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 Petite chronique du cinéma japonais

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traversay
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MessageSujet: Petite chronique du cinéma japonais   Mar 28 Juil 2009 - 23:14

Un fil pour évoquer le cinéma japonais classique (1930-1970) d'une incroyable richesse (il a été, à une époque, aussi prolifique que l'américain). Les 4 grands -Kurosawa, Mizoguchi, Naruse, Ozu- ont leurs propres fils. J'aimerais parler ici de cinéastes un peu moins importants (quoique), au fil des découvertes faites ces derniers mois grâce à des éditeurs (Wild side, entre autres) qui ont sorti de nombreux films de cet âge d'or récemment. Avec Criterion, aux Etats-Unis, ou la collection The masters of Japanese cinema, en Angleterre, il est désormais possible de se créer une belle collection d'oeuvres jusqu'alors difficiles à trouver. Il sera donc question ici de Shimizu, Ichikawa, Kobayashi, Kinoshita, Shindô, Masumura... et aussi des débuts de la nouvelle vague nippone avec les premiers films de Oshima, Imamura, Yoshida...S'il y a des amateurs de cinéma japonais dans la salle, qu'ils se manifestent !

La condition de l'homme (Kobayashi, 1959)


Nuit et brouillard au Japon (Oshima, 1960).


Dernière édition par traversay le Mer 29 Juil 2009 - 11:08, édité 1 fois
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traversay
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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Mer 29 Juil 2009 - 10:52

Citation :
Kaneto Shindô entre dans le monde du cinéma en 1934 en devenant assistant décorateur à la Shochiku, où il travaille notamment avec Hiroshi Mizutani, chef décorateur de Mizoguchi. Il devient scénariste à la fin des années 40, collaborant avec divers réalisateurs, dont encore Mizoguchi (Flamme de mon amour, 1949).Tout en poursuivant sa carrière de scénariste, Shindô passe derrière la caméra en 1951 avec Histoire d'une épouse bien-aimée et se fait remarquer dès son troisième film, les Enfants d'Hiroshima, évocation pudique et lyrique des retombées du drame atomique, présentée à l'étranger. Il aborde, divers sujets sociaux dans la Miniature, la Vie d'une femme, les Loups. Mais c'est l'Île nue qui, en remportant le grand prix du festival de Moscou 1961, lui apporte une consécration internationale inattendue. Par la suite, la carrière de Shindô est jalonnée de déceptions, et, dans le contexte difficile de la production japonaise, le cinéaste s'oriente vers des films de plus en plus provocants et commerciaux, retrouvant d'ailleurs une nouvelle fois le succès avec Onibaba ou Kuroneko, deux films « fantastiques » assez efficaces. Par la suite, les oeuvres du cinéaste témoignent parfois d'une nouvelle recherche de qualité, comme dans le Baladin aveugle. Dans les années 80, il enchaîne une série de films, fictions ou documentaires, liés de près ou de loin à ses souvenirs d'enfance paysanne près de Hiroshima. Né en 1912, Kaneto Shindô est toujours actif puisqu'il a dirigé son dernier film en 2008.
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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Mer 29 Juil 2009 - 11:08



L'île nue (Kaneto Shindô, 1961).
Shindô décrit la rude et dramatique vie d'une famille de paysans sur un îlot de la mer intérieure du Japon, dont le sort est lié à la rareté de l'eau. Sans dialogues, mais porté par une musique hypnotique, d'une beauté plastique inouïe, L'île nue est un film exigeant, panthéiste, qui peut être pris comme une parabole de la condition humaine.

Onibaba (Les tueuses, Kaneto Shindô, 1964)
Au Moyen-Age, dans Japon est en guerre depuis de longues années. Tous les hommes sont partis se battre. Au bord d'un lac, une veille femme et sa belle-fille vivent seules. Pour survivre à la famine, elles assassinent les soldats déserteurs ou perdus. Elles dépouillent ensuite leurs victimes. Hachi, un voisin parti combattre avec le fils, revient s'installer dans une cabane, près du lac. La jeune femme devient sa maitresse. Sa belle-mère ne le supporte pas et va tout faire pour contrarier leur liaison...
Onibaba est un film sidérant : véritable retour à un état de nature sauvage, au milieu d'une mer végétale. L'interprétation outrée des deux personnages principaux renvoie aux années du cinéma muet.
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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Mer 29 Juil 2009 - 11:20

Onibaba est plus immédiatement intéressant que l'Ile nue qui, comme tu l'écris est plus "exigeant".
C'est un film vraiment impressionnant. Le masque... la fin... C'est une violence primitive, en quelque sorte.
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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Mer 29 Juil 2009 - 23:31

Né en 1903, mort en 1966, Hiroshi Shimizu est l'auteur d'une quarantaine de films dont une bonne moitié de muets. Il a fallu la sortie de deux coffrets par l'éditeur américain Criterion pour que l'on s'aperçoive de l'importance de ce cinéaste que Mizoguchi qualifiait de génie. Comment définir son style ? Assez proche de Naruse et Ozu, pour faire vite, mais avec un humour plus présent. Il est difficile de tirer des conclusions à la vue des huit films proposés par Criterion si ce n'est qu'il a un univers bien à lui avec ces longs travellings sur route qui ouvrent quasi systématiquement ses films.
Du temps du muet, son oeuvre la plus célèbre est Japanese girls at the harbor (1933), un mélodrame sans éclat particulier, cependant. Plus intéressant est Mr Thank You (1936), un voyage en bus à travers une partie du Japon qui est une étude sociologique particulièrement subtile doublée d'un humour délicat. Children in the wind (1937) a tous les ingrédients du mélodrame larmoyant mais Shimizu, en filmant à hauteur d'enfant, compose un récit léger et insouciant. En 1938, il tourne deux chefs d'oeuvre : Une femme et ses masseurs, film élégiaque se déroulant dans une station thermale et dont les héros sont des masseurs aveugles et, surtout, Four seasons of children, formidable chronique rurale où les jeux d'enfants prennent le pas sur les problèmes, anecdotiques et dérisoires, des adultes. Nobuko (1940) est une nouvelle oeuvre maîtresse, un huis clos dans un pensionnat de jeune filles qui est aussi une réflexion sur l'autorité (dans un Japon en guerre, le film reste dans le politiquement correct). Introspection tower (1941) part pratiquement du même sujet mais le film est lui, à la limite de la propagande. Enfin, Ornemental hairpin (1941) nous replonge dans l'atmosphère aqueuse d'une station thermale où de petits faits anodins s'enchaînent pour composer une symphonie énigmatique où le cinéaste fait étalage de son talent pour les ellipses temporelles (à la manière d'un Naruse).
Ces quelques films ne sont qu'une introduction à l'oeuvre d'un cinéaste dont on espère qu'il connaîtra l'honneur d'être enfin édité en DVD dans notre pays.
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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Lun 3 Aoû 2009 - 11:49



Citation :
Yasuzo Masumura (1924-1986) est né à Kōfu sur l'île de Honshū. Il suit les cours de droit de l'université de Tokyo, qu'il abandonne pour travailler comme assistant directeur aux studios Daiei Motion Picture. Il choisit ensuite de retourner à la même université, cette fois-ci pour étudier la philosophie. Il en sort diplômé en 1949. Il obtient ensuite une bourse d'étude qu'il utilise pour apprendre la réalisation au Centro Sperimentale di Cinematographia, en Italie, sous la tutelle de Michelangelo Antonioni, Federico Fellini et Luchino Visconti.

Il revient au Japon en 1953, et à partir de 55, il devient assistant-réalisateur sur des films réalisés par Kenji Mizoguchi et Kon Ichikawa. Il réalise enfin son premier film en 1957 : Baisers.

Sur les 30 années suivantes, il dirige plus de 60 films, dont les plus célèbres : L'Ange rouge, Giants & Toys, La bête aveugle, La Femme de Seisaku, Tatouage...
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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Lun 3 Aoû 2009 - 12:08

Les baisers (1957).
Une petite romance toute simple pour les débuts de Masumura. Déjà un style mais un manque de substance évident.


Le gars des vents froids (1960).
Un film de yakuza, clinique et rythmé comme un film américain. Drôle, avec des ruptures de ton étranges. Comme un avant-goût des futurs films de Kitano. Cerise sur le gâteau : Yukio Mishima dans le rôle principal !

Black test car (1962).
Un film d'espionnage industriel à la construction impeccable. Précis comme un documentaire et sans concession.

La femme de Seisaku (1965).
Epoustouflant. Un film qui allie puissance visuelle, concision du récit et efficacité de la mise en scène. Passionné, sensuel, c'est un hymne à l'amour fou face à la médiocrité et au rejet de tout en village. Une tragédie grecque à la sauce japonaise.
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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Lun 3 Aoû 2009 - 12:20

L'ange rouge (1966).
Eros et Thanatos. Film audacieux qui évoque la guerre (en 39 en Chine) sans tabous. Viol collectif, accoutumance à la morphine, suicides, chirurgie expéditive : le film de Masumura est d'une crudité à peine soutenable. Il y a même la place pour une histoire d'amour au milieu de la mitraille. D'un érotisme morbide.


Tatouage (1966).
Irezumi en V.O. D'après une nouvelle de Tanizaki, avec la très belle Ryako Wakao. Portrait d'une geisha venimeuse qui sème la mort autour d'elle. Un poil trop théâtral mais saisissant par sa violence, son érotisme et sa perversité.


La bête aveugle (1969).
L'histoire de cette jeune femme prisonnière d'un sculpteur aveugle et fétichiste évoque à la fois L'obsédé de Wyler et La cité des femmes de Fellini. Un huis-clos sauvage complètement fou qui dépasse largement les limites de la bienséance. A comparer avec Le voyeur de Michael Powell dans la perversité malsaine.
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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Lun 3 Aoû 2009 - 12:53

L'Ange Rouge, voilà un excellent film ! Très bonne musique, aussi, notamment dans les moments calmes entre deux attaques, vers la fin. Si on aime les films tordus et malsains, mais très beaux quand même, on y trouvera son bonheur !

La bête aveugle, c'est bien sûr adapté de l'oeuvre d'Edogawa Ranpo, qui a son fil ici.
C'est presque aussi bien que le bouquin.

Peut-être en comparaison avec ces deux films, j'ai été déçu par Tatouage (la nouvelle de Tanizaki ne sert que de point de départ). Trop long...
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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Lun 3 Aoû 2009 - 12:59

Fil qui m'intéresse bien, même si y'en a trop d'un coup (en quantité de trucs à voir) et pas assez (en choses dites dessus pour vraiment me donner l'envie de...).

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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Lun 3 Aoû 2009 - 13:53

Deux articles pour aller plus loin dans l'univers de Masumura.

http://www.lemonde.fr/cinema/article/2005/08/02/yasuzo-masumura-provocateur-en-quete-d-absolu_677130_3476.html

http://www.fluctuat.net/2609-L-Emprise-des-sens-Yasuzo-Masumura

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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Lun 3 Aoû 2009 - 13:57

traversay a écrit:
Deux articles pour aller plus loin dans l'univers de Masumura.[...]


Je préfère les mots des gens, que ceux des journalistes, mais je parcourerais les articles... (Et puis l'emprise des sens je connais, j'étais plus curieuse des autres trucs "moins connus")

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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Lun 3 Aoû 2009 - 20:19

c'est pas mal du tout la bête aveugle, un peu psyché sur les bords, assez réussi... mais pas facile d'en dire plus (pourtant je l'ai vu deux fois celui là). Je garde L'Ange Rouge dans un coin de tête...

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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Lun 3 Aoû 2009 - 21:19

J'avais trouvé L'ange rouge très bon, c'est vrai que ce serait pas mal d'essayer d'explorer un peu plus ce cinéaste.

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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Lun 3 Aoû 2009 - 21:55

Arabella a écrit:
J'avais trouvé L'ange rouge très bon, c'est vrai que ce serait pas mal d'essayer d'explorer un peu plus ce cinéaste.
Il y a eu une rétrospective Mazumura à la Maison de la Culture du Japon, en 2007. J'y avais vu La Bête aveugle (il y avait eu pas mal de film en semaine, mais je travaillais...).
L'Ange Rouge, c'est excellent, et assez cru (si l'on n'aime pas, on pourra dire qu'il se complaît parfois dans la provocation). L'héroïne est une infirmière. On voit les conséquences de la guerre, le soldat qui n'a plus de bras (et à ce propos, on peut vraiment voir les affinités entre ce cinéaste et Edogawa Ranpo, je pense à la nouvelle assez terrifiante La Chenille, que l'on trouve dans le recueil La Chambre Rouge) ; le médecin qui fait ce qu'il peut/faut pour supporter l'horreur...
Enfin, c'est la guerre, mais pas la guerre moderne, bien sûr : c'est la boucherie.
C'est un film sciant (au sens propre pour certains personnages, bien sûr), et malgré cela, c'est un film très beau, tant par les images que par la musique, la mise en scène, les acteurs...
Il y a des îlots de douceurs dans cette horreur.
"Le film le plus populaire (et le plus scandaleux) du réalisateur", écrit Donald Richie dans son très bon livre "Le cinéma japonais" (Editions du Rocher).
Bref, ça dépote sévère.
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