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 Bernard du Boucheron

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bertrand-môgendre
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MessageSujet: Bernard du Boucheron   Dim 1 Avr 2007 - 14:02


Coup de fouet de Bernard du Boucheron

Editions Gallimard (5 janvier 2006)

ISBN-10: 207077578X


Présentation de l'éditeur
Peu avant la guerre de 14, un jeune lieutenant de cavalerie des hussards, Waligny, se trouve en garnison au nord de Paris. Passionné de chasse à courre, il participe régulièrement à des chasses où il brille par son instinct très sûr, son courage physique et sa maîtrise de l’équitation. Il est souvent invité par le comte de Castellblanch, grand chasseur, dont il convoite la fille, Aella. Celle-ci fait preuve d’un tempérament indomptable et d’un goût effréné du jeu et des hommes, et le comte pense que Waligny saura la dominer et mettre le holà à ses débordements. Mais Aella n’aime pas Waligny, qui pour sa part convoite surtout le titre et les restes de fortune qu’elle pourrait lui apporter. Elle a une relation purement physique avec Jérôme dit Coup-de-Fouet, un «piqueux » au service du comte, chasseur hors pair, courageux et intelligent, mais roturier.
Lorsque la guerre éclate, les hussards sont mobilisés. Jérôme se retrouve sous les ordres de Waligny. Mais il est plus facile de chasser le cerf ou le loup que d’affronter la mitraille… Au cours d’une expédition folle, Jérôme et la plupart des hussards périssent par la faute de Waligny, qui réussit à en réchapper. Aella décide alors de l’épouser pour mieux le détruire… Coup de fouet est un roman hors du commun. Du Boucheron décrit une société régie par des rapports d’une violence inouïe. Bien que les codes amoureux et sociaux semblent d’une autre planète, c’est bien d’une certaine aristocratie française qu’il s’agit. Mais ce qui pourrait être la description d’un monde révolu est le constat cru des travers irrémédiables de l’espèce humaine.

Biographie de l'auteur
Coup-de-Fouet est le deuxième roman de Bernard du Boucheron. Court Serpent, publié aux Editions Gallimard en 2004, a obtenu le Grand Prix du roman de l'Académie française.


Mon commentaire :
Comme il a fier allure, ce monsieur de Waligny, chasseur émérite, à qui l’arrogance de sa prestance n’a d’égale que la fougue capricieuse de son étalon, l’indomptable Diamant Noir. Cavalier têtu et monture sauvage s’accordent à merveille lorsqu’il s’agit de briller lors des chasses à courre, organisées dans les années mille neuf cent dix, par Monsieur le Comte.
« Coup-de-fouet », le piqueux, (Jérome Hardouin) « coup-de-fouet » le malin, veneur fin limier devenu par sa réputation d’homme rusé, débusqueur de gros gibier, et tout à la fois coureur des dentelles frivoles, portées par la jeune Aella, promise (du à la noblesse de son rang), au mariage de raison avec Waligny.
Aella, jeune aristocrate ambitieuse, avide de pouvoir et de chair virile, trouve auprès des deux rivaux, les complémentarités de sa quête de vie facile, insouciante et légère.
Dès lors, les trois personnages principaux de ce roman, se guerroient méthodiquement, à coup de mots fourchus, de défis vantards (on peut dire viandard aussi), ou de hardiesses bon-enfant.
Seul l’appel de 1914, calme les esprits. Face aux réalités de la boucherie organisée, les cavaliers enrôlés dans le même bataillon, n’ont pour seul soucis que celui de sauver la patrie de l’envahisseur teuton, à coup de charges héroïques ou folles, à l’aide de leur sabre, arme bien dérisoire, sous la mitraille ennemie.
Le piqueux « coup-de-fouet » sous les ordres du lieutenant Waligny, brillera encore dans sa hardiesse au combat, mais à quel prix !
Le réputé vaillant Waligny gagnera la main de sa promise, mais à quel prix !

Du Boucheron est un auteur atypique dans le roman contemporain. Ce récit, « coup-de-fouet » est une louange à la gloire de l’homme, héroïque combattant, porteur de valeurs sacrées, le genre de male guerrier qui indispose les pacifistes scandant les appels au dialogue et à l’intelligence des peuples désarmés. Ne cherchez pas la tendresse de la romance, car ici l’odeur de musc sauvage règne, enivre les intrigants. La femme est reléguée une fois de plus (tout comme dans Court serpent, son premier roman), à son rôle méprisant de compagne dévouée aux services du male dominant. Cette maîtresse sournoise, tireuse de ficelles, envisage d’asservir le faible avec le dédain d’une femelle en chasse.

Les mots du vocabulaire utilisés par du Boucheron calfeutrent ce roman dans un univers particulièrement intrigant, rendant l’aventure agréable (dans le sens du dépaysement), pour ceux qui aiment la langue française. Nous sommes invités dans le monde pédant des gens oisifs, exploiteurs de manants, humiliant gueux et roturiers, ripaillant sans scrupules à l’insouciance du mieux vivre en s’amusant.
Une bonne leçon de français. Même si le sujet m’indispose, tant je répugne l’excès de violence qu’expriment ces chasses à courre, je dois avouer qu’une fois de plus, je suis tomber sous le charme de cet écrivain.
Chaque situation dépeinte avec justesse, nous entraîne dans l’action, le mouvement. Le bruit accentué de couleurs sanguines mêlé aux odeurs pittoresques des combats au corps à corps, rendent le livre vivant, presque bondissant (mais là, il faut s’accrocher pour le parcourir). Oui il faut s’accrocher pour rentrer dans l’histoire, pour y décrypter ce langage peu habituel, et c’est d’ailleurs ce qui fait son charme, ou plutôt non, sa Force !

Il n’est de nature domptée que celle qui oblige l’homme à courber l’échine (bertrand-môgendre)
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bertrand-môgendre
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MessageSujet: Court serpent de bernard du Boucheron   Dim 1 Avr 2007 - 14:18

Court serpent de bernard du Boucheron

Editions Gallimard (26 janvier 2006)
ISBN-10: 2070321037

Présentation de l'éditeur
Un petit peuple issu d'Europe s'est établi " au Nord du monde ", dans une solitude glacée où il s'acharne à survivre. Mais, au fil des siècles, les communications s'espacent, puis s'interrompent. L'oubli et l'abandon menacent. Court Serpent est le navire spécialement commandité et construit selon un savoir ancestral, à la fin du XIVe siècle, pour aller à la recherche de cette communauté perdue et lui porter secours. L'abbé Montanus, chargé de conduire l'expédition, de relever le diocèse et d'y ranimer la foi, raconte les épreuves inouïes qu'il a dû affronter pour parvenir au but. Son récit est aussi celui d'une aventure politique et spirituelle, que traverse un amour sacrilège. Il donne la clé de cette aventure fascinante dont débattent encore aujourd'hui historiens et archéologues.


Biographie de l'auteur
Bernard du Boucheron est né en 1928 à Paris. Il est diplômé de l'Institut d'Etudes politiques de Paris et énarque. Il a fait toute sa carrière dans l'industrie, d'abord dans l'aéronautique pendant vingt ans (directeur commercial de l'Aérospatiale, aujourd'hui EADS), puis pendant treize ans à la Compagnie Générale d'Electricité, aujourd'hui Alcatel (président de la filiale internationale). Il a dirigé un groupe spécialisé dans le commerce de produits pétroliers et du charbon. Enfin, il a été délégué général de l'entreprise qui devait créer un train à grande vitesse entre les trois principales villes du Texas (Texas High Speed Rail Corporation) de 1991 à 1994. Son premier roman Court Serpent est arrivé aux Editions Gallimard par la poste.


Mon commentaire :reliquat des damnés

Missionné par le Cardinal Archevêque Einar Sokkason, l'abbé Montagnus, doit visiter le peuple de Thulé, plus au nord que le nord limite des terres habitées. L'aventure se passe au quatorzième siècle. L'expédition doit se réaliser avec la construction d'un navire "court serpent" suffisamment souple pour résister aux froids polaires et ne pas se faire broyer par les glaces articales. Le voyage se révèle être de l'ordre de l'épopée, tant les conditions difficiles conduisent l'équipage jusqu'aux limites de l'humainement supportable. Tout devient impossible : naviguer, ramer, survivre, et surtout retrouver la route pour atteindre la destination. La cathédrale, monument érigé à la gloire de Dieu, sise dans un pays aride recouvert par la neige dix mois sur douze, ressemble plus à un vaisseau fantôme. Elle flotte, isolée aux fins fonds d'un fjord, tout aussi identique à la foultitude des fjords retirés, encastrés entre les monts et les falaises inhospitaliers.

Une fois le décor planté, l'auteur relate les faits, sous forme d'un rapport. Telle une "chronique de la mort annoncée" de Marquez, nous savons dès le début combien la tâche de cet abbé est voué à l'échec. Et ce constat nous incite à rapprocher cet ouvrage du film "Mission", au travers duquel Roland Joffé montre les ravages des missions religieuses, sous prétexte de civiliser les sauvages, en prêchant la bonne parole.
En fin de compte, l'ordre donné par le cardinal, n'était il pas de prendre des nouvelles de sa famille si lointaine ?

Bernard du Boucheron emploie avec justesse, une palette de vocabulaire agréable à découvrir, qui pèse néanmoins tout au long du récit répétitif. Quant aux descriptions d'horreur qu'il révèle, passé le cap des hauts le cœur premiers, elles deviennent coutumières à tel point qu'il faut se demander si la misère est synonyme d'abandon d'humanité ?

Ce livre est un travail remarquable tant au niveau de la langue qu’au niveau de l’enquête historique nécessaire à sa rédaction. L’aventure relatée reste pourtant terne et sans rebondissement.(bertrand-môgendre)
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Marie
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MessageSujet: Re: Bernard du Boucheron   Mer 4 Avr 2007 - 23:52

Son nom ne m'aurait rien dit ( comme tant d'autres.....) si je n'avais pas lu les notes de lecture de bertrand-môgendre.
Mais je les ai lues, et suis donc tombée dans un numéro de Télérama sur la critique de son nouveau livre, " Chien des os", très enthousiaste!

Résumé de l'histoire: " Dans une île atlantique anciennement portugaise, reconquise par les Espagnols et convoitée par les Anglais, un bout de terre dominé par le Pa'ul, un plateau volvcanique, deux populations se déchirent: des bergers rongés par la pauvreté et "Ceux d'en bas , qu'ils appellent aussi " Chiens des os"...Gilles Heuré
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coline
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MessageSujet: Re: Bernard du Boucheron   Jeu 5 Avr 2007 - 0:16

Je ne connaissais pas non plus cet auteur que nous a fait découvrir Bertrand....
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bertrand-môgendre
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MessageSujet: Chien des os   Mer 2 Mai 2007 - 13:34

Chien des os de Bernard du Boucheron (29/4/07)
Edition Gallimard relié 170 pages 14,50 euros
ISBN : 2 07 078101 0 ISBN : 978 2 07 078101 0

Présentation de l'éditeur
Au XVIe siècle, l'Espagne a brutalement conquis sur les Portugais les îles enchantées de l'Atlantique. La plus grande de ces îles est dominée par le Paul, haut plateau volcanique noyé de brumes, aux pâturages et aux horizons infinis. Les misérables bergers qui y vivent haïssent, parce qu'ils sont riches, " ceux d'En-Bas " qu'ils appellent avec mépris " Chiens des os ". Ceux-ci, grâce à l'eau descendue du Paùl, ont fait du rivage un jardin doré où resplendit la capitale, le Rabaçal, corrompue par toutes sortes de trafics. Les pauvres du Paul s'opposent à l'occupant espagnol ; les riches d'En-Bas s'en accommodent et profitent de son autorité, exercée par le cruel Corregidor Faustino Bellver, tandis que Juifs et Mores se tiennent cois pour échapper à l'Inquisition, et que la Couronne d'Angleterre guette le moment de tirer parti des dissensions locales pour s'emparer de l'île. Complots, coups de main et attentats se multiplient, attisés par les machinations d'un agent secret brillant et cynique. Mais l'amour d'une jeune fille du Paul pour l'un des protagonistes, avec ses conséquences tragiques, réduira à néant bien des ambitions... Un ricanement féroce parcourt ce nouveau récit de Bernard du Boucheron, et si l'espèce humaine, sous sa plume, n'apparaît pas au meilleur de sa forme, on prend un plaisir extrême au commerce de son style impeccable, à la fois nerveux et glacial.

Mon commentaire :
L’esprit noir frappe ce paysage livresque décrit par Du Boucheron.
L’intrigue ressemble à l’épopée de la famille Pizarro ces conquistador espagnols, qui détruisirent le peuple de Cuzco (Pérou).

Tortures, malheurs, conquête, avidité du pouvoir, l’Inquisition cultive ses horreurs. Cet univers morbide rutile des exactions de la caste religieuse puant le souffre, maculant de cinabre les batailles sanglantes, s’engonce de brumes épaisses reléguant la populace dans une misère cruelle.

Conspiration, batailles, guerre, tueries, meurtres, exécutions, supplices, tortures, les riches fomentent les querelles des pauvres, avilissent la cruauté des vengeances, despotent les biens alimentaires devenus monnaie d’échange à prix d’or, par manque d’eau.

L’eau, origine de la vie, trahit ses bienfaits lorsque son manque d’elle tiraille les esprits subversifs vers les affres de l’envie, la jalousie.

Ainsi brossée, l’ambiance sanguinaire gorgée des fruits de massacres atroces, ressemble à la scène d’un tableau de Bruegel le jeune, auteur des scènes infernales, les plus fécondes à propos des exactions, ou à la mise en scène d’une œuvre de Jérôme Bosch « extraction de la pierre de la folie ».

De l’amour il n’est question que par obligation interposée, secret chuchoté, ou alcôve surveillée.
La mort plane au dessus de la totalité des chapitres :
-celle annoncée par l’espion délateur (apothicaire chroniqueur décrivant la situation des insulaires) ;
-celle administrée par le Corregidor à ses sujets dispendieux ;
-celle calculée par les véhiculeurs d’eau, ce peuple silencieux observateur teigneu lorsque l’injustice les frappe.

Une nouvelle fois après « court serpent » et « coup de fouet », du Boucheron administre son récit de forte éloquente manière, maîtrisant la subtilité des discours, besognant la machination des calculs mêlés d’intrigues.

Une nouvelle fois du Boucheron excelle avec emphase donnant à son écriture un style dynamique les plus passionnel.

Une nouvelle fois, du Boucheron est ennuyeux dans cette aventure qui ne séduira d’autres lecteurs que les passionnés de la langue française, mais sûrement pas les dévoreurs de romance endimanchée.
Ici l’eau de rose a le goût de sueur mêlée à l’odeur fétide d’essence de cadavres putréfiés, teintée couleur sang enivrée par les effluves de souffre balsamique.
Passons sous silence, ce roman historique chargé d’atrocités que l’on souhaite évacuer par les canaux de l’oubli.(bertrand-môgendre)
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coline
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MessageSujet: Re: Bernard du Boucheron   Mer 2 Mai 2007 - 16:06

bertrand-môgendre a écrit:
Chien des os de Bernard du Boucheron (29/4/07)

L’esprit noir frappe ce paysage livresque décrit par Du Boucheron.

Tortures, malheurs, conquête, avidité du pouvoir, l’Inquisition cultive ses horreurs. Cet univers morbide rutile des exactions de la caste religieuse puant le souffre, maculant de cinabre les batailles sanglantes, s’engonce de brumes épaisses reléguant la populace dans une misère cruelle.

Conspiration, batailles, guerre, tueries, meurtres, exécutions, supplices, tortures, les riches fomentent les querelles des pauvres, avilissent la cruauté des vengeances, despotent les biens alimentaires devenus monnaie d’échange à prix d’or, par manque d’eau.

L’eau, origine de la vie, trahit ses bienfaits lorsque son manque d’elle tiraille les esprits subversifs vers les affres de l’envie, la jalousie.

Ainsi brossée, l’ambiance sanguinaire gorgée des fruits de massacres atroces, ressemble à la scène d’un tableau de Bruegel le jeune, auteur des scènes infernales, les plus fécondes à propos des exactions, ou à la mise en scène d’une œuvre de Jérôme Bosch « extraction de la pierre de la folie ».

... ce roman historique chargé d’atrocités que l’on souhaite évacuer par les canaux de l’oubli.(bertrand-môgendre)

affraid Ca fait beaucoup! pale
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MessageSujet: Re: Bernard du Boucheron   Mer 2 Mai 2007 - 17:10

oui, coline. Ma bonne note va directement pour son style, mais surement pas à son sujet chargé de vilaineté, qui nous incite à dire combien sont appréciables ses temps de paix.
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MessageSujet: Re: Bernard du Boucheron   Mer 2 Mai 2007 - 17:34

Un livre qui nous fait penser cela, ce n’est déjà pas si mal…une forme d’antidote au culte de la liberté à tout prix…car cette liberté là, c’est la liberté du plus fort et souvent la liberté de la cruauté.
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MessageSujet: Re: Bernard du Boucheron   Mer 2 Mai 2007 - 17:55

Merci Bertrand pour toutes ces précisions et tous ces commentaires sur les romans de Bernard du Boucheron dont je n'ai lu que "Court Serpent" que j'ai vraiment beaucoup apprécié. Il me tarde de lire d'autres romans de cet auteur et en particulier "Chien des os".
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MessageSujet: Re: Bernard du Boucheron   Mer 2 Mai 2007 - 19:19

sans hésitation, le bibliomane, à chien des os, prèfère lui, "coup de fouet".
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MessageSujet: Re: Bernard du Boucheron   Mer 2 Mai 2007 - 19:34

bertrand-môgendre a écrit:
sans hésitation, le bibliomane, à chien des os, prèfère lui, "coup de fouet".

O.K. c'est noté Wink
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shanidar
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MessageSujet: boucheron-temporaire   Mar 29 Mai 2012 - 10:37

Court Serpent de Bernard du Boucheron

Court Serpent est le nom d'un bateau construit pour aller rendre visite au nord à une population dont plus personne n'a de nouvelle à cause des glaces. L'histoire se passe au XIVème siècle et celui qui dirige l'expédition est un abbé chargé d'aller ranimer la foi de ce peuple lointain et peut-être disparu. L'expédition ne se fera pas sans mal et les aventures terribles rencontrées par les personnages (entre cannibalisme et assassinat sauvage) rendent la lecture de ce très court roman assez palpitante. Hélas l'auteur a choisi de relater les faits dans une langue ampoulée, sorte de chronique moyennageuse aux tournures archaïques et pesantes, la lourdeur stylistique noie le propos pourtant intéressant (en particulier sur la manière dont l'Eglise absout ou brûle les séditieux) et le livre se referme avec un bref soulagement.

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MessageSujet: Re: Bernard du Boucheron   Mar 29 Mai 2012 - 20:16

shanidar a écrit:
Hélas l'auteur a choisi de relater les faits dans une langue ampoulée, sorte de chronique moyennageuse aux tournures archaïques et pesantes, la lourdeur stylistique noie le propos pourtant intéressant (en particulier sur la manière dont l'Eglise absout ou brûle les séditieux) et le livre se referme avec un bref soulagement.
Oui, c'est assez pénible, il se la joue archaïsant, mais sans pour autant donner vraiment une langue de l'époque, ça donne du n'importe quoi.
Ce qui touche à l'Eglise est intéressant, oui. Mais plusieurs anecdotes liées au froid ne paraissent elles pas très neuves aux lecteurs de Riel...

En tout cas, il ne m'a pas donné envie d'aller voir de plus près ses livres suivants...
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MessageSujet: Re: Bernard du Boucheron   Mar 29 Mai 2012 - 22:27

j'attendais beaucoup de Court Serpent (prix du roman de l'Académie française 2004), j'espérais un chavirement et je me suis surtout sentie prisonnière des glaces et d'une langue désuète... je note Riel dont le fil bien fourni donne plusieurs pistes intéressantes ! bonjour

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