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 Guadalupe Nettel [Mexique]

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MessageSujet: Re: Guadalupe Nettel [Mexique]   Guadalupe Nettel [Mexique] - Page 2 EmptyLun 13 Juil 2009 - 19:29

eXPie a écrit:
sentinelle a écrit:
Je t'assure que Pétales vaut nettement mieux que ce hôte Laughing
Je veux bien te croire !
Elle l'a écrit après, elle a dû progresser.
Je le lirai.
Mais Quiriny est encore meilleur sourire
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eXPie
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MessageSujet: Re: Guadalupe Nettel [Mexique]   Guadalupe Nettel [Mexique] - Page 2 EmptyJeu 6 Oct 2011 - 21:14

Guadalupe Nettel [Mexique] - Page 2 Nettel10
(illustration de couverture de Nicoletta Ceccoli)

Pétales et autres histoires embarrassantes. (Pétalos y otras historias incomodias, 2008). Nouvelles traduites de l'espagnol en 2009 par Delphine Valentin. 142 pages. Actes Sud. La quatrième de couverture dit que ce recueil a obtenu, au Mexique, les Prix Gilberto Owen et Antonin Artaud.
Le recueil de six nouvelles commence par deux citations :
"Etres imparfaits vivant dans un monde imparfait, nous sommes condamnés à ne jamais connaître que des miettes de bonheur." Julio Ramon Ribeyro, La Tentacion del fracaso
"- En quoi consiste la beauté du monstre ?
- Dans le fait qu'il l'ignore." Mario Bellatin.

1/ Ptôse (19 pages)
Le père du narrateur est photographe. À la suite d'un accord avec un chirurgien parisien spécialisé dans les paupières, il photographie ses clients, avant et après l'opération. Le narrateur s'y est mis aussi, il aide son père.
Citation :
"Cette partie du corps, que j'ai vue toute mon enfance, et sans jamais ressentir le moindre dégoût, a fini par me fasciner. Exhibée et cachée par intermittence, elle oblige à rester en état d'alerte si l'on veut découvrir quoi que ce soit qui en vaille vraiment la peine." (page 17).
Le narrateur est fasciné par "les paupières insolites que de temps en temps je repère dans la foule" (page 17)
Après l'opération :
Citation :
"En apparence, les yeux sont désormais mieux équilibrés, mais quand on y regarde de plus près - et surtout quand on a déjà vu mille visages modifiés par la même main - on découvre quelque chose d'abominable : d'une certaine façon, ils se ressemblent tous. C'est comme si le Dr Ruellan laissait une marque distinctive sur ses patients, un sceau ténu mais qu'on ne peut confondre." (pages 18-19)
Très bonne nouvelle, la fascination, quasiment le fétichisme, d'une partie du corps fait penser à Ogawa Yoko.

2/ Transpersienne. Petite nouvelle (5 pages), pas mal écrite, sur du voyeurisme. Ça se lit sans ennui.

3/ Bonsaï (25 pages). La narrateur est un homme marié qui a l'habitude de se "promener les dimanches en fin d'après-midi dans le jardin botanique d'Aoyama." (page 37). On est donc au Japon. "Je pouvais ainsi longer les grandes fontaines, parcourir les rangées d'arbres qui se trouvent dans la cour et, s'il y avait du soleil, m'asseoir sur l'un des bancs pour lire." (page 37).
Un jour, il va se mettre à s'intéresser aux plantes, et cet intérêt va changer sa façon d'être, son comportement, sa vision des autres.
Très bonne nouvelle.

4/ L'Autre côté du quai.
Citation :
"Au fil des ans, j'ai entendu toutes sortes d'avis sur la Véritable Solitude ; c'est un thème qui revient dans nos dîners de famille, ce genre de conversations dans lesquelles il convient de ne pas exprimer d'opinion sincère, comme sur les sujets d'actualité ou les questions morales, car le plus probable est qu'on finisse par s'enliser dans les prodigieux fibromes du malentendu." (page 65).
La narratrice se replonge dans un souvenir, pas très intéressant au bout du compte. 19 pages, c'est un peu long.

5/ Pétales. La nouvelle qui donne son nom au recueil.
Un homme fréquente les toilettes pour dames des restaurants dans lesquels il n'est même pas client. Il parvient à s'y introduire, ni vu ni connu, et il examine les traces laissées.
Citation :
"[...] je préférais découvrir les femmes dans le seul lieu où elles ne se sentaient pas observées : les toilettes. Ici, quand on a appris à décrypter, une simple trace liquide glissant sur la paroi blanche peut révéler une dépression nerveuse ou une contrariété récente. Il y avait toujours quelque chose à découvrir, une réaction nouvelle capable de déclencher en moi l'euphorie du novice, mais entre toutes ces inconnues, qui s'avéraient des défis stimulants pour s'exercer à l'interprétation, aucune ne me déconcerta autant que la Fleur." (page 89)

15 pages très, très longues.
Pris d'ennui, les divers relecteurs ont dû penser à autre chose : "[...] et même si je pourrais reconnaître la teinte précise [...]".

6/ Bézoard.
Cette nouvelle, comme d'autres, s'ouvre par une citation (le recueil était déjà placé sous le signe de deux citations, ça fait peut-être beaucoup, mais bon) : "L'autre panacée à laquelle on peut avoir recours est la pierre de bézoard. Cette pierre est constituée de sécrétions qu'on trouve dans l'estomac de certains animaux qui ingurgitent leurs propres poils, dans une région précise de l'Inde, et l'on dit qu'elle soigne de la mélancolie et de la jaunisse et qu'elle est un antidote à toutes sortes d'empoisonnements." Ambroise Paré, Les Discours.
C'est le journal de la narratrice, dont le plaisir pathologique consiste à s'arracher les poils, cheveux et autres, si possible avec la racine, miam. Elle est dans une clinique psychiatrique. Elle raconte son plaisir, comment elle en est arrivée là.
C'est beaucoup trop long : 38 pages pour pas grand chose. "J'y viens, docteur, mais il va falloir être patient car je ne veux oublier aucun détail important". (page 118). Il faut aussi de la patience de la part du lecteur.


Est-ce que toutes ces histoires peuvent vraiment être qualifiées d'embarrassantes ? Pas sûr. On ne voit pas toujours pour qui ce serait embarrassant. Enfin, ça fait une jolie deuxième ligne sur la couverture.

Le recueil serait très bien avec les seules trois premières nouvelles.
Apparemment, Guadalupe Nettel a du mal à tenir la distance sur des textes un peu longs. Si ce qu'elle a à dire ne permet pas d'allonger la sauce, pourquoi le faire et gâcher ainsi des textes ? C'est vraiment dommage, car elle semble avoir du potentiel.

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Guadalupe Nettel [Mexique]
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