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 Georges Bernanos

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MessageSujet: Georges Bernanos   Ven 24 Avr 2009 - 20:19



Biographie

Après des études de droit et de lettres, Georges Bernanos milite chez 'Les Camelots du roi', ligue d'extrême-droite et collabore à divers journaux monarchistes, avant d'en diriger un à Rouen. Décoré après la Première Guerre mondiale, il se marie et devient inspecteur des assurances à La Nationale. Durant ses tournées, il rédige Sous le soleil de Satan dont le succès est éclatant, et lui permet, au seuil de la quarantaine, de se consacrer entièrement à la littérature. Il obtient le Prix Femina en 1929 pour La Joie puis connaît sa plus grande fécondité littéraire lors de son séjour à Majorque entre 1934 et 1937. Le Grand prix du roman de l'Académie française récompense Le Journal d'un curé de campagne en 1936. Surpris par la guerre d'Espagne, il revient en France puis s'embarque pour le Paraguay et le Brésil, où il achève en 1940 Monsieur Ouine. Lorsque la guerre éclate en Europe, il multiplie les articles dans la presse brésilienne et devient l'un des plus grands animateurs spirituels de la Résistance française. En juin 1945, il vient poursuivre ce combat dans la France libérée, et écrit pour la presse de la Libération. Il passe ses dernières années en Tunisie où il compose l'un de ses chef-d' oeuvre Dialogues de Carmélites, qui depuis sont joués sur toutes les scènes de monde.
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Marko
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MessageSujet: Re: Georges Bernanos   Ven 24 Avr 2009 - 20:44

Je connais presque par coeur "Dialogues des carmélites" à force de voir et revoir l'opéra de Poulenc qui reprend presque intégralement le texte de Bernanos et qui est un des mes opéras préférés. Il faut lire cette tragédie magnifique qui est construite d'une manière très dramatique à partir des mémoires bien réelles de l'une des mères supérieures qui a mené ses soeurs du Carmel à l'échafaud en leur proposant de faire vœu de martyres. Les révolutionnaires exécutant tous les religieux qui refusaient de revenir à la vie civile. La séquence où la vieille mère supérieure renie sa foi en agonisant d'un cancer est impressionnante. Elle semble alors transférer sa propre foi qui l'abandonne sur Blanche, jeune aristocrate qui s'est réfugiée au Carmel par peur du monde extérieur. C'est un texte profond, humain, bouleversant et inoubliable. Le Salve Regina final à l'opéra donne des frissons partout!

_________________
"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
Francois Noudelmann (Tombeaux: d'après La Mer de la Fertilité de Mishima).
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MessageSujet: Re: Georges Bernanos   Ven 24 Avr 2009 - 21:07

JOURNAL D'UN CURÉ

Je n'en suis qu'au 3/4, mais c'est tellement beau qu'il faut que j'en parle!
Comment dire le sujet au départ ne me passionnait pas forcément. Je n'ai pas trop d'affection pour la foi quasi mystique qui peut habiter certains prêtre. Je me méfiais pas mal de ce curé et de ces élans religieux, mais pour finir j'ai accepté sa foi comme partie intégrante de sa personne. Et je me suis prise d'une affection assez étrange pour ce jeune homme. Jeune avec un coeur d'enfant, entier d'âme, d'une sensibilité dingue, un écorché vif voilà le mot, une bonne volonté, un amour du genre humain infini et pourtant une timidité maladive et un manque d'assurance voir un mal-être, une tristesse infinie. Je dis ça à cause de ses phrases qui m'ont beaucoup touchées:

"J'attends toujours un cri du coeur, un élan qui réponde au mien."
"Pour un peu, sur la route du presbytère, j'aurais couru."
"Il y a certaines pensées que je n'ose confier à personne, et pourtant elles ne me paraissent pas folles, loin de là."
"Vous avez la vocations de l'amitié, observait un jour mon vieux maître le chanoine Durieux. Prenez garde qu'elle ne tourne à la passion. De toutes, c'est la seule dont on ne soit jamais guéri."
"Je vous soupçonne d'être poète."
"Comme nous sommes désarmés devant les hommes, la vie!"
"Je ne sais rien des êtres."
"Le ridicule est toujours si près du sublime."
"Ma solitude est parfaite, et je la hais. Nulle pitié de moi-même. Si j'allais ne plus aimer!"
"Je n'ai pas peur de la mort, elle m'est aussi indifférente que le vie, cela ne peut s'exprimer."

Et j'en passe, un curé que je me suis prise à aimer. Il a une constitution si faible, il est atteint d'un cancer de l'estomac que j'ai peur qu'il meurt... Il se heurte à des caractères particulièrement féminins qui sont d'une diablesse d'esprit assez étonnante! Ses paroissiens le prennent pour un alcoolique, le renie. Lui est maladroit et enchaîne gaffe sur gaffe... La mentalité paysanne aussi et bourgeoise lui créent beaucoup de problèmes. Alors pour se purger il écrit et peu à peu son journal remplace sa foi et ses prières. Je cite:
"L'âme se tait. Dieu se taît. Silence."
Il est jeune et pourtant d'une maturité quant à sa conception et son analyse de l'âme humaine assez extraordinaire. Mais sa figure elle est vieille, il a un vécu assez impressionnant (son enfance n'est pas joyeuse). Je cite: "Votre histoire est inscrite dans chaque ride de votre visage."

J'aime énormément le fait qu'on lui reproche de porter des jugements absolus et d'être trop abstrait. Ainsi que cette phrase: "Dans les grandes conjonctures comme dans les petites, vous engagez le vôtre à fond (pouvoir), et sans doute à votre insu." Ainsi que ça" L'enfer c'est de ne plus aimer", cette expression"L'hemoragie de l'âme.et ce bref échange:
"-Qu'ai je fait de mal? Que me reproche t-ton? -D'être ce que vs êtes, il n'y a pas de remède à cela."

Monsieur le curé est-ce mal si je vous dis que je vous aime et que j'ai peur que vous ne mourriez, je voudrai vous protéger contre tout le mal de ce monde.
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MessageSujet: Re: Georges Bernanos   Ven 24 Avr 2009 - 21:12

Merci Marko pour tes impressions je vais surement essayer de lire Dialogues des carmélites. Je dis milles merci à ma prof de français de m'avoir montré Bernanos.
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Arabella
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MessageSujet: Re: Georges Bernanos   Ven 24 Avr 2009 - 21:29

Merci de ce fil Lara, tout cela me donne une furieuse envie de relecture, mais ce n'est pas trop possible pour le moment.

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tom léo
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MessageSujet: Re: Georges Bernanos   Ven 24 Avr 2009 - 22:57

Cela fait tellement plaisir de vous lire!

Oui, Lara, j'ai aussi marqué et copié énormement de phrases de ce beau livre! On verra ce que tu vas dire à la fin...

Oui, le "Dialogue des Carmelites" (que j'ai oublié de citer l'autre jour) est impressionant. Il y a aussi bien une adaptation au cinéma, je pense avec Jeanne Moreau?

Nous Germanophones, nous nous vantons d'avoir avec "Die letzte am Schafott" de Gertrud von Le Fort, une version plus ancienne des Dialogues des Carmelites. En fait, elle a écrit sa nouvelle déjà en 1931 et je vous assure qu'elle est fort impressionant!
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Marko
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MessageSujet: Re: Georges Bernanos   Ven 24 Avr 2009 - 23:40

tom léo a écrit:

Oui, le "Dialogue des Carmelites" (que j'ai oublié de citer l'autre jour) est impressionant. Il y a aussi bien une adaptation au cinéma, je pense avec Jeanne Moreau?

Effectivement mais je ne l'ai jamais vu. La distribution est alléchante.

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MessageSujet: Re: Georges Bernanos   Jeu 31 Déc 2009 - 18:38

Dialogue d'ombres

Citation :
Trois courts récits d'importance majeure dans son oeuvre et pourtant méconnus sont rassemblés dans ce volume : «Madame Dargent » (1922) , «Une nuit» (1928) et «Dialogue d'ombres» (1928), où l'auteur de Sous le soleil de Satan se révèle plus que jamais obsédé par la mort, cette ultime épreuve où s'affrontent le Bien et le Mal dans les obscurités de la conscience. « Je voudrais dans mes livres lancer des escadrons d'images», confiait le jeune Bernanos à un ami. Cette volonté et cette énergie, il les mettait en oeuvre dès 1907- il avait alors dix-huit ans - dans ses premiers textes publiés que l'on trouvera encore ici : manifestations initiales d'un génie en devenir, nouvelles hachées, elliptiques où la vie rayonnante et le pur cauchemar, le plus âpre et le plus spirituel, nouaient déjà de formidables noces.

petit recueil de nouvelles et avis partiel puisque je n'ai pas tout à fait terminé. Les trois principales et la tombe refermée m'ont plu voire beaucoup pour certains passages et une atmosphère en grand écart entre morbide et quelque chose de sensuel.

avant de commencer le livre je me demandais pourquoi ce n'était pas dans l'ordre chronologique que les textes étaient présentés... et je comprends mieux. L'overdose de royalisme et de gloriole un peu faiblarde guettent à la lecture des textes de ses dix-huit ans, et malheureusement ça appuie un peu quelques doutes voilés des lectures du début, un fort maniérisme pouvant être systématique.

J'ai envie de dire "oui" mais je me retrouve entre deux intense reflexion

en plus ce qui me gêne pour donner une impression c'est que le contenu plus spirituel de ce qui m'a plu ne me reviens pas spontanément ! Suspect

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Je suis snob, j'ai lu un Mickey Spillane.
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bix229
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MessageSujet: Re: Georges Bernanos   Mer 11 Mai 2011 - 17:37

- Un crime. - Phébus/Libretto

Un polar, façon Bernanos, et puis, n' oubliez pas le pamplétaire : Les Grands cimetières sous la lune.
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Constance
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MessageSujet: Re: Georges Bernanos   Jeu 12 Mai 2011 - 9:55

bix229 a écrit:

n' oubliez pas le pamplétaire : Les Grands cimetières sous la lune.



Je suis en cours de lecture de cet ouvrage, qui se veut une charge contre l'imbécillité humaine ... c'est très violent, mais salutaire pour ceux qui s'imaginent disposer de leur libre arbitre en matière de politique, alors que l'histoire sociologique formate les esprits en induisant le réflexe de classe, et que l'instinct grégaire aveugle les foules ...
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Sigismond
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MessageSujet: Re: Georges Bernanos   Mar 14 Mai 2013 - 7:39

Lara a écrit:
JOURNAL D'UN CURÉ

Je n'en suis qu'au 3/4, mais c'est tellement beau qu'il faut que j'en parle!
Comment dire le sujet au départ ne me passionnait pas forcément. Je n'ai pas trop d'affection pour la foi quasi mystique qui peut habiter certains prêtre. Je me méfiais pas mal de ce curé et de ces élans religieux, mais pour finir j'ai accepté sa foi comme partie intégrante de sa personne. Et je me suis prise d'une affection assez étrange pour ce jeune homme. Jeune avec un coeur d'enfant, entier d'âme, d'une sensibilité dingue, un écorché vif voilà le mot, une bonne volonté, un amour du genre humain infini et pourtant une timidité maladive et un manque d'assurance voir un mal-être, une tristesse infinie. Je dis ça à cause de ses phrases qui m'ont beaucoup touchées:

Spoiler:
 
Oui, "+ 1" selon la formule consacrée (c'est le cas de dire "consacrée" Laughing ). Ressenti identique pour ma part, Lara.
Sans trembler du menton, et sans grandiloquence affectée:
Cet ouvrage devrait rester comme une oeuvre majeure du roman français du XXème.
Ci-dessous ce que l'auteur en pensait:
Georges Bernanos, in Le Cahier, à propos du Journal d'un curé de campagne, novembre 1936 a écrit:
Il m'est très pénible de parler de ce livre, parce que je l'aime. En l'écrivant, j'ai rêvé plus d'une fois de le garder pour moi seul... Je l'aurais seulement glissé au fond d'un tiroir et il n'en serait sorti qu'après ma mort. Il eût réjoui mes amis. Je veux dire que nous nous serions réjouis ensemble - eux dans ce monde-ci, moi dans l'autre, et mon petit prêtre entre nous tous, à la limite du visible et de l'invisible - ô cher confident de ma joie !... Hélas ! on n'est pas plus maître de ses livres que de sa vie !

Oui, j'aime ce livre. J'aime ce livre comme s'il n'était pas de moi. Je n'ai pas aimé les autres. Le Soleil de Satan est un feu d'artifice tiré un soir d'orage, dans la rafale et l'averse. La Joie n'est qu'un murmure, et le Magnificat attendu n'y éclate nulle part. L'Imposture est un visage de pierre, mais qui pleure de vraies larmes. S'il m'est présenté au jour du jugement, je n'oserai pas lui dire en face: "Je ne te connais pas", car je sais bien qu'il a une part de mon secret.

De Bernanos j'avais cet a priori Maurrassien, et j'ai très longtemps jugé sa lecture rédhibitoire (disons-le sans ambages: j'ai censuré Bernanos, le réduisant -à tort et avec beaucoup d'ignorance- à un banal louangeur panégyrique de Maurras & Cie).

Puis, au hasard des rayonnages de la bibliothèque, je me suis souvenu qu'une citation extraite de "La France contre les robots" m'avait beaucoup plu et je n'ai pas été déçu par cet essai: une entrée par la petite porte en quelque sorte. En catimini, sur la pointe des pieds. Puis j'ai lu "La joie" sans passer par "L'imposture", ce qui est une erreur contre laquelle je mets les Parfumés en garde, l'un étant la suite de l'autre.
"La joie" est sublime. La finesse même !
Les caractères sont trempés de feu et d'eau, et on a même envie de transposer l'élan de Lara envers le curé de campagne à propos de l'héroïne, Chantal:
Lara a écrit:
Monsieur le curé est-ce mal si je vous dis que je vous aime et que j'ai peur que vous ne mourriez, je voudrai vous protéger contre tout le mal de ce monde.
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HamsterKiller
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MessageSujet: Re: Georges Bernanos   Jeu 10 Avr 2014 - 13:57

J'suis en phase avec Parfum de livre en ce moment. Le mois dernier J'étais par hasard sur Faulkner alors qu'il était dans les 9 auteurs du mois, et là j'avais prévu de lire "sous le soleil de Satan" prochainement, pour découvrir Bernanos dont je n'ai jamais rien lu.

En fait je l'ai commencé mais il est en pause pour être passé sur la LC de dostoievski. j'ai fini la première partie et tout juste commencé "la Tentation du désespoir", la seconde des trois parties.

J'ai beaucoup aimé cette première partie en forme de prologue, j'ai bien aimé le côté crépusculaire, les désillusions de Mouchette, sa rage aussi bien qu'elle soit meutrière. Par contre le premier chapitre de la "tentation du désespoir" est constitué d'un dialogue entre un chanoine et un abbé. Je l'ai relu trois fois. J'ai vraiment eu du mal à comprendre leurs échanges. je crois que dans mon parcours de lecteur, je me suis peu confronté à des narrations qui avancent par le dialogue, j'ai trouvé la lecture ardue et laborieuse.

Si tout le reste est comme ça je vais avoir du mal à le finir. C'est dommage, le thème de ses livres semblerait me plaire, des quelques échos que j'ai pu en avoir.
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bix229
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MessageSujet: Re: Georges Bernanos   Jeu 10 Avr 2014 - 15:25

Il y a longtemps que je n' ai pas lu Bernanos, mais je viens de commander Monsieur Ouine.

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tom léo
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MessageSujet: Re: Georges Bernanos   Jeu 10 Avr 2014 - 18:13

HamsterKiller a écrit:

Par contre le premier chapitre de la "tentation du désespoir" est constitué d'un dialogue entre un chanoine et un abbé. Je l'ai relu trois fois. J'ai vraiment eu du mal à comprendre leurs échanges. je crois que dans mon parcours de lecteur, je me suis peu confronté à des narrations qui avancent par le dialogue, j'ai trouvé la lecture ardue et laborieuse.

Si tout le reste est comme ça je vais avoir du mal à le finir. C'est dommage, le thème de ses livres semblerait me plaire, des quelques échos que j'ai pu en avoir.

Je pense que Bernanos n'est pas facile. La lecture se fait mirroir de nos propres choix et compréhension d'un sujet. Et cela m'apparaît assez normale de devoir le reprendre un jour, peut-être avec un vécu de plus. Je ne pense pas qu'avec une lecture, un seul approche on a fait le tour de la question, des questions, qu'il soulève.

Donc, courage et perséverance?!
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colimasson
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MessageSujet: Re: Georges Bernanos   Lun 14 Avr 2014 - 20:29

Je suis en train de lire Sous le soleil de Satan.
Je comprends très bien où veut en venir Bernanos mais je ne le trouve pas très subtil. Démonstratif à outrance, à la façon de celui qui se croit illuminé et qui considère que ses lecteurs ne peuvent pas l'être (et à peine le devenir).

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J’ai presque vingt ans ! Me voici à la fin de ma vie, et je n’ai rien accompli !
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