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 Kate O'Riordan

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Aeriale
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MessageSujet: Re: Kate O'Riordan   Ven 20 Déc 2013 - 11:40

C'est bien les avis contraires, ça donne plus de crédibilité et d' envie aux curieux Wink

Bien choisi Heyoka!

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shanidar
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MessageSujet: Re: Kate O'Riordan   Ven 20 Déc 2013 - 12:02

Pierres de mémoire est également celui que j'ai dans ma PAL, suite aux conseils parfumés...

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le mot silence est encore un bruit G. Bataille
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Epi
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MessageSujet: Re: Kate O'Riordan   Jeu 27 Mar 2014 - 20:01

The Angel in the House
(Une mystérieuse fiancée)


C’est une histoire toute simple en apparence. Robert, jeune peintre un peu solitaire rencontre Angela au V & A Museum où il est guide le mercredi soir. C’est le coup de foudre, il veut faire son portrait, elle accepte et peu à peu leur amour devient une évidence. Une évidence pour le lecteur mais pas pour les personnages qui ne sont pas très à l’aise avec les sentiments, parce que les mots ne sont pas leurs alliés et qu’ils ne savent pas, ou n’osent pas, dire qui ils sont réellement. Alors les malentendus s’accumulent, l’incompréhension et la confusion s’installent.

Plus qu’une histoire d’amour, c’est une histoire sur la difficulté à communiquer, et surtout le poids de la famille, des contraintes sociales et des préjugés. Et ils ne sont pas vernis nos personnages de ce côté-là. Angela est sous la domination de ses tantes un peu barrées auxquelles elle n’échappe que pour se trouver sous l’emprise de la mère supérieure qui, finement, repousse le moment où elle la laissera prononcer ses vœux. Car, promise à Jésus, surtout par ses vieilles tantes qui squattent sa tête un peu trop souvent, Angela est troublée et ses certitudes vacillent. Elle doit faire son chemin seule, ne pouvant se confier qu’à son oncle, un peu simple, qui vit reclus dans le grenier de sa vieille maison en ruines, là-bas, au pays. Robert n’est pas beaucoup mieux loti, entre une mère excentrique et étouffante, qui n’est pas tout à fait celle que l’on croit et un couple d’amis pour le moins envahissant dont il est un peu le faire-valoir.

On retrouve les thèmes de prédilection d’O’Riordan et j’ai aimé pratiquement tout dans ce livre, tout sauf ce qui est au cœur du roman, la relation Robert/Angela, plus exactement la façon dont elle est a été traitée. Je n’ai pas apprécié qu’elle en fasse une sorte de vaudeville, à certains moments les situations sont grand-guignolesques et cela m’a déçue de la part d’un auteur qui m’avait habituée à plus de finesse, de délicatesse, à moins de théâtralité pour sûr. Je comprends que l’humour est là pour que le lecteur ne sombre pas dans la déprime totale, car on est face à une galerie de personnages bien abîmés par la vie, tous vont mal, et O’Riordan excelle dans ces portraits intimes bouleversants. Mais voilà, pour moi, les trop nombreux quiproquos qui mettent en péril la relation de Robert et Angela sont trop gros, trop prévisibles, sans parler de certains de leurs dialogues que j’ai trouvés parfois très faibles et pas crédibles. C’est dommage, ce livre aurait pu être très beau sans ce parti pris du comique qu’elle a choisi et qui manque souvent de subtilité.
Je reste malgré cette petite déception fan de cet auteur que je continuerai bien sûr à lire.

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Aeriale
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MessageSujet: Re: Kate O'Riordan   Ven 28 Mar 2014 - 8:24

Epi a écrit:
On retrouve les thèmes de prédilection d’O’Riordan et j’ai aimé pratiquement tout dans ce livre, tout sauf ce qui est au cœur du roman, la relation Robert/Angela, plus exactement la façon dont elle est a été traitée. Je n’ai pas apprécié qu’elle en fasse une sorte de vaudeville, à certains moments les situations sont grand-guignolesques et cela m’a déçue de la part d’un auteur qui m’avait habituée à plus de finesse, de délicatesse, à moins de théâtralité pour sûr. Je comprends que l’humour est là pour que le lecteur ne sombre pas dans la déprime totale, car on est face à une galerie de personnages bien abîmés par la vie, tous vont mal, et O’Riordan excelle dans ces portraits intimes bouleversants. Mais voilà, pour moi, les trop nombreux quiproquos qui mettent en péril la relation de Robert et Angela sont trop gros, trop prévisibles, sans parler de certains de leurs dialogues que j’ai trouvés parfois très faibles et pas crédibles. C’est dommage, ce livre aurait pu être très beau sans ce parti pris du comique qu’elle a choisi et qui manque souvent de subtilité.
Je reste malgré cette petite déception fan de cet auteur que je continuerai bien sûr à lire.

Ah oui, tu me surprends Epi! Effectivement on n'est pas du tout habitués aux vaudevilles chez cette auteure, toujours plutôt sobre et très pudique. Bizarre, j'ai du mal à imaginer ce que cela peut donner?  

Merci en tous les cas pour ton commentaire, je ne vais pas me précipiter du coup...
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pia
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MessageSujet: Re: Kate O'Riordan   Ven 28 Mar 2014 - 8:27

Je ne lirai donc peut-être pas Une fiancée mystérieuse mais son univers sombre ne me fait pas peur et je vais la noter!  sourire 

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Epi
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MessageSujet: Re: Kate O'Riordan   Ven 28 Mar 2014 - 13:08

Aeriale a écrit:
Epi a écrit:
On retrouve les thèmes de prédilection d’O’Riordan et j’ai aimé pratiquement tout dans ce livre, tout sauf ce qui est au cœur du roman, la relation Robert/Angela, plus exactement la façon dont elle est a été traitée. Je n’ai pas apprécié qu’elle en fasse une sorte de vaudeville, à certains moments les situations sont grand-guignolesques et cela m’a déçue de la part d’un auteur qui m’avait habituée à plus de finesse, de délicatesse, à moins de théâtralité pour sûr. Je comprends que l’humour est là pour que le lecteur ne sombre pas dans la déprime totale, car on est face à une galerie de personnages bien abîmés par la vie, tous vont mal, et O’Riordan excelle dans ces portraits intimes bouleversants. Mais voilà, pour moi, les trop nombreux quiproquos qui mettent en péril la relation de Robert et Angela sont trop gros, trop prévisibles, sans parler de certains de leurs dialogues que j’ai trouvés parfois très faibles et pas crédibles. C’est dommage, ce livre aurait pu être très beau sans ce parti pris du comique qu’elle a choisi et qui manque souvent de subtilité.
Je reste malgré cette petite déception fan de cet auteur que je continuerai bien sûr à lire.

Ah oui, tu me surprends Epi! Effectivement on n'est pas du tout habitués aux vaudevilles chez cette auteure, toujours plutôt sobre et très pudique. Bizarre, j'ai du mal à imaginer ce que cela peut donner?  

Merci en tous les cas pour ton commentaire, je ne vais pas me précipiter du coup...
Je pense que si on commence par ce livre, qui est son deuxième, ça doit passer mais c'est vrai que si c'est après avoir lu les suivants, ça fait un choc. Pourtant tout le talent d'O'Riordan est là, il y a juste ce petit truc en trop qui affaiblit le tout.

pia a écrit:
Je ne lirai donc peut-être pas Une fiancée mystérieuse mais son univers sombre ne me fait pas peur et je vais la noter!  sourire 
Tu devrais pouvoir t'y retrouver avec les autres Pia, je reste attachée à Pierres de mémoire parce que c'était mon premier mais mon préféré est Un autre amour.

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pia
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MessageSujet: Re: Kate O'Riordan   Mar 20 Mai 2014 - 20:53

Un autre amour

Je ne vais pas raconter l'histoire d'un autre amour puisque certains d'entre vous l'ont déjà amplement fait (un petit coup de mou).

Elle est très forte pour écrire sur les drames de la vie intime. Ça se lit très facilement, c'est très fluide, mais la fin est surprenante et on ne s’attend pas à ce que ce soit si sombre. Ce sont des gens qui ont l’air sous tous point installés, sans gros problèmes et on s’aperçoit qu’ils ont souvent des secrets terribles. Il n’y a pas de guirlande d’embellissement. Si une chose doit arriver, elle arrivera.  Et pas de bras de la Justice qui viendrait faire la morale à tout le monde. Les choses se règlent entre les protagonistes. Il y a le Pays du Nord en filigrane qui modèle tout le monde. Il y a des bons moments de lecture émotion ( J’adore l’étrange petit Benny). Bon moment de lecture.

Elle jeta un coup d’œil par-dessus son épaule et son cœur se serra. Benny baissait la tête et se blottissait dans son coin. Il saisit son regard et se mit aussitôt à regarder par la vitre comme si les champs qui défilaient l’intéressaient énormément. Il fronçait les sourcils d’un air préoccupé. Il ne comprenait pas du tout ce qui se passait, pas plus qu’elle, et elle aurait volontiers assassiné une vieille dame pour soutirer un sourire à son fils.
-Allons Benny. C’est un jour sans école.
-Ouais.
Fallait-il qu’il ait l’air si débile en feignant l’enthousiasme ?
-Je dois dire une chose à propos de ton prétendu copain Sébastien, déclara Joe.
Connie tenta de lui jeter un coup d’œil.
-Ouais ? dit Benny, faisant le dos rond dans l’attente d’une remarque humiliante.
-Il est nul sur un skateboard. Une vraie merde. Si je serais toi, je le laisserais tomber.
Connie sentit le moral de Benny remonter en flèche. Une remarque qui n’avait l’air de rien, même si elle n’était pas délibérément bien intentionnée, de la part de son frère ainé, et il pouvait relever la tête. Elle n’avait même pas envie de corriger la syntaxe de Joe. Joe, pensa-t-elle, je retire momentanément tout ce que j’ai pu dire sur toi. Tu es une star.


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Agnès
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MessageSujet: Re: Kate O'Riordan   Lun 13 Juil 2015 - 10:29

Je me permets de faire remonter ce post pour proposer deux extraits d'Un autre amour qui m'ont particulièrement marquée; dans le premier la mère, Connie, évoque son jeune fils Benny, qui souffre de troubles du développement (je ne me souviens plus exactement lesquels, c'est une lecture ancienne, s'il y a un terme plus approprié n'hésitez pas à me corriger) :

Citation :
Benny avait rejeté les couvertures et était allongé en diagonale sur le lit du bas. Elle le remit droit et remonta à demi la couverture; il faisait chaud et lourd et il souffrait de la chaleur. Il gémit dans son sommeil. Elle se pencha sur lui et sentit son odeur laiteuse. Ses joues étaient rouges et chaudes au toucher. Elle caressa un instant l’une d’elles du dos de la main. Ses longs cils battirent, mais il resta profondément endormi. Bunny lapin. Quels noms te donnent-ils, Benny ? Quels petits supplices endures-tu tous les jours en silence ? Il était différent, bien sûr qu’il l’était. Il avait ce voile d’incompréhension déconcertant dans ses yeux verts comme s’il voyait le monde avec un regard qui n’était pas tout à fait prêt à l’appréhender.

Proche de Dieu, celui-là, avait un jour dit sa mère. À l’époque, une vague aigre d’irritation avait submergé Connie. Cette réflexion partait d’un bon sentiment, mais sa mère insinuait que son détachement du monde le rendait un peu, disons, simplet. Le vrai problème était qu’il était beaucoup trop complexe. On aime autant tous ses enfants, se disait Connie, en caressant du dos de la main l’autre joue de Benny. Mais il y en a un qu’on aime de telle manière qu’on en a le cœur serré.

*****

Durant toutes les années où elle avait essayé de formuler son inquiétude concernant Benny devant Matt et par la suite devant les psychologues et les prétendus spécialistes de l’enfance, elle n’avait pas une seule fois exprimé sa plus grande crainte. Le fait que Benny lui rappelait la petite fille qu’elle avait été. Renfermée et silencieuse, une spectatrice, constamment dans un état d’anxiété confuse. Jamais sûre d’être intégrée, jamais sûre d’être capable de s’intégrer. En le voyant aligner laborieusement les bouteilles de verre vert et les bocaux de verre blanc, ou faire des rangées de haricots à la sauce tomate sur le bord de son assiette, elle ne pouvait s’empêcher de penser à elle-même alignant les inépuisables photos qu’elle prenait tout le temps. Comme si une forme allait se dégager et que soudain le monde qui était à l’extérieur et pas à l’intérieur de sa tête allait lui livrer son mystère. Il existait un secret partagé que tout le monde connaissait sauf elle, voilà ce qu’elle ressentait. Maintenant qu’elle était devenue une version adulte d’elle-même, elle ne voulait surtout pas que Benny lui rappelle cette petite fille solitaire. Et pourtant, c’était ce qu’il faisait.

« Au revoir, Benny. Au re-voir. »

Un autre extrait, déjà cité en partie (je suis désolée, je n'ai pas retenu par qui) qui à mon sens évoque de façon magistrale les amours plurielles (Greta est la maîtresse retrouvée, Connie l'épouse laissée à Londres, Matt le mari volage - je n'affectionne pas particulièrement ce vocabulaire un peu guindé mais là je dois filer) :

Citation :
« Tu as téléphoné à Connie. » Il hocha la tête, ils saisissaient tous deux ce que cela impliquait et gardèrent le silence un long moment. Greta s’assit à côté de lui sur le canapé, les mains jointes entre ses genoux.

« D’accord », dit-elle. Elle se mit à se balancer doucement d’avant en arrière. « D’accord. »

Il ne la quittait pas des yeux. L’adrénaline et la testostérone déferlaient dans son sang; il la désirait si fort qu’il devait serrer les poings pour ne pas l’attirer contre lui. Il ne pouvait qu’espérer réussir un jour à considérer ces moments passés ensemble comme un intermède agréable, un événement fortuit, une tentation dans le désert. Plus tard encore, il pourrait même se sentir reconnaissant d’avoir eu l’occasion d’en finir avec Greta. Quand il serait bien vieux, s’il vivait jusque-là, le visage de Greta ne se formerait peut-être plus dans son esprit; en revanche, il se sentirait obligé certains jours d’abandonner une conversation banale, sur le chocolat du soir servi aux vieillards par exemple, pour sortir et regarder le ciel. Ses yeux chassieux et larmoyants cligneraient sous la grande boule de feu du soleil couchant, sa main noueuse en visière l’abriterait des longs rayons gamma, et il s’apercevrait peut-être avec surprise que, sans qu’il en trouve la raison immédiate, il souriait.

Dehors sur le balcon, un merle saluait le matin en chantant à tue-tête. Son chant laissait entrer le regret dans la pièce, le regret de ce qui a été perdu, du temps qui passe, de la souffrance subie et de la souffrance infligée, des vies qui ne se sont pas déroulées comme elles avaient autrefois été prévues avec une impatience fébrile, de l’occasion ratée quand tout aurait encore pu changer. Les yeux de Greta étaient noyés de larmes et Matt y vit un instant son reflet avant qu’elles ne coulent sur son visage. Il essuya une larme du pouce et en lécha le goût salé.

La seconde suivante, l’amour passa entre eux, ni réciproque ni réfléchi – tu m’aimes parce que je t’aime -, c’était simplement un choix, de personne à personne, un oubli de soi-même, de ce qu’on possède, de ce qu’on a accumulé et qui a parfaitement suffi, mais qui paraît à présent amoindri – famille, maison, jardin. Il se rendit compte, avec un choc comparable à celui qu’on éprouve en s’apercevant pour la première fois qu’on est capable d’un meurtre, qu’il était, en fait, capable de faire un tel choix. Tout pouvait disparaître en un sourire, en un battement de cœur, le temps qu’il faut pour passer de vie à trépas. Le temps d’une respiration.
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MessageSujet: Re: Kate O'Riordan   Lun 13 Juil 2015 - 10:40

Tiens voilà qui me donne l'envie de réessayer : Je note Un autre amour en tous cas ! Very Happy

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Agnès
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MessageSujet: Re: Kate O'Riordan   Lun 13 Juil 2015 - 10:53

impatient content
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Aeriale
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MessageSujet: Re: Kate O'Riordan   Lun 14 Mar 2016 - 11:33

-La fin d'une imposture-



Rosalie et Luke Douglas forment un couple fragile depuis l'aventure de ce dernier avec une jeune assistante, mais le soir de noël tout s'écroule lorsque deux officiers de police leur annoncent sobrement la disparition de leur fils Rob en Thailande. Maddie, leur ado de 15ans, tombe aussitôt dans une forme de dépression violente en s'accusant d'être responsable de la mort de son frère, et Rosalie va devoir affronter tout ce marasme isolée de son mari, puisqu'elle préfère une séparation provisoire. S'inscrivant dans une thérapie de groupe, la mère et sa fille vont faire la connaissance de Jed, un jeune homme beau à se damner, qui très vite va redonner goût à la vie à Maddie, et peu à peu prendre de plus en plus de place au sein de la famille...Mais qui est il vraiment sous ses allures d'ange?

D'entrée de jeu, Kate O' Riordan nous immerge totalement dans le mental de cette famille ébranlée. L'atmosphère est lourde, les doutes pesants et on a aucun mal à entrer en empathie avec cette pauvre Rosalie à qui rien n'est épargné. C'est clair que cela fait beaucoup pour une seule entité, surtout quand on apprend que la jeune fille est liée à un gang des plus redoutables. Ceci dit, le fossé et l'incommunicabilité dûs à cet age de l'adolescence sont tout à fait compréhensibles, et l'auteure prend le temps de l'analyser. La montée du suspense et la tension qui en résulte, autour de cette figure très charismatique de Jed qui manipule tout ce monde et semble tirer les ficelles, est diaboliquement construite. Il y a une très belle démonstration du harcèlement moral dans la seconde partie, au point que j'avais du mal à lâcher le livre. Par contre, j'ai trouvé la fin un peu tirée par les cheveux. Un bon livre, bien huilé c'est vrai, mais peut être un peu trop. Différent de ses précédents, en tout cas.

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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Kate O'Riordan   Lun 14 Mar 2016 - 13:14

merci Aériale ; je n'ai jamais lu cette auteure, je vais y penser ! (faux, j'ai lu Une mystérieuse fiancée) pffffffffff

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Dernière édition par Bédoulène le Lun 22 Aoû 2016 - 17:23, édité 1 fois
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Aeriale
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MessageSujet: Re: Kate O'Riordan   Mar 15 Mar 2016 - 18:22

Bédoulène a écrit:
merci Aériale ; je n'ai jamais lu cette auteure, je vais y penser !

Tant mieux si ça te donne des idées, Bédoulène!

Celui ci comme je le disais est assez différent mais on est vraiment pris par l'intrigue, c'est un bon tourne pages. Mais si je devais en conseiller un, ce n'est pas celui que je choisirais...moins représentatif que les autres, à mon sens!
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Kate O'Riordan   Mar 15 Mar 2016 - 18:56

merci d'avoir complété Aériale !

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MessageSujet: Re: Kate O'Riordan   Lun 22 Aoû 2016 - 8:25

La fin d'une imposture

Mon avis est proche de celui d'Aériale, avec certaines réserves. Kate O'Riordan construit un récit d'une redoutable efficacité, avec un crescendo permanent dans la perception d'un abîme, d'un vide sans fond. Une famille bouleversée par une disparition et minée par des tensions relationnelles cherche à se retrouver et à se comprendre, et la rencontre inattendue d'un jeune homme aux intentions protectrices semble d'abord représenter un nouveau départ. Mais sa présence devient peu à peu troublante, et ses marques d'affection deviennent peu à peu manipulatrices.

Une progression vers le trouble, vers la sensation d'une perte de soi est observée avec beaucoup de rigueur et de puissance expressive, jusqu'à un paroxysme. J'ai tout de même aussi ressenti une lassitude à la fin du roman, lorsque Kate O'Riordan précipite une issue spectaculaire et à mon avis trop linéaire. Elle oublie alors ses personnages et l'intrigue, certes fascinante, peut apparaitre artificielle.
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