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 Gérard Donovan

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monilet
Sage de la littérature
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MessageSujet: Gérard Donovan   Lun 29 Juin 2009 - 18:44



Poète, romancier et nouvelliste, Gerard Donovan, né en Irlande, vit actuellement aux États-Unis. Julius Winsome est son premier roman à paraître en France.
source: éditeur



Julius Winsome





Résumé sur Evène :

"Julius Winsome, quinquagénaire, vit solitaire dans un chalet au coeur de la forêt du Maine. Fils et petit-fils d'anciens combattants qui lui ont transmis leur horreur de la violence, Julius ne chasse pas, contrairement aux hommes virils de la région. Il préfère chérir ce que son père aimant lui a légué : les milliers de livres qui tapissent son chalet et le Lee-Enfield, ce fusil rapporté par son grand-père anglais des tranchées de la Première Guerre mondiale. Son unique compagnon est son chien Hobbes. La mort de ce dernier, abattu par un chasseur, déclenche chez cet homme doux une fureur meurtrière. Les halles crépitent alors dans la forêt enneigée. "

J'ai adoré ce livre sur la vie d'un homme menant une existence quasi recluse. De magnifiques descriptions de nature sauvage.
Il nous interroge sur les différents modes d'existence possibles et on reste songeur en refermant l'ouvrage, nos certitudes ébranlées.
Les deux dernières lignes atteignent à la puissance du symbole.
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kenavo
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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Lun 29 Juin 2009 - 19:01

Merci pour ce fil Monilet,
ce livre me tente depuis plusieurs semaines.. là je sens que je vais craquer Wink

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Sénèque
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Lun 29 Juin 2009 - 23:22

moi, le thème me plait beaucoup je vais voir si je le trouve à la bibliothèque, mais de toute façon je compte bien le lire.

merci Monilet

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Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour soi est un esclave. » Friedrich Nietzsche
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kenavo
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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Mer 8 Juil 2009 - 21:10


Julius Winsome
Citation :
Présentation de l'éditeur
Julius Winsome, quinquagénaire, vit solitaire dans un chalet au coeur de la forêt du Maine. Fils et petit-fils d'anciens combattants qui lui ont transmis leur horreur de la violence, Julius ne chasse pas, contrairement aux hommes virils de la région. Il préfère chérir ce que son père aimant lui a légué : les milliers de livres qui tapissent son chalet et le Lee-Enfield, ce fusil rapporté par son grand-père anglais des tranchées de la Première Guerre mondiale. Son unique compagnon est son chien Hobbes. La mort de ce dernier, abattu par un chasseur, déclenche chez cet homme doux une fureur meurtrière. Les halles crépitent alors dans la forêt enneigée. Julius Winsome est l'histoire tendue et émouvante d'un " étranger" à la fois hypersensible et détaché, amoureux de la langue et misanthrope. Avatar du Meursault de Camus, qui tuait "à cause du soleil ", Julius Winsome tue à cause de la neige, symbole de pureté et de deuil. Écrit dans un style puissant et poétique, ce récit d'amour, de vengeance et de mort est à l'image du paysage, âpre, froid, cinglant. C'est aussi un hymne à la nature et à ses créatures sauvages.


J’ai un peu parcouru l’internet – et je ne trouve que des louanges.. n’importe la langue: anglais, français..
Alors je suis passée à côté de ce chef d’œuvre !

Je dois avouer que je suis sous le charme pour son écriture, il écrit avec une finesse et c’est un délice à lire (j’ai souvent fait cette expérience avec des poètes qui se mettent à écrire des romans).
Tout comme Monilet j’ai adoré les descriptions du paysage, cet homme seul entouré de ses milliers de livres – on en rêve..

Mais…. oui, il doit bien y avoir un mais.. à part tout cela je n’ai pas pu saisir l’enjeu du livre. Bon d’accord, je comprends très bien qu’on peut déconner à cause du fait qu’il y a quelqu’un qui vient abattre le chien pour ‘amusement’ et que le pauvre Julius Winsome perd la tête. Mais la façon dont il la perd.. je ne le suis pas.. je ne peux pas.

Je ne demande pas seulement des lectures dans lesquels je retrouve une vie/des idées de vies que je peux comprendre – mais franchement, ici, je ne vois pas.. je ne comprends pas..
Je suis probablement tellement zen et pacifique – à aucun moment une telle réaction n’est pour moi à justifier.


Mais en tout cas c’est une lecture qui ne laisse pas indifférente, et même si je ne suis pas tout à fait dans l’admiration générale envers ce roman – je sens que Julius va m’accompagner encore pendant de longues journées.. un personnage qui ne laisse pas indifférent.. à qui on se heurte, et surtout je voudrais bien le comprendre, entrer dans son mode de penser, voir ce qui est derrière ses actes cruels..

En tout cas un livre dur, très dur pour moi.. mais d'un autre côté aussi un livre fort et je dirais qu’il est à recommander bien plus que des livres pour lesquels je peux m’enthousiasmer à gogo – ceci est le genre de lecture qui demande un petit plus.. qui ne laisse pas indifférente et ne glisse surtout pas gentiment sans causer des « dégâts »


Extrait

Novembre arrive dans le Maine du Nord porté par un vent cinglant qui souffle du Canada. Il traverse sans entrave la forêt clairsemée, drape de neige les berges des rivières et les flancs des coteaux. Le lieu est solitaire, non seulement en automne et en hiver, mais d’un bout de l’année à l’autre. Le temps est gris et rude, les espaces sont vastes et désolés, et le vent du nord balaie tout sans pitié, vous arrachant même parfois certaines syllabes de la bouche.

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Sénèque
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Marko
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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Ven 26 Mar 2010 - 18:17



En moi tu peux voir ce moment de l'année
Où les feuilles jaunies, quelques unes, ou aucune,
Aux branches, qui de froid tremblent, demeurent
accrochées. Extrait des Sonnets de Shakespeare

Une maison isolée en hiver, le froid, la neige, la forêt, la solitude, la mort d'un chien, le supplice d'un puma, la transmission de la culture et de la violence, une arme de guerre qui réclame son dû à travers le temps, une bibliothèque de trois mille livres, Shakespeare, Dickens, Erik Satie, John Dowland, la civilisation et la barbarie...

Ce livre aux faux airs de thriller est un petit trésor de poésie et un drame existentiel silencieux. Je comprends le "bloquage" de Kenavo mais je ne le partage pas. Autant j'étais très agacé, dans un cadre similaire, par l'artifice creux du roman "Sukkwand Island' et par son manque de vérité humaine, autant ici le comportement de cet homme a priori incohérent prend tout son sens à travers son cheminement intérieur et surtout par la dimension allégorique du récit que Monilet a bien soulignée. La dernière phrase est effectivement magnifique.

Il y est question du rapport de l'homme à la nature, à sa propre violence, de l'absurdité et de l'ambivalence des liens humains, de la mémoire et de la friabilité de la réalité. Julius Winsome nous donne sa propre "explication" à la fin du roman.

Assis dans le fauteuil, j'ai vu la lune tourner à l'orange délavé, puis du sang s'y est infiltré et l'a imbibée. Voilà le vrai visage de la lune, véritable oeuvre d'art, chair rouge et froide, blessure par balle accrochée à la paroi de la nuit. Je l'ai contemplée jusqu'à ce que, épuisé, je ferme les yeux quelques instants.
Aucun motif logique, aucune raison précise, aucun rêve ne m'avait poussé à agir ou n'avait fait naître un autre homme en moi. J'étais seul responsable de tous mes actes, de tout ce que j'avais fait ou n'avais pas fait, à chaque instant de ces derniers jours.
Il était mon ami et je l'aimais. Un point c'est tout.

Elle est insatisfaisante en soi mais tout le roman montre la contamination de sa pensée et de son être par la nature aride et la solitude qui l'affectent. J'aime aussi la façon dont il utilise les néologismes shakespeariens qui deviennent un langage incompréhensible pour les autres jusqu'à le comparer aux aboiements d'un chien. On peut l'interpréter de différentes façons d'ailleurs.

Il évoque la mort de son chien dont je n'ai jamais lu une description aussi émouvante et marquante dans sa douleur et sa misanthropie sous-jacente.

Quelle tristesse de jeter cette première pelletée de terre sur sa tête, de voir cette découpure effectuée dans ce corps qui avait si souvent couru après des jouets que j'avais lancés ou frissonné sur le sol au cours de rêves dans lesquels il galopait en aboyant. La pelle entrait et sortait du faisceau lumineux tandis que la terre heurtait son ventre, son dos, pénétrait dans ses oreilles, dans ses yeux, et que je l'ensevelissais, ainsi que tout ce qui avait contribué à faire de lui ce qu'il était: ses promenades, ses moments de repos, ses repas, quand il avait faim, les étoiles qu'il contemplait parfois, le jour où je l'avais amené à la maison, la première fois où il avait vu la neige, et chaque seconde de son amitié, tout ce qu'il a emporté avec lui dans le silence et l'immobilité. J'ai jeté sur mon ami le monde entier à coups de pelle et en ai ressenti le poids, comme si j'étais étendu à ses côtés dans ces ténèbres.

Il oppose avec calme et méticulosité la violence de ses actes à celle de ces chasseurs et à travers eux celle plus ancestrale qui faisait s'entretuer les hommes en toute impunité pendant la guerre. La transmission de cette fameuse carabine de la guerre des tranchées ayant une place centrale dans l'histoire. L'idée que cet homme lucide et cultivé agisse de manière aussi déroutante (et suicidaire finalement) me plait bien.

Il y a de très belles pages sur la nature mais aussi sur les sentiments, le deuil... En parlant de son père:

Il disait qu'il était l'homme d'une seule femme, même si celle-ci était morte. Voilà comment j'ai appris le sens du mot "fidélité", comment envelopper de chair le terme nu et lui insuffler la vie.

C'est enfin un suspens psychologique tendu et captivant qui se dévore d'une traite (d'autant qu'il est découpé en 50 courts chapitres sur ses 250 pages).

Lisez le!!

_________________
"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
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kenavo
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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Ven 26 Mar 2010 - 18:38

Merci pour ton commentaire, tu lui rends juste valeur..

Marko a écrit:
Je comprends le "bloquage" de Kenavo mais je ne le partage pas
je ne l'ai pas dit sur ce fil.. mais quelque part sur un fil de nos lectures - ce livre m'a "hanté" longtemps après la lecture.. et je pense si je devrais refaire aujourd'hui mon commentaire, il serait un peu autre..

mais tu as raison, il vaut la lecture.. et je suis très curieuse des livres à venir de cet auteur Very Happy

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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Ven 26 Mar 2010 - 19:20

kenavo a écrit:

mais tu as raison, il vaut la lecture.. et je suis très curieuse des livres à venir de cet auteur Very Happy

Moi aussi! J'ai vu qu'il y en avait un ou deux encore non traduits...

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Marko
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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Ven 26 Mar 2010 - 20:37

Je viens de tomber sur une critique du livre qui me semble très juste, notamment ce passage:

Citation :
Avatar du Meursault de Camus, qui tuait «à cause du soleil», Julius Winsome tue à cause de la neige, symbole de pureté et de deuil.
C'est vrai qu'il y a dans Julius Winsome un peu de l'absurdité de "L'étranger" de Camus. Comme Meursault, il se confie à nous, passe en revue méticuleusement ses actes, évoque ses plaisirs, sa solitude... Et l'absurdité qui nous trouble en tant que lecteur apparaît dans la définition que Camus en donnait dans Le Mythe de Sisyphe: Ce qui naît "de cette confontation entre l'appel humain et le silence déraisonnable du monde". On se situe en dehors de la morale sociale et Julius Winsome s'efface progressivement du monde qui l'entoure jusqu'à devenir un "étranger". D'où ces deux dernières phrases:

J'ai vu les fleurs, mon père, Hobbes en vie, et ne les ai pas quittés des yeux. Mais lorsque, quelques instants plus tard, j'ai jeté un nouveau coup d'oeil, le rideau d'arbres s'était refermé et le chalet avait disparu.

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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Ven 26 Mar 2010 - 21:37

Marko a écrit:
Je viens de tomber sur une critique du livre qui me semble très juste, notamment ce passage:

Citation :
Avatar du Meursault de Camus, qui tuait «à cause du soleil», Julius Winsome tue à cause de la neige, symbole de pureté et de deuil.
très bonne remarque..
je pense que j'ai fait la "faute" avec ce livre de le lire de trop "près"

et ce qui est vraiment marrant - c'est Maline qui l'a dit l'autre jour: parfois on peut "mesurer" les livres aussi de ce qui nous reste après les avoir lus.. après un certain temps..
et bien, le fait de revoir parler de ce livre me rappelle bon nombre de choses et je revois plein de moments décrits.. voilà un des livres qui va rester auprès de moi

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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Mar 25 Jan 2011 - 11:42



13 nouvelles de Gerard Donovan, à paraître le 3/02/11
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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Mar 25 Jan 2011 - 11:51

ah oui, aussi répéré.. et je vais me faire un plaisir de retrouver son écriture que j'ai bien aimée..

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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Mar 25 Jan 2011 - 12:52

traversay a écrit:


13 nouvelles de Gerard Donovan, à paraître le 3/02/11

Quelle heureuse nouvelle!! cheers Et je me rends compte au passage que j'ai oublié "Julius Windsome" dans mon bilan de l'année alors que je l'ai adoré.

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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Mar 25 Jan 2011 - 15:23

Je suis en train de lire Julius Winsome, et j' en parlerai si je trouve les mots ...
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bix229
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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Ven 28 Jan 2011 - 20:00

Non, je n' en parlerai pas vraiment. Ce livre est un thriller, et sans doute l' un des meilleurs que j' ai
lu, mais bien autre chose encore.
C' est un livre sur la solitude, la douleur et la perte...
Il perfore notre système immunitaire de certitudes, d' habitudes, de précautions, de préjugés, de confort moral.
Le récit est là, froid et limpide comme un ruisseau de montagne. La folie, ou ce qu' on nomme ainsi,
n' est jamais très loin...

Suivez le narrateur jusqu' au bout, ne lisez pas de résumés et n' anticipez surtout pas, ce serait
dommage !
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Igor
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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Ven 28 Jan 2011 - 20:43

Confiance totale sur le coup! Je le note immédiatement dans mes futures acquisitions.
En plus, il existe en édition de poche...


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