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 Hubert Mingarelli

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traversay
Flâneur mélancolique


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MessageSujet: Re: Hubert Mingarelli   Lun 7 Mar 2011 - 23:39

kenavo a écrit:

La lettre de Buenos Aires
Citation :
Présentation de l'éditeur
Un homme, à la fin de sa vie, revient en Europe après avoir vécu à Buenos Aires. Là-bas, il y a des années, il a écrit une lettre à son fils qu’il n’a jamais vu… Un homme vit seul au bord de la mer; une souris mélancolique lui tient compagnie… Deux amis regardent couler l’eau sous un pont ; et pourtant rien ne sera plus comme avant... Un bateau accoste à Port-au-Prince ; mais personne ne pourra descendre à quai… Dans un froid glacial, affamés et épuisés, deux hommes se croisent… Deux frères liés à la vie à la mort entreprennent un périlleux périple sur l’eau…
Comme souvent dans ses livres, Hubert Mingarelli raconte des errances. Le monde, autour, est menaçant. Même si la nature contient encore la beauté des choses. Sur la route, des personnages vivent leur voyage. Ils ne sont jamais nombreux. Un, deux, ou trois. Ce sont des histoires possibles, à hauteur d’homme. Les vies les plus humbles possèdent leur mystère et leur tragédie. Hubert Mingarelli les dévoile au lecteur avec pudeur et poésie.

Comme souvent dans ses livres, Hubert Mingarelli raconte des errances
Je pense qu'on peut surtout retenir ceci de cette 4e de couverture.
Et bien qu'on parle de pudeur et poésie, j'en suis d'accord, mais il y a pour moi, surtout un ton mélancolique à retenir. Rien de très joyeux dans ces nouvelles, cette errance donne après quelques pages le sentiment qu'on est autant perdu que les personnes dont il parle. Un livre à lire lors d'un moment de bonne humeur Wink

Les premières nouvelles de La lettre de Buenos Aires sont courtes. Très. Brèves histoires qui n'en sont pas vraiment. Pourtant, insensiblement, Hubert Mingarelli a installé un climat, créé une atmosphère. Et les derniers récits ne prennent que plus d'ampleur, sur davantage de pages, comme s'il avait fallu ce préambule, un conditionnement pour apprécier à sa juste valeur la qualité de l'écriture concise de l'auteur, capable de transcender de "petites" fictions en réflexion sur la profonde solitude de l'homme en ce bas monde. Les personnages de Mingarelli sont en marge, volontairement ou pas, fragiles et errants. Leur boussole est cassée, mais ils avancent. Ou essaient. L'écrivain excelle pour décrire la beauté et l'hostilité des éléments. En forêt, sur une rivière, en pleine mer, la nature n'est pas tendre. Mais elle ne fait que jouer son rôle, pourquoi serait-elle bienveillante ? La faim, la peur, la fatigue : les hommes des nouvelles de Mingarelli (les femmes n'y ont guère de place) survivent tant bien que mal. Oui, c'est bien de mélancolie qu'il s'agit, dans ces fragments d'existence dispersés par le vent. Jusqu'au dernier récit, qui clôt magistralement l'ouvrage, véritable camaïeu de gris, dans une obscurité profonde. La lettre de Buenos Aires est un livre désespérément humain. Désespéré, et surtout, humain.
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kenavo
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MessageSujet: Re: Hubert Mingarelli   Mar 8 Mar 2011 - 8:45

traversay a écrit:
La lettre de Buenos Aires est un livre désespérément humain. Désespéré, et surtout, humain.
on a lu le même livre Wink
cela m'a donné en tout cas envie de revenir encore vers cet auteur.. belle re-découverte Very Happy

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c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


Sénèque
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tom léo
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MessageSujet: Re: Hubert Mingarelli   Mer 25 Mai 2011 - 17:30

Je ne peux que souligner les lectures faites par Kena et traversay.

J'ajoute - si c'est néccessaire - que l'auteur possède une écriture apparemment (!) si simple, fluide - c'est très lisible. Ce qui me parle ET désoriente à la fois (ces coexistences existent), est ce constat de mélancolie , voir même tristesse et angoisse qui semblent former l'être humain.

J'ai bien aimé, mais il faut être en bon état, comme disait kenavo!
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Aeriale
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MessageSujet: Re: Hubert Mingarelli   Jeu 6 Sep 2012 - 11:49

-Un repas en hiver-




Un petit livre dont on n'a pas encore entendu trop parler dans cette rentrée littéraire, court mais intense, construit comme une pièce de théatre, concentrant l'unité de temps de lieu, d'action, et qui m'a beaucoup marquée par son atmosphère ténue, dense, et par les questions qu'il soulève.

On est en Pologne, pendant la seconde guerre mondiale, trois soldats tracent leur route dans la neige et le froid glacial un matin d'hiver. Ils se sont portés volontaires pour une chasse à l'homme afin d'éviter l'horreur des exécutions, mais le choix est mince et le but le même: trouver le juif, le ramener pour l'exterminer. Le moral est bas, la déprime latente. Peu d'espoirs, peu de rêves, ou seulement ceux d'un fils resté au foyer, que les autres tentent de partager en fumant une dernière cigarette. C'est une question de survie, s'accrocher au souvenir pour tenir jusqu'au lendemain, tourner le dos à la folie. Au détour d'un buisson ils tombent sur l'un deux, embusqué comme une bête traquée. Forcés par leur hiérarchie aveugle, ils se résignent à le ramener mais retardent le moment et se mettent en quête d'un endroit afin de partager un dernier repas. Déboule alors un paysan polonais, habité du mépris de l"autre", qu'ils se voient obligés d'accueillir à leur misérable tablée.

Un roman superbe de sobriété, où l'empathie nait directement de cette marche forcée vers un objectif que leur moral renie mais que leur devoir contraint. Où se trouve l'ennemi, entre le juif capturé et le polonais empli de morgue, où se situe le frère derrière ces peurs mêlées et ce dégoût de soi? N'est-ce pas aussi cette fuite devant l'immonde qui les relie, tous acteurs involontaires d'une guerre qui les dépasse?Des remises en questions cruelles et perdues d'avance, car une fois l'élan solidaire réveillé et le sourire partagé, le constat reste là, ils devront le livrer, perdant encore un peu plus de leur humanité. Beaucoup de pudeur et de poésie dans ce texte qui touche l'universel en partant d'un fait simple. La confrontation forcée de quatre hommes que rien ne devrait réunir si ce n'est cette parcelle restée vive au milieu d'un chaos effroyable. Traversay parlait plus haut d'un autre roman de Mingarelli, désespéré et humain. C'est tout à fait cela, la conjugaison des deux, et cela frappe au coeur.
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kenavo
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MessageSujet: Re: Hubert Mingarelli   Jeu 6 Sep 2012 - 13:44

ah oui, je garde un très bon souvenirs de ses nouvelles La lettre de Buenos Aires, tu me donnes envie de voir de plus près ce livre
Noté Very Happy

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Aeriale
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MessageSujet: Re: Hubert Mingarelli   Ven 7 Sep 2012 - 8:43

Note oui! Je suis sûre qu'il te plairait Kena, son écriture dégage de la sensibilité, une profonde honnêteté. Ici, on sent que ce qui triture l'esprit de l'auteur c'est comment des hommes à priori ordinaires peuvent accomplir de telles choses (la capture d'innocents)

Je trouve qu'il aborde avec beaucoup de subtilités, lors de ce repas très simple (il décrit comment ils parviennent à trouver du bois puis à bouillir la soupe) les rapports étranges qui s'opèrent entre eux. Il prend le temps de poser une atmosphère, de nous mettre en condition. Et par là même il touche notre propre conscience...

Je compte sur toi alors, pour en parler de nouveau. C'est mon petit outsider de la sélection, je le place juste derrière mes trois préférés de la rentrée!
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MessageSujet: Re: Hubert Mingarelli   Ven 7 Sep 2012 - 9:04

Heureusement il est petit, car ma LAL de rentrée tient déjà beaucoup trop de pages sur mon carnet!
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MessageSujet: Re: Hubert Mingarelli   Ven 7 Sep 2012 - 10:56

Aeriale a écrit:
Note oui! Je suis sûre qu'il te plairait Kena, son écriture dégage de la sensibilité, une profonde honnêteté. Ici, on sent que ce qui triture l'esprit de l'auteur c'est comment des hommes à priori ordinaires peuvent accomplir de telles choses (la capture d'innocents)

Je trouve qu'il aborde avec beaucoup de subtilités, lors de ce repas très simple (il décrit comment ils parviennent à trouver du bois puis à bouillir la soupe) les rapports étranges qui s'opèrent entre eux. Il prend le temps de poser une atmosphère, de nous mettre en condition. Et par là même il touche notre propre conscience...

Je compte sur toi alors, pour en parler de nouveau. C'est mon petit outsider de la sélection, je le place juste derrière mes trois préférés de la rentrée!


diablotin et encore une tentation, et comme dirait Topocl, une ligne de plus sur mon petit carnet

conciliabule
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MessageSujet: Re: Hubert Mingarelli   Dim 14 Oct 2012 - 21:16

Un repas en hiver

Trois soldats allemands dont les ennemis premiers sont la faim, le désespoir, et le froid glacial de l’hiver polonais. Qu’unit une amitié qui ne se dit pas par des mots, mais par le seul fait d'être bien à marcher côte à côte, de se comprendre en un clin d’œil. Embarqués dans le tourbillon infernal de la Shoah par balles, acteurs malgré eux, à la fois consentants et sidérés de ce consentement même, ils représentent une ambiguïté qui est le cœur de l'interrogation de ce roman qu'il ne faut en aucun cas raconter (fuyez le quatrième de couverture, une fois de plus).

Je règle d'entrée de jeu son compte à l'alternance de nous et de on, qui m'a gênée dans toute la lecture du livre, mais qui n'a pas suffi à me détourner de ses qualités.

Je l'avais abordé avec une certaine réticence : encore un livre sur le nazisme ! Y a-t-il encore des choses à dire ? et la Shoah par balles en plus ! Quelle part accordée au spectacle et au voyeurisme dans l'utilisation de l'horreur ? Est-ce vraiment décent d’y revenir encore pour faire de la littérature ? Ces interrogations se lèvent d'elle-même au profit d'une lecture incroyablement proche des hommes et de leurs propres questionnements face à l’inexplicable, l'inexprimable.

La progression de ces trois êtres, au fil d'une journée à la fois ordinaire spéciale, la richesse des détails quotidiens et des faits anodins, des émotions simples, des regards, des dialogues frustres nous parlent de leur sidération, aussi humains et fragiles que le lecteur, aussi inhumains que tout ceux qui furent pris dans cette dérive de l'horreur que fut le nazisme.
Une cigarette partagée, un saucisson qui sort d'une poche, un feu qui soulage, une rencontre dans une cabane abandonnée au milieu de l'immensité glacée font basculer, le temps de quelques minutes - mais un temps définitivement crucial pour ces 3 hommes - le fragile équilibre qu’ils ont inconsciemment construits pour affronter et tolérer ce destin insoutenable auquel ils sont soumis.

Ce livre laisse l'impression d'une grande délicatesse au sein de l'horreur, d’une compréhension de l’impuissance humaine assez bluffante.

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MessageSujet: Re: Hubert Mingarelli   Dim 28 Oct 2012 - 22:11

Laissez-vous tenter et convaincre par les commentaires d'Aeriale et topocl! J'y souscris entièrement et serais probablement incapable de mieux exprimer qu'eux ce cheminement très délicat dans ce livre court: les personnages sont plus complexe qu'il ne paraît et les réactions envers les deux "étrangers" - le Polonais, le Juif - aussi. Jusqu'à où ils peuvent encore écouter l'intuition bonne du coeur? Mais à voir de plus prêt, aussi bien le geste "bon" qu'un certain consentement avec la machinierie des executions échappent à des décisions prises de plein gré. Pour qui - peut-on se demander - on peut ou on aurait pu prendre une décision?

A voir que derrière - comme si souvent chez Mingarelli - l'apparente simplicité de la langue il y a des complexités inattendues, des énormes interrogations.


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MessageSujet: Re: Hubert Mingarelli   Lun 29 Oct 2012 - 19:20


La Source (2012). 54 pages. Illustrations de David Rebaud. Cadex Editions. Collection Texte au carré.
Tout d'abord, on a une petite introduction de Joël Egloff : "Les personnages d'Hubert Mingarelli, par-dessus tout, essaient d'être à la hauteur. À hauteur d'ami, hauteur de père, hauteur de fils ou de frère. En résumé, à hauteur d'homme. Quoi de plus difficile ? C'est peut-être pourquoi, souvent, ils sont inquiets, car ils savent que la tâche est immense et que le temps est compté." (pages 10-11).

La nouvelle commence ainsi :
Citation :
"Pendant un moment George regarda Renzo dormir. Puis il lui parla, mais si bas que ça ne servit à rien. Il s'accroupit devant le lit, posa une main sur son épaule et lui dit, plus fort cette fois :
- Réveille-toi.
- Il fait encore nuit ? lui demanda son frère.
- Oui, lui répondit George.
- Laisse-moi me réveiller.
- Entendu, mais pas longtemps.
George se redresse et s'en alla. Il attendit dans la cuisine, devant la fenêtre, et chercha à voir dans le ciel quelle journée ils auraient dans les gorges de Neviglie." (page 13).
George et Renzo sont frères. Leur père est mort peu de temps auparavant. Le soir de l'enterrement :
Citation :
"Ils avaient parlé, assis sur le lit de Renzo, la lumière de la chambre éteinte, à peine éclairés par l'ampoule de la cuisine. C'était une bonne lumière pour dire ce qu'ils avaient à dire. Dehors la pluie tombait, l'eau chantait dans les chenaux.
Une nuit qui en aurait contenu mille, presque belle. Et tandis qu'elle avançait et qu'ils se parlaient, George savait que des nuits comme ça, ils n'en auraient plus. Ils avaient l'air de prendre une dernière inspiration, de se remplir d'air une dernière fois avant de s'enfoncer dans l'eau profonde que serait leur monde au réveil." (pages 26-27).

Ils vont aller dans les gorges de Neveglie, en une sorte d'hommage au père disparu.

Il y a un petit côté Erri de Luca dans ce texte, bien qu'il n'y ait pas de référence à la Bible : un style ouvertement sobre, des taiseux, un peu de montagne, le thème du père.

Une nouvelle simple, mais bonne.

Sur http://lechoixdeslibraires.com/livre-117672-la-source.htm on peut lire :
Question : "Quel est le thème central de ce livre ?"
Réponse de Mingarelli : "L'héritage laissé par leur père à ses deux jeunes garçons."

Question : "Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?"
Réponse de Mingarelli : "Pearl Jam, « Man of the Hour »."

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vous la forcez à inventer les couleurs."
- Bo Carpelan, La Cour
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MessageSujet: Re: Hubert Mingarelli   Mar 18 Déc 2012 - 11:14

-Un repas en hiver-

Livre offert par Aériale il possède donc déjà une qualité indéniable avant même de l'ouvrir.

Je ne vais pas résumer l'histoire cela a déjà été fait de manière plus aboutie je vais donc simplement exprimer mon avis.
Il est des histoires qui émeuvent et touchent par la beauté des mots et du style, il est des ouvrages qui nous impressionnent par la justesse des personnages.
Il est des oeuvres qui nous fascinent par la beauté de la description des paysages et des instants. Ce livre est la synthèse de toutes ces qualités.
Les mots sont simples mais choisis, le style est clair mais rigoureux. L'émotion est présente mais pas sempiternelle, les instants sont dramatiques mais optimistes.
La descritpion des personnages est excellente : elle révèle les contradictions humaines dans ce qu'elles ont de plus complexes, un père absent préoccupé, un soldat troublé par la faiblesse de l'ennemi, un paysan affamé et cruel qui devient un roublard négociateur. Un narrateur absent, tellement absent que l'on ne connait quasiment rien de lui alors qu'il est protagoniste de l'histoire. Or ces multpiles facettes qui font notre identité et qui se révèlent lors des moments chaotiques sont justement une aide lorsqu'elles se contredisent : elles nous placent où l'on peut être et survivre. C'est ce qui m'a beaucoup plu dans ce livre.
Pas de nazisme ni d'explication politique, pas d'allégorie de la nature et de son rapport à l'homme juste des individus perdus qui essaient de ne pas sombrer.

Merci encore Aériale !
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MessageSujet: Re: Hubert Mingarelli   Mar 18 Déc 2012 - 13:18

Il m'intrigue celui -là
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MessageSujet: Re: Hubert Mingarelli   Mar 18 Déc 2012 - 13:24

mimi54 a écrit:
Il m'intrigue celui -là
Tu vois ce qu'il te reste faire Very Happy !
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MessageSujet: Re: Hubert Mingarelli   Mar 18 Déc 2012 - 13:31

topocl a écrit:
mimi54 a écrit:
Il m'intrigue celui -là
Tu vois ce qu'il te reste faire Very Happy !

Et bien justement, je viens de poser une réservation à la bibliothèque impatient content
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MessageSujet: Re: Hubert Mingarelli   Aujourd'hui à 21:12

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