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 Jean Giono

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MessageSujet: Jean Giono   Mer 22 Juil 2009 - 11:47



Biographie

Issu d'une famille modeste, Jean Giono est employé de banque lorsque survient la Première Guerre mondiale.Profondément choqué par les combats au front, il devient l'une des principales figures du pacifisme dans les années 30. La publication de Colline en 1929 est saluée par tous, notamment par André Gide. Dans son oeuvre, Giono prône la révolte contre la ville, la société industrielle capitalistique, et vante les valeurs rurales. D'abord extrêmement populaires chez les jeunes, ses idées susciteront hostilité et méfiance lors de la Libération, à cause de leur proximité avec celles du maréchal Pétain. Giono n'abandonne pourtant pas l'écriture, et produit certaines de ses oeuvres les plus fortes - les plus pessimistes aussi - auxquelles le public réserve un bon accueil. Giono a également réalisé certains films : citons Crésus avec Fernandel et Un roi sans divertissement, Grand Prix du Cinéma français de 1963.


Bibliographie

Citation :
Index: (cliquez sur les numéros de page pour y accéder directement)

Romans – Récits – Nouvelles - Chroniques
1929 Colline, Pages 3, 4,
1929 Un de Baumugnes, Pages 5, 7 ,
1930 Regain, Page 5,
1930 Naissance de l'Odyssée, Page 2,
1931 Le Grand Troupeau, Pages 1, 8, 11
1932 Jean le Bleu,
1932 Solitude de la pitié,
1934 Le Chant du monde, Page  10
1936 Que ma joie demeure,
1937 Batailles dans la montagne, Page 9
1941 Pour saluer Melville,
1943 L'eau vive (1973 Rondeur des Jours et l'Oiseau bagué),
1947 Un roi sans divertissement, Pages 1, 8, 9, 12
1947 Noé,
1948 Fragments d'un paradis,
1949 Mort d'un personnage,
1949 Les Âmes fortes, Page 1,
1951 Les Grands Chemins, Page 5 ,
1951 Le Hussard sur le toit, Pages 1, 4,
1952 Le Moulin de Pologne,
1953 L'Homme qui plantait des arbres, Pages 3, 4, 11,
1957 Le Bonheur fou,
1958 Angelo,
1958 Hortense ou l'Eau vive (avec Jean Allioux),
1965 Deux cavaliers de l'orage,
1966 Le Déserteur, Page 4,
1968 Ennemonde et Autres Caractères,
1970 L'Iris de Suse,
1972 Les Récits de la demi-brigade, Page  10
1977 Faust au village,
1991 Le Bestiaire,

Romans inachevés
1980 Angélique,
1982 Cœur, Passions, Caractères,
1982 Dragoon suivi d'Olympe,


Citation :
mise à jour le  24/05/2015, page 12


Vous trouverez ici le lien vers la Lecture Commune de : Les grands chemins
Vous trouverez ici le lien vers la Lecture Commune de  : Le grand troupeau
Vous trouverez ici le lien vers la Lecture Commune de : Le chant du monde
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MessageSujet: Re: Jean Giono   Mer 22 Juil 2009 - 12:02

J'ai mis en gras le mot pacifisme dans cette courte biographie, car c'est le premier et pour l'instant un des seuls aspect de Giono que j'ai abordé.
Je l'ai découvert il y a peu avec la lecture du Grand troupeau.

Résumé: Pendant la guerre 14-18 les femmes restent avec les bêtes au plateau de Valensole au-dessus de la Durance, tandis que les hommes souffrent, meurent au front en Lorraine, à Verdun et ailleurs. Vingt chapitres, presque vingt récits, qui se tressent à former un seul roman et qui à y regarder de près sont comme des tableaux de diptyques et de triptyques: Le grand troupeau des bêtes descendant la montagne par manque de bergers et le troupeau bleu des soldats français en route sur les champs de bataille. La nuit du soldat qui se couche auprès de son camerade blessé et la nuit de la femme au village qui se couche à côte de l'ombre de son homme. La veillée dans la boue du soldat mort et la "veillée sans corps" au village là-haut. Le jeune soldat à son baptême de feu, l'apprenti-boucher avec la truie à tuer et encore le soldat tuant une truie qui mangeait un bébé. A travers le texte, on se sent assister de près à la façon que tous ces gens vivent les affres de la guerre. A la fin, la naissance de quatre agneaux et un beau garçon est comme une promesse de vie.


L' antimilitarisme de Giono me plaît , son écriture est particulière mais je la trouve touchante. Surtout dans les passages qui mettent en relief toute l'horreur et l'absurdité de la guerre: je cite "C'est gâcher la vie, il disait, c'est gâcher la vie...""

Ou encore:
"-Je suis venu te voir, Thomas, je suis venu pour toi. J'ai la mort dans le ventre; C'est de la folie. On n'en peut plus. Il faut aller plus doucement. Pense aux bêtes. Devant, tu as les saines; devant, tu as le claire de la route; nous on est en plein malheur: ça meurt, ça meurt. On n'en ramènera pas un seul. On leur demande trop à ces corps. ça n'a pas été fait pour ça. Ah Thomas, l'ombre et puis la fraîcheur, et puis le repos d'un chacun, et la vie des jours d'avant...
Les grillons chantent. Rien ne bouge, la nuit est une grande paix pleine d'étoiles.
-Faut plus penser aux jours d'avant, dit Thomas, on est entré en pleine saloperie. Tu crois que je suis en pierre, moi? Tu crois que je ne vois pas les yeux de ceux qui nous regardent quand nous passons dans les villages? Je m'enfonce sous mon chapeau. Tu crois que je ne sais pas? J'ai des oreilles pour entendre. Écoute.
Il se tait. On n'entend d'abord que les grillons, puis, au fond de la nuit, ronfle la plainte sourde des moutons."

C'est beau! C'est poétique! Et pourtant, c'est le langage dure des hommes. Sans jeu de style hypocrite, mais en toute sincérité, peut-être une écriture provinciale, proche de la nature, mais également sourde d'une révolte violente face à un monde de sang. Giono a connu la guerre de 14-18, il parle avec ces souvenirs ce qui rend à l'histoire des traits de précisions incroyables et une réalité. Effectivement ce n'est pas entièrement une fiction, il y a du vécu et des restes autobiographiques!

D'autres extraits qui m'ont plu:

"Olivier criait. Il courait dans l'herbe et le feu. Il avait perdu son fusil. Il criait un long cri d'appel, toujours le même, à pleine bouche ronde... Une main lui serra la cheville. Il tomba. On dit "Ta gueule.""

"- Oh! appela Jolivet à voix basse. Olivier tourne la tête.
- Tu as eu une lettre?
- Oui. Jolivet se tira vers Olivier. I
l ne regardait pas Olivier. Il regardait ceux qui jouaient à la bourre sous la bougie.
- Prête-la-moi un petit moment, il dit. Je regarderai pas tes affaires. Je lirai juste les mots d'amitié. Olivier mit la main dans la poche. Jolivet arrêta le geste.
- Non, va, il dit, garde-la. A la fin, elle écrira bien, la salope!"

Le début du livre surprend un peu. Le style n'est pas facile et on peut prendre du temps avant de trouver l'intérêt de l'écriture mais à la fin on est pas déçu!
C'est surtout son message qui m'a intéressé! Un de personnages se mutile volontairement pour fuir la guerre et retourner chez les siens. En quelques sorte en plus d'être un réquisitoire contre la guerre, ce livre défend aussi le droit à la désertion! J'acquiesce de toute mon âme! Il n'y a pas de héros à la guerre, jamais!
Si on pouvait nous faire lire un livre de primo Lévis pour la seconde, et celui-là de Giono pr la première, pour tenter de nous faire comprendre toute la connerie du sang et de la guerre, peut-être y aurait-il moins d'enrager!
Et si les gens ne comprennent pas après ces lectures, il faut leur faire voir nuit et brouillard! Et après on ne peut plus rien pr eux...

Je tiens beaucoup à ce livre!
Il fait parti de ceux qui m'ont le plus touchés!


Dernière édition par Lara le Mer 22 Juil 2009 - 12:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Jean Giono   Mer 22 Juil 2009 - 12:07

Je compte poursuivre ma découverte de Giono. On m'a parlé du Gionisme et aussi du période d'écriture post guerre bien différente. J'ai dans ma bibliothèque Regain et Colline que me conseillez vous les connaisseurs?
J'ai aussi entendu parler du Hussard sur le toit à cause du prix concour. Et on a un peu abordé Un roi sans divertissement à l'école.
Alors? J'attends vos avis, réponses et ressentis!!!
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kenavo
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MessageSujet: Re: Jean Giono   Mer 22 Juil 2009 - 14:09

Tout d'abord merci pour ce fil..

Lara a écrit:
Alors? J'attends vos avis, réponses et ressentis!!!
je dois dire que ne connaissais le nom de Jean Giono pendant des années seulement comme auteur du livre Hussard sur le toit parce que j'avais vu le film que j'ai bien aimé.. Wink

pour l'instant il y a un livre de lui dans ma PAL - Voyage en Italie

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rivela
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MessageSujet: Re: Jean Giono   Mer 22 Juil 2009 - 14:51

j'ai lu regain, j'ai apprécié cette description de la vie rurale dans un village presque dépeuplé ou la vie passe par la résignation jusqu'à l'espérance.
Bon il y a quelques années que je l'ai lu, alors mes souvenirs sont vagues.
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bix229
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MessageSujet: Re: Jean Giono   Mer 22 Juil 2009 - 15:21

Bravo Lara !

Giono mérite bien une place à coté de son voisin Bosco...
Et tu as bine fait de parler de son anti militarisme qui lui a causé pas mal
de déboires...
J' y reviendrai plus tard.

Pour l' instant, la chaleur aidant, j' ai l' impression que mes neurones
quittent le bord en galopant sur leurs petites pattes.
Je vais m' acheter un passe montagne (genre Marcos) et et je mettrai par deussus un bandana ou un turban pour colmater les brèches !
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Elise
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MessageSujet: Re: Jean Giono   Mer 22 Juil 2009 - 17:52

Merci pour ce fil ! cheers

Le Hussard sur le toit est un livre magique. D'ailleurs le héros Angelo se retrouvent dans d'autres histoires... Il a en fait écrit différentes histoires avec les mêmes personnages, mais pas les mêmes intrigues. Le Hussard reste un super souvenir pour moi. Notamment en termes de description de la chaleur, des paysages, du monde vu du toit, de la pourriture, de la chaleur, bref, c'est vraiment génial, prenant, plein de souffle, comme un bon Stendhal palpitant (dont il est extrêmement influencé).

Sinon j'ai lu Un Roi sans divertissement qui est moins linéaire, plus difficile d'accès, mais passionnant... Ecrit en 31 jours sur un fétu de paille... Sur l'ennui, sur la mort... Il y a des images remarquables, et des descriptions terribles, encore. Un personnage principal très énigmatique, une narration troublante, vivante.

Pour moi Giono dépasse de loin le simple petit auteur régionaliste... C'est un des grands.
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MessageSujet: Re: Jean Giono   Mer 22 Juil 2009 - 18:02

Elise a écrit:
Pour moi Giono dépasse de loin le simple petit auteur régionaliste... C'est un des grands.

Tout a fait Élise!
Je suis heureuse, très heureuse que ce fil vous face autant plaisir!
Je lis tous vos commentaires et j'attends ceux de thérèse avec impatience. conciliabule
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Jean Giono   Mer 22 Juil 2009 - 18:40

contente aussi de voir ici Giono.

Il est vrai que certains titres me renvoient à ses films et notamment à ceux réalisés par Pagnol (Regain, Angèle)

je sens une envie de le relire.

merci Lara

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bix229
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MessageSujet: Re: Jean Giono   Mer 22 Juil 2009 - 18:51

Je n' aime pas beaucoup le Giono du début, qui vaut plus par ses intentions généreuses que par un lyrisme un peu factice et qui donne dans le pitoresque.
Mais après les années 30, l' oeuvre de Giono gagne en densité et en sobriété.
S' il fallait définir rapidement ce qui m' a interessé dans ce Giono-là, c' est son art de conteur, mais surtout son talent de paysagiste qui a peu d' équivalent.

La nature est presque toujours au premier plan comme si, d' une certaine façon elle déterminait l' histoire et les personnages.
Je pense à l' arbre et ses métamorphoses dans Un roi sans divertissement,
mais aussi des nouvelles comme L' Eau vive, Ennemonde et autres caractères ou Les Récits de la demi-brigade.
Et puis les grands romans comme Le Hussard sur le toit où la description
réaliste du choléra le dispute à l' allégresse du récit.

Je n' ai pas tout lu, mais Giono mérite largement une lecture ou une relecture...


Dernière édition par bix229 le Mer 22 Juil 2009 - 19:58, édité 1 fois
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Thérèse
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MessageSujet: Re: Jean Giono   Mer 22 Juil 2009 - 19:44

Merci, Lara, d'avoir ouvert ce fil ! cheers
Giono est un de mes auteurs préférés, d'abord par son style que je trouve d'une saveur inimitable...mais aussi parce qu'il décrit dans beaucoup de ses livres des paysages qui me sont familiers (les Basses-Alpes, le Diois, le Trièves) - je ne peux lire Un de Baumugnes sans émotion, sachant que j'ai passé toute mon enfance à environ ... 3km de Baumugnes !

J'ai une certaine tendresse pour les idées généreuses et le lyrisme de sa "première manière" (avant la guerre de 39 : Regain, Colline, Que ma joie demeure, Le chant du monde...) mais je préfère quand même sa seconde période, Les récits de la demi-brigade (où l'on retrouve Langlois), L'Iris de Suse, Ennemonde, Faust au village, ...et surtout, surtout...Les Ames fortes, qui est tellement dense que j'y découvre une nouvelle facette à chaque relecture (et je n'ai pas encore tout compris !!)

Par contre, je n'ai jamais réussi à accrocher au cycle du Hussard, j'ai bien lu le Hussard sur le toit mais avec difficulté, et je n'ai jamais ouvert Le bonheur fou (dont tout le monde me dit pourtant que c'est formidable !!) mais je ne désespère pas ! Je vais réessayer !

Bon, je continuerai + tard, là j'ai la meute à nourrir, scusez-moi...
laugh
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MessageSujet: Re: Jean Giono   Mer 22 Juil 2009 - 19:50

Thérèse a écrit:
Bon, je continuerai + tard, là j'ai la meute à nourrir, scusez-moi...
laugh

Reviens nous vite!! cheers
ça y'est je sais quel sera mon prochain Giono!
Les âmes fortes sans hésiation. Wink
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MessageSujet: Re: Jean Giono   Mer 22 Juil 2009 - 20:18

J'ai 5 minutes, la pitance de la meute est en train de cuire...

Attention, avec Les Ames fortes, on est très loin du Grand troupeau et de son idéal pacifiste.
Là, les personnages sont machiavéliques et on touche au + noir de l'âme humaine ! En +, la forme du livre est très particulière : c'est un dialogue (et uniquement un dialogue) entre 3 ou peut-être 4 (on ne sait pas au juste) femmes lors d'une veillée mortuaire. Elles parlent toute la nuit (principalement 2 d'entre elles) en évoquant des souvenirs vieux de 30 à 50 ans (en particulier la vie de Thérèse, l'une des 2 principales causeuses).

C'est assez difficile à suivre car l'ordre chronologique n'est pas forcément respecté - comme dans une discussion à bâtons rompus - et les souvenirs des 2 personnes ne coïncident pas forcément, ce qui embrouille encore + les choses.
Pour te dire, ça fait 4 ou 5 fois que je le lis, et je n'ai pas encore tout saisi, il y a tellement de détails...mais pour moi c'est ça un bon livre, un livre qu'on peut lire et relire en y trouvant toujours du goût.

Et quel style, mes amis, quel régal !
Allez, un petit bout du début, juste pour le plaisir :

"Prenez le fauteuil, Thérèse.
- Oh ! A mon âge, on a les os durs.
- Raison de plus. Et n'attrapez rien ; soignez-vous.
- Si je m'étais soignée chaque fois que j'ai veillé un mort, je serais comme un galet de rivière.
- Quel âge avez-vous au juste ?
- Quatre-vingt-neuf.
- Je disais quatre-vingt-quatre, moi, l'autre jour à Césarine qui disait que vous aviez nonante-six.
- Oh ! les autres, ça ne leur coûte guère de vous en mettre."
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MessageSujet: Re: Jean Giono   Jeu 23 Juil 2009 - 9:25

Tiens Lara, du coup, tu m'as donné envie de relire Le grand troupeau... miammiam

Pour mieux connaître Giono, je vous conseille vivement les Entretiens avec Jean Amrouche et Taos Amrouche (une suite d'interviews - qui ont eu lieu dans les années 50 je crois - où il parle assez en détail de sa vie et de ses romans) - chez Gallimard.

Voici ce qu'il dit du Grand troupeau :
"C'est un livre raté. C'est un livre qui est fait de morceaux d'anthologie, assez réussis les uns et les autres, mais qui ne donnent pas une unité au livre et dans lequel je n'ai pas donné ma véritable expérience de la guerre"; "J'ai été obligé de le réécrire quatre fois parce que le personnage du capitaine s'imposait, et que, malgré la guerre - j'avais à ma disposition toute l'artillerie de l'armée allemande pour le tuer - je ne réussissais pas à le tuer".

Dans ces entretiens, il apparaît assez désenchanté (assez négatif) quand il parle de ses romans d'avant-guerre...mais il faut savoir qu'à ce moment-là, il est en train d'écrire le cycle du Hussard, il a complètement changé de "manière", et considère beaucoup de ses précédents livres comme ratés ! (notamment Que ma joie demeure)
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MessageSujet: Re: Jean Giono   Jeu 23 Juil 2009 - 9:51

Pour ceux qui n'auraient rien lu de Giono, je vous conseille de commencer par Jean le Bleu, pas très long et à mon avis + accessible.
On y retrouve bien son style particulier, les paysages et les personnages qui lui sont chers, et cela donne envie de mieux le connaître.

Citation :
Dans ce récit plus ou moins autobiographique, Giono évoque son enfance passée à Manosque, entre sa mère et son atelier de blanchisserie, et son père et son atelier de cordonnier.
Jean le Bleu est donc, pour sa genèse, au confluent de l'autobiographie et du roman, sans qu'on puisse dire que l'un a précédé l'autre. En tant qu'oeuvre achevée, il participe aussi de l'un et de l'autre genre (...) Impossible de démêler la part de réalité, celle d'invention pure, celle de transposition, celle de synthèse entre plusieurs réalités, qui donne sa forme à Jean le Bleu.
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