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 Anne Wiazemsky

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bertrand-môgendre
Sage de la littérature


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MessageSujet: Anne Wiazemsky   Sam 7 Avr 2007 - 17:47



Citation :
Anne Wiazemsky est écrivaine, comédienne et réalisatrice française, née le 14 mai 1947 à Berlin (Allemagne).

Biographie
Anne Wiazemsky est la fille de Claire Mauriac et du prince Yvan Wiazemsky. Elle est la petite-fille de l'écrivain François Mauriac. Elle est issue par la famille de son père de la famille princière russe, les Wiazemsky, famille qui émigra en France après la révolution de 1917. Son frère, Pierre Wiazemsky, est un dessinateur humoristique sous le pseudonyme de Wiaz.
Elle est l'une des plus emblématiques signataires du manifeste des 343 qui déclarent avoir avorté, manifeste en date du 5 avril 1971.
Sa carrière cinématographique a commencé en 1966 avec le rôle principal (avec l'âne) d'Au hasard Balthazar de Robert Bresson.
Elle épouse Jean-Luc Godard le 21 juillet 1967.
En 1968, elle joue Odetta, la jeune fille de Théorème de Pier Paolo Pasolini, bouleversée comme toute sa famille par l'arrivée du mystérieux "Visiteur" (Terence Stamp). On l'a aussi vue, en 1985, dans un rôle secondaire du film Rendez-vous d'André Téchiné.
En 1997, elle adapte avec Jacques Fieschi Souvenirs avec piscine de Terence McNally au Théâtre de l'Atelier à Paris
Dans Jeune fille, publié chez Gallimard en 2007, elle raconte ses débuts au cinéma sous la direction de Robert Bresson.
En 2012, elle publie Une année studieuse dans lequel elle raconte sa rencontre et sa vie avec Jean-Luc Godard.
source: wikipedia


jeune fille
Broché: 215 pages Editeur : Editions Gallimard (11 janvier 2007)
ISBN-10: 2070774090

Présentation de l'éditeur(à ne pas lire ! Si vous voulez découvrir le roman, rendez vous directement à "mes commentaires"):
Printemps 1965. Anne, la narratrice, a dix-huit ans quand elle rencontre le cinéaste Robert Bresson. Cette entrevue a été organisée par son amie Florence, laquelle tenait le premier rôle dans Le procès de Jeanne d’Arc. Persuadée que Anne est l’actrice idéale pour interpréter Marie dans Au hasard Balthazar, le prochain film du maître, Florence la pousse à auditionner malgré sa complète inexpérience. Au fil des séances d’essai, la présence d’Anne, son attitude, sa voix convainquent Robert Bresson de la nécessité de ce choix. Mais Anne est encore mineure, et il s’agit de faire accepter le projet à son grand-père, François Mauriac. Heureusement pour elle, ce dernier mesure toute l’importance de cette opportunité.
Pendant plus d’un mois, Anne va faire l’expérience d’un plateau de cinéma. Robert Bresson, lui, instaure un jeu ambigu, entre séduction et domination. Bien que repoussant ses avances, Anne subit son emprise psychologique et le magnétisme de son génie artistique. L’actrice sent qu’une métamorphose s’opère en elle, suscitée par des désirs puissants mais confus, qui exacerbent sa sensibilité.
Un week-end, elle décide de coucher avec un jeune type de l’équipe, afin de calmer son hypersensibilité. Une étape fondamentale vient d’être franchie. Son caractère s’affirme, elle ose tenir tête à Bresson, renversant le rapport de séduction en sa faveur, tout en découvrant, jour après jour, la magie du métier d’acteur. À la fin de l’été, le film terminé, Anne sait qu’un avenir est désormais possible.
La narration est dense, tendue, précise dans la description des émotions qui habitent cette jeune fille devenue, en l’espace d’un été, une « jeune femme ». Ce roman initiatique nous entraîne au passage dans l’univers singulier du septième art et nous fait découvrir l’un des créateurs les plus talentueux du cinéma français, qui aura été, pour la narratrice, à la fois un Pygmalion et un étrange séducteur.


Mon commentaire :

Elle est discrète, elle est légère la jeune fille désirant devenir actrice. Fille femme, genre délicate porcelaine blanche transparente et pourtant, si résistante au toucher. Une tonalité dans le phrasé me renvoie aux dialogues des films de Truffaut, déclamés par l’excellent Jean Pierre Leaud (en Doinel). C’est une ambiance des années « quatre cents coups », teintée d’émancipation timide, gorgée de malice vestimentaire, prémices d’une révolution de jeunes engagés dans la vie libérée.

L’approche d’un grand réalisateur tel que Bresson donne aux heureuses élues la retenue débordante d’euphoriques attitudes chuchotées, à peine le temps d’absorber son regard profond, ses colères chimériques, sa singulière approche des vivants, projetés sur grand écran.
L’auteure flirte avec le bonheur de vivre ou plutôt le « bonheur de se sentir vivre », tant l’insouciance de cette « vedette » l’ensoleille au point qu’elle se sente protégée du reste du monde et des affres de la misère des guerres ou autres drames contemporains, dès lors que monsieur Robert Bresson, d’autorité lui souffle ses répliques devant caméra, micros et projecteurs éblouissant. Faut il venir d’une famille aisée (ici celle de François Mauriac), pour oublier les inconvénients futiles du quotidien, pour ne jamais s’inquiéter des nécessaires obligations financières dont tout jeune à cet âge s’enlourdit la vie qui n’a rien de bohême ? Anna vit dans un rêve, épaulé par ses parents, sans se rendre compte de sa chance du moment.

L’écriture de Anne Wiazemsky virevolte autour de Bresson, son maître dieu, héroïque mécène de sa découverte du septième art, au moins le temps du tournage « au hasard Balthazar ».
Les acteurs portés hauts devant les projecteurs (Florence Carrez dans « le procès de Jeanne d’Arc ») sont de véritables objets malléables, exécutant pantomimes, articulations phonétiques de chiens savants. Ils restent à la merci des phobies d’artistes plus ou moins géniaux .

Mesdames, messieurs, n’offrez pas ce livre à vos filles, elles risqueraient de prendre goût à l’ambiance éphémères des plateaux de tournage, de « s’y perdre ». Jeunes filles, ne lisez pas ce journal très bien romancé : vous pourriez envisager une carrière de potiche dérisoire destinée à vous identifier aux statu…ts, des intermittents du spectacle.

Petite note désagréable à l’intention de Gallimard : la présentation de l’éditeur est scandaleuse. Doit-on dévoiler un livre avant de l’avoir ouvert ?(bertrand-môgendre)
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coline
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MessageSujet: Re: Anne Wiazemsky   Sam 7 Avr 2007 - 18:02

bertrand-môgendre a écrit:
jeune fille de Anne Wiazemsky
Broché: 215 pages Editeur : Editions Gallimard (11 janvier 2007)
ISBN-10: 2070774090

Présentation de l'éditeur(à ne pas lire ! Si vous voulez découvrir le roman, rendez vous directement à "mes commentaires"):

Petite note désagréable à l’intention de Gallimard : la présentation de l’éditeur est scandaleuse. Doit on dévoiler un livre avant de l’avoir ouvert ?(bertrand-môgendre)

J'ai fait ce que tu as dit...Je n'ai pas lu la présentation de Gallimard...:) Je me suis concentréesur la tienne (parfaite commed'habitude!).
D'autant que j'ai bien l'intention de lire ce roman (roman?)

J'ai peu souvent vu de fils consacrés à cet auteur (petite-fille de Mauriac) sur les forums. Et pourtant les autres livres que j'ai lus d'elle , je les ai trouvé très plaisants.
Les lecteurs lui feraient-ils payer ses liens étroits avec la famille Gallimard qui l'édite?...La dédicace de "Jeune fille" est d'ailleurs pour le fils Gallimard (étonnant, non?)...la soupçonnant peut-être d'indulgence et de favoritisme de leur part...mais j'extrapole! :)
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MessageSujet: Re: Anne Wiazemsky   Sam 7 Avr 2007 - 18:49

Sept garçons

« Leurs mères s'en étaient allées, bras dessus, bras dessous, sous le prétexte de visiter la maison et de retrouver les autres adultes sur la terrasse. « Amusez-vous, faites connaissance ! » avait claironné Claudie tandis que Pauline avait murmuré furtivement à Dimitri : « Tout va bien se passer. » Quand elles se furent éloignées, les sept garçons entourèrent aussitôt les nouveaux venus. Conscients d'être soumis à un examen, ceux-ci n'avaient qu'une seule envie : se sauver. Mais se sauver où ? « Nous sommes cernés par les Japs », pensait Dimitri en se prenant pour Buck Danny, un de ses héros de bande dessinée préférés. Quant à Roséliane, seule fille au milieu de huit garçons, elle se sentait fille pour la première fois de sa vie. Ce n'était ni agréable ni désagréable, c'était nouveau. »

Il y a deux parties dans le roman que je sais largement autobiographique...
Juillet 1960 et juillet 1961. Chaque partie relate des souvenirs de vacances au bord de la Méditerranée.

Ce sont les souvenirs de Roseliane, seule au milieu de sept garçons.

Il y a un monde entre le mode de vie de Roséliane (11 ans) et de son petit frère Dimitri et celui des garçons de la famille qui les accueillent pour les vacances.

Les premiers mènent une existence douce et bohême avec leur maman. Les garçons, eux, sont élevés pour devenir des élites. Ils prennent leurs repas à part, surveillés par la gouvernante russe, tandis que les parents sirotent leur whisky sur la terrasse en bavardant. Il y a l'heure du tennis, les parties de billard, la plage, les cocktails du soir.

Les parents exigent beaucoup d’eux et ils sont très battants. En compétition, casse-coups, ils prennent souvent des risques insensés.

La première année, les deux univers se découvrent mutuellement. Chacun doit faire sa place. Le petit Dimitri ne vit pas très bien les choses, bousculé et n’ayant plus l’exclusivité de sa grande sœur.

L’année suivante…Même lieu…Mêmes enfants…En un an, pré-adolescent, on change énormément, les relations sont autres.

La séduction et la rivalité s’installent... jusqu'au surgissement du drame.
« Etre l'unique fille, au milieu de cette horde, est infiniment troublant. C'est prendre soudain conscience d'être un objet de rivalités, de jalousies, et même d'amour. » dit l'auteur.
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bertrand-môgendre
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MessageSujet: Re: Anne Wiazemsky   Sam 7 Avr 2007 - 19:06

coline touve les mots justes
Citation :
Et pourtant les autres livres que j'ai lus d'elle , je les ai trouvé très plaisants.
oui plaisant, sans autre ambition que celle d'apporter le témoignage d'une aventure pleine d'émerveillement.
Par contre le mot roman, je ne sais pas le décliner à la sauce autobiographique. Pourtant ici, ce qui convient le mieux c'est romantisme.
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coline
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MessageSujet: Re: Anne Wiazemsky   Sam 7 Avr 2007 - 19:09

Les romans d'Anne Wiazemsky sont très intimes, très empreints de souvenirs personnels...
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bertrand-môgendre
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MessageSujet: Re: Anne Wiazemsky   Lun 9 Avr 2007 - 12:20

jeune fille retrace le quotidien d'un tournage du fameux Bresson, à propos de son film "au hasard Balthazar". Après avoir visionné ce fameux "documentaire animalier", je précise une fois de plus que l'ambiance du livre de Anne Wiazemsky ressemble à la vivacité de Truffaut, mais ne défini en rien l'oeuvre de Bresson. Si ce réalisateur est méticuleux dans le choix des acteurs, soucieux de capter la bonne lumière, il a oublié de tourner un bon film. (je croix que je vais placer un commentaire dans la rubrique cinéma, dès que j'aurai vu "Pickpocket"
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Aeriale
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MessageSujet: Re: Anne Wiazemsky   Jeu 12 Avr 2007 - 22:20

A propos de Jeune fille,j'ai relu le commentaire de Bertrand et je dois dire que mon impression est nettement plus enthousiaste!

Personnnellement, j'ai beaucoup aimé ce roman qui nous dépeint ici avec une fraîcheur restée incroyablement intacte les émotions et transformations d'une" pauvre petite fille riche" , maladroite, gauche et empétrée dans une éducation bourgeoise, en une jeune femme enfin libérée et maîtresse de ses choix.

Le début est pudique, touchant : Anne se croit "inexistante , nulle et moche", n'ose rien espérer de la vie .
"J'étais agitée, traversée de bribes d'espoir.Mais cette ivresse printanière ne durait pas et je me retrouvais accablée, certaine que rien jamais ne me détournerait de ma médiocrité".

On ressent une profonde empathie pour cette jeune fille en proie aux doutes comme toute fille de son age mais qu'une amie comédienne va présenter à Bresson, à la recherche d'une nouvelle muse.
L' homme est vieillissant, manipulateur, jaloux et prêt à tout pour préserver la candeur pure et naïve de sa protégée. L' ambiguité des rapports faits de soumission, de tyrannie et d'admiration mélées est très finement dépeinte et l'on en comprend bien le mécanisme assez pervers.


Au fur et à mesure que les rapports évoluent et se mettent en place,le récit va changer. De petite confessions pudiques et somme toute banales propres aux héroines de Sagan ,et dont rêve toute adolescente, il va se préciser, prendre corps , s'intensifier en même temps que prend forme la métamorphose de Anne .
Cette fille à qui sourit la vie, va saisir sa chance, et peu à peu se défaire de l'emprise psychologique qui la protège du reste du monde autant qu'elle l'asservit ...
Ces sentiments très complexes (le trouble, la fascination, le rejet) sont superbement analysés et l'on suit son parcours tout au long de ce tournage qui aboutira à l'éclosion d'une jeune femme. Quelqu'un pour qui tous les devenirs sont possible.

".Une nouvelle existence m'attendait dont j'ignorais tout mais qui allait modifier profondément le cours de ma vie; Je le savais, je le voulais".

Elle comprendra alors les mots de son grand-père François Mauriac, griffonés sur un bout de papier: "Le bonheur, c'est d'être cerné de mille désirs, d'entendre autour de soi craquer les branches".
De cette sensation du début si" diffuse, nouvelle ,troublante" elle en aura finalement saisi toute l'ampleur:
" l'impression si réelle de faire partie de l'univers" ...Like a Star


Dernière édition par le Ven 13 Avr 2007 - 6:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Anne Wiazemsky   Ven 13 Avr 2007 - 0:12

Allez...vous l'avez bien "vendu"...ce sera une de mes prochaines lectures...
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bertrand-môgendre
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MessageSujet: Re: Anne Wiazemsky   Ven 13 Avr 2007 - 13:38

aérial dépeint le personnage
Citation :
...transformations d'une" pauvre petite fille riche" , maladroite, gauche et empétrée dans une éducation bourgeoise,...
Tout à fait le style d'une gaudiche, personnage essentiel dont Bresson a su exploiter à fond la niaiserie.
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Aeriale
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MessageSujet: Re: Anne Wiazemsky   Ven 13 Avr 2007 - 14:25

bertrand-môgendre a écrit:

Tout à fait le style d'une gaudiche, personnage essentiel dont Bresson a su exploiter à fond la niaiserie.

A ce point dans le film, réellement?
Parce que dans le roman, elle me paraît être dans la norme des gaudiches-boutonneuses-empotées qu'on a toutes un peu été à un certain moment de notre jeunesse, non?
Enfin,je sais aussi que tu auras un peu de mal à répondre à ma question Bertrand Laughing mais je t'assure que le portrait est assez réussi.

Quant au cinéma de Bresson, j'imagine qu'il exploitait à fond ce côté neutre, niais si tu veux, ces voix blanches représentatives , pour lui, d'une certaine "pureté ", d'une virginité dont il était très friand,ce pervers...pig
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Sophie
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MessageSujet: Re: Anne Wiazemsky   Mar 12 Fév 2008 - 3:28

L'ILE

Laure est amoureuse depuis peu; malgré cela, elle a accepté de partir en vacances avec un couple d'amis et la fille de l'homme du couple. Ils sont sur une île du Sud de la France, dans un hôtel-vacances avec formule "tout compris". Les vacances de Laure se déroulent au rythme des appels de son ami:excellentes quand il appelle, désastreuses quand le coup de téléphone se fait attendre. En fait Laure est totalement dépendante de ce nouvel amour, à tel point qu'elle en fait des tonnes, pas toujours dans le bon sens. Et puis face à elle, ses amis qui attendent un enfant n'arrangent pas son sentiment de malaise, pas plus que les réactions d'adolescente de la jeune fille qui partage sa chambre.

Je découvre Anne Wiazemsky grâce à ce petit livre, qui se lit vite. J'ai aimé l'écriture d'Anne Wiazesky et j'en suis bien aise car, sans aucune explication rationnelle, je pensais que je n'aimerais pas son écriture.
Il n'en est rien: c'est plein de sensibilité, l'écriture est reposante, sans vagues mais aussi assez sensuelle. Malgré la brièveté du livre, la langueur dans laquelle Laure passe ses vacances (et se complaît) est bien retranscrite, simplement avec des mots, des phrases sobres.
Un bémol tout de même: la fin est un peu trop prévisible, trop "heureuse" à mon goût alors que je m'attendais à un vrai retournement de situation. Et une petite impression de rester sur sa faim.
N'empêche que maintenant, je sais que j'aime Anne Wiazemsky et c'est bien là l'essentiel!
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MessageSujet: Re: Anne Wiazemsky   Mar 12 Fév 2008 - 11:48

Sophie a écrit:

J'ai aimé l'écriture d'Anne Wiazesky et j'en suis bien aise car, sans aucune explication rationnelle, je pensais que je n'aimerais pas son écriture.
Il n'en est rien: c'est plein de sensibilité, l'écriture est reposante, sans vagues mais aussi assez sensuelle. Malgré la brièveté du livre, la langueur dans laquelle Laure passe ses vacances (et se complaît) est bien retranscrite, simplement avec des mots, des phrases sobres.
Maintenant, je sais que j'aime Anne Wiazemsky et c'est bien là l'essentiel!

Tu as dis exactement ce qu'il fallait dire de l'écriture d'Anne Wiazemski. J'ai toujours eu beaucoup de plaisir à la lire...Sensible, fine et sensuelle...
Je la trouve très discrète dans le monde des auteurs et j'aime aussi cela.
Je l'ai rencontrée, j'ai fait une lecture pour elle, d'un de ses textes...Elle est délicieuse...comme ce qu'elle écrit...content
Je regrette de ne pas avoir écrit de commentaire de ses romans au moment où je les ai lus...Il m'en reste l'atmosphère...
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MessageSujet: Re: Anne Wiazemsky   Mar 12 Fév 2008 - 11:51

coline a écrit:
Allez...vous l'avez bien "vendu"...ce sera une de mes prochaines lectures...

pinocchio Hélas!...Embarassed
Comme le dit Kenavo sur un autre fil, où trouver le temps de lire tout ce qu'on se promet de lire?...
..."Jeune fille"...il est toujours dans ma LAL!...
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MessageSujet: Re: Anne Wiazemsky   Mar 12 Fév 2008 - 12:54

coline a écrit:

Comme le dit Kenavo sur un autre fil, où trouver le temps de lire tout ce qu'on se promet de lire?.....
En anglais il y a la phrase que j'adore: So many books, so little time (qui est d'ailleurs aussi le titre d'un livre de Sarah Nelson - que j'ai à la maison, mais qui ne m'a pas donné de tuyaux pour arriver à lire tous ce que je veux Very Happy )
Et tout cela pour vous dire que 2 livres d'Anne Wiazemsky se trouvent encore dans ma PAL.. et pas de temps en vue pour les lire...

_________________
La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe,
c'est d'apprendre à danser sous la pluie.


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MessageSujet: Re: Anne Wiazemsky   Ven 2 Mai 2008 - 14:24

Jeune fille

Anne Wiazemsky, petite-fille de François Mauriac, revient au printemps de l’année 1965. Elle a dix-huit ans et une entrevue a été organisée par son amie Florence avec le cinéaste Robert Bresson, un des réalisateurs après-guerre les plus importants du cinéma français. Un premier rôle à la clé, celui de Marie pour le film « Au hasard Balthazar ».

Anne Wiazemsky aura attendu 40 ans avant de romancer cette période de sa vie, avec l’envie d’écrire sur Robert Bresson après sa mort en 1999. Explorant la fascination réciproque entre une jeune actrice et son réalisateur beaucoup plus âgé qu'elle et qui n’hésite pas à jouer au Pygmalion en recourant à une certaine emprise psychologique faite de séduction et de domination, évoquant les dessous d’un tournage dans les années 60, ce roman est avant tout le parcours initiatique d’une jeune fille qui s’ouvre au monde en faisant ses premières pas en dehors du cadre familial.

Ecriture fluide et agréable, j’ai lu ce roman d’une seule traite avec beaucoup de plaisir oui
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