Mais s’agit-il bien de cela ?  Le titre nous parle de « ravissement » traduit en premier lieu par admiration.
Le héros est d'ailleurs bien admiratif de la fille et n'hésites pas à se laisser séduire par son sosie (spécialité US).
Ensuite, les moyens qu’imagine ce roman pour la protection de BS sont assez dérisoires.  Il faudra donc chercher ailleurs.
C’est certainement le parcours des lieux qui devient important. L’agent secret chargé de la mission, sorte de J.Clouseau (La panthère rose) arrive sur place avec un gros handicap, celui de ne pas savoir conduire ni de disposer d’un véhicule avec  chauffeur. C’est donc à pied ou en transport en commun qu’il va essayer de remplir sa mission. Idée géniale qui en fin de compte nous entraine vers de multiples lieux (ou plutôt non-lieux) de cet agglomérat nommé L.A. Il faudrait pour en suivre sérieusement la déambulation posséder un plan (Les noms des divers lieux résonnent quand même pour qui a vu quelques films hollywoodiens).
De ce point de vue, on peut aussi mesurer encore une fois le néant, du lieu pour le coup.  
Il n’est jamais question de rues où vivraient des gens. Les gens sont soit dans des véhicules soit des bâtiments et pour un minimum de temps en transit extérieur. Le dehors est occupé par des agents de sécurité et des paparazzis. Et les parcs et autres lieux de promenade surtout  peuplés de marginaux.
Tout ceci donne un cocktail raconté de manière précise, favorisant la digression qui semble un peu lourde de prime abord mais qui arrache le sourire et parfois le rire. J’aime bien ce point de vue orchestré par J. Rolin, le sérieux de ses observations est proportionnel à l’humour qui l’habite. Il faut d’ailleurs beaucoup d’humour pour supporter de parcourir L.A. durant plus de deux mois.
Je suis moi-même passé par là dans un lointain passé de vagabond voyageur. Certes pour une durée très brève  (la fin d’une journée et une nuit),  mais soulagé de fuir au petit matin…
Voici la seule photo que j’ ai faite de cet endroit :


Détail pour moi important : Il se trouve qu’un certain F. Zappa résidait à L.A., on se posera la question de savoir si son esprit satirique est directement influencé par le lieu. Et tous cas, il lui rend hommage à sa façon avec un titre : Valley Girl (pour la petite histoire, ce titre (1984) est devenu un tube sur place, c'est dire !!!). Titre dont je n'aurais jamais parlé s'il n'y avait pas eu cette lecture...
Et donc, histoire de finir en musique:

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MessageSujet: Re: Jean Rolin   Ven 19 Juil 2013 - 15:38

Je déménage ici l’interview dégoté par Marie.
L'auteur sachant certainement mieux que moi de ce dont il parle, ce serait dommage de s'en passer...
Marie a écrit:



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MessageSujet: Re: Jean Rolin   Ven 19 Juil 2013 - 16:33

(sonne très hard-rock aussi ce morceau !)

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MessageSujet: Re: Jean Rolin   Ven 19 Juil 2013 - 17:38

Hard et aussi humoristique parfois le texte de Rolin:
Pour atteindre l'emplacement des toilettes, en me guidant sur les indications de Fuck (son "indic"), je dus emprunter un tunnel piétonnier, franchissant par en dessous Wilshire Boulevard, au milieu duquel une femme énorme s'était accroupie pour pisser à l'abri d'un caddie de supermarché. Tout cela, il faut le souligner, n'était pas non plus sans gaieté, et à coté des errants, ou des fous soliloquant, se voyaient aussi des couples d'amoureux, des petites familles, des joueurs de football et des marchands ambulants de glaces ou de cacahuètes. Le bruit de la circulation était incessant. Quant aux toilettes, regroupées en effet dans un petit bâtiment, la plupart étaient condamnées: et dans les deux ou trois qui restaient en service, il régnait un tel climat de désolation que, confronté inopinément à la nécessité d'en utiliser une, je choisis d'en laisser la porte grande ouverte, tant il me paraissait préférable, à tout prendre, d'être vu en train de chier plutôt que de risquer de m'y faire enfermer par un fou, ou, comme je ne doutais pas qu'il y en eût, par un criminel qui exigerait de moi une rançon pour me laisser sortir.

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MessageSujet: Re: Jean Rolin   Sam 20 Juil 2013 - 2:56

Citation :
le sérieux de ses observations est proportionnel à l’humour qui l’habite.
Voilà, c'est exactement cela!
Essaie, Heyoka, si tu aimes ce genre un peu caustique.

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MessageSujet: Re: Jean Rolin   Lun 22 Juil 2013 - 12:36

Un chien mort après lui
Un titre qui ne pouvais pas me laisser indifférent! Et au final un texte qui m'a beaucoup intéressé.
Rolin fait le tour du monde de l'état des meutes de chiens redevenus à l'état sauvage (féraux) quoique vivant toujours dans la promiscuité des hommes. Depuis la nuit des temps, une sorte d'osmose s'est créé entre eux et nous. Les chiens, sorte de double, nous renvoient notre meilleure image mais aussi la pire. Appréciés, rejetés, tour à tour victimes ou agresseurs, c'est une multitude d'histoires dans le temps, les lieux et jusque dans les arts (peinture & littérature).
Ce texte n'est pas un roman mais un regard très subjectif porté sur ce phénomène et au delà sur l'état du monde.
J'aime beaucoup son approche à la fois précise et humoristique. La forme du texte fait que sa lecture est un peu difficile (pour moi bien sûr) et que l'on peut s’égarer avec toutes les considérations et digressions de l'auteur.

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MessageSujet: Re: Jean Rolin   Mar 23 Juil 2013 - 8:49

Igor a écrit:
Ce texte n'est pas un roman mais un regard très subjectif porté sur ce phénomène et au delà sur l'état du monde.
J'aime beaucoup son approche à la fois précise et humoristique. La forme du texte fait que sa lecture est un peu difficile (pour moi bien sûr) et que l'on peut s’égarer avec toutes les considérations et digressions de l'auteur.  
C'est ce qu'il faut retenir je pense. Plus un état des lieux qu'un roman, en effet, et l'idée est originale. Il y a l'humour de Rolin, sa pertinence, on se balade avec lui et on apprend beaucoup, mais j'ai aussi fini par m'y perdre. Toutes ces références et digressions alourdissent la forme, à mon sens, pour un livre qui tient plus de l'essai que du roman, il faut le savoir Wink
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MessageSujet: Re: Jean Rolin   Mar 23 Juil 2013 - 11:19

Aeriale a écrit:
Igor a écrit:
Ce texte n'est pas un roman mais un regard très subjectif porté sur ce phénomène et au delà sur l'état du monde.
J'aime beaucoup son approche à la fois précise et humoristique. La forme du texte fait que sa lecture est un peu difficile (pour moi bien sûr) et que l'on peut s’égarer avec toutes les considérations et digressions de l'auteur.  
C'est ce qu'il faut retenir je pense. Plus un état des lieux qu'un roman, en effet, et l'idée est originale. Il y a l'humour de Rolin, sa pertinence, on se balade avec lui et on apprend beaucoup, mais j'ai aussi fini par m'y perdre. Toutes ces références et digressions alourdissent la forme, à mon sens, pour un livre qui tient plus de l'essai que du roman, il faut le savoir Wink
Je m'y préparerai avant de le lire alors.

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MessageSujet: Re: Jean Rolin   Mer 21 Aoû 2013 - 20:40

Avant d'essayer de dire quelques mots d'Un chien mort après lui, je mets la suite de la vidéo, j'aime bien Jean Rolin, le personnage. Ah, je l'ai déjà dit?


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