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 Antonio Munoz Molina [Espagne]

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Marie
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MessageSujet: Antonio Munoz Molina [Espagne]   Antonio Munoz Molina [Espagne] Icon_minitimeLun 2 Avr 2007 - 2:53

Antonio Munoz Molina [Espagne] Aa64
 
 
Antonio Munoz Molina est né en 1956 à Ubeda, dans la province de Jaén.
Licencié en histoire de l'art à l'université de Grenade, il est également chroniqueur du journal El Pais. Il est membre de la Real Academia de Lettras .
 
Présentation et bibliographie
 
 
Bibliographie
 
Citation :
Index: (cliquez sur les numéros de page pour y accéder directement)
 
 
1986 Beatus Ille, Pages 1, 2
1990 L'hiver à Lisbonne, Pages 1
1991 Beltenebros,
1994 Les mystères de Madrid,
1994 Le royaume des voix Pages 1
1995 Le Sceau du secret,
1998 Pleine lune, Pages 1, 2
1999 Une ardeur guerrière, mémoires militaires,
2000 Cordoue des Omeyyades,
2000 Rien d'extraordinaire, nouvelles, Pages  2
2001 Carlotta Fainberg, Pages 1
2003 Séfarade, Pages 1, 3
2004 En l'absence de Blanca,  Pages 1
2005 Fenêtres de Manhattan, Pages  1, 2
2008 Le vent de la lune,
2009 Dans la grande nuit des Temps, Pages 3
2013 Tout ce que l'on croyait solide,
 
Citation :
mise à jour le 13/08/2012, page 3
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Marie
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MessageSujet: Re: Antonio Munoz Molina [Espagne]   Antonio Munoz Molina [Espagne] Icon_minitimeLun 2 Avr 2007 - 3:21

Séfarade

traduit de l'espagnol par Philippe Bataillon
Editions du Seuil


Si on me demandait comment "classer" ce livre, je n'aurais aucune réponse, j'ai beaucoup de mal à le résumer, et même à en parler!

Ce n'est pas un roman, mais il contient de la fiction.

Ce ne sont pas des nouvelles, je ne le pense pas, bien qu'il soit constitué de dix-sept chapitres retraçant chacun une histoire différente, mais les personnages de ces histoires peuvent, ou non, se retrouver dans une autre....

Ce n'est pas un récit bien qu'il retrace des destins historiques.

Je dessine encore plus mal que je n'écris, mais là, je prendrais volontiers une feuille blanche.

Au centre, je mettrais un gros point, très noir. Ce point, c'est Joseph K. qui, à aucun moment, n'a été accusé de quoi que ce soit, si ce n'est d'être coupable. Passage du statut d'innocent à celui de coupable, sans bien sûr savoir de quoi on peut bien être coupable.

Relié au point noir Joseph K., je dessinerais un point gris, l'auteur, en lisant ceci :

"Je suis très doué pour éprouver cette espèce d'angoisse, pour manquer le sommeil en m'imaginant que toi et moi sommes dans ce train. Je suis terrifié par les papiers, les passeports et les certificats qu'on peut perdre*, les portes que je n'arrive pas à ouvrir, les frontières, l'expression indéchiffrable ou menaçante d'un policier, de quelqu'un qui porte un uniforme et brandit face à moi une quelconque autorité. J'ai peur de la fragilité des choses, de l'ordre et de la tranquillité de notre vie toujours précaire et suspendue à un fil qui peut casser, de la réalité quotidienne si assurée et familière qui peut se briser dans la catastrophe d'un malheur."

Du point gris de l'auteur partiraient des lignes, plus ou moins sécantes, quelquefois parallèles, s'entrelaçant, se croisant , bref une espèce de toile d'araignée, mais toutes ces lignes bien sûr finiraient par rejoindre le point noir central. Ces lignes correspondraient à cette simple phrase : "Il n'y a pas de limite aux histoires inimaginables qu'on peut entendre à condition de faire un peu attention, aux romans qu'on découvre soudain dans la vie de n'importe qui."


Elles représenteraient soit des destins connus de tous comme ceux de
Primo Levi, Milena Jesenska, Evguénia Guinzgourg, Margarete Buber-Neumann, personnages que l'on retrouve dans la plupart des chapitres, mais aussi les récits d'autres vies, fiction ou non. Le seul point commun chez ces personnages étant bien sûr le fait de se retrouver un jour coupables et de ne pas comprendre pourquoi.

C'est sûr que comme dessin, ce ne serait pas génial, mais il correspond à ma vision de ce livre !
Dans les critiques que j'ai lues à son sujet, on évoque en permanence le thème de l'exil.

Ce thème est certes très présent ; les coupables fuient par tous les moyens possibles (un des plus beaux chapitre est, pour moi, "Dis moi ton nom" qui évoque l'exil de musiciens d'Amérique latine d'abord vers l'Argentine puis vers l'Espagne).
Et le titre du livre "Séfarade" est un hommage rendu à la mémoire des juifs expulsés en 1492.
Mais la douleur de l'exil n'est pas le thème dominant. Le thème dominant est l'éternelle question :pourquoi ai-je été déclaré coupable, pourquoi tout à coup suis-je obligé de perdre mon identité pour adopter celle qu'on m'attribue ?
Dans le chapitre "Tu es" :
"Tu crois savoir qui tu es et en fait tu es soudain transformé en ce que les autres voient en toi, et , peu à peu, tu deviens plus étranger à toi même, et même ton ombre est ton espion qui te suit pas à pas, et de tes yeux tu vois le regard de ceux qui t'accusent, qui changent de trottoir pour ne pas te dire bonjour..."

Bon, je crois que finalement, il vaut mieux que je ne fasse pas de dessin Very Happy

* pur hasard, A.!!!
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MessageSujet: Re: Antonio Munoz Molina [Espagne]   Antonio Munoz Molina [Espagne] Icon_minitimeLun 2 Avr 2007 - 4:18

Postface

Note sur mes lectures


J'ai très peu inventé dans les histoires et dans les voix qui se croisent dans ce livre. J'en ai entendu raconter certaines et elles habitaient ma mémoire depuis longtemps. J'ai découvert Willi Münzenberg en lisant
La fin de l'innocencede Stephen Koch ,et j'ai suivi sa piste dans Le passé d'une illusion de François Furet, livre aussi admirable que son titre, ainsi que dans le deuxième volume des mémoires d'Arthur Koestler, Hiéroglyphes et sur un nombre surprenant de pages internet.

J'ai découvert le beau nom de Milena Jesenska dans les surprenantes Lettres à Milena de Frantz Kafka, un livre de poche qui m'a longtemps suivi. C'est ce prénom, isolé comme titre d'un livre, Milena , qui m'a amené à découvrir son auteur, Margarete Buber-Neumann, dont j'avais trouvé la piste chez Koch et Furet en tant que personnage mineur, cité dans des notes en bas de page.
Les deux volumes de son autobiographie, Prisonnière de Staline et d'Hitler: Déportée en Sibérie et Déportée à Ravensbrück dont j'avais découvert la trace dans le catalogue du Seuil, m'ont été rapidement envoyés de Paris par mon éditrice, Annie Morvan. Il est étrange que sur ce sombre épisode des enfers construits par le nazisme et le communisme abondent tant de témoignages féminins.

Ont été capitaux pour moi Contre tout espoir de Nadejda Mandelstam, et surtout [i]Le Vertige d'Evguénia S. Guinzbourg, dont j'avais lu pour la première fois le nom dans un livre extraordinaire de Tzvetan Todorov, Face à l'extrème que j'ai découvert dans sa traduction anglaise, Facing the Extreme, Moral life in the Concentration [i]Camps. . J'ai beaucoup appris sur Todorov en lisant "L'homme dépaysé ".


A propos de la situation des Juifs d'Espagne, j'ai lu à fond "Les origines de l'Inquisition ", la tendancieuse et monumentale étude de Benzion Netanyahu, et, beaucoup plus brève et équilibrée, la classique Histoire de L'inquisition espagnole d'Henry Kamen, sans oublier un livre qui personnellement me semble extraordinaire, malgré son extrème concision, Historia de una tragedia de Joseph Perez.

Mon ami Emilio Lledo a lu pour moi le très long journal du professeur Klemperer dans l'original allemand ( Victor Klemperer, Mes soldats de papier, Journal 1933-1941, et Je veux témoigner jusqu'au bout, Journal, 1942-1945.....


Mais j'oubliais presque de citer deux des auteurs les plus décisifs pour ma formation dans les années récentes, sans lesquels il est probable que ce livre n'aurait pas existé, que je n'aurais pas trouvé l'état d'esprit nécessaire à l'écrire.
Je fais référence à Jean Améry et à Primo Levi.
J'ai découvert par hasard en 1995 le livre de Jean Améry sur Auschwitz dans une librairie d'occasion, sans en avoir jamais entendu parler. Il a été publié par Actes Sud en 1995 sous le titre Par delà le crime et le châtiment , et je n'ai pas entendu dire qu'il ait intéressé aucune maison d'édition espagnole .

Grâce à Mario Muchnik, le lecteur espagnol a accès à la grande trilogie des mémoires de Primo Levi, qui comprend Si c'est un homme, La Trève, Les Naufragés et les Rescapés: quarante ans après Auschwitz.

Ce que l'on peut apprendre sur l'être humain et sur l'Histoire de l'Europe au vingtième siècle dans ces trois volumes est terrible mais aussi très instructif et honnêtement, je ne crois pas que sans les avoir lus il soit possible d'avoir une conscience politique accomplie, ni une idée de la littérature qui ne comprendrait pas l'exemple de cette manière d'écrire.

Il y a eu d'autres livres, mais ceux que j'ai cités plus haut sont ceux qui m'ont le plus nourri pendant que j'écrivais Séfarade.
J'ai aussi tâché de prêter attention à beaucoup de voix, parmi elles je dois citer avec gratitude celles de Francisco Ayala et de Jose Luis Pinillos, la voix sonore et joviale d'Amaya Ibarrui ,qui par un matin d'hiver m'a invité à prendre un café et m'a raconté certains épisodes extraordinaires du roman de sa vie, la voix d'Adriana Seligmann qui m'a parlé des cauchemars en allemand de son grand-père, et la voix de Tina Palomino qui est venue chez moi un soir alors que je croyais terminé ce livre et qui m'a fait comprendre sans s'en rendre compte, tandis que j'écoutais l'histoire dont elle me faisait le cadeau, qu'il reste toujours autre chose qui mérite d'être raconté.


Madrid, décembre 2000
Antonio Munoz Molina
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MessageSujet: Re: Antonio Munoz Molina [Espagne]   Antonio Munoz Molina [Espagne] Icon_minitimeLun 2 Avr 2007 - 13:44

Marie a écrit:
Postface

Note sur mes lectures

J'ai découvert le beau nom de Milena Jesenska dans les surprenantes Lettres à Milena de Frantz Kafka, un livre de poche qui m'a longtemps suivi. C'est ce prénom, isolé comme titre d'un livre, Milena , qui m'a amené à découvrir son auteur, Margarete Buber-Neumann, dont j'avais trouvé la piste chez Koch et Furet en tant que personnage mineur, cité dans des notes en bas de page.

Madrid, décembre 2000
Antonio Munoz Molina

Puisque dans cette postface à Séfarade, Antonio Munoz Molina évoque Milena et Margarete Buber-Neumann, je voudrais attirer votre attention sur ce livre qui m'a beaucoup marquée.

Margarete Bubber-Neumann a écrit le livre Milena pour s'acquitter d'une promesse. Margarete Bubber-Neumann était une militante communiste allemande qui fut internée à Ravensbrück où elle rencontra Milena Jesenska.

"Je remercie le sort de m'avoir conduite à Ravensbrück car j'y ai rencontré Milena." écrit Margaret Bubber-Neumann.

Antonio Munoz Molina [Espagne] Milenapollakovajesenskagq9

Milena Jesenska, traductrice et amie de Kafka à qui elle inspira les Lettres à Milena, était une journaliste renommée. Communiste, elle organisa l'émigration des Juifs et fut déportée à Ravensbrück. Même dans le camp, elle ne cessa jamais d'être une rebelle.

Là-bas, les deux femmes se sont liées d'amitié dans le grand désir de vouloir changer les choses et de lutter contre les totalitarismes, nazi ou communiste...
" Quand nous aurons retrouvé la liberté, me dit-elle, nous écrirons un livre ensemble."

Elles ne le feront pas ensemble. Milena est morte à Ravensbrück. Gravement malade et épuisée par les conditions de vie au camp.
Le testament de Milena, ces mots qu'elle dit à Margarete juste avant sa mort:
"Je sais que toi, au moins, tu ne m'oublieras pas. Grâce à toi, je peux continuer à vivre. Tu diras aux hommes qui j'étais, et auras pour moi la clémence du juge..."

Et Margarete Bubber-Neumann d'ajouter:
"Seules ces paroles m'ont donné le courage d'écrire cette vie de Milena."
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MessageSujet: Re: Antonio Munoz Molina [Espagne]   Antonio Munoz Molina [Espagne] Icon_minitimeVen 14 Déc 2007 - 10:35

je suis un très grand admirateur de Antonio Munoz Molina. Aussi je me permet d'ajouter mon grain de sel, pourvous donner envie de lire ses romans.

( je fais un copié-collé d'une note que j'avais commis sur un blog


je suis tombé sur L'hiver à Lisbonne de Antonio Munoz Molina. Que dire, j'ai un peu hésité. Une histoire d'amour ! l'amour m' em.. nuie souvent dans la littérature. Tout le monde n'a pas la flamboyance de Sabato pour raconter une histoire d'amour. Et pourtant c'est peu dire que j'aime Molina. C'est lui qui m'a redonné confiance dans l' avenir de la littérature. Je croyais n'aimer plus que des morts et des nonagénaires, et Molina est arrivé avec le sublime Beatus Ille et je me suis repris à y croire. j'ai donc pris L'hiver à Lisbonne. Et j'ai adoré l'histoire de Lucrétia et de Santiago le pianiste de Jazz. C'est une histoire qui jamais ne se pose et qui prend racine dans une sorte de monde interlope, fait de fuites, de lettres, de silences et de retrouvailles eperdues. C'est un univers qui serait proche de celui de Modiano, mais la voix de Modiano est de plus en plus blanche, de plus en plus deliquescente ...alors que l'écriture de Molina est d'une beauté incroyable. Molina c'est un bonheur de lecture d'une grande rareté, il faut absolument lire L'hiver à Lisbonne pour se plonger dans ce prodige d' ecriture. En plus, c'est traduit par Philippe Bataillon, le traducteur de Cortazar, et à mon avis c'est loin d'être le plus mauvais, je dirais même que si on lui a confié une retraduction alors que la 1ere etait récente, ce n' est sans doute pas un hasard."

Fin du copié Collé.

Je ne pense pas que vous puissiez faire l' économie de lire Beatus Ille! Ecris à 26 ans ! d'une écriture exceptionnelle. Molina c'est l'as de la périphrase, le pape de la circonlocution sublime. Le roman se situe dans l' epoque franquiste, dans ce monde poisseux qui a vu disparaitre les vaincu de la guerre d'espagne. On entre dans ce monde où se cotoient les haines politiques et les histoires de trahison, de vengeances personnelles, les jalousies amoureuses. C'est un roman, dense, flamboyant, d'une construction complexe, mais quel livre !!!!

Ensuite il faut lire Pleine Lune. D'une structure narrative un peu plus simple. C'est l'histoire d'un crime d'enfant (mais chez Molina, ce n'est jamais que ça ). Autour de l'histoire de ce prédateur, c'est aussi l' histoire politique et sociale de l'espagne qui est évoquée. Chaque destin individuel enrichit le récit. Et dans chaque destin individuel, il y a du secret, de l'indicible, du ténébreux. Au final, c'est un livre haletant et boulversant. Un immense roman.

( je m'excuse mais je ne peux pas parler de Molina sans dithyrambe, mais comme je les ai lu, il y a deja pas mal de temps, je ne suis plus très précis , mais il faut absolument lire ces romans )
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MessageSujet: Re: Antonio Munoz Molina [Espagne]   Antonio Munoz Molina [Espagne] Icon_minitimeVen 14 Déc 2007 - 11:35

gaspard a écrit:
C'est un univers qui serait proche de celui de Modiano,
Tout à fait d'accord avec toi - bien que ceci n'est seulement vrai pour le livre 'L'Hiver à Lissbonne'.
Ma lecture de ses livres datent aussi d'un certain moment déjà - je suis en train de relire 'Fenêtres de Manhattan' pour parler aux Parfumés de cet auteur que j'aime le plus entre mes nombreux auteurs espagnols.

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Dernière édition par le Dim 16 Déc 2007 - 23:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Antonio Munoz Molina [Espagne]   Antonio Munoz Molina [Espagne] Icon_minitimeVen 14 Déc 2007 - 21:22

gaspard a écrit:

je suis tombé sur L'hiver à Lisbonne de Antonio Munoz Molina. ... Et j'ai adoré l'histoire de Lucrétia et de Santiago le pianiste de Jazz. C'est une histoire qui jamais ne se pose et qui prend racine dans une sorte de monde interlope, fait de fuites, de lettres, de silences et de retrouvailles eperdues. C'est un univers qui serait proche de celui de Modiano...
il faut absolument lire L'hiver à Lisbonne pour se plonger dans ce prodige d' ecriture.

Train de nuit pour Lisbonne de Pascal Mercier m'a emmené là-bas et été...
A l'heure où j'ai envie de tout envoyer promener...que se passera-t-il si je lis L'hiver à Lisbonne?...content
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MessageSujet: Re: Antonio Munoz Molina [Espagne]   Antonio Munoz Molina [Espagne] Icon_minitimeDim 16 Déc 2007 - 22:16

Marie, si tu lis L'hiver à Lisbonne, tu sucombera à la beauté de l'écriture et peut-etre tu sera happée par cette nostalgie qui émane du livre. Mais il contient tant de beauté, j'adore la relation entre Lucretia et Santiago. Je la trouve très belle, d'une attention et d'une tendresse qui ne se dément jamais, quoiqu'il arrive.
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MessageSujet: Re: Antonio Munoz Molina [Espagne]   Antonio Munoz Molina [Espagne] Icon_minitimeDim 16 Déc 2007 - 22:17

oups, non, c'etait Coline, pas Marie !desolé, je ne reconnais pas encore les voix de chacun honte
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MessageSujet: Re: Antonio Munoz Molina [Espagne]   Antonio Munoz Molina [Espagne] Icon_minitimeDim 16 Déc 2007 - 23:35

gaspard a écrit:
oups, non, c'etait Coline, pas Marie !desolé, je ne reconnais pas encore les voix de chacun honte

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MessageSujet: Re: Antonio Munoz Molina [Espagne]   Antonio Munoz Molina [Espagne] Icon_minitimeDim 16 Déc 2007 - 23:52

Citation :
oups, non, c'etait Coline, pas Marie
L'essentiel est que nous te lisions toutes les deux et que tu nous donnes envie de lire L'hiver à Lisbonne!
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MessageSujet: Re: Antonio Munoz Molina [Espagne]   Antonio Munoz Molina [Espagne] Icon_minitimeLun 17 Déc 2007 - 21:48

Encore une fois je succombe, honte les commentaires de Marie, Kenavo et Gaspard m'ont donné envie de découvrir Antonio Munoz Molina, et comme il est présent à la médiathèque, lors d'une prochaine visite je vais emporter un de ses livres

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MessageSujet: Re: Antonio Munoz Molina [Espagne]   Antonio Munoz Molina [Espagne] Icon_minitimeMar 18 Déc 2007 - 13:03

arabella a écrit:
donné envie de découvrir Antonio Munoz Molina, et comme il est présent à la médiathèque, lors d'une prochaine visite je vais emporter un de ses livres
Chez cet auteur tu as l'embarras du choix!

L'Hiver à Lissbonne et Séfrarade ont été mentionnés, Pleine lune s’ouvre comme un policier mais qui est seulement le moyen qu’il utilise pour raconter une histoire à part, En l’absence de Blanca il dessine le portrait d’un mari bien fade qui rencontre sa déesse en forme de femme idéale – qui ne va naturellement pas rester auprès de lui.. livre délicieux pour un après midi agréable Wink , Le Royaume des voix aime on doit avoir un peu plus de temps (561 pages) – mais cela vaut la peine – il emmène ses lecteurs dans un tour du monde – mais qui a pour fond d’histoire l’Espagne. Carlota Feinberg Ahala.. comment ne pas se remémorer de Carlota.. des après midi sensuel dans un hôtel de Buenos Aires Very Happy
Fenêtres de Manhattan est un livre où Munoz Molina lui-même est l’écrivain et le personnage de celui-ci ; il se trouvait à New York lors des attentats – il était prévu d’avance qu’il reste quelques semaines – et il va désormais découvrir la ville. Intéressant l’aspect du 9/11 – mais aussi comme lui et la ville de New York continuent avec la vie après cet jour.

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MessageSujet: Re: Antonio Munoz Molina [Espagne]   Antonio Munoz Molina [Espagne] Icon_minitimeMar 18 Déc 2007 - 21:01

Tous ces titres me semblent bien tentant, je crois que je vais laisser faire le hasard et que je choisirais un peu en me laissant séduire par la couverture.... Cool

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MessageSujet: Re: Antonio Munoz Molina [Espagne]   Antonio Munoz Molina [Espagne] Icon_minitimeMar 18 Déc 2007 - 21:13

arabella a écrit:
je choisirais un peu en me laissant séduire par la couverture.... Cool
Je crois que je dois bien 30% de mes lectures aux couvertures. L'exemple le plus 'célèbre' content Alessandro Baricco - Oceano Mare (édition allemande) - je ne le connaissais pas - mais cette couverture m'a donné envie de le lire - et j'en ai lu depuis ce jour tous les Baricco aime
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