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 Drago Jancar [Slovénie]

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bix229
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MessageSujet: Re: Drago Jancar [Slovénie]   Mar 25 Fév 2014 - 20:42

C' est vrai, on n' en a jamais fini avec Des bruits dans la tete. C' est pourquoi, j'' en dira encore
quelques mots.

Comme la plupart des grands livres, celui-là nous parle de la nature humaine. Independamment

du lieu mais pas de l' Histoire. Et ce n' est pas un hasard si le narrateur se réfère souvent à des
faits vieux de plus de deux mille ans et dont la véracité aurait pu etre contestée sans l' historien
Flavius Josèphe...


Et c' est aussi l' histoire d' un homme -le narrateur- qui n' est certes pas le dernier des justes, ni

un simple soudard. Mais quand meme un homme en quete. Un homme singulier. Très singulier.
Un peu comme le Marlowe de Conrad.
Infiniment attachant. Idéaliste. Désespérant de l' amour et y pensant sans cesse. Et puis c' est

lui qui conduit la révolte.


Ce livre est un brulot à mèche lente et le lecteur brule avec lui. Jusqu' à l' embrasement final.
Et bien au delà. Et c' est cela qui fait sa puissance, il enflamme aussi l' imagination du lecteur.


Demain, je donnerai la parole à l' auteur. Une dernière fois... ?

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Arabella
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MessageSujet: Re: Drago Jancar [Slovénie]   Mar 25 Fév 2014 - 21:31

C'est étrange que tu cites Conrad, j'y avais aussi pensé, les deux ont une conception aussi pessimiste de la nature humaine, d'une grande lucidité, j'avais fortement pensé à Sous les yeux de l'occident...

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bix229
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MessageSujet: Re: Drago Jancar [Slovénie]   Mar 25 Fév 2014 - 21:38

Arabella a écrit:
C'est étrange que tu cites Conrad, j'y avais aussi pensé, les deux ont une conception aussi pessimiste de la nature humaine, d'une grande lucidité, j'avais fortement pensé à Sous les yeux de l'occident...

Je crois que si on connait un peu Conrad, on y pense. Mais je n' ai pas encore lu Sous les yeux de
l' Occident.

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topocl
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MessageSujet: Re: Drago Jancar [Slovénie]   Mer 26 Fév 2014 - 7:41

Je suis d'accord avec tout ce que tu dis sur le héros, Bix. Sauf qu'il conduit la révolte. Il l'initie, et puis, elle lui échappe totalement.
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bix229
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MessageSujet: Re: Drago Jancar [Slovénie]   Mer 26 Fév 2014 - 15:12

topocl a écrit:
Je suis d'accord avec tout ce que tu dis sur le héros, Bix. Sauf qu'il conduit la révolte. Il l'initie, et puis, elle lui échappe totalement.
Bien sur la révolte lui échappe. Elle lui échappe déjà quand se constitue une hiérarchie dictatoriale chez les prisonniers.
En fait tout échappe tout le temps à Keber. La guerre et le but de la guerre, l' amour, la conduite d' une révolte.
Tout ce qui lui arrive d' heureux est toujours provisoire et déjà derrière lui. C' est pour cela qu' il se réfugie toujours dans la mémoire. Des souvenirs fugaces : le télégraphe sur le bateau, les promenades à deux avec Leonca en Grèce, ou encore avec "ces deux merveilleuses putains à Odessa". L' amitié pour Johan qui l' a peut etre- trahi.
Et Johan, le réaliste, a beau jeu de se moquer de lui et de le traiter de "vieux nigaud" !

Mais c' est encore si beau de pouvoir y penser encore et toujours. Parceque les choses auraient pu
etre différentes. Il ne peut s' empecher de le penser.  Mais voilà les hommes sont ce qu' ils sont : avides de pouvoir et chaque fois qu' ils peuvent l' approcher ou le détenir, ils perdent la tete, renient
tous leurs engagements, leurs promesses.
Et ils deviennent à leur tour des oppresseurs, des tyrans condamnés à se détruire d' une façon ou d' une autre.
Mais  Keber a un un vieux fond de romantisme et d' idéalisme, irréductible, indéracinable et qui font de lui un étenel perdant.  Un nostalgique éperdu.

Mais c' est aussi pour cela qu' ils nous fascine !

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topocl
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MessageSujet: Re: Drago Jancar [Slovénie]   Mer 26 Fév 2014 - 16:46

bix229 a écrit:

Mais  Keber a un un vieux fond de romantisme et d' idéalisme, irréductible, indéracinable et qui font de lui un étenel perdant.  Un nostalgique éperdu.

Je me demande si "le Vieux" n'est pas de la même catégorie.
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bix229
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MessageSujet: Re: Drago Jancar [Slovénie]   Mer 26 Fév 2014 - 17:28

topocl a écrit:
bix229 a écrit:

Mais  Keber a un un vieux fond de romantisme et d' idéalisme, irréductible, indéracinable et qui font de lui un étenel perdant.  Un nostalgique éperdu.

Je me demande si "le Vieux" n'est pas de la même catégorie.
 C' est possible ! C' est assez difficle à savoir. On ne sait pas grand chose de lui.
Il est quand meme du coté de l' "ordre".
Peut etre at-il choisi ce role parce qu' il comprend les prisonniers, qu' il aurait pu etre de leur coté.
Et qu' admire au fond de lui un Kebar.
Mais lui aussi est complètement dépassé par une situation critique et face à un officier de police
brutal et sans état d' ame ou un psy démago et curaillon en diable...

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bix229
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MessageSujet: Re: Drago Jancar [Slovénie]   Mar 25 Mar 2014 - 16:31

Allez, un dernier mot avant de me séparer de ce livre. Ce sera celui de l' auteur, naturellement.


Ainsi a parlé Keber.

C' est bien lui qui, en aout 1975, dans les géoles antiques de M., m' a raconté l' histoire
que j' ai essayé de répéter ici dans le détail.
J' ai écouté sa voix au cours d' une série de soirées étouffantes, aux sons d' un orchestre
qui, dans la touffeur de la nuit, ruisselait sur nous de la terrasse de l' hotel tout proche.

Je me souviens : nous étions dans le couloir près d' une fenetre dont la partie basse était
à peu près à la hauteur du genou et qui se trouvait juste en face de la porte de la cellule où

j' ai passé cet été-là.

Parfois, de sa démarche trainante caractéristique qui trahissait le marin expérimenté,

le soldat trempé, l' auteur et le dernier protagoniste de la révolte de Livada, il allait et
venait dans le couloir, s' arretait, réfléchissait, fixait un point indeterminé entre les grilles avant de reprendre son récit.
Je savais que pendant ces  pauses son regard, à travers les griles, à travers la nut,

cherchait  dans le lointain, cherchait dans le passé, cherchait dans ses reves.

Alors ce curieux regard cherchait toujours non mes yeux mais mon stylo a bille.
Pourquoi n' écris-tu pas ? disait-il sombrement quand le crayon était au repos.
Ce sont des choses importantes.


La touffeur grisante d' aout se faufilait imperceptiblement à travers les puissants murs
austro-hongrois qui pendant la journée nous protégeaient de la chaleur estivale, et

avec elle les sons de l' orchestre de l'hotel de l' autre coté de la rue.
C' est ainsi qu' entre les sons de l'orgue et des guitres électriques arrivaient aussi dans
nos murs les échos des grands combats et la lueur des incendies qui avaient éclairé
Livada la rebelle, ses actes courageux et laches.

Toutes les nuits, après que l' orchestre de l' hotel avait joué Besa me mucho, et après

que la sonnerie vibrante avait annoncé qu' il fallait aller dormir, quand les verrous et

les les clés des gardiens avaient fini de cliqueter, quand les dernières plaisanteries du
soir, les raclements de gorge, les jets d' urine, les remuements étaient terminés, je

pensais à cet homme, à sa vie, à la rebéllion qu' il avait dirigée avec succès jusqu' au
bout.

Je savais alors qu' un jour j' écrirai son récit. Le poids de deux décennies s' est posé sur
sa mémoire et sur les carnets gribouillés.
Mais déjà alors je savais que je devrais dans mon exposé compter sur ces ailes qui

portaient sans cesse très haut mon narrateur et qui le laissaient tomber brutalement.

Ce sont les ailes de l' imagination qui chaque nuit frémissaient au dessus de tous les

endroits fermés du monde. Ce sont des ailes libres et puissantes.

Elles nous emportent par delà la légende la plus sublime et la plus ancienne avec la

meme force qu' au  dessus de la réalité triviale et la plus récente.

C' est pourquoi aussi vingt ans plus tard, dans mon écrit d' anciens évènments de Judée
restent liés à ceux que que mon narrateur a vécus.

C' est pourquoi ces soirs-là, avec la meme force que les évènements réels et durs de

Livada, sur les memes vieux murs austro-hongrois, volent aussi des reves de lilas,

de mer et de sons invisibles.
Les reves melés à la musique emportée de l' autre coté de la rue s' engouffraient dans
les cellules et dans les tetes comme  des signaux invisibles dans la cloche de plongée
au fond  d' un bateau.
L' animation du port lointain se melait au rouelment d train. Le grouillement mugissant de

la lie de l' humanité peuplait le silence des nuages et de la mer.
Le grouillement qu' on pouvait entendre chaque nuit comme un tintement, comme une
nostalgie insupportable, comme le néant pur et vide, douloureux et bruyant.

Des bruits dans la tete, pp. 244-245

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MessageSujet: Re: Drago Jancar [Slovénie]   Sam 12 Avr 2014 - 9:09

Cette nuit, je l’ai vue



Citation :
On vit une époque où on ne respecte que les gens, vivants ou morts, qui étaient prêts à se battre, même à se sacrifier pour les idées qu'ils ont en partage. C'est ce que pensent les vainqueurs et les vaincus. Personne n'apprécie les gens qui ne voulaient que vivre. Qui aimaient les autres, la nature, les animaux, le monde, et se sentaient bien avec tout ça. C'est trop peu pour notre époque. Et même si moi, je peux me compter parmi ceux qui, bien que vaincus, ont combattu, au fond, moi je voulais seulement vivre. Que cela ait un sens m’a été révélé par cette femme, curieuse, joyeuse, ouverte à tout et un peu triste que j'ai rencontrée dans un pays lointain qui m’est proche. Veronika.

Il y a avant la guerre et  il y a après la guerre.

Avant la guerre, il y avait Véronica, une femme fantasque et sensuelle, éprise de liberté, qui aimait les chevaux à la folie et les hommes avec déraison, qui se promenait en ville avec son crocodile.
Pendant la guerre avec son époux Léo, le richissime industriel plein d'élégance, ils ont  cru qu’ils n'étaient pas concernés, qu'ils pouvaient continuer à mener la belle vie, qu'on ne leur imposerait pas des choix. Retranchés  dans leur château illuminé au fond des bois, à deux pas des bandes de partisans, ils recevaient des industriels, des artistes, des officiers de l'armée de l'occupation. Et puis…
Après la guerre, les langues ne se délient pas, chacun se retire seul face à cette tragédie. Mais les survivants, ceux qui furent fascinés par la belle Veronica, se souviennent, chacun de son côté. Sortant  de cette chape de silence qui les enferme dans un amalgame de remords et de nostalgie, ils nous livrent leurs inavouables secrets.

Dragon Jancar nous montre ici toutes les facettes de son impressionnant talent. Cette nuit je l'ai vue se construit peu à peu à partir de cinq points de vue qui éclairent les secrets d'une femme, d'une guerre, et d’un pays. On se croirait dans un film lumineux et étrange, en noir et blanc, on visualise ces soldats traînant dans la boue,  les cavaliers contre les tanks, les maquisards traqués… Tout puissant, magique, perdu dans la neige, ce château illuminé aux réceptions somptueuses, ce couple magique, à qui tout est offert, adulé et jalousé par le petit personnel, cette femme magnétique, amoureuse tragique, pleine de tourments et de joie de vivre.

Et si, peu à peu, on découvre pourquoi et comment ont disparu Leo et Veronica, ils n'en finissent pas de hanter les consciences, et nul n'arrivera jamais à dénouer l’inextricable écheveau des culpabilités.

C’est un très beau roman, magique par l'atmosphère, prenant par ses personnages, qui parle de l’histoire de ce siècle et de notre responsabilité collective. Chant d'agonie d'un pays qui n'en finit pas de panser ses plaies, Cette nuit, je l'ai vue est un roman de maître, il nous dit de rester sur notre garde, et que la liberté n'existe pas.
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shanidar
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MessageSujet: Re: Drago Jancar [Slovénie]   Mer 14 Mai 2014 - 10:06

L'élève de Joyce

Marie et Arabella ont souligné dans leurs commentaires la densité et la sobriété de l'écriture de Jancar et elles ont bien raison. Avec une sécheresse attachante l'auteur nous emmène vers l'horreur à travers des personnages qui vont à la rencontre du vide. Ce vide, qui tel un dénominateur commun, traverse l'ensemble des dix nouvelles, est un vide intérieur, la découverte de la faille, de la cassure, de la brisure dans laquelle la vie se précipite. Cet instant de bascule où soudain l'existence prend son sens et (souvent) trouve sa fin, car le vide attire, aspire, le vide appelle.

De l'ancien élève de Joyce conduit à la mort dans une brouette, au personnage de Boulgakov qui sauvé se croit encore en danger, les personnages de Jancar sont des désespérés, solitaires, taciturnes qui renoncent à faire face au malheur du monde. Qu'ils plongent dans un instant d'absence qui les conduit à la violence physique (comme ce prof ayant échappé au bloc communiste dont les maux de dents lancinant le conduisent à lever la main sur un étudiant marxiste), qu'il s'agisse de l'instant où le monde animal (Le Rat) rencontre en un duel sans mot la gente féminine, en une lutte des temps qui se prédit sans fin, que l'auteur se lance dans l'exégèse de textes ou d'informations douteuses (Malaparte et les yeux d'Einstein), Drago Jancar parle de cet instant décisif du renoncement, de la capitulation et de l'absence, du frôlement de la mort. D'ailleurs, l'image du précipice vers lequel le corps se penche et semble happé, revient souvent dans des textes d'une grande habileté et d'une rare puissance. Cette puissance est sans doute due à l'utilisation quasiment systématique du présent et à des phrases très sèches, pragmatiques, évidentes, qui sont comme des claques ou des coups de fouet sur le dos d'un mulet. Des phrases qui piquent, qui heurtent, des phrases qui gardent en éveil.

Drago Jancar écrit des textes d'une grande richesse, il est capable de mêler tous les temps (de 1580 à la guerre en Yougoslavie en une même nouvelle d'un troublant élan), capable de parler tout à la fois de fiction et de réel en mélangeant les deux approches (au lecteur de déterminer sa frontière entre mensonge et vérité), capable de vous faire toucher le vide et regarder au fond du précipice, au fin fond de la faille que chaque homme porte en lui.

Dur et riche, ce premier opus donne envie d'aller à la rencontre des autres œuvres de l'auteur.

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MessageSujet: Re: Drago Jancar [Slovénie]   Mer 14 Mai 2014 - 10:18

Peut-être que je pourrais décider que j'aime les nouvelles, maintenant?
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MessageSujet: Re: Drago Jancar [Slovénie]   Mer 14 Mai 2014 - 10:21

topocl a écrit:
Peut-être que je pourrais décider que j'aime les nouvelles, maintenant?

cela vaut bien un emprunt à la médiathèque (pour 135 pages seulement...), et après de plus imposantes lectures tu découvriras peut-être bien d'autres pistes à explorer... ou tu seras déçue...

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MessageSujet: Re: Drago Jancar [Slovénie]   Mer 14 Mai 2014 - 18:01

Contente de voir que ce livre t'ai convaincue, Shanidar. C'est une lecture que j'avais beaucoup appréciée. Ce que tu dis sur le vide est intéressant, ce n'est certes pas un auteur optimiste, sa vision du monde est d'une grande noirceur, même s'il garde une certaine tendresse et compréhension pour ses personnages. Mais ils sont dépassé par tellement de choses qui leur échappent. Le poids de l'Histoire aussi, mais conçue comme conséquence inéluctable de la nature humaine.
J'aurais presque envie de le reprendre, à la lumière de mes lectures ultérieures.

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MessageSujet: Re: Drago Jancar [Slovénie]   Mer 14 Mai 2014 - 20:05

topocl a écrit:
Peut-être que je pourrais décider que j'aime les nouvelles, maintenant?
Il y a aussi Ethiopiques, un autre recueil plus récent. 145 pages...

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MessageSujet: Re: Drago Jancar [Slovénie]   Mer 14 Mai 2014 - 21:19

Arabella a écrit:
Contente de voir que ce livre t'ai convaincue, Shanidar. C'est une lecture que j'avais beaucoup appréciée. Ce que tu dis sur le vide est intéressant, ce n'est certes pas un auteur optimiste, sa vision du monde est d'une grande noirceur, même s'il garde une certaine tendresse et compréhension pour ses personnages. Mais ils sont dépassé par tellement de choses qui leur échappent. Le poids de l'Histoire aussi, mais conçue comme conséquence inéluctable de la nature humaine.
J'aurais presque envie de le reprendre, à la lumière de mes lectures ultérieures.

Je suis très curieuse de lire un roman de Jancar maintenant, mais je pense ce ne sera pas avant cet été (pour cause de médiathèque). Je suis d'ailleurs très étonnée que cet auteur ne soit pas plus accessible !?!
Et ce que tu dis est très juste Arabella, ce sentiment de fatalité, de ne pas pouvoir agir autrement, d'être lié et en même temps j'ai senti une certaine révolte chez Jancar (surtout dans sa dernière nouvelle sur l'après Yougoslavie et sur l'idée de bouleversement = changement, qu'il remet violemment en question).

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