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 Arthur Bernard

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kenavo
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MessageSujet: Arthur Bernard   Sam 8 Aoû 2009 - 14:15



Né en 1940 à Valence, Drôme
Études secondaires au lycée Émile Loubet à Valence : baccalauréat latin-grec pour le premier, philosophie pour le second. Études supérieures à Grenoble et à Paris : licencié ès lettres, diplômé de l'Institut d'études politiques, docteur en science politique.
Chercheur à la Maison des Sciences de l'Homme à Paris. Assistant, maître-assistant, maître de conférences puis professeur à l'Institut d'études politiques de Grenoble : histoire des idées politiques, histoire des mentalités, littérature et politique.

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kenavo
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MessageSujet: Re: Arthur Bernard   Sam 8 Aoû 2009 - 14:21


Le désespoir du peintre
Citation :
Résumé : Dix tableaux mettent en scène des femmes seules ou accompagnées, femmes d’hier et femmes d’aujourd’hui, formant comme une tapisserie avec au coeur une trame, des fils qui circulent d’une toile à l’autre. Des histoires se nouent, se dénouent, se renouent et sont racontées par Gabriel alias Gaby, Forget, Ratzinger et Marie 3 car il y a eu deux autres Marie. Le décor c’est Paris, la rue de Turbigo, la station Étienne Marcel, la station Raspail, le cimetière Montparnasse… On prend le métro pour circuler, la ligne 4, des gens se croisent sans beaucoup se voir et pourtant tout le monde se connaît plus ou moins directement dans cette histoire, dans ces histoires. On prête au peintre un sentiment désespéré quand il s’agit de peindre la délicate saxifrage qui s’appelle justement le désespoir du peintre, et sur¬tout les femmes. Mais il n’y a aucune raison de désespérer : le tableau et le roman ne sont-ils pas toujours là quand la réalité, elle, n’y est plus ?
source

On peut lire le premier chapitre, qui est précédé du tableau
Madonna del parto / La Vierge de l’enfantement de Piero della Francesca
ici

Après avoir lu quelques commentaires positifs concernant ce livre, paru début de l’année, je l’avais tout de suite acheté.. mais après le premier chapitre je ne savais pas trop quoi en faire.. je pense que j’étais entrée avec de fausses idées dans ce livre – et du coup cela ne pouvait pas marcher.. donc.. remise dans la PAL.. et oublié
Jusqu’à avant-hier – article dans mon journal préféré (ci-dessous) et la conclusion que je tenais avec la phrase en exergue en quelque sorte la clé en main pour ce roman :

Tous les tableaux sont morts et continuent de vivre, Francis Picabia, Unique eunuque

Arthur Bernard fait ‘revivre’ 10 tableaux avec des personnes dont certaines se connaissent et se rencontrent lors de différents chapitres et s’est passionnant, beau et très prenant.

Surtout les chapitres en relation avec ces tableaux vont rester en mémoire – mais surtout les images vont toujours me rappeler ce livre


Félix Vallotton, Femme fouillant dans un placard


Johnnes Vermeer, Jeune fille interrompue à sa musique

Et en faisant les recherches pour ces deux images, j’ai réalisé que ce n’est pas vrai – ils vont TOUS me rester en mémoire..
très bon moment de lecture

pour lire une interview avec l’auteur au sujet de ce livre, et autre, c’est ici

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kenavo
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MessageSujet: Re: Arthur Bernard   Sam 8 Aoû 2009 - 14:22



De main de maître

Le Jeudi 06/07/09
Corna Ciocârlie


Nus, madones, jeunes filles ou femmes pensives: chaque personnage féminin se résume à une image, «pas plus qu'une image et pas moins non plus» En plein cœur de l'été, Arthur Bernard convie ses lecteurs à un voyage insolite sur la ligne 4 du métro parisien. «Le Désespoir du peintre»*, un périple romanesque dont chaque station est une œuvre d'art.

Le roman, constitué de dix chapitres, chacun précédé de la reproduction d'une toile de maître (Piero della Francesca, Frantisek Kupka, Alexej Von Jawlensky, Hans Baldung Grien…), se décline à travers quatre voix (Gaby, Forget, Ratzinger et Marie) discordantes et pourtant prêtes à enchaîner des variations sur les mêmes thèmes, chers à Arthur Bernard: les femmes, le désir, le hasard, la mort.
Le fonctionnement du quatuor, structuré sur le principe des vases communicants, encourage les «délocalisations» romanesques permettant notamment à la Vierge de l'enfantement de Piero della Francesca de quitter le village de Monterchi pour se faufiler, profitant d'une de ces heures creuses de début d'après-midi, sur le quai de la station Etienne-Marcel: «On était à Paris dans le métro, sur la ligne 4, et elle me faisait penser à la Méditerranée, une forme de lyrisme géographique, d'une autre nature, au lyrisme je suis enclin trop souvent.»

JUSTE UNE IMAGE

Ce roman protéiforme est placé sous le signe de Francis Picabia et de son Unique eunuque dont est tiré l'exergue: «Tous les tableaux sont morts et continuent de vivre.» Nus descendant l'escalier (Gerhard Richter), Madeleines en extase (Abraham Bloemaert), jeunes filles interrompues à leur musique (Johannes Vermeer) ou femmes fouillant dans leur placard (Félix Vallotton): chaque personnage féminin se résume à une image, «pas plus qu'une image et pas moins non plus».
Une image qui s'incarne et s'anime au fil des pages, pour la grande joie de ceux qui l'observent en catimini, notamment le raffiné Gabriel Lavoipierre, «qu'on appelle plus naturellement Gaby tout court» et qui n'est autre que l'alter ego du romancier, depuis On n'est pas d'ici (2000), L'Oubli de la natation (2004) et La Guerre avec ma mère (2005). Sa spécialité à lui, ce sont les madones italiennes du métro parisien – c'est pourquoi on le retrouve toujours amarré d'une main à la barre nickelée et de l'autre tenant son journal sportif roulé telle une lunette d'approche prête à l'usage pour scruter ce qui le fascine: «La 4, la Nord-Sud en fait, comme le reste, c'est un monde, un tout petit monde, une basse-cour, un jardinet.»
Autre voy(ag)eur, autres (p)références, Matthieu Forget, un homme à femmes qui collectionne également des cartes postales ramenées de ses périples aux quatre coins de l'Europe. Le voici seul dans son deux-pièces de la rue Jean-Beaussire, le nez sur la reproduction d'un tableau hollandais représentant une femme vêtue de bleu ciel en train de lire une lettre:
«J'ai toujours aimé la peinture et admiré les peintres, leur désespoir quand la réalité résiste à leur entreprise, le désespoir du peintre c'est également une fleur, une saxifrage, rouge, rose, verte ou encore blanche. Fleurir c'est périr, ce que dit la fleur au peintre qui s'évertue à éterniser sa vie fragile. Ce goût, je le tiens, je crois, de l'enfance et de mon pépé, peintre du dimanche il était.»

BEAUTÉ VO(I)LÉE

Amarrés ensemble à ce rectangle de papier qui constitue le punctum de la fameuse Femme lisant une lettre exposée au Rijksmuseum d'Amsterdam, le peintre (Vermeer), le romancier (Arthur Bernard) et son double (Forget) participent au même tour de magie consistant à faire apparaître, au détour d'une page, «quelqu'un qu'on ne voit pas et dont on ne sait rien».
L'art du roman se résume donc à une tentative, ô combien hasardeuse! de vol par effraction: tout en multipliant les quiproquos et les chassés-croisés, le narrateur lève le coin du voile pour permettre au lecteur de glisser dans la peau de ce Hollandais fantôme qui, depuis des siècles, immobilise son amoureuse en train de lire ce que nous ne sommes pas conviés à partager…



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