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 Gérard Donovan

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Marko
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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Lun 31 Jan 2011 - 23:10

Pays de Cocagne


Le ciel de l'après-midi soufflait dans les arbres au-dessus du toit, faisait vibrer les vitres de la serre et éparpillait des feuilles tardives dans le jardin. Pardonner, et tout de suite. Arracher tout ce temps à l'amertume, car un coeur amer ne pourrait jamais recouvrer sa quiétude. Elle n'avait pas le temps de ne pas pardonner. "Une autre vie"

Ces nouvelles ont été écrites sur une quinzaine d'années depuis le début des années 90. Elles n'ont peut être pas toutes la force de Julius Winsome mais certaines m'ont beaucoup touché. Il y aborde des thèmes qu'il semble affectionner comme la friabilité de l'amitié et des liens amoureux, la solitude, la nostalgie de l'enfance (la superbe parenthèse de "Pays de Cocagne"), la présence réconfortante de la nature (beau portrait de cette petite fille qui se console de l'absence de sa mère en observant les oiseaux dans "L'été des oiseaux"), le deuil et la peur de la mort de ceux qu'on aime (troublant et onirique "Durant les nuit irlandaises" ou la bouleversante "Visite" d'un homme à sa mère en maison de retraite). La force et le pouvoir des mots (et du silence) également avec cette histoire d'enfant mutique dans "Vitre".

Il montre les désillusions de la vie, les mutations de la société irlandaise où la prospérité de certains ne rime pas forcément avec le bonheur, les traces du passé dans nos existences, les transformations de ceux que l'ont croit connaître et qui nous échappent:

Il avait récemment remarqué qu'elle avait désormais tendance à rester évasive. Quand on vit avec quelqu'un, c'est sans doute ce qui arrive tôt ou tard. On ne se rend pas compte que la personne disparaît à l'intérieur de l'être qu'elle devient. "Pays de Cocagne"

ou encore cette femme qui découvre douloureusement dans "Une autre vie" des photos de son mari qui lui racontent une histoire différente de celle qu'elle croyait connaître.

Mary restait figée sur place, le coeur battant devant ce visage qu'elle connaissait si bien: cheveux argentés, léger hâle, haut front, yeux qui avaient vécu et pouvaient vivre encore longtemps. Il avait l'air heureux. Elle le fixait de l'endroit où il avait accroché ces photos. Dans le silence du vestibule, en cette fin d'après-midi froide, l'amour avait disparu et c'était comme si elle avait reçu un coup de poignard en plein coeur, comme si elle le perdait une seconde fois. "Une autre vie"

Il décrit très bien ces flottements, ces mirages, qui font de la vie une sorte d'illusion fragile et souvent un peu douloureuse. Et il le fait à travers une poésie sobre et contenue. Une lecture qui laisse une trace.

_________________
"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
Francois Noudelmann (Tombeaux: d'après La Mer de la Fertilité de Mishima).
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animal
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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Ven 4 Fév 2011 - 16:52

j'en suis par avance désolationné pour ceux qui ont aimé...

Julius Winsome

Le bon gars Julius, sorte d'ermite rustique et intello se met à tirer les chasseurs après le meurtre de son chien. C'est la forêt et c'est l'hiver.

Et il y a plein de livres et plein de répétitions. Et c'est lourd... au mauvais sens du terme.

J'ai douté au début sur la langue, il parait que c'est beau, alors on attend. on pense à la traduction. on essaye d'imaginer la phrase avant ou ce qu'elle aurait pu être après une relecture supplémentaire. quand clip devient chargeur, quand les hommes au crâne rasé ont les cheveux longs... des trucs quoi. Enfin pendant ce temps là il ne se passe pas grand chose. On nous présente ce mec sympa qui vit dans les bois. Il travaille occasionnellement, lit beaucoup et ne s'occupe pas trop de sa basse-court qui a pourtant l'air bien peuplée. Jusque là pourquoi pas.

Après arrivent les premiers meurtres de chasseur, et l'histoire avec Claire. ça commence à déraper. poncifs faciles, enfonçage de portes ouvertes sur les chasseurs et le "trip chasseur" avec les flingues, les fringues et un zeste d'orientation politico-patriotique. On se demande si c'est nécessaire de flatter le lecteur, de remplir un cahier des charges ou si ça va servir plus tard ? Un peu d'émouvance avec une histoire d'amour effleurée et de peu de mots... waaaaah.

Après on recommence, une ou deux fois je ne sais déjà plus. Au passage on développe l'histoire de guerre et d'arme et de violence, en sorte. L'histoire familiale du grand-père et du père qui ont tué pendant leurs guerres respectives. la fascination pour le fusil Lee Enfield, un rapport très répétitif et pas trop développé, gentiment cliché qui balance en cadeau le petit arrière goût de la tentation intellectuelle pour la violence dénoncée mais bien utile pour épicer la tambouille. (Il y a des pages pénibles dans ce bouquin). Dans le même genre on retrouve (non sans plaisir arriver à ce stade) de pratiques images toutes faites de sales types : de la fouine maigrelette au grassouillet chauve, les ennemis de notre beau (et fort) héros taciturne sont nombreux !

Surtout qu'il paranoïse de plus en plus dans ce mauvais effet de thriller qui emballe ce que tout le monde attend, la saveur secrète du livre : les réflexions subtiles. Ou phrases à la con débitées à la chaine avec la petite obsession rassurante pour les mots et la littérature (ça doit flatter aussi le lecteur qui lit un thriller mais mieux). Puis apothéose poétique des quelques dernières dizaines de pages. Mais arrivé là, exténué (comme après 800m dans les bois) j'en avais plus que ma dose, la lune, le soleil, la neige et les conneries (toujours les mêmes), à part la traduction plus en jambe... pas grand chose à faire.

Ouuiiiiii... mais j'ai oublié la solitude, l'enfance, la confrontation au monde... et rien de bien neuf sous le soleil, et certainement rien qui vaille la peine de s'appuyer les 200 et qqs pages du "truc".

Donc non seulement je n'ai vraiment pas aimé mais en plus j'ai toujours un sérieux doute sur l'image de ce genre de livre, comme un mauvais mélange de tête de gondole et d'élitisme, du sensationnel de salon, une goute de boue sur une vitre, du cristal en plastique. Comme si un peu de sentiment, deux référence, un peu de rudesse et de violence pour faire semblant de se rappeler la vie et l'affaire était pliée.

Je crois que c'est pire qu'un très con roman d'exploit, policier ou autre mais qui va vraiment au moins jouer sur des mécanismes efficaces d'un genre sans se faire passer pour autre chose mais à sa manière, dégradée si il le faut respecter un peu son lecteur.

Le jour où il n'y a plus que ce genre de livres à lire, j'arrête de lire.

Pour finir (ptet des extraits plus tard, juste pour le plaisir) amusons nous avec la promo :

"Magnifique, tendu, envoutant." Lire

"La folie, la violence, la vengeance, la frontière entre civilisation et barbarie au cœur d'une très belle fiction, tout ensemble poétique et allégorique." Télérama

"Je me suis précipité vers lui et ai aperçu la blessure, infligée par un coup de fusil." La citation qui tue le dos du livre

présentation du traducteur : clic (le jeune homme c'est Julius, 51 ans)


PS : ne pas espérer ou imaginer de belles descriptions ou atmosphères de nature. même pas ça. c'est la forêt = c bô.


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bix229
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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Ven 4 Fév 2011 - 18:05

Il serait plus honnète de dire que tu n' as pas aimé plutot qu' envoyer ce livre au diable !

ça arrive aussi qu' on ne soit pas la bonne personne pour tel livre, à tel moment, plutot que
d' entreprendre une démolition à la tronçonneuse.
Il y a des livres dans lesquels on n' entre pas ou mal. Quand ça m' arrive, je ferme le livre.
Mais ç' est vrai aussi que ça nous met parfois de mauvaise humeur...
Tiens, je me souviens d' un livre de Laura Kassishcke, A moi pour toujoiurs !
Mais Biblio avait aimé, alors j' ai tempéré mon jugement !
Je me souviens aussi d' une qui s' en prenait aux personnages d' un roman plutot qu' à la narratrice...
Ah c' était drole ! Laughing
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Arabella
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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Ven 4 Fév 2011 - 18:58

En ce qui me concerne, je te remercie de donner ton vrai sentiment Animal. Je crois que je comprends ce que as ressenti et que je vois exactement le genre de livres dont il s'agit. Et c'est précieux.

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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Ven 4 Fév 2011 - 20:19

animal a écrit:
"Je me suis précipité vers lui et ai aperçu la blessure, infligée par un coup de fusil." La citation qui tue le dos du livre
Ca situe tout de suite le degré d'expertise, ça en dit long sur le héros. Moi, je n'aurais pas su s'il s'agissait d'une blessure infligée par un coup de révolver, un coup de fusil, ou encore un coup de pistolet. Le narrateur, si. Alors, tout de suite, on sent que c'est un expert d'armes, et on imagine qu'il a été élevé dans un culte des armes, on voit tout de suite l'éducation qu'il a pu recevoir...
C'est drôlement puissant.

Merci pour ton commentaire, Animal, même sans extraits je me suis bien amusé. bonjour
Mon petit côté qui aime bien dire ou lire du mal de bouquins, sans doute... dentsblanches
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animal
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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Ven 4 Fév 2011 - 20:39

(pour le coup de fusil c'est la saison des chasseurs alors... entre détonations et possibilités de variantes dans les munitions...)

pour dire autrement : je n'ai pas aimé et j'ai envie de l'envoyer au diable pour cause de peur de réduction de la lecture (et des stats doivent confirmer la peur sur des ventes de lectures luxe ou demi-luxe) à ça.

et les petits frissons de dégueulasserie à peu de frais me hérissent le poil. huhu.

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Igor
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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Ven 4 Fév 2011 - 21:17

Bien, ce livre génère des passions. Un bon point pour lui!
Dispo chez le libraire du coin, il occupe dés à présent le haut de ma PAL...

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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Ven 4 Fév 2011 - 22:50

Chouette un débat sur comment dire quand on aime pas un bouquin...


J'ai bien envie de lire les extraits pour voir si c'est si terrible que ça. Et relire les avis des autres aussi.

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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Ven 4 Fév 2011 - 23:49

C' est vrai quoi, je l' ai beaucoup aimé ce livre...
ça ne fait de tort à personne.
Et un livre que j' aime, c' est un peu comme un arbre ou un oiseau, j' aime qu' on l' aime aussi.
Laissez lui sa chance à ce livre, et les lecteurs jugeront...
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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Sam 5 Fév 2011 - 1:31

t'es ptet un lecteur trop gentil! colibri

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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Sam 5 Fév 2011 - 9:36

animal a écrit:
t'es ptet un lecteur trop gentil! colibri

Il n'y a pas de lecteur "trop" gentil... cela n'existe pas.

Un livre est capable de nous émouvoir, ou pas.

Notre sensibilité et notre vécu sont en résonnance avec lui, ou pas.

Moi, je le lirai ce livre.
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Sam 5 Fév 2011 - 11:47

eh bien Bix, le commentaire d'Animal serait plutôt pour moi une incitation à lire le livre - j'aime bien les causes perdues - sourire

Mais je crois qu'il faut aussi accepter les critiques et garder pour soi tout le plaisir de la lecture.

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animal
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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Sam 5 Fév 2011 - 12:18

Citation :
Le Maine, étoile blanche qui scintille à partir de novembre et domine un coin de ciel glacial. Seules phrases courtes et les longues pensées peuvent survivre en ce lieu. Si vous n'êtes pas septentrional des pieds à la tête et habitué à passer de longs moments tout seul, ne vous aventurez plus alors dans cette contrée. Les distances s'effondrent, le temps vole en éclats. Les enfants inscrivent leur nom en patinant sur les lacs, des luges tirent des chiens devant elles. On combat l'hiver en lisant toute la nuit, tournant les pages cent fois plus vite que tournent les aiguilles, de petites roues en actionnant une plus grande tous ces mois. Un hiver dure cinquante livres et vous fixe au silence tel un insecte épinglé, vos phrases se replient en un seul mot, le temps suspend son vol, midi ou minuit c'est bonnet blanc et blanc bonnet. Chaque coup d'œil rencontre de la neige. Chaque pas s'enfonce vers le nord. Voilà l'heure du Maine, l'heure blanche.
C'est aussi l'époque où une journée entière s'engouffre d'un seul coup par l'unique fenêtre de la chambre, et je restais au lit le plus clair du jour, les couvertures étant plus chaudes que l'air.

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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Sam 5 Fév 2011 - 13:08

animal a écrit:







présentation du traducteur : clic (le jeune homme c'est Julius, 51 ans)





Quand le traducteur dit que c'est l'histoire d'un jeune homme.....de 51 ans, on peut s'attendre au pire
ça ne me donne vraiment pas envie d'aller plus loin.
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animal
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MessageSujet: Re: Gérard Donovan   Sam 5 Fév 2011 - 13:22

en même temps le lapsus est révélateur puisque le contexte proposé enchainé sur la filiation le tient beaucoup dans l'enfance. m'enfin...

ce qui me désole c'est le côté saloon et règlement de comptes après avoir donné cet avis, que je ne regrette pas. et qui ne me fait pas non plus oublier les quelques très bonnes lectures que je dois au volatile.

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