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 Douglas Kennedy

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MessageSujet: Re: Douglas Kennedy   Douglas Kennedy - Page 4 Icon_minitimeSam 6 Aoû 2011 - 7:45


Chuck Berry - Riding Along In My Automobile

Extraits des articles

Citation :
C'est le gigantisme de ce continent, l'idée que l'on peut disparaître et renaître dans ses ahurissantes étendues, qui a stimulé un élément clé de la mentalité nationale, l'hypothèse fermement ancrée que chacun peut se réinventer à un moment ou un autre. La vie a mal tourné pour vous à Chicago? Qu'à cela ne tienne, sautez dans votre caisse et filez au sud, à Houston, ou mieux encore à La Nouvelle-Orleans. Ou bien, vous avez tenté d'être un mari exemplaire dans une banlieue pépère du Connecticut, et maintenant vous êtes en route pour la vastitude du Montana et une réinvention de vous-même sous la forme d'un photographe indépendant, un scénario dont je me suis servi pour l'un de mes romans. Ou encore: j'ai tout raté dans ma fichue existence, il faut que je disparaisse de la vue de tous... Et c'est complètement possible dans cet abîme insondable qu'est la route américaine.[...]

Etre «sur la route», ce n'est pas seulement bouger, c'est se placer entièrement dans le terrain du possible. Dériver d'un endroit à l'autre, laisser le hasard de la mobilité vous entraîner sur des voies détournées et dans des situations où vous n'auriez jamais pensé arriver, conduire sur des distances effarantes de jour comme de nuit, et surtout vous perdre au sein des vastes disparités socioculturelles des Etats-Unis: les charmes et les surprises de la route sont innombrables mais ce qui l'emporte sur tout le reste, le plus envoûtant des rêves quotidiens, c'est l'idée d'évasion.[...]

De mon côté de la côte à l'autre rive, ce sont 4 kilomètres d'eau mouvante et je me suis dit : en Amérique, nous faisons décidément tout en grand. Grands espaces, grands fleuves, grandes idées, grandes idioties, grands cerveaux et grands tours de taille. Nous sommes les dépositaires d'une formidable intelligence et d'une ignorance sans fond. Nous pouvons être à la fois incroyablement innovateurs et férocement réactionnaires. Et nous sommes maintenant au cœur d'un énorme conflit intérieur, celui qui oppose dans une lutte idéologique sans merci les forces du progressisme éclairé tel que l'incarne Obama à celles du manichéisme évangélique qui s'expriment par Sarah Palin et le mouvement du Tea Party.[...]

Ici, à Wiscasset, on perçoit encore des échos de la vie simple et rude des premiers colonisateurs d'un Nouveau Monde alors encore vierge, mais à seulement quelques kilomètres au sud, sur la Route 1 - l'héritière de la ligne de poste américaine, une deux-voies toute simple qui se traîne tout le long de la côte Est jusqu'à Key West, en bas de la Floride -, les forêts si caractéristiques de cette partie du Maine ont été décimées pour céder la place aux avant-postes de la monoculture mercantile: galeries marchandes, supermarché géant, McDonald's... Moi qui étais toujours très fier que le Maine soit à la fois l'Etat le plus laïque de l'Union et celui comptant le moins de fast-foods, et ils ont ouvert un McDo à 8 bornes de chez moi ! Bien que la bonne ville de Wiscasset ait adopté toutes sortes d'arrêtés municipaux pour contenir l'invasion des Big Mac, c'est une proximité qui me pèse.


Ray Charles - Hit the road

Citation :
Donc, en ce dimanche après-midi de la mi-août, la circulation consistait essentiellement en familles regagnant les abords de Boston et ce que j'appelle «le pays d'Updike», ces enclaves de grosses maisons au style pseudo-colonial et aux jardins maniaquement entretenus, avec la Volvo garée devant et tout cet ennui prospère dans lequel je me jurais de ne jamais tomber quand j'avais 15 ans. Et pourtant, ma vie conjugale, dont une grande partie s'est déroulée dans un coin tranquille de Londres, a été dominée par la même discorde assourdie que John Updike décrit avec brio dans ses romans. La tristesse domestique est toujours unique et banale à la fois.[...]

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MessageSujet: Re: Douglas Kennedy   Douglas Kennedy - Page 4 Icon_minitimeSam 6 Aoû 2011 - 7:58

Extraits des articles :

Douglas Kennedy - Page 4 34cec710
©Jean-Luc Bertini

Citation :
Nous entrions aussi au cœur de l'Amérique agricole. Grandes pâtures verdoyantes, granges rouges massives, mers de maïs : une vision de pur XIXe siècle, avant la révolution industrielle et la société de consommation. Même un Américain farouchement urbain comme moi ne pouvait résister à cette évocation d'un monde agreste préservé, la pastorale américaine dans toute sa splendeur.

A La Crosse, toujours dans le Wisconsin, nous avons franchi ce qui ressemblait à un marais étroit mais un peu plus loin, après un tournant, c'est toute l'étendue majestueuse du Mississippi qui est apparue devant nos yeux. Grâce à Mark Twain, ce fleuve occupe une place particulière dans l'imaginaire littéraire américain: le cours d'eau sur lequel Huckleberry Finn mène son odyssée mais aussi le lien aquatique entre deux mondes si contrastés, le Sud imprévisible qui, à l'époque de Twain, était encore la nation rebelle et défaite dans ses ambitions sécessionnistes et le calme rural du Nord. C'était aussi, en ce temps-là, la ligne de partage entre un Est plus développé et la terra incognita que demeurait le Far West. Et de fait, la vue de ces flots réellement imposants a été sur notre route le premier reflet de la grandeur visuelle qui caractérise l'ouest américain.[...]

Cent cinquante kilomètres plus loin, aux abords de la frontière du Dakota du Sud, le changement de paysage a été brutal: fini les vertes vallées et les torrents bondissants qui symbolisent la richesse agricole du Minnesota, place à un monde surchauffé et poussiéreux de rues hostiles et d'âmes endurcies. Je me suis arrêté à une station-service pour demander mon chemin jusqu'au centre-ville. La femme qui tenait la caisse, la trentaine, d'une maigreur inquiétante, avec un visage et des dents de fumeuse, un symbole pacifiste accroché à sa casquette de baseball, m'a aussitôt appelé «honey» («chéri») et tout aussi rapidement a remarqué que je m'étais trompé en nommant sa ville:

- C'est pas Sioux City, chéri. Ça, c'est dans l'Idaho et qui voudrait aller dans pareil foutu coin? Ici, c'est Sioux Falls. Et y a pas de "centre-ville". Ça s'étend de partout, comme qui dirait. Y a bien le quartier historique, mais comme t'es de l'Est...

- Comment vous avez deviné?me suis-je enquis avec un sourire.

- Tu déconnes, chéri? Enfin, comme t'es de l'Est, sûr que tu vas pas l'trouver très historique, notre quartier historique!

En réalité, il était assez déroutant, d'un point de vue urbanistique, puisqu'il s'agissait des restes d'une agglomération jadis centrée sur le chemin de fer. Seulement, les trains ne s'arrêtent plus à Sioux Falls, le système ferroviaire américain ayant été mis en déroute par le développement des autoroutes inter-Etats et le lobby de l'industrie automobile de Detroit, dans l'après-guerre. C'était donc un assemblage de vieux entrepôts en briques délavées auquel quelques esprits entreprenants de la ville essayaient visiblement de redonner un semblant de vie à en juger par deux ou trois restaurants et une petite boutique de mode, mais on était ici très loin du canal Saint-Martin, tout simplement parce que Sioux Falls n'attirera jamais les bobos. Pour s'en convaincre, il suffisait d'observer les hommes et les femmes que nous avons vus dans les rues ou sortant des bars décatis de la zone : prématurément vieillis, la peau tannée, avec souvent l'haleine de gnôle, ou les signes des effets secondaires d'une existence entière à mal s'alimenter.[...]

Citation :
- Un des nombreux points positifs du voyage, ai-je confié à M., c'est de pouvoir repartir.


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MessageSujet: Re: Douglas Kennedy   Douglas Kennedy - Page 4 Icon_minitimeSam 6 Aoû 2011 - 8:09

Extraits des articles.

Concerto pour violon, Alban Berg

Citation :
Au cours des heures suivantes, j'ai alterné les stations de jazz et de musique classique à la radio. Croyez-moi, le lyrisme atonal du concerto pour violon d'Alban Berg est assez hallucinatoire quand on s'y abandonne dans le vide obscur des plaines de l'Ouest la nuit. Je repensais aux dernières années de ma vie : un divorce, une histoire d'amour qui avait mal fini, mon dernier roman maintenant achevé, ma relation avec la très charmante femme endormie à mes côtés, une liaison qui, je le sentais de plus en plus clairement, ne serait bientôt plus qu'un beau chapitre dans nos vies respectives...[...]

Après un bourbon et une bière, je me suis aventuré dans les rues de Rapid City. Malgré l'heure tardive, elles étaient encore remplies de femmes et d'hommes venus se cuiter en ville qui, sous la pleine lune, semblait en effet sortie d'un western : immeubles Old Frontier, chaussées poussiéreuses, magasins de chapeaux Stetson et de fusils automatiques, bars pleins de poivrots.[...]

En plein jour, Rapid City était en effet du John Ford cent pout cent, avec quelques touches de modernité, comme les quelque cinq mille motards en train de pétarader dans les rues - une énorme convention d'adeptes des grosses cylindrées se tenant à ce moment - ou comme des éclaireurs de l'idéologie New Age qui s'étaient glissés au milieu des boutiques de souvenirs amérindiens, proposant des boules de cristal magiques et des kits de méditation «Hare Krishna, mon pote!» C'est surtout la marée motarde, avec des représentants de toutes les générations, octogénaires y compris, qui a retenu l'attention de M.

- Incroyable! s'est-elle exclamée. C'est Easy Rider multiplié par trois cents!

- La grande différence entre le film et ces types que tu vois, c'est qu'eux sont en général des réac effrénés qui ont voté deux fois George Bush, ne jurent que par la vente libre des armes à feu et sont réellement convaincus que l'Amérique est « la terre préférée de Dieu », puisque c'est sur elle qu'Harley Davidson est né.[...]

La Route 16 nous a aussi amenés au monument élevé à la mémoire de Crazy Horse, l'Indien Lakota qui avait su réunir sa tribu contre la force expéditionnaire américaine en 1887, infligeant de lourdes pertes aux troupes du général George Custer à la bataille de Bighorn. Le plus frappant dans cette sculpture, c'est qu'elle s'élève dans un comté qui a pour nom... Custer. C'est seulement en Amérique, et je le dis avec admiration, qu'un compromis géographique aussi curieux a pu être trouvé : le chef indien ayant écrasé le général et ses hommes immortalisé au milieu d'un comté portant le nom de son adversaire défait...

Après les abords montagneux et boisés du mont Rushmore, le terrain a radicalement changé quand nous sommes entrés dans le Wyoming, avec ses plaines désertiques qui s'étendent à perte de vue, ce vide immense, inquiétant, seulement coupé en deux par un ruban de macadam, la Route 450. Et dans cette version géographique de l'infini, nous étions la seule voiture lancée dans ce qui semblait être une odyssée vers le néant.[...]

Puis, comme je l'informais que M. n'avait encore jamais vu une terre aussi peu habitée, elle s'est exclamée :

- Eh ben, mon p'tit, il faudrait que vous voyez ça en hiver! Ce janvier, nous avons eu moins cinquante, un jour. T'as une panne d'essence ici à la mauvaise saison, ou ton auto a un pépin, t'es morte!

Nous avons terminé les hamburgers, en effet très bons, et une fois que nous avons repris la route, M. a avoué au bout d'un moment :

- J'aurais préféré qu'elle ne dise pas ça... Cette histoire d'avoir une panne et de mourir.

- Nous ne sommes pas en hiver.

- C'est quand même d'un vide...

Cette impression d'extrême solitude a persisté toute la journée. Cette immensité ocre lavée par le soleil et le vent, avec de-ci de-là des formations géologiques isolées, faisait très «création du monde». Au loin, un groupe de nuages menaçants s'est révélé, de plus près, n'être qu'une illusion d'optique. C'était comme si l'univers avait la tête en bas et que nous regardions des langues de terre avancer dans le ciel. [...]

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MessageSujet: Re: Douglas Kennedy   Douglas Kennedy - Page 4 Icon_minitimeSam 6 Aoû 2011 - 8:24

Extraits des articles.


Brahms: Requiem / Runnicles · Atlanta Symphony Orchestra Chorus · Berliner Philharmoniker


Citation :
Monté ici en téléphérique avec M., j'avais sous les yeux un panorama extraordinaire de pics déchiquetés, dont certains atteignent une hauteur de cinq mille mètres, et de forêts alpestres, et, pendant quelques minutes tout aussi extraordinaires, ma vie au-delà de cette expérience ne comptait plus. J'étais «là-haut», au-dessus de toute préoccupation quotidienne, et je me disais que d'accord, l'existence n'est jamais aussi simple que ça et pourtant il est parfois indispensable d'avoir un aperçu du bonheur véritable sous la forme d'une telle perfection visuelle.[...]

Entre l'Amérique de la culture et de l'ouverture sur le monde et celle qui, rejetant le questionnement intellectuel, professe une vision étroitement manichéenne de la vie et même de la mort, ce sont deux pays qui se contredisent et s'opposent. Pourtant, si ce voyage à travers le cœur du continent m'a confirmé quelque chose, c'est que même les coins les plus reculés et les plus redneck (ploucs) du pays recèlent un authentique sens de l'hospitalité, une correction humaine et une gentillesse sincères. Alors, peut-être que la vraie ligne de partage aux Etats-Unis d'aujourd'hui ne passe pas entre démocrates et républicains, partisans de la laïcité et chrétiens militants, Etats traditionnellement conservateurs ou au contraire progressistes, les deux côtes et le « pays profond»; non, je crois que la véritable coupure nationale se résume à un mot : éducation.[...]

En fait, le fossé séparant les deux Amériques n'a jamais été aussi profond et, dans un Washington où les principes de compromis et de collaboration bi-partite ont été rejetés par un Parti républicain désormais emporté par une dérive d'ultra-droite, il semble amené à se creuser encore, à susciter encore plus de rancœur et d'agressivité.[...]

Douglas Kennedy - Page 4 1873c910
©Cameron Lawson/National Geographic

Citation :
l'Idaho a la réputation d'être l'Etat le plus réactionnaire de toute l'Union, et la compétition pour ce titre est acharnée. A part la zone de Sun Valley et de Ketchum, deux stations de sports d'hiver au nord-est, destination prisée par les gens d'Hollywood et aussi l'endroit où Ernest Hemingway se tira une balle dans la tête - bien que je ne pense pas que les tendances conservatrices de l'Idaho aient eu grand-chose à voir avec ce geste définitif -, c'est l’État où la présence mormone est la plus considérable, l'Utah mis à part. Ces contrées retirées ont également attiré depuis longtemps le genre d'anarchistes farouchement allergiques à tout ce qui rappelle l'existence d'un gouvernement fédéral.[...]

Sur le plan architectural, c'était l'une des agglomérations les plus intéressantes que nous ayons vues jusque-là : une ville de province campagnarde des années 50, parfaitement conservée. Edward Hopper aurait beaucoup apprécié Idaho Falls, cette atmosphère de vacuité américaine qu'il a su rendre si génialement dans ses tableaux. Sur la place centrale, nous avons aperçu une vingtaine d'adolescents qui semblaient arrivés tout droit de Camden Market à Londres, en train d'écouter un groupe de rock local vraiment exécrable. Avec leurs cheveux teints en rose, leurs épingles de nourrice dans les narines et leurs tee-shirts déchirés, ils paraissaient proclamer qu'ils auraient voulu être partout ailleurs qu'à Idaho Falls.

Douglas Kennedy - Page 4 1744sh10
©Stephen Shore - Falls, Idaho

Compte tenu de la forte présence mormone dans la région, je me suis plu à spéculer que nombre de ces émules de Johnny Rotten avaient sans doute grandi dans des familles strictement attachées à l'Eglise des Saints des Derniers Jours et devaient certainement être la source de maints examens de conscience désespérés chez leurs parents. En Amérique, tout le monde dit que les petites villes sont le lieu idéal pour élever des enfants, mais moi qui suis né à Manhattan et qui ai fait grandir les miens à Londres, je me permets de contester cette notion. Selon moi, plus la ville est grande, plus elle offre d'opportunités stimulantes à des adolescents et moins ils seront susceptibles de se retrouver sur une triste place un samedi après-midi, en proie à un ennui ravageur, telle une petite troupe d'ados en déroute qui ne savent pas où aller.[...]



The Doors - Roadhouse blues

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MessageSujet: Re: Douglas Kennedy   Douglas Kennedy - Page 4 Icon_minitimeSam 6 Aoû 2011 - 9:57

mouais. c'est très carte postale. et à part la jeep pour jeter son sac on est obligés de rouler en Ford ?

(ça sonne un peu Mike Hammer part en weekend). tongue

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MessageSujet: Re: Douglas Kennedy   Douglas Kennedy - Page 4 Icon_minitimeSam 6 Aoû 2011 - 11:11

C'est un joli périple à faire avec de beaux paysages et des gens divers et varier, enfin moi je m'intéresse aux paysages le reste qui concerne la politique la religion ou la mentalité des gens m'intéresse moins.
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MessageSujet: Re: Douglas Kennedy   Douglas Kennedy - Page 4 Icon_minitimeDim 7 Aoû 2011 - 10:45

je n'aime pas lire sur l'ordi, ce Carnet de voyage est-il édité ? merci

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MessageSujet: Re: Douglas Kennedy   Douglas Kennedy - Page 4 Icon_minitimeDim 7 Aoû 2011 - 11:25

Bédoulène a écrit:
je n'aime pas lire sur l'ordi, ce Carnet de voyage est-il édité ? merci
Je crois que ça fait quelques années que c'est sorti oui si je ne confonds pas avec autre chose.

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MessageSujet: Re: Douglas Kennedy   Douglas Kennedy - Page 4 Icon_minitimeDim 7 Aoû 2011 - 14:00

je n'ai pas trouvé ce titre Epi !

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MessageSujet: Re: Douglas Kennedy   Douglas Kennedy - Page 4 Icon_minitimeDim 7 Aoû 2011 - 14:07

Bédoulène a écrit:
je n'ai pas trouvé ce titre Epi !
En fait, je pensais à ce carnet de voyage sorti il y a quelques années Au pays de Dieu. Ce n'est peut-être le même que celui présenté par Queenie, je n'ai pas regardé dans le détail.

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MessageSujet: Re: Douglas Kennedy   Douglas Kennedy - Page 4 Icon_minitimeMer 7 Déc 2011 - 15:44

Douglas Kennedy - Page 4 Arton27263-67d66

Cet instant-là
Citation :
Thomas Nesbitt, fraîchement divorcé, est un écrivain reconnu spécialisé dans les récits de voyages. Un jour, il reçoit un colis contenant un journal, qui le renvoie 25 ans en arrière et au souvenir d’une jeune femme avec qui il vécut une aventure passionnée. Dans le Berlin d'avant la chute du Mur.

Kennedy à Berlin ? Oui, enfin, pas JFK, mais Douglas, l'écrivain qui pond des best-sellers avec une régularité de métronome. Ses deux derniers romans n'étaient pas bons, Cet instant-là nous réconcilie, en partie, avec l'auteur. Grâce à Berlin, justement, toile du fond du livre, en 1984, dans les pas du narrateur, Thomas Nesbitt, qui découvre la ville et ... l'amour. Après un démarrage prometteur, la description de la passion entre Thomas et Petra, sylphide transfuge de l'est, est un mauvais moment à passer. Près de deux cents pages de mamours à la guimauve, que Kennedy abandonne de temps à autre, ouf, pour s'attarder sur des personnages secondaires qui relancent l'intérêt, l'ami du héros, par exemple, peintre drogué et homo dont le portrait frise le cliché tout en permettant de s'aventurer dans un Berlin Ouest interlope qui ne manque pas de sel. Sexe, drogue, tout cela est assez rock 'n' roll, ce cher Douglas ne nous avait pas habitué à tant de "dépravations". Moyennant quoi, pour en finir avec la romance de Thomas et Petra, Kennedy nous assène un premier rebondissement après 300 pages. On l'a vu venir d'assez loin, il faut dire, mais on ne s'en plaint pas tant l'aspect sentimental commençait à nous courir sur le haricot. Il y aura un deuxième rebondissement, bien plus loin, prévisible également, qui relancera la machine. Et tout se terminera dans les larmes et les remords, sans surprise, finalement, car Douglas Kennedy n'est pas un auteur doué pour raconter les jours heureux, sa plume s'exprimant bien mieux dans le drame. C'est un bouquin qui s'avale à grandes lampées, il est écrit pour ça, et on a beau voir les ficelles, force est de constater que le marionnettiste a un certain talent pour nous embarquer. Aujourd'hui que l'on connait bien les méthodes de la Stasi et la vie en RDA, en ces temps de guerre froide, le livre a cependant moins d'impact que s'il avait écrit quelques années plus tôt. Cet instant-là n'est pas loin d'être un roman de gare, mais vu qu'il file comme un TGV, on ne regrette pas d'avoir choisi le train. Et à la fin, on se retrouve tout penaud, sur le quai, en se mouchant pour cacher que l'on vient de verser quelques larmes. Comme une midinette. Un peu bête et honteuse de s'être laissée avoir.
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MessageSujet: Re: Douglas Kennedy   Douglas Kennedy - Page 4 Icon_minitimeMer 7 Déc 2011 - 18:00

Je l'ai lu récemment et j'ai aimé la partie racontant le Berlin des années avant la Chute du Mur...
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MessageSujet: douglas   Douglas Kennedy - Page 4 Icon_minitimeMer 7 Déc 2011 - 18:02

Je n'ai pas osé le dire, mais en lisant ton commentaire, pareil que toi : j'aurais volontiers zappé le passages des zamours!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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MessageSujet: Re: Douglas Kennedy   Douglas Kennedy - Page 4 Icon_minitimeJeu 22 Déc 2011 - 7:46

Quitter le monde

J'ai trouvé la lecture fluide , des références littéraires intéressantes , le genre de livre qu'on dévore en deux jours.
mais honnêtement...
Le personnage vit un calvaire au quotidien , elle collectionne les coups durs ,ce qu'on appelle ne pas avoir de chance...
On commence à trouver le personnage peu crédible tellement le destin continue de s'acharner au fil des pages mais on se dit pourquoi pas ...
Mais ce n'est pas fini , l'intrigue policière arrive et cette jeune diplomée de littérature après être passée tradeuse mène une enquête ...
Bien entendu , on s'en serait douté , elle résoud en un tour de main ce que la police n'a pas su voir...Conclusion je suis de plus en plus blasée.

Mais de qui se moque-t-on?
J'ai vraiment eu la sensation que l'auteur prenait son lectorat pour des courges et je pèse mes mots ...
Comment peut-il lui même croire en son personnage?

Alors si je reste dubitative quant à la qualité de l'intrigue , je me dis que c'est moindre comparé à ce que doit ressentir l'auteur s'il fait une analyse objective de son roman...
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MessageSujet: Re: Douglas Kennedy   Douglas Kennedy - Page 4 Icon_minitimeJeu 22 Déc 2011 - 8:08

Douglas Kenndy est vraiment capable du meilleur comme du pire. j'irai quand même y jeter un coup d'oeil pour m'en convaincre (je l'ai réservé il y a déjà quelques temps à la médiathèque)
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MessageSujet: Re: Douglas Kennedy   Douglas Kennedy - Page 4 Icon_minitime

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