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 Régis Jauffret

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Aeriale
Léoparde domestiquée
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MessageSujet: Régis Jauffret   Mar 12 Mai 2009 - 16:15



Biographie (sources: Evène)

Citation :
Né à Marseille le 05 juin 1955
Surnommé par certains le Bacon des cerveaux déglingués, Régis Jauffret connaît un succès important avec ses romans à l'univers glauque et tragicomique. Sa passion pour la littérature à son adolescence, lorsqu'il rencontre les textes de Virginia Woolf et Marcel Proust. Inspiré par ces auteurs, son écriture consiste à pénétrer dans l'esprit de ses personnages. Explorateur des tréfonds de l'âme humaine, l'écrivain s'immisce dans les pensées d'un violeur avec Histoire d'amour ou d'une mère infanticide dans 'Clémence Picot'. Lauréat du prix Décembre pour 'Univers Univers' en 2003, et du prix Fémina pour Asiles de fous en 2005, c'est avec le recueil de nouvelles Microfictions que Jauffret rencontre un de ses plus gros succès. Il y fait se croiser de multiples destins ordinaires pour mieux évoquer la folie du monde. Auteur dont la renommée n'est plus à faire, Régis Jauffret aborde un nouveau régistre en 2008 avec Lacrimosa, dans lequel il interroge sa souffrance et son statut d'écrivain, suite au suicide d'une femme aimée


INDEX des livres chroniqués - Bédoulène - Cliquez sur les chiffres

Lacrimosa : pages 1, 2

Promenade : pages 1

Clémence Picot : pages 1

Asile de fous : 1

Univers, univers : pages 2

Tibère et Marjorie : pages 2

Arrêté à la page 2 le 16/01/2012

-Lacrimosa-

Ce 'roman' est la correspondance post-mortem de Régis Jauffret avec sa maîtresse, une jeune femme fragile amoureuse de lui, amoureuse d’un autre aussi, qui s’est suicidée par pendaison. Débridée, ironique et sans appel, sa voix frappe fort et dénonce les travers de l'écrivain prisonnier de son art...

Jauffret qui nous relate ici à sa façon une expérience vécue, trouve en fait un exutoire à des regrets trop lourds à porter, tente de les canaliser par cette vision sans concession de leur relation et de lui-même, se fustige, se traite de bel écrivassier qui se pavane par la voix de la défunte, bref utilise tous les procédés -humour, provocation, métaphores- qui serviraient sa part de responsabilité et le mettraient à nu.

Citation :
Tu prends la réalité pour un taudis? Un bout de cave trop minusucule pour contenir ton cerveau de mamouth? Tu aimes le toc de l'imaginaire, la plus belle des nuits te semble trop mate. Tu te crois obligé de l'encaustiquer avec tes lubies, de la frotter à grands coups de phrases pour essayer de la faire briller. Tu n'aurais pas pu raconter qu'après l'amour nous nous étions simplement endormis?
C'est si humiliant pour toi d'avoir vécu?
[...]
Et puis essaie de ne pas trop faire le fanfaron. J'en ai plus qu'assez de tes métaphores. Il en tombe il en tombe. On dirait que tu grattes dans tous tes livres, et que ce sont des poux

C'est brillant, inventif, ça peut même être drôle, mais moi cela m'a surtout dérangée. Même s'il ne se donne pas toujours le beau rôle, il apparaît lui, et c'est ce qui semble compter pour l'auteur. Sur une sombre histoire où n'auraient dû apparaître que de la pudeur et de la tristesse, je n'ai retenu qu'un exercice de style judicieusement mis en scène dont le but, au final, est surtout de servir son talent.

Je n'ai pas compris où les lecteurs (car il y en a beaucoup) avaient pu trouver une quelconque émotion. J'ai plus eu l'impression que l'auteur se regardait écrire, amusé par ses pirouettes verbales et ses bons mots, en clair qu'il attachait plus d'importance à la forme qu'au fond, chose qui m'a semblé choquante pour évoquer la disparation d'une amante.

Citation :
Tu auras beau par mon entremise t'insulter tout ton content, tu sais bien que tu ne te feras pas grand mal (...) Petit imposteur, tu te gausses de toi pour à force de dérision faire étalage de ton humilité. Tu peux t'agenouiller, te prosterner, en signe de contrition te couvrir la tête d'épluchures, ce ne sera que pour tenter d'être aimé d'avantage, comme une idole dont on louerait les hémorroïdes.
Tu as fait de moi un procédé romanesque!

Oui elle n'est pas dupe, lui non plus, personne n'est dupe, mais avouer une imposture ne suffit pas pour moi à s'en amender. Alors désolée mais ce roman m'a laissée de marbre (et même plutôt agacée innocent )
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coline
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MessageSujet: Re: Régis Jauffret   Mar 12 Mai 2009 - 17:28

Autant je me suis souvent dit que j'aimerais lire Microfictions autant celui-ci ne m'a jamais tenté... jypeurien
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Régis Jauffret   Mar 12 Mai 2009 - 18:02

Je ne connais pas ce livre ni l'auteur d'ailleurs.

Ce que tu en dis m'intrigue. Donc la dérision, l'humour ne servent point là à cacher de profondes blessures ?

_________________
Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour soi est un esclave. » Friedrich Nietzsche
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Li
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MessageSujet: Re: Régis Jauffret   Mar 12 Mai 2009 - 18:18

J'avais lu "Promenade" de cet auteur. L'histoire entièrement écrite au conditionnel retranscrivait les pensées noires et suicidaires d'une femme, son enfermement, ses questions existentielles, sa folie. J'ai trouvé ce livre très dur, très (trop) plomblé, limite étouffant (mais c'est le but je crois), extrêmement désespéré même si brillant stylistiquement parlant.

Je n'ai pas eu envie de poursuivre, sauf avec "Microfictions" (je louche souvent dessus à la librairie et lis quelques nouvelles). Sa récente intervention dans "La Grande Librairie" m'a fait penser que je devrais peut-être ne pas m'arrêter à ma première lecture. Ceci dit, je ne continuerai pas avec "Lacrimosa" après avoir lu le commentaire d'aériale.
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Aeriale
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MessageSujet: Re: Régis Jauffret   Mar 12 Mai 2009 - 18:41

Bédoulène a écrit:
Ce que tu en dis m'intrigue. Donc la dérision, l'humour ne servent point là à cacher de profondes blessures ?
Si si bien sûr Bédoulène. Je ne dis pas le contraire et d'ailleurs j'aime beaucoup la dérision qui masque les peines (je ne vais pas encore vous parler de Garnier mais c'est vraiment son créneau)
Simplement j'aime que ce soit sincère, et non trop travaillé. Ici on sent trop une recherche stylistique et cela m'a énormément génée.

Mais j'aimerais avoir d'autres avis car si je ne suis pas sensible à sa prose, beaucoup le seront surement car j'ai aussi noté ça:
Citation :
Lacrimosa est considéré par de nombreux critiques comme le meilleur roman français de la rentrée littéraire.
dixit Fluctuat jypeurien

Donc Li, tente surtout et ne t'arrête pas à mon commentaire Wink
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Eve Lyne
Sage de la littérature
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MessageSujet: Re: Régis Jauffret   Mar 12 Mai 2009 - 19:41

Bravo tout d'abord pour ton courage Aériale. Finalement tu es parvenue jusqu'à la dernière page. Ton commentaire ne me donne pas envie de le lire car mes premières impressions de lecture d'une dizaine de pages sont ainsi confirmées.
Ceci dit, il serait intéressant qu'un autre parfumé se frotte à ce Lacrimosa. Je tenterai peut-être le coup à nouveau, mais pas tout de suite.
Je ne le sens pas fiable, pas authentique. Il me surprend très souvent dans les interviews en affichant une fausse modestie. Peut-être une apparence. Après tout je ne le connais pas personnellement.
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Lucretius
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MessageSujet: Re: Régis Jauffret   Lun 3 Aoû 2009 - 21:40

Pour moi, ce n'est pas le meilleur roman de son auteur, mais il vaut tout de même d'être lu. Cela fait un an que je l'ai lu environ, je parlerais simplement d'après mes souvenirs : quelque chose d'artificiel dans la construction. Jauffret a toujours été artisan, il aime construire des mécaniques ; des mécaniques noires, et qui disent beaucoup sur l'air ambiant, en même temps que sur les intériorités torturées. Il explore admirablement les pauvres imaginaires contemporains, et en fait des puzzle, des objets artistiquement très accomplis. Par exemple Clémence Picot, dans l'exploration des fantasmes de vol d'enfants, est une chose vraiment terrifiante et aboutie. Asil de fous est meilleur encore car plus resserré. Avec Lacrimosa, il a voulu se renouveler, il avait le sentiment de ressasser. Du coup la figure de l'auteur qui tire les ficelles devient voyante, ce qu'elle n'était avant. Et la voix de la morte, ironique, acerbe, mais en même temps impossible, d'une existence parfaitement fictive, est peut être au coeur de ses problèmes créatifs. Car il est sans cesse en train de retranscrire fictivement des voix délirantes, des voix de fous, qui viennent parler à la place du narrateur pour brouiller les pistes. Or cette voix résiste, elle ne veut pas être le matériau littéraire, rien ne le justifie. C'est un Jauffret détraqué, en crise, mais qui ne s'est pas métamorphosé pour autant. Donc des côtés agaçants oui, mais toujours quelque chose de fort, et de cinglant.
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Marie
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MessageSujet: Re: Régis Jauffret   Dim 30 Aoû 2009 - 2:15

Citation :
Sur une sombre histoire où n'auraient dû apparaître que de la pudeur et de la tristesse, je n'ai retenu qu'un exercice de style judicieusement mis en scène dont le but, au final, est surtout de servir son talent.
Aériale
Pour le talent, je suis d'accord,il en a. Pour le côté exercice de style aussi, l'auteur qui tire les ficelles, évidemment,mais,moi, j'ai été assez bouleversée par cette lecture . Par ce que l'on sent de douleur entre les lignes. La douleur de cette jeune femme, qu'il retranscrit très bien dans les pseudo-lettres acerbes, pleines de rancoeur et de désespoir. Et sa propre douleur. Je crois qu'il ne faut pas trop le secouer, ce Régis Jauffret que je lis pour la première fois, et que le Lacrimosa comme titre prend tout son sens.

Après, pour qui sont ces larmes? Et bien, comme d'habitude en pareil cas, sur qui pleure-t-on vraiment quand quelqu'un nous quitte d'une telle façon?
Il a l'honnêteté et la lucidité, toujours à travers ces lettres dans lesquelles il s'autoflagelle, autant comme compagnon aveugle ( et pas tant que cela, finalement..) que comme écrivain cynique auquel tout sert ( mais n'est-ce pas le commun des écrivains?) de poser la question . Il n'a aucune indulgence avec lui-même, même si bien évidemment, c'est également un procédé littéraire, mais qui fonctionne très bien.

Et puis,j'ai beaucoup aimé aussi ,justement, la montée en ..sincérité. Le roman commence avec des faits et des portraits romancés, des faits déformés,du fabriqué, et au fur et à mesure qu'il s'en prend plein la tronche ( par la Charlotte réinventée), le récit devient plus sec, plus dépouillé et plus vrai:
Citation :

Et puis, ne mens pas.
Tu mens trop. Oublie la violence et l'imaginaire. Et tâche à l'avenir d'avoir le mensonge en horreur.Tu as des qualités,ne les gâche pas en chaptalisant la réalité pour en faire un tord-boyaux.
C'est bien dommage que je sois morte. Autrement, ton roman, je le piétinerais; Je te le ferais recommencer encore et encore.Je te ferais trimer,et tu finirais par t'appliquer! Tu écrirais un livre tendre et lisse comme le visage que j'ai emporté dans la tombe....J'étais incarnée,j'étais vivante. Mon coeur battait,tu le sais bien.Il t'arrivait si souvent de coller ton oreille sur mon sein pour l'écouter battre.
Allez, je me referme comme un grimoire. Essaie de te borner à recopier la vie. La simplicité est jolie.

Et ,oui, progressivement, l'écrivain devient plus simple,décrit la réalité de ce qu'il a vécu, et Charlotte telle qu'il la voyait,et même tout à fait bouleversant d'honnêteté:

Citation :
Chère Charlotte,

J'ai fait ce que j'ai pu.J'ai écrit pace que je ne sais pas composer de musique. Un concerto aurait été moins impudique,plus élégant. Un requiem aurait été de circonstance,et les paroles seraient venues du fin fond du Moyen-Age, mystérieuses et anonymes. Si j'avais eu une once de foi,ou si j'avais été assez lâche pour me réfugier dans le surnaturel par peur du mauvais temps, à tout hasard je me serais prosterné. J'ai essayé en vous écrivant de dompter la mort. Vous savez bien que je n'y suis pas parvenu. ...Je ferme ce livre comme un chirurgien recoud malgré tout la plaie qu'il a ouverte après l'opération invraisemblable d'une jeune morte dont il espérait la résurrection.Les écrivains sont si prétentieux,que l'impossible leur semble à portée de main. Ils sont opiniâtres,de mauvaise foi,et de leur plus lamentable défaite,ils veulent se targuer comme d'une conquête.
Permettez moi donc de vous demander un dernier service. Faites semblant encore de me répondre. Accordez-moi la satisfaction d'un dernier caprice. Permettez moi d'être odieux encore une fois.
-Dites-moi, que ce roman, j'ai eu raison de l'écrire.
Ma demande est ridicule. Mais un écrivain doit accepter de sombrer dans le ridicule,autrement il ne serait même pas un humain.


Demande à laquelle il se répond lui-même, par une espèce d'absolution à laquelle aspire tout ce livre ( comme la demandent aussi-et doivent se l'accorder- ceux qui ont eu le malheur de recevoir la claque du suicide d'un de leurs proches..)

Citation :
Mon pauvre amour,

Je suis moins humaine que toi,l'humanité est un état passager.Tu me demandes une dernière preuve d'amour,mais qui n'a pas aimé jusqu'au ridicule,n'a peut-être après tout jamais aimé.....

Tu as fait de moi ce que tu as voulu. Tu as pris la littérature pour un ventre dont je serais l'enfant sauvées des eaux. Pauvre enfant,tu vois bien à présent qu'elle a mis au monde un squelette. J'en avais déjà un,tu aurais pu épargner ta peine.

Tu me diras que les squelettes traversent intacts les millénaires. De ses os, on peut déduire l'animal,le faire apparaître, le montrer. Quand c'est un homme, on peut même voir la tête qu'il avait au temps où à l'âge de pierre,il souriait. Alors je te pardonne de m'avoir écrite. Et si par hasard en me lisant on pouvait m'apercevoir parfois en train de sourire moi aussi. Ce que je t'ai dit un jour,je te le dirai encore.
-Je suis fière de toi.


Voilà, Aériale, tu m'avais demandé sur un autre fil ce que j'en pensais..
Je trouve que ce "procédé romanesque" n'a rien d'une imposture, qu'il est brillant, et que Régis Jauffret a réussi à faire revivre cette jeune Charlotte. Et que je l'ai vue sourire,très moqueuse, cette Charlotte, et pas toujours très tendre. Elle ne l'a pas été avec elle non plus.

_________________
J'appelle bonheur tout espace de temps où la joie paraît immédiatement possible.
André Comte-Sponville
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coline
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MessageSujet: Re: Régis Jauffret   Dim 30 Aoû 2009 - 14:10

Ah...Marie tu vas peut-être me faire considérer cet ouvrage avec plus de bienveillance préalable...
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Aeriale
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MessageSujet: Re: Régis Jauffret   Dim 30 Aoû 2009 - 14:56

Oui, merci Marie pour ton post qui éclaire d'une autre façon ce livre que personnellement j'ai eu du mal à ingérer. Je crois même me souvenir que j'ai flanché sur les dernières pages et n'ai tenu qu'un peu plus des deux-tiers. Je n'ai donc pas senti cette montée dont tu parles...
Citation :
Et puis,j'ai beaucoup aimé aussi ,justement, la montée en ..sincérité. Le roman commence avec des faits et des portraits romancés, des faits déformés,du fabriqué, et au fur et à mesure qu'il s'en prend plein la tronche ( par la Charlotte réinventée), le récit devient plus sec, plus dépouillé et plus vrai

Mais tout est question de rentrer dans son psychisme ou pas. Avec moi ça n'a pas fonctionné, j'ai du mal avec les aveux sous forme de roman où la forme prend le pas sur le fond, j'ai l'impression -peut-être fausse- que l'auteur y perd en sincérité et ça ne colle pas pour moi, ça a quelque chose de dérangeant jypeurien

Ceci dit, j'attendais un contre-avis et le tien est au poil Very Happy
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Eve Lyne
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MessageSujet: Re: Régis Jauffret   Dim 30 Aoû 2009 - 18:04

Vos avis, Aériale et Marie, résument l'impression que j'avais eue lors de deux interviews. La première fois je me suis dit que je devais absolument foncer sur ce livre tant Jauffret m'avait séduite (une émission littéraire). Il m'avait touchée. La seconde fois, je l'ai trouvé imbu de lui-même, prétentieux, léger aussi. J'ai emprunté le livre après cette deuxième interview et je n'ai pas accroché en raison du style donc je me suis arrêtée après une dizaine de pages.

Maintenant, à vous lire toutes deux, je me dis que l'avis final est peut-être plus mitigé et que je vais devoir réemprunter ce livre. A suivre donc.
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Maryvonne
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MessageSujet: Re: Régis Jauffret   Mar 23 Fév 2010 - 10:41

J'ai commencé "Lacrimosa" et je l'ai perdu dans le train, il y a environ 1 an et demi. Si vous le retrouvez, n'hésitez pas.
Le début m'avait surprise, mise un peu mal à l'aise, le genre de sensations que j'aime bien. Pour certains passages, je me suis cru un roman de Boris Vian (oui, tout le passage avec le Panda). Malheureusement, le destin à voulu que je repousse la fin de la lecture.

En ce moment, je lis "microfictions" à raison d'une nouvelle par passage aux toilettes.
Je ne pense pas qu'il faille en lire plus quotidiennement. Pour l'instant, ça me plait beaucoup.
C'est cynique, absurde parfois, cinglant et humain. On se reconnait parfois dans un portrait, ici ou là.
Reste à savoir si j'atteindrais la saturation au 500ième.
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MessageSujet: Re: Régis Jauffret   Mar 23 Fév 2010 - 11:13

Et si je terminais Univers, Univers (qui est extra mais lourd lourd et répétitif, quand même à s'avaler d'un coup) ?
Bien envie de ce microfictions, surtout que j'aime la couv'.

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Mordicus
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MessageSujet: Re: Régis Jauffret   Mar 23 Fév 2010 - 13:59


Microfictions.

Le format tellement pratique à trimballer.
Comme dit Maryvonne c'est un livre pour les chiottes.
(A rebaptiser Micromictions. Ahaha. Je suis tellement spirituelle)

...
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Maryvonne
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MessageSujet: Re: Régis Jauffret   Dim 28 Mar 2010 - 23:40

J'en ai lu une petite centaine, en un mois, ce qui permet de faire des statistiques sur ma féquence au petit coin).

Je suis partagée entre la joie de poursuivre la lecture, et un peu de crainte aussi, parce qu'il n'y va pas de main morte. Wahou.
Si vous croisez "microfictions" dans une boutique, ça vaut le coup d'en lire une au hasard.
C'est le grand jeu de voyance que j'impose en ce moment à mes proches, et j'ai perdu quelques amis.
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Régis Jauffret
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