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 Robert Littell

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Eve Lyne
Sage de la littérature
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MessageSujet: Robert Littell   Jeu 7 Mai 2009 - 22:36

Robert LITTELL


Né en 1935 à New York, Robert Littell partage sa vie entre la banlieue new-yorkaise et sa ferme du Lot en France.
En 1964, après avoir fait un bref détour par l'armée, il devient grand journaliste à Newsweek et se spécialise sur les questions du Moyen-Orient et du Proche-Orient.
En 1967, il couvre la Guerre des Six-Jours, et ses articles sont considérés comme les meilleurs de la presse américaine.

En 1973, il commence sa carrière d'écrivain en faisant publier son premier roman d'espionnage sous forme de feuilleton dans L'Express. Il a écrit, depuis lors, une douzaine de romans d'espionnage, dont le plus connu, La Compagnie, le grand roman de la CIA retrace l'histoire de la Guerre froide à travers les destins croisés de personnages du KGB et de la CIA.

Robert Littell est le père de l'écrivain Jonathan Littell.

Bibliographie :

-La boucle (1973)
-Coup de barre (1974)
-Le cercle octobre (1976)
-Mère Russie (1978)
-Le transfuge (1980)
-L'amateur (1982)
-Les soeurs (1985)
-Les larmes des choses (1989)
--Un espion d'hier et de demain (1991)
- Ombres rouges (1992)
- Le Sphinx de Sibérie (1994)
- Entretiens avec Shimon Peres (1997)
-Les enfants d'Abraham (1998)
- La Compagnie : le grand roman de la CIA (2003)
- Légendes (2005)
- Le fil rouge (2007)
- L'hirondelle avant l'orage (2009)
- Philby, portrait de l'espion en jeune homme (2011)
- Une belle saloperie (2013)


Dernière édition par mimi54 le Sam 29 Juin 2013 - 22:22, édité 1 fois (Raison : bibliographie mise à jour)
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Eve Lyne
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MessageSujet: Re: Robert Littell   Ven 8 Mai 2009 - 22:35

L'HIRONDELLE AVANT L'ORAGE.

Nous sommes en 1934, sous la terreur stalinienne. Le couple Mandelstam est rentré de Crimée depuis quelques mois. Révolté par la pauvreté des paysans victimes de la collectivisation forcée, le poète ne mâche plus ses mots et critique clandestinement Staline qu'il surnomme le montagnard du Kremlin. Interdit de publication, le couple peine à joindre les deux bouts, aidés financièrement par des amis, notamment Boris Pasternak. A l'image de Fanny Kaplan qui tenta d'assassiner Lénine en 1918, Mandelstam veut assassiner Staline, mais en recourant au pouvoir explosif des mots que renferme un poème. Il rédige ainsi une épigramme sur Staline, qu'il lit entre autres à celle qui partage l'intimité du couple, le ménage à trois étant une pratique courante parmi les intellectuels. Par peur de la répression, cette dernière dénonce Mandelstam à la milice. Le poète est alors arrêté, puis condamné à un exil de trois années, pour avoir émis un document contre-révolutionnaire en violation de l'article 58 (article utilisé à toutes les sauces) du code pénal. Son épouse l'y accompagne. Mais le poète a changé, en proie à la folie. De retour d'exil, Mandelstam écrit une Ode à Staline, qui parvient jusqu'aux oreilles de l'intéressé. Staline sera-t-il dupe ?

Durant son incarcération à la Loubianka, prison moscovite, Mandelstam croise dans sa cellule Sergo Saakadzé, un écrivain torturé et condamné à mort pour avoir critiqué la collectivisation devant Staline. Il croise également un ex-champion d'haltérophilie, Fikrit Shotman, incarcéré et déporté durant quatre ans pour avoir acheté une malle comportant une vignette de la tour Eiffel. Cette vignette est considérée -à tort- comme un signe de ralliement des comploteurs trotskistes.

C'est un roman très dense et polyphonique, où chaque intervenant est censé avoir été en contact avec le poète. Staline y est décrit avec précision, physiquement et intellectuellement. En mêlant fiction et réalité, Littell traite de la liberté du poète -et des artistes en général- dans un régime totalitaire : que risque l'artiste qui n'écrit pas en faveur du dictateur, mais contre lui ? Quelles sont les limites de la liberté d'expression ? Le pouvoir et l'artiste font-ils bon ménage ? Que risque l'artiste engagé politiquement ? On sent une fascination réciproque entre Mandelstam et Staline. Lequel sortira donc vainqueur de cette confrontation ? Même si on se doute de l'issue, le cheminement intellectuel de chacun est admirablement bien décrit. Ce qui m'a surprise, par contre, c'est l'absence de toute référence mystique. Pourtant, le peuple russe est fervent.

Un roman bouleversant, érudit, sensible, dramatique, à l'écriture fluide. C'est toute l'époque de la dictature stalinienne qui défile sous nos yeux, même si Littell s'est concentré sur les quatre dernières années de la vie du poète Ossip Emilievitch Mandelstam. Il tente par tous les moyens de nous faire comprendre l'âme des deux protagonistes principaux de cette oeuvre : Ossip Mandelstam et Staline.

Voici l'épigramme, cause de la déportation de Mandelstam.

Nous vivons sourds à la terre sous nos pieds,
A dix pas personne ne discerne nos paroles.

On entend seulement le montagnard du Kremlin,
Le bourreau et l'assassin de moujiks.

Ses doigts sont gras comme des vers,
Des mots de plomb tombent de ses lèvres.

Sa moustache de cafard nargue,
Et la peau de ses bottes luit.

Autour, une cohue de chefs aux cous de poulet,
Les sous-hommes zélés dont il joue.

Ils hennissent, miaulent, gémissent,
Lui seul tempête et désigne.

Comme des fers à cheval, il forge ses décrets,
Qu'il jette à la tête, à l'œil, à l'aine.

Chaque mise à mort est une fête,
Et vaste est l'appétit de l'Ossète.
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Aeriale
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MessageSujet: Re: Robert Littell   Sam 9 Mai 2009 - 16:14

Citation :
C'est un roman très dense et polyphonique, où chaque intervenant est censé avoir été en contact avec le poète. Staline y est décrit avec précision, physiquement et intellectuellement. En mêlant fiction et réalité, Littell traite de la liberté du poète -et des artistes en général- dans un régime totalitaire : que risque l'artiste qui n'écrit pas en faveur du dictateur, mais contre lui ? Quelles sont les limites de la liberté d'expression ? Le pouvoir et l'artiste font-ils bon ménage ? Que risque l'artiste engagé politiquement ? On sent une fascination réciproque entre Mandelstam et Staline. Lequel sortira donc vainqueur de cette confrontation ? Même si on se doute de l'issue, le cheminement intellectuel de chacun est admirablement bien décrit
Ca t'a demandé peut-être un effort de rédiger le com Eve-Lyne, mais bravo pour le résultat!

Ce que tu dis sur ce livre (la liberté des artistes sous les régimes totalitaires) me fait penser à ce merveilleux film La vie des autres.
Tout ce qui touche à la liberté d'expression en général me fascine. Et là l'auteur le resitue dans un contexte fort, ça parait passionnant!

Bref, ça me donne bien envie... mais quand trouverai-je le temps? Sad
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Eve Lyne
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MessageSujet: Re: Robert Littell   Sam 9 Mai 2009 - 17:23

En effet, Aériale, ce roman est passionnant du début à la fin.

Littell a rencontré l'épouse du poète en 1979 et il a donc mis trente ans à mûrir son livre. Ce qui l'a vraiment décidé, c'est la parution d'une biographie d'une amie proche du couple Mandelstam qui donnait de nombreux détails sur leur vie privée. Dans une interview, il affirme que Mandelstam est le plus grand poète russe du XXe siècle et qu'il devance Soljénitsyne dans la dénonciation de la terreur dictatoriale stalinienne.

Ossip Mandelstam a été le premier à se rendre compte du tyran qu'était Staline. Beaucoup d'artistes de l'époque n'y voyaient que du feu. Convaincu que le poète se devait de dire la vérité et uniquement la vérité, Ossip n'a jamais changé son fusil d'épaule. Même quand il a rédigé une Ode qui semblait en faveur de Staline, les tchékistes ont rapidement découvert à quel point son contenu était ironique.

La description de Staline est fascinante. On le pense à tort inculte. Or il écrivait des poèmes sous un pseudonyme durant sa jeunesse, publiés dans un journal local avec de bonnes critiques. Il était également convaincu que l'immortalité passait par la poésie et non dans des actes politiques héroïques. Or, si Staline est resté dans la mémoire du temps, c'est parce qu'il a affamé des paysans ukrainiens, parce qu'il a organisé des arrestations arbitraires avec des déportations dans des conditions inhumaines.

Autant Mandelstam que Staline me fascinent. Leur parcours suit une ligne droite. L'un est un phare de la poésie, l'autre un tyran. Finalement, je suis comme le noyau de ce livre : un mélange de fascination et de haine pour Staline. Quant à Mandelstam, son courage est héroïque.
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Aeriale
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MessageSujet: Re: Robert Littell   Dim 10 Mai 2009 - 14:39

Merci pour toutes ces précisions Eve-Lyne!
Effectivement c'est étrange ce mélange de fascination/ réplusion que l'humain peut éprouver face à certains personnages troubles (ici Staline)

Son fils Jonathan (puisque tu précises qu'il s'agit ici de son père) utilise un peu finalement cette approche pour nous décrire le héros des Bienveillantes...

Mais ce qui frappe le plus c'est peut-être ceci
Li a écrit:
Ossip Mandelstam a été le premier à se rendre compte du tyran qu'était Staline. Beaucoup d'artistes de l'époque n'y voyaient que du feu.

C'est cette remarque qui glace avant tout. Les contemporains d'une période que l'Histoire qualifie de totalitaire par la suite, ne se rendent pas toujours compte de cette force pernicieuse qui annihile peu à peu leur jugement.
L'homme n'est jamais à l'abri de cela en fin de compte...
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Eve Lyne
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MessageSujet: Re: Robert Littell   Dim 10 Mai 2009 - 17:30

aériale a écrit:

Mais ce qui frappe le plus c'est peut-être ceci
Li a écrit:
Ossip Mandelstam a été le premier à se rendre compte du tyran qu'était Staline. Beaucoup d'artistes de l'époque n'y voyaient que du feu.

C'est cette remarque qui glace avant tout. Les contemporains d'une période que l'Histoire qualifie de totalitaire par la suite, ne se rendent pas toujours compte de cette force pernicieuse qui annihile peu à peu leur jugement.
L'homme n'est jamais à l'abri de cela en fin de compte...

L'Occident ne s'est rendu compte de cette dictature qu'en 1956, quand les Soviétiques ont envahi la Hongrie. La dictature est un régime fermé. Personne n'ose parler sous peine de perdre la vie et de voir ses proches pourchassés.
Trente ans après la fin de l'ère stalinienne, la femme du poète avait toujours les mêmes réflexes et les mêmes peurs. Ainsi quand Littell est passé prendre le thé chez elle à Moscou, avant de le laisser repartir, elle lui a dit "surtout ne parlez pas anglais dans le couloir." Elle pensait encore qu'il y avait des indics et qu'elle serait dénoncée pour avoir reçu un étranger chez elle.
C'est vraiment un livre passionnant et instructif.
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tom léo
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MessageSujet: Re: Robert Littell   Dim 22 Nov 2009 - 0:12

Je viens de terminer ce roman qui se laisse lire, sur ce sujet quand même très grave, comme un roman! On n'aimerait pas s'arréter, c'est une écriture assez fluide, étonnament fluide pour un tel sujet.
On remarque derrière tant et tant de détails le travail de recherche de Littell, soit en décrivant des procès de façade, les trains vers la Sibérie, la peur dans la nuit devant l'arrestation à venir, le rapport de différents écrivains avec le pouvoir...

L'histoire est racontée par différentes protagonistes, autour de Mandelstam, dans des chapitres plus ou moins longues. Il y a aussi bien Nadjeshda Mandelstam (qui avait appris tous les poèmes de son mari par coeur et les a sauvé ainsi!), la poètesse Anna Akhmatova que Mandelstam lui-même et quelques personnes autour, dont le haltérophile en question: là je me suis amusé qu'un homme analphabète et avec de la paille dans la tête, arrive à si bien s'exprimer - mais ce sont les petites "fautes" excusables.

Comme Eve Lyne, j'aurais été heureux de trouver encore un peu plus de poèsie...aussi bien de vers que de vie de poète. J'étais un peu étonné que la description des ménages à trois, à la mode à l'époque, est décrite avec des détails cocasse qui certes sont pour le goût de beaucoup et qui trouve peut-être un sens dans l'ensemble, mais qui peut aussi créer un mal-entendu...

Li a écrit:
Ossip Mandelstam a été le premier à se rendre compte du tyran qu'était Staline. Beaucoup d'artistes de l'époque n'y voyaient que du feu.

COMME CELA je ne peux pas être d'accord: il y avait eu à l'époque déjà tant de morts qu'il y avait déjà bien des gens au courant "qui se rendait compte donc" Mais de là à faire quelque chose, c'est un pas... En ce qui concerne les artistes et tout le monde, on peut - le roman est un peu ouvert là - probablement dire que c'était la peur qui dominait tout. Et qui empêchait à dire un mot. (Voir la description typique de la montée nocturne de la Tchèka dans les escaliers.)
Mandelstam avait osé se revolter. D'où est-ce que cela lui venait?

Eve Lyne a écrit:
Trente ans après la fin de l'ère stalinienne, la femme du poète avait toujours les mêmes réflexes et les mêmes peurs. Ainsi quand Littell est passé prendre le thé chez elle à Moscou, avant de le laisser repartir, elle lui a dit "surtout ne parlez pas anglais dans le couloir." Elle pensait encore qu'il y avait des indics et qu'elle serait dénoncée pour avoir reçu un étranger chez elle.

...et elle avait ces réflexes quand même pas inutilement. Bien sûr, la très grande terreur des années 30 et de l'époque stalinienne avait peut-être passée, mais il est bien connu qu'il était très délicat pour un Russe d'avoir des contacts avec des étrangers. Moi, je ne peux que parler de mon expérience en Tchècoslovaquie, où j'ai fait des visites clandestines au début des années 80. Il FALLAIT cacher son identité! Mais je SAIS par mes amis russes, et aussi occidentaux qui les visitaient dans les années 70, et même 80, qu'on ne pouvait pas aborder les Russes sans les compromettre. Il fallait faire très attention (pour LEUR sécurité).
Il faudrait quand même pas avoir des illusions là-dessus.
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Constance
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MessageSujet: Re: Robert Littell   Lun 25 Avr 2011 - 17:52

tom léo a écrit:


Li a écrit:
Ossip Mandelstam a été le premier à se rendre compte du tyran qu'était Staline. Beaucoup d'artistes de l'époque n'y voyaient que du feu.

COMME CELA je ne peux pas être d'accord: il y avait eu à l'époque déjà tant de morts qu'il y avait déjà bien des gens au courant "qui se rendait compte donc" Mais de là à faire quelque chose, c'est un pas... En ce qui concerne les artistes et tout le monde, on peut - le roman est un peu ouvert là - probablement dire que c'était la peur qui dominait tout. Et qui empêchait à dire un mot. (Voir la description typique de la montée nocturne de la Tchèka dans les escaliers.)
Mandelstam avait osé se revolter. D'où est-ce que cela lui venait?


Je ne peux qu'adhérer à cette réponse ... qui pour se rappeler que le poète Nicolas Goumiliov, le premier mari d'Anna Akhmatova, fut arrêté par la Tcheka et fusillé ? Qui pour se rappeler qu'elle-même fut interdite de publication, que son dernier amour Nicolaï Pounine mourut en 1953 dans les camps, et son fils fut déporté en 1938 au goulag ?
Et qui pour se rappeler la mort de l'immense poète Serge Essénine (traduit par Armand Robin), un meurtre maquillé en suicide par la police secrète de Lénine ?

Quel que soit le pays, en temps de paix on ignore les poètes, voire on les méprise, en temps de guerre, on les assassine ...
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mimi54
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MessageSujet: Re: Robert Littell   Dim 30 Juin 2013 - 8:38

Une belle saloperie


Une belle saloperie, Robert Litttell
Editions Baker Street, Avril 2013
315 pages

4ème de couverture :

Citation :
Robert Littell, l'un des grands maîtres du roman d'espionnage, après plusieurs livres qui se développent dans un contexte international, se tourne ici vers le polar et situe son récit dans un décor profondément américain.
Lemuel Gunn, agent de la CIA en poste en Afghanistan jusqu'à ce que sa dénonciation de l'assassinat de civils par des soldats américains provoque sa révocation, est devenu détective privé. Il s'est installé au Nouveau-Mexique et vit désormais dans un mobile home de légende, qui en 1937 fut la caravane de Douglas Fairbanks Jr. sur le tournage du Prisonnier de Zenda.
Fantasque, farouchement indépendant, Gunn se réaccoutume difficilement à la vie civile quand se présente à lui Ornella Neppi, intrigante comtesse aux pieds nus : la belle lui demande de retrouver un certain Emilio Gava, qui a disparu alors que, arrêté pour une affaire de drogue, il bénéficiait d'une liberté sous caution pour laquelle l'oncle d'Ornella s'était porté garant. L'affaire se révèle plus épineuse encore lorsque Gunn met au jour les liens qui unissent Gava tant au FBI qu'à deux familles mafieuses du Nevada qu'oppose une guerre sans merci…..


«Vous vouliez savoir d’où vient ma colère. Elle vient des tripes »

Ainsi s’exprime Lemuel Gunn, ancien agent de la CIA  reconverti en privé au fin fond du Nouveau-Mexique dans un mobile home qui a eu sa petite heure de gloire.
Avec Ornella, il va former un étonnant duo éphémère le temps de retrouver, mort ou vif une crapule en cavale. Du Nouveau-Mexique à la Californie nos deux comparses vont en profiter pour apprendre à se connaitre, et se faire connaitre du lecteur intrigué par ce drôle de sbire viré avec perte et fracas de la CIA alors qu’il est en mission en Afghanistan…. Mystère…mystère…
Ici point de nouvelles technologies ; Gunn travaille à l’ancienne. Ne dit-il pas d’ailleurs « qu’il est né dans le mauvais siècle » ?  L’ambiance un brin vintage séduit à plus d’un titre. Les choses vont à leur rythme, et pourtant, cet hybride de polar traditionnel, et de roman noir parsemé d’humour se lit tout seul. Il se termine avec brio dans le désert où les rebondissements vous occuperont jusqu’à la dernière page.

Encore une très bonne trouvaille du Chroniqueur radio Bernard Poirette qui n’en finit plus d’alimenter ma pile PAL polar pour mon plus grand plaisir !!!
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