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 Michel Faber

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traversay
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MessageSujet: Michel Faber   Ven 17 Juil 2009 - 18:20



Citation :

Né en 1960 aux Pays-Bas, Michel Faber a passé la majeure partie de sa vie en Australie. Depuis 1993, il vit dans les Highlands écossaises. C'est pendant ses études à l'université de Melbourne qu'il commence à écrire le roman qui lui vaudra quelque vingt ans plus tard un succès international : La Rose pourpre et le Lys, « une magistrale bacchanale, un roman qui réinvente le XIXe siècle avec les mots du XXIe, à la proue de la nouvelle garde des lettres britanniques » (André Clavel, Lire). Publié simultanément en Grande-Bretagne, aux États-Unis et au Canada en 2002, traduit ensuite dans vingt-deux langues, il fait l'objet d'une adaptation cinématographique par Curtis Hanson.

Avant ce roman, Michel Faber avait publié des nouvelles et trois romans, dont un traduit au Seuil - Sous la peau (2001).

En 2009, les éditions de l'Olivier traduisent Le Cinquième évangile, une parodie des ouvrages de l'écrivain Dan Brown.

Ecrivain néerlandais, australien ou britannique ? En Ecosse, on le considère comme...écossais. Bon.
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traversay
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MessageSujet: Re: Michel Faber   Ven 17 Juil 2009 - 18:23



Citation :
Theo Griepenkerl est un universitaire sans envergure à l’ego démesuré. Dans les décombres d’un musée à Bagdad, il découvre un trésor inestimable : les mémoires de Malchus, témoin des derniers jours de Jésus. Il ramène secrètement les neuf rouleaux de papyrus au Canada et s’empresse de les traduire. Publié par une obscure maison d’édition, son Cinquième Évangile est un immense succès. Mais Theo est dépassé par le scandale que provoquent les révélations de Malchus…

Drôle, irrévérencieux, palpitant, Le Cinquième Évangile tourne en dérision cette mode des textes anciens, censés révéler au monde « la » vérité. Ce roman à la loufoquerie très british est aussi une satire cinglante des mœurs de l’édition et de la culture de masse.

Traduit de l’anglais par Adèle Carasso.


Michel Faber a t-il voulu s’offrir une récréation en écrivant Le cinquième évangile, lui, l’auteur du très ambitieux et très victorien Le lys et le pourpre ? Probable. Le livre a des allures de pamphlet contre les Da Vinci code et autres romans de "révélations" qui font florès depuis plusieurs années. La caricature est alerte, le style vif et d’une drôlerie constante. L’exercice, qui ne dépasse pas les 200 pages, est cependant un peu court et frustrant, eu égard au potentiel caustique de l’auteur qui semble freiner plutôt que laisser galoper les chevaux. Un bon divertissement en somme, qui aurait pu être développé sur davantage de pages. Une simple récréation, donc.
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MessageSujet: Re: Michel Faber   Ven 17 Juil 2009 - 18:35

C'est sûr qu'à côté de cet impressionnant (taille et qualité) pavé qu'est La Rose pourpre et le Lys, tout livre paraît mince.
Il me dirait bien, pourtant. Et vu le nombre de livres que j'ai au menu des vacances, tant mieux s'il n'est pas trop long. sourire
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kenavo
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MessageSujet: Re: Michel Faber   Ven 17 Juil 2009 - 18:39

Merci pour ce fil

concernant sa nationalité, c'est en effet un peu spécial.. mais pas de raison pour se faire plus de soucis Wink
J'aime bien le petit 'fait divers' qui s'est produit autour de sa nationalité - et dont wikipedia en dit:

Citation :
In 2001, when the publication of The Crimson Petal and the White was imminent, Canongate urged Faber to become a UK citizen so that the book could be submitted for the Booker Prize, which was at that time open only to authors holding Commonwealth passports. Faber declined, as he did not wish to become British at a time when the British government was preparing to follow the USA into war on Afghanistan and Iraq. Faber's citizenship remains Dutch. He identifies himself as no particular nationality, and the themes, scope and style of his literary work are not characteristically British, Australian or Dutch, but broadly European.

(pour faire court: il a refusé, bien qu'on lui a demandé de le faire lors de sa publication The Crimson Petal, de prendre la nationalité anglaise pour être mis sur la liste du Booker Prize, étant qu'avec son passeport néerlandais il ne pouvait pas participer.
Il a refusé de devenir Anglais, l'Angleterre sur le point d'entrer avec l'Amérique en guerre en Afghanistan et Iraq)



Mais à part cela, j'ai adoré son premier livre The Courage Consort (dont je ne trouve pas de nom français - je ne sais pas, si ce livre est traduit?), mais attaquer son La Rose pourpre et le Lys - jamais trouvé le temps d'attaquer ce pavé Very Happy

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Chatperlipopette
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MessageSujet: Re: Michel Faber   Ven 17 Juil 2009 - 21:05

Je devrais profiter des vacances d'été pour enfin écrire mon comm' sur La rose pourpre et le lys innocent
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Le Bibliomane
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MessageSujet: Re: Michel Faber   Ven 17 Juil 2009 - 21:12

"La Rose pourpre et le Lys"

Avec « La Rose pourpre et le Lys », Michel Faber nous entraîne sur près de 1200 pages dans une immersion totale au sein de la société victorienne. Ce roman, succès planétaire, bientôt adapté au cinéma, mérite en effet que l'on se plonge dans cet imposant pavé et que l'on suive, pour plus de quelques heures, (mais plutôt pour quelques jours, voire quelques semaines) le destin fascinant des personnages principaux qui en composent la trame.


Tout commence par un lent travelling dans lequel le narrateur nous prend par la main pour nous mener, au coeur de la nuit londonienne du milieu des années 1870, vers Church Lane, une des rues les plus misérables et les plus mal famées de la capitale britannique :


« Je dois cependant vous avertir que je vous introduis bien bas : plus bas, vous ne trouverez pas. L'opulence de Bedford Square et du British Museum n'est peut-être qu'à quelques centaines de mètres, mais New Oxford Street s'étale entre ici et là telle une rivière trop large pour être franchie à la nage, et vous êtes du mauvais côté. Le prince de Galles n'a jamais, je vous l'assure, serré la main d'aucun des habitants de cette rue, ni même salué quiconque, en passant, d'un signe de tête, ni même, sous le couvert de la nuit, prélevé quelques échantillons parmi les prostituées. Car bien que Church Lane compte plus de putes que presque toute autre rue de Londres, elles ne sont pas du calibre d'un gentleman. Pour un connaisseur, une femme est d'avantage qu'une carcasse après tout ; inutile d'espérer qu'il passe outre le fait qu'ici les lits sont sales, le décor misérable, les coeurs froids et qu'il n'y a pas de fiacres qui attendent en bas.
En bref, c'est un tout autre monde, où la prospérité est un rêve exotique aussi lointain que les étoiles. Church Lane est le genre de rue où même les chats ont le flanc creux et l'oeil cave par manque de viande, le genre de rue où les hommes qui se prétendent ouvriers n'ont jamais l'air de travailler et les soi-disant lavandières lavent rarement. Ceux qui aiment à faire le bien ne peuvent en faire aucun ici, et repartent le désespoir au coeur et la merde aux souliers. Une pension modèle pour les pauvres méritants, ouverte en grande fanfare philanthropique vingt ans auparavant, est déjà tombée entre les mains de personnes peu recommandables, et a terriblement vieilli. Les autres maisons, plus vétustes, bien qu'elles soient hautes de deux ou même trois étages, exsudent une atmosphère souterraine, comme si elles avaient été excavées d'une fosse profonde, archéologie en décomposition d'une civilisation disparue. Des bâtiments vieux de plusieurs siècles se tiennent sur des béquilles de canalisations en fer, leurs blessures et infirmités enduites d'un cataplasme de stuc, gréées de cordes à linge, rapiécées de bois pourrissant. Les toits forment un fol enchevêtrement, les fenêtres supérieures sont aussi craquelées et noires que les briques des murs et le ciel semble plus solide que l'air, voûte pareille à la verrière d'une usine ou d'une gare, jadis lumineuse et transparente, aujourd'hui couverte de crasse. »



Le cadre va peu à peu se reserrer pour nous faire pénétrer à l'intérieur d'un immeuble lépreux, où se trouve la chambre misérable d'une prostituée de bas-étage. Accompagnant celle-ci, le lecteur va progressivement faire la connaissance des deux principaux protagonistes du roman. Ce sera d'abord Sugar, prostituée elle aussi, pensionnaire et fille de la patronne d'une maison de passe : Mrs Castaway.
Sugar est très recherchée pour ses multiples talents mais elle est aussi – ce qui est rarissime à l'époque dans les bas-fonds londoniens – une prostituée cultivée, amatrice de littérature. Quand elle peut bénéficier de quelques instants de solitude, elle met à profit ceux-ci pour la composition d'un roman qu'elle garde jalousement et qu'elle dissimule aux yeux de ses proches.


Ce sont justement ses connaissances littéraires et la richesse de sa conversation qui vont attirer et séduire William Rackham. Héritier des Parfumeries Rackham, William est un jeune homme qui se pique de devenir romancier en lieu et place de reprendre l'affaire familiale. Son frère aîné Henry ayant refusé de suivre les traces du pater familias pour se destiner à la religion, le chef de famille a du reporter – en vain – ses espoirs sur William. Mais le second fils Rackham préfère de loin s'imaginer en écrivain à succès et s'encanailler dans les bouges londoniens en compagnie de ses amis Bodley et Ashwell.


Mais sa rencontre avec Sugar va tout bouleverser. Très rapidement, William Rackham va être fasciné par la personnalité de la jeune femme, au point de souhaiter qu'elle n'entretienne plus d'autre commerce avec ses clients. Mais pour que Sugar n'aie plus qu'un seul client – en l'occurence lui – il va falloir débourser de l'argent. Et de l'argent, William Rackham en manque cruellement, son père ayant décidé de lui couper les vivres tant qu'il s'entêtera à ne pas vouloir reprendre l'entreprise familiale. William Rackham et sa femme Agnès – loin de vivre dans la pauvreté et le dénuement – sont pourtant obligés de surveiller leurs dépenses, de réduire leur personnel domestique et de rester à l'écart des évenements mondains de la haute société londonienne.
Mais pris de passion pour Sugar, William Rackham va remiser ses vieux rêves d'écriture et rentrer dans le giron familial en reprenant la direction des Parfumeries. Travaillant d'arrache-pied, et avec l'aide avisée de Sugar, il va remettre sur pied l'entreprise familiale qui annonçait des signes d'essoufflement. Voici que l'argent se déverse à flots sur la famille Rackham. La bonne société commence à lui faire les yeux doux. Rackham décide alors de sortir Sugar du bourbier de Church Lane et il établit celle qui dorénavant n'est plus une prostituée, mais sa maîtresse, dans un appartement d'un quartier chic. Mais le travail accapare William et il ne lui reste que bien peu de temps à consacrer à Sugar.

C'est alors que la nurse de Sophie – la fille de William et Agnès – prend son congé. Et si la solution était d'engager Sugar auprès de Sophie ? Vivant tous les deux sous le même toit, William et sa maîtresse n'auraient plus de difficultés à se retrouver.
C'est ainsi que Sugar va entrer au service des Rackham. Elle va faire connaissance de sa protégée : Sophie, mais aussi de l'épouse de William, Agnès, dont les troubles mentaux la mènent peu à peu vers la folie.
Au sein de ce foyer, Sugar va faire l'apprentissage d'un monde tout aussi dur et cruel que celui qu'elle vient de quitter. L'hypocrisie et la dissimulation règnent en effet dans cette haute-société victorienne où le moindre mot peut faire ou défaire une réputation. Sugar devra jouer d'habileté pour masquer son statut de maîtresse du chef de famille ainsi que son passé de prostituée. Elle devra évoluer au sein de la maison Rackham comme au milieu d'une jungle, ayant à se méfier non seulement des regards des proches de la famille, mais aussi des soupçons des domestiques qu'elle est appelée à cotoyer. Cette situation, si périlleuse et si fragile, pourra-t-elle perdurer ?



« La Rose pourpre et le Lys » est un véritable roman-fleuve, un de ces romans dont le nombre incalculable de pages n'empêche pas le lecteur d' avancer toujours plus loin dans la progression du récit afin d'en apprendre un peu plus sur le déroulement de ce qui est en train de se jouer sous ses yeux. Pris dans la virtuosité de ce roman ainsi que par l'intrigue, les portraits chatoyants des divers personnages rencontrés, mais aussi par les descriptions crépusculaires du Londres de l'époque victorienne, le lecteur ne peut plus se détacher de ce récit envoûtant qui nous mène des bas-fonds les plus répugnants de Church Lane aux luxueuses résidences de Notting Hill, un récit qui plonge le lecteur dans la vénéneuse hypocrisie de la société victorienne, une société où le vice, la démence et l'étroitesse d'esprit, ne sont pas l'apanage des classes les plus défavorisées mais se cachent aussi sous les lourdes tentures des grands salons de la bourgeoisie.


Ayant pris soin d'éviter la tentation du pastiche, Michel Faber se fait le narrateur d'une histoire qu'il nous conte à la manière d'un roman contemporain. Ainsi débarrassé des effets de style, son écriture nous révèle un monde sombre et violent, souvent cru, à la limite de l'obscénité, ce qui ne peut que rajouter au réalisme du récit qu'il met en scène. Le contexte historique de ce roman fera bien sûr penser à Dickens et à Wilkie Collins mais l'écriture toute contemporaine évitera au lecteur de penser qu'il est en train de lire un roman « à la manière de... »

Passionnant de bout en bout, « La Rose pourpre et le Lys » est un chef-d-oeuvre de noirceur dont les personnages hanteront longtemps l'âme du lecteur. Je ne peux que regretter que l'auteur, après nous avoir menés si loin dans son récit et après nous avoir laissés accompagner ses personnages sur près de 1200 pages, nous laisse pantois face à un dénouement qui laisse malheureusement un désagréable goût d'inachevé. C'est fort dommage mais l'on se rendra rapidement compte que c'est en fait un bien petit défaut face à la perfection de l'ensemble de ce roman. Sublime.
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MessageSujet: Re: Michel Faber   Ven 17 Juil 2009 - 21:33

The critique ! Chapeau pour cette prose inspirée ! Chef d'oeuvre n'est pas un mot trop fort, en effet.
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MessageSujet: Re: Michel Faber   Ven 17 Juil 2009 - 22:07

Je note bien sûr...Bizarre je ne l'ai pas acheté à plusieurs reprises car j'étais sûre de l'avoir déjà lu. Mais non erreur...pas de trace nulle part et le résumé que tu en fais n'évoque aucun souvenir !! Tant mieux, il me reste donc à le découvrir.

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Marie
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MessageSujet: Re: Michel Faber   Sam 18 Juil 2009 - 3:50

Citation :
mais attaquer son La Rose pourpre et le Lys - jamais trouvé le temps d'attaquer ce pavé Very Happy
Oh, ça se lit très vite, et une fois qu'on est embarqué..difficile d'arrêter!

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MessageSujet: Re: Michel Faber   Sam 18 Juil 2009 - 11:40

Je confirme le propos de Marie. On ne sent pas passer les 1200 pages. Ça se lit très facilement. Je garde de cette lecture un très bon souvenir même si comme Le Bibliomane, j'ai été déçue par la fin.
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kenavo
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MessageSujet: Re: Michel Faber   Sam 18 Juil 2009 - 15:54

Marie a écrit:
Oh, ça se lit très vite, et une fois qu'on est embarqué..difficile d'arrêter!
odrey a écrit:
Je confirme le propos de Marie. On ne sent pas passer les 1200 pages.
je vous crois toutes les deux..
malheureusement j'ai plus qu'un de ces livres qui se lisent 'très vite' Wink
mais en tout cas cet auteur reste dans ma LAL.. je vais trouver un de ces jours le temps Very Happy

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MessageSujet: Re: Michel Faber   Ven 24 Juil 2009 - 11:14

Merci Traversay pour ta critique sur Le cinquième évangile. Cela m'évite de la faire.

Comme toi, j'ai été un peu frustrée par le format court, j'avais envie qu'il développe certaines situations, certains personnages.
Cela reste cependant un bon livre que je conseille à Nezumi (c'est facile, elle a déjà envie de le lire) et aux autres parfumés. Le ton est ironique et l'ouvrage est salutaire (il se moque des livres ésotériques, des croyants prêts à tuer pour défendre leur conviction). Son personnage principal n'est pourtant même pas sympathique mais on accroche à l'histoire.
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MessageSujet: Re: Michel Faber   Ven 15 Aoû 2014 - 21:25


- Sous la Peau (Under the Skin, 2000). Traduit de l'anglais en 2001 par Michèle Hechter. Editions du Seuil. 281 pages.
Citation :
"Quand elle apercevait un auto-stoppeur, Isserley le dépassait toujours pour se donner le temps de l'apprécier. Elle voulait du muscle, de la masse. Les spécimens chétifs et maigres ne l'intéressaient pas.
Mais, au premier regard, il est parfois étonnamment difficile de faire la différence." (page 9).
C'est ainsi que débute le roman. Isserley est une femme étrange qui conduit sur des routes d'un coin reculé des Highlands (en Ecosse, donc). Elle sélectionne les auto-stoppeurs qu'elle prend. Ils doivent répondre à certains critères physiques qui sautent à l'oeil. Puis, une fois en voiture, elle poursuit son examen, pose des questions. À chaque fois, on a le point de vue de l'auto-stoppeur.
Citation :
"Isserley se demanda, se demanda très fort, comment il la trouvait. Comment la voyait-il, dans sa naïve altérité ? Remarquait-il les efforts qu'elle avait faits pour lui ? Elle redressa le dos, bomba la poitrine.

Des nichons fantastiques, celle-là, mais, bon Dieu, il n'y avait pas grand-chose d'autre. Minuscule - une gosse lorgnant par-dessus le volant. Quelle taille pouvait-elle avoir ? 1,52 mètre, peut-être, debout. Drôle, les nanas qui avaient les plus beaux nichons étaient souvent toutes petites. La fille savait qu'elle en avait une sacrée paire, vu la manière avantageuse dont elle les avait flanqués sous un haut décolleté moulant. Voilà pourquoi on étouffait dans cette voiture comme dans un four : pour qu'elle puisse porter un haut noir riquiqui et faire voir ses nichons à tout le monde - et à lui.
Le reste était bizarrement fichu, cela dit. De longs bras maigres avec de gros coudes noueux ; pas étonnant que son haut ait des manches longues. Des poignets noueux, aussi, et de grandes mains. Mais avec des nichons comme ça...
Elles étaient vraiment étranges, ses mains. Très grandes, par rapport au reste de son corps, mais étroites, comme des... pattes de poulet. Et coriaces, comme si elle avait travaillé dur avec, peut-être dans une usine. [...]
En fait, quand elle s'était tournée vers lui, il avait eu une espèce de choc. Une petite figure en forme de coeur, comme les elfes dans les livres d'enfants, avec un bout de nez parfait et une bouche fantastique, aux lèvres pulpeuses de mannequin. Mais ses joues étaient bouffies, et jamais de sa vie il n'avait vu de verres de lunettes aussi épais." (pages 18-19).
On est donc très loin du physique de Scarlett Johansson dans l'adaptation de Jonathan Glazer :


Comme dans le film, on a dans le livre un point de vue extérieur, extra-humain, sur l'humanité, même si le propos est un peu différent (le renversement de perspective est beaucoup plus net dans le livre, et les thèmes abordés plus concrets, moins laissés à l'imagination).
Alors que le film baigne dans une atmosphère raffinée et poétique plus ou moins abstraite, et que beaucoup de questions restent sans réponse strictement données, dans le livre, les choses sont différentes : on aura toutes les réponses qu'on souhaitera. Le livre tire beaucoup plus vers la SF que le film.

C'est un roman vraiment prenant, très efficace, et parfois cliniquement atroce. On est alors aux antipodes du symbolisme poétique du film.
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MessageSujet: Re: Michel Faber   Sam 16 Aoû 2014 - 11:51

Expie, ton commentaire donne envie, hop il est noté dans mon petit cahier ^^
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MessageSujet: Re: Michel Faber   Sam 16 Aoû 2014 - 12:11

Déjà Laler, je le ReLal !

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