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 Petite chronique du cinéma japonais

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traversay
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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Mar 20 Sep 2011 - 19:45



Intimidation (Aru kyouhaku, Korayoshi Kurahara, (1960)
Un banquier véreux et méprisant est menacé par un maître-chanteur qui l'oblige à cambrioler sa propre banque. Film noir tendu, d'un classicisme de bon aloi. Si ce n'est que dans le dernier quart d'heure, un twist inattendu fait tout basculer. Il s'agissait en fait d'un film sur le respect et l'humiliation. Comme le dit le proverbe chinois : "Quand tu t'élèves dans la hiérarchie, ne sois pas condescendant envers ceux que tu croises, ce seront les mêmes que tu verras que tu redescendra." Rusé le Kurahara !

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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Jeu 29 Sep 2011 - 19:47



The Warped Ones (Kyonetsu no kisetsu, Korayoshi Kurahara, 1960)
Pas la peine de tenter de résumer, c'est juste l'histoire d'un jeune type qui n'en a rien à foutre et qui vit son existence de rebelle amoral, volant, violant et humiliant sur son passage. Filmé caméra à l'épaule sur un tempo jazz survitaminé et sous un soleil de plomb, on a l'impression d'assister au premier film punk de l'histoire du cinéma (les films d'Oshima sur la jeunesse japonaise, tournés à la même époque, semblent bien soft à côté). Le plus étonnant est que tout ça tient la route, on ne sait trop par quel miracle, et s'achève par un énorme éclat de rire nihiliste. No fucking future !

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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Mar 4 Oct 2011 - 22:37



I hate but love (Nikui anchikusho, Koreyoshi Kurahara, 1962)
Pas mal jusqu'ici Kurahara, mais rien vu encore de transcendant. I hate but love relève sérieusement le niveau. Le réalisateur est fidèle à son style fiévreux, à son rythme convulsif, à son montage cut. Mais cette fois, le scénario a du coffre et développe des thèmes plutôt en avance sur son temps : la starisation des présentateurs télé, la toute puissance et l'indécence du marketing publicitaire et, plus globalement, la pipolisation à outrance. Le tout serti dans un road movie ingénieux qui nous balade de Tokyo à Kyushu. Quand Kurahara s'attaque à ce qui est, au fond, une comédie romantique, ça dépote grave. Jouissif !

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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Jeu 6 Oct 2011 - 23:09



Black Sun (Kuroi Taiyo, Koreyoshi Kurahara, 1964)
Pour ceux qui aiment le jazz. Portrait d'un mauvais garçon, qui se la joue cool, résidant dans un squat, fou de musique, au point d'appeler son chien Monk. Le jour où il tombe nez à nez avec un grand G.I noir, c'est l'extase. Black is beautiful ! Pas pour longtemps, car le soldat vient de tuer un collègue et est passablement nerveux, avec une balle dans la cuisse. Il commence par abattre l'ami canin de notre héros mélomane, qui n'apprécie pas. S'en suit un affrontement entre les deux compères, puis un cavale avec toute la police de Tokyo aux trousses. C'est alors du grand n'importe quoi qui swingue, rythme syncopé et virée en bagnole décapotable. Le film de Kurahara ne manque pas d'arguments, dommage que le scénario soit répétitif et relativement prévisible.



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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Ven 7 Oct 2011 - 19:52



Thirst for Love (Ai no kawaki, Koreyoshi Kurahara, 1966)
Adapté du roman éponyme de Mishima, le film de Kurahara est un petit chef d'oeuvre torride, d'où le désir et le goût du sang, ils vont bien ensemble, exsudent. L'histoire rappelle vaguement celle de Lady Chatterley. Une jeune veuve vit, et couche, avec son beau-père et d'autres membres de la famille (avec lesquels elle ne couche pas). N'empêche que c'est le jardinier qui affole ses sens et qu'elle lorgne sans vergogne. Inutile de préciser que tout cela finira mal. Très mal. La mise en scène est époustouflante, inventive au possible (un dialogue trop lointain pour être entendu, s'inscrit sur l'écran), les travellings épousent les mouvements des personnages, les discussions enflammées au cours des repas sont filmées à hauteur de chandelier etc. Et puis, l'héroïne, c'est Ruriko Asaoka, fracassante de beauté, perverse polymorphe à la sensualité dévastatrice. De quoi avoir le souffle coupé !

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Vincent-Marie
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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Lun 10 Oct 2011 - 18:00

Vers 12 ans je me suis pris de passion pour un réalisateur, le plus connu des japonais Kitano. Je suis tombé sur Hannabi, et puis sur ce qu'il y a eu avant et après. Je ne connais le cinéma japonais que par lui et quelques rares autre dont le nom m’échappe. Je les trouvent souvent plus sensible que ce que le reste de la planète produit. Je suis quelqu'un qui aime la lenteur, l'image, l'ambiance, les non dits, l'intimité. Et le cinéma japonais me va bien. Je voudrais redécouvrir.
Malheureusement je ne sais comment, je ne roule pas sur l'or ces temps ci et la plus part des filmes de ce sujet me semblent inaccessibles. Plus tard à mon adolescence la société japonnais m'a fasciné. Je la connait un peu. J'ai vu, lu, relu, parlé.
Quelqu'un sais comment je pourrais me replonger dans ce Japon ?
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traversay
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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Lun 10 Oct 2011 - 18:26

Setzene, une inscription en médiathèque permet d'avoir accès à de nombreux films japonais, classiques ou modernes.
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Vincent-Marie
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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Jeu 13 Oct 2011 - 1:44

traversay a écrit:
Setzene, une inscription en médiathèque permet d'avoir accès à de nombreux films japonais, classiques ou modernes.

Sur tes conseille je suis aller voir. Et rien qui me permets de voir le japon que par ses mangas, ses grosses productions, l’avis de certain amis qui ont quitté l'occident pour le japon. Je voudrais mieux connaitre mais je ne trouve pas. Je reste fan de Kitano, mais je sens qu'il y a tellement derrière. Les japonais fans de film français et nous intrigué par eux. Je veux comprendre, moi qui à pas mal baigné dans leurs cultures.
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animal
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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Jeu 13 Oct 2011 - 6:16

regarde des films d'avant 90. tu peux regarder des films de Kinji Fukusaku entre autres. et guetter les interventions du sieur Traversay.

_________________
Je suis snob, j'ai lu un Mickey Spillane.
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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Jeu 13 Oct 2011 - 7:28

animal a écrit:
regarde des films d'avant 90. tu peux regarder des films de Kinji Fukusaku entre autres. et guetter les interventions du sieur Traversay.
Oui, les films d'avant 90 ! Sinon, ce serait te priver de Kurosawa et de Ozu, les deux plus grands cinéastes japonais pour moi (d'autres y ajouteront ou y substitueront Naruse).
Et, comme l'a dit Animal : Fukasaku Kinji , dont Kitano s'est pas mal inspiré, voire a décalqué des scènes...
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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Jeu 13 Oct 2011 - 11:00

eXPie a écrit:
animal a écrit:
regarde des films d'avant 90. tu peux regarder des films de Kinji Fukusaku entre autres. et guetter les interventions du sieur Traversay.
Oui, les films d'avant 90 ! Sinon, ce serait te priver de Kurosawa et de Ozu, les deux plus grands cinéastes japonais pour moi (d'autres y ajouteront ou y substitueront Naruse).
Et, comme l'a dit Animal : Fukasaku Kinji , dont Kitano s'est pas mal inspiré, voire a décalqué des scènes...

Et Mizoguchi, surtout ne pas oublier Mizoguchi !
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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Dim 6 Nov 2011 - 22:10

Queenie a écrit:
Baby cart, Kenji Misumi


Résumé, grosso modo :
Des histoires de pouvoir et de complots, de shogunat et de rébellion. Ogami Itto, le bourreau exécuteur, se retrouve piégé dans un complot où il est accusé du meurtre de trois soldats, ceci afin de lui prendre sa place, et qu'un chef rebel de l'ombre puisse étendre son pouvoir.


Ogami Itto s'enfuie, se fond dans l'anonymat. Avec son fils, ils parcourent les chemins, avec la vengeance comme moteur. Seulement comme il est un renégat, et qu'il doit vivre, il vend ses services de bretteur et renonce donc à son statut de samouraï plein d'honneur.


Des combats sanglants, brutaux, avec toujours cet enfant témoin, au milieu, à côté, son landau/charrette servant parfois d'arme, de bouclier... etc...

Une sorte de solennité, et de force sombre en mouvement.

Ogami parle peu, voir pas du tout. Il fait ce pour quoi il est payé, et si en chemin il rencontre ses ennemis, il en fait des petits quartiers de viande sanguinolents.

On retrouve également l'ambiance du Japon féodal, avec ces clichés, ces maquillages, et la crasse qui se cache en dessous.

Très bon film, où je pense qu'il est difficile de s'ennuyer.

J'ai revu les deux premiers de la série (de six) ce weekend. dans mes dvds anglais à l'image pas terrible mais sous-titrés en plusieurs couleurs et avec notes du traducteur. Ambiance western un peu psychédélique avec des bandes sons qui penchent volontiers vers le rock progressif ou les influences exotiques (indiennes dans le deuxième).



Le premier : Sword of Vengeance nous montre ce samouraï solitaire et son gamin sur les chemins et dans l'exercice de son métier d'assassin. Des flashbacks dévoilent le point de départ de l'intrigue et expose la lutte entre ce bonhomme Ogami Ito et le clan Yagyu. Le décor est un japon à la dérive sous la coupe d'un shogunat toujours plus exigeant et sans pitié. Notre héros en était d'ailleurs un serviteur zélé.

Rien de fracassant en somme si ce n'est que pour soutenir ce western à la découpe et riche en hémoglobine ce n'était Kazuo Koike auteur du manga qui a inspiré la série. A côté de cette violence graphique et sournoise on a donc un versant contemplatif un peu forcené et surtout l'ambiance très particulière générée par ce duo très particulier avec le costaud Tomisaburo Wakayama et ce petit gamin silencieux. Une relation très forte faite de peu, une quasi égalité et une attention très discrète. Ambiance renforcée encore par le fait que leurs seuls secours sont des femmes à la marge.

On a le droit d'apprécier l'énergie et l'intensité de cet épisode d'exposition qui est bien condensé dans ses effets visuels qui vont de la chorégraphie sauvage à l'image savamment construite.




Le second : Baby Cart at the River Styx tient plus de la vitesse de croisière : le duo est donc au prise avec des émissaires du clan Yagyu qui sollicite un clan de femmes assassin (qui démontre leur talent de façon cruelle à l'émissaire dubitatif). En plus notre héros doit assassiner un homme gardé par un trio super balèze du dessus du panier de la réserve d'hommes de main du shogun. trio charismatique forcément.

On retrouve les mêmes qualités dynamiques et des jeux d'ombres pas mal du tout et quelques images un poil baroques mais bigrement bien construites ! Le héros à force de se battre n'est pas invulnérable et la surprise vient du rôle de l'enfant, qui est un enfant mais qui n'est pas passif, toujours ce nœud indémontable de cette série papier ou filmée... et de l'énigmatique cheffe du clan d'assassin qui voit sa volonté ébranlée.

C'est une série particulière, baroque, sauvage, sanglante, devenue culte au passage mais qui conserve sa part de mystère et d'attachement par cette autre chose, sauvage aussi et plus sombre mue par ce duo qui marche entre le bien et le (très) mal.

Kenji Misumi assure bien aux manettes, il est aussi responsable de quelques uns des Zatoichi où performe le frèrede Tomisaburo Wakayama : Shintaro Katsu (qui était un ami de Balthus).

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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Dim 15 Jan 2012 - 0:28



Le Mont Fuji et la lance ensanglantée (Chiyari Fuji, Tomu Uchida, 1955)
Un faux film de samouraïs et une vraie satire sociale. Ce road-movie, avec les pieds comme mode de transport, est l'occasion de nombreuses saynètes burlesques, mais aussi de moments de réalisme (la vente de jeunes filles pauvres aux lupanars), le tout dans un noir et blanc éblouissant. Un samouraï déchu traîne son désenchantement le long des routes. Même sa lance, relique ancestrale, est une contrefaçon. L'un de ses serviteurs est très porté sur le saké et l'autre, ombre de son maître, devient un héros devient un héros en défiant et tuant cinq samouraïs querelleurs. Le monde à l'envers ! Uchida fait se croiser toute une galerie de personnages pittoresques et pétris d'humanité. Une oeuvre fort attachante et subtilement ironique.






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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Sam 28 Avr 2012 - 22:47



Une auberge à Osaka (Osaka no yado, Heinosuke Gosho, 1954)
Heinosuke Gosho (1902-1981), réalisateur du premier film parlant japonais en 1931, est connu pour ses shomingeki (films néo-réalistes qui traitent de la condition des classes moyennes). Il est l'auteur d'une centaine de films, entre 1925 et 1968, dont la plupart n'ont jamais franchi les frontières japonaises. Une auberge à Osaka brasse une multitude d'intrigues et s'intéresse à de nombreux personnages, autour du héros, ténébreux et humaniste, qui tente d'alléger le fardeau de ses semblables, sans y parvenir tout à fait. Trouver un peu de gaieté dans le drame de nos vies, tel est le leitmotiv du cinéma de Gosho, dont la mélancolie profonde n'est pas sans évoquer, sur une tonalité moins aigüe, celle des films de Mikio Naruse. Beau film épuré et touchant.

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MessageSujet: Re: Petite chronique du cinéma japonais   Dim 29 Avr 2012 - 15:00



Là d'où l'on voit les cheminées (Entotsu no mieru basho, Heinosuke Gosho, 1953)
Le film majeur de Gosho. Un petit chef d'oeuvre. A Tokyo, dans les années 50, quatre cheminées fumantes dominent la ville. Mais selon l'endroit où l'on trouve, la perspective veut que l'on n'en voit que trois, deux ou une seule. Ce phénomène a inspiré la philosophie de l'histoire originale écrite par Rinzo Shiina : rien n'est tout à fait juste ou faux, tout dépend du point de vue que l'on adopte. Plusieurs histoires se mêlent dans un quartier modeste de Tokyo où vivent tant bien que mal un couple (la femme s'est remariée après la mort de son premier époux dans les bombardements de 45) et deux jeunes locataires, un garçon et une fille qui ont des emplois précaires qu'ils n'aiment pas. Un jour, un bébé est déposé dans la maison. C'est celui de l'homme que l'on croyait mort et qui est devenu clochard. A la lisière du misérabilisme et du mélodrame, Gosho filme une comédie humaine et, parfois, une comédie tout court, avec plusieurs scènes burlesques et absurdes. C'est d'autant plus réussi que l'on y retrouve des comédiens vus chez Ozu ou Naruse, dont la merveilleuse Hideko Takamine.

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