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 Lecture en commun - Adalbert Stifter : L'arrière-saison

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kenavo
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MessageSujet: Re: Lecture en commun - Adalbert Stifter : L'arrière-saison   Mar 17 Nov 2009 - 20:12

Arabella a écrit:
Je suis sûr que si tu participes à la prochaine chaîne de lecture et que je lui promets de lui laisser le plaisir de choisir le livre que tu devras lire, il signe tout de suite
voilà une idée.. à part Saramago..je promets de lire tout Very Happy
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Epi
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MessageSujet: Re: Lecture en commun - Adalbert Stifter : L'arrière-saison   Mar 17 Nov 2009 - 23:46

Arabella a écrit:
Kenavo, faut essayer de comprendre eXPie. Tu lances le malheureux sur une lecture commune de Stifer, que toi-même tu abandonnes (au bout de combien de pages déjà diablotin ). Il se tartine tout seul cet ouvrage, le forum entier est mort de rire
C'est vrai que cette lecture commune est un régal rire
En tout cas, bravo à Expie pour avoir continué cheers

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MessageSujet: Re: Lecture en commun - Adalbert Stifter : L'arrière-saison   Mer 18 Nov 2009 - 22:18

Tome 2 - Chapitre 1. L'expansion.

Notre héros est donc de nouveau reparti de la Maison des Roses.
Citation :
"Je parvins au lieu où j'avais suspendu mes travaux. Les gens instruits de mon intention de revenir m'attendaient déjà depuis longtemps". (page 245). " [...] mon coeur s'émut lorsque je constatai que ces gens voyaient mon retour avec contentement et se réjouissaient déjà de la poursuite des travaux". (page 245)
Peut-être les paye-t-il bien, tout simplement ?
Toujours est-il qu'il reprend ses habitudes : quartier général dans son auberge attitrée, et expéditions aux alentours plus ou moins éloignés.
Citation :
"Nous longions les vallées, épiant les traces de leurs structures, escortions les eaux qui allaient dans les abîmes, et examinions les formations qui étaient charriées par elles depuis des endroits reculés puis entraînées toujours plus avant." (pages 245-246)
Il fait la connaissance d'un chasseur joueur de cithare. Or, le petit coeur tendre de notre héros avait battu en entendant (sans les voir) Natalie et sa mère jouer précisément de la cithare. Ni une ni deux, il achète par son intermédiaire une remarquable cithare.
Citation :
"Il m'apportait une fort belle cithare dont la touche était d'un bois noir corbeau dans lequel se trouvait des incrustations de nacre et d'ivoire, et sur lequel les frettes se composaient de pur argent coruscant." (page 246).
A propos du chasseur :
Citation :
"Il devint mon professeur de cithare et, voyant qu'il préférait ma cithare à toutes les autres, je résolus de lui en acheter une pareille si j'avais lieu d'être satisfait de nos leçons." (page 247).
Un jour, on lui signale une antiquité qui pourrait lui être de quelque intérêt, pour lui qui s'intéresse aux objets antiques. Il s'agit d'un lambris, "vestige d'un lambris plus considérable." (page 248). Il l'achète.

L'hiver arrive, notre héros repart chez lui. Son père est transporté par le lambris.
Citation :
"Mère vint à son tour, il lui montra maints détails, lui expliqua les positions des figures, l'élan et le tracé des tiges et des feuilles, et la distribution de l'ensemble." (page 250).
Puis sa soeur se jette à son cou, lors d'un passage fort émouvant. "Ce discours manqua m'arracher des larmes" (le narrateur du Lys dans la Vallée, lui, eût pleuré de pleins cruchons).
Citation :
"Lorsque, un peu plus tard, j'arpentai la solitude de ma chambre, on eût dit que mon coeur ne laissait de me répéter « tout est bien, maintenant, tout est bien. »" (page 251).
Il se met à l'espagnol, reprend les écrits des Grecs et des Romains de l'Antiquité. Il prête sa cithare à sa soeur. Ils prennent des cours.
Citation :
"La saison froide se passa à ces occupations et à d'autres choses qu'avaient amorcées des hivers antérieurs. Quand les vents printaniers soufflèrent et que la terre commença de sécher, je repris ma course estivale." (page 251).
Il achète une autre cithare, pour sa soeur, et prend des cours avec le chasseur.
Il recherche d'autres parties du fameux et remarquable lambris, mais il fait chou blanc.
Il va finalement à la Maison des Roses, et demande l'autorisation de peindre quelques-uns des meubles antiques pour les montrer à son père. Autorisation accordée, bien sûr. Ainsi, notre héros se met à la pratique de l'art pictural. Il bénéficiera bien sûr des conseils éclairés de notre hôte et ami, ainsi que d'Eustach, qui lui disent quelle partie amender.

Mathilde et Natalie viennent elles aussi séjourner en ce bel endroit.
Au bout d'un certain temps, notre héros quitte la Maison des Roses dans le but de poursuivre ses activités géologico-montagnardes.
Il voit un lac, se décide à mesurer sa profondeur par sondage. Il pense au temps qui passe, aux transformations qui s'opèrent. La connaîtra-t-on un jour, l'histoire de la terre ?
Citation :
"Qui aura un jour cette histoire clairement établie devant les yeux ? Ce temps viendra-t-il, ou bien ne sera-t-elle connue parfaitement que de celui qui la connaît de toute éternité ?" (page 263).
Il se tourne vers les poètes :
Citation :
"Ceux-là m'agréaient qui avaient observé les objets et les événements d'un regard lucide, et les présentaient avec mesure et sécurité dans le cadre de leur propre grandeur inférieure. D'aucuns peignaient des sentiments avec une vigueur morale dont la beauté avait sur moi un influx profond. Qui dira la puissance du verbe ? j'aimais le verbe et j'aimais les hommes, et, souvent, j'aspirais après un futur heureux, inconnu et indéfini.
Les anciens que j'avais cru comprendre naguère m'apparaissaient à présent sous un jour nouveau. Il me semblait qu'ils étaient plus naturels, plus vrais, plus simples et plus grands que les hommes de la modernité, et que la gravité de leur être et l'estime de soi ne les laissaient pas souscrire aux outrances que prônèrent les époques ultérieures. J'emportai Homère, Eschyle, Sophocle, Thucydide dans presque toutes les courses" (pages 263-264).
Une nouvelle étape de sa croissance intellectuelle, une perception de la profondeur de la simplicité.

Il peint les paysages, avec difficulté, au début.
Le froid arrive, il descend des montagnes et va voir sa chère Maison des Roses.


Dernière édition par eXPie le Mer 18 Nov 2009 - 22:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lecture en commun - Adalbert Stifter : L'arrière-saison   Mer 18 Nov 2009 - 22:19

Tome 2 - chapitre 1 - suite.

Il montre à son hôte et ami, ainsi qu'à Eustach esquisses des paysages. Verdict : le naturaliste a pris le pas sur l'artiste. Il a tout reproduit avec trop de minutie et de fidélité, notamment les lointains. Il faut qu'il apprenne à suggérer. L'imprécision permet parfois de gagner en vérité.
Après avoir disserté sur la poésie, notre hôte et ami donne un conseil capital à notre héros :
Citation :
"Vous devriez donner à votre être une plus large assise. [...] L'effort tendu dans une direction offusque l'esprit, l'empêche de voir ce qui est sur le côté et le mène à l'aventure. Dans la suite, une foi l'assise établie, l'homme doit revenir à l'unicité s'il entend accomplir quelque oeuvre de poids. Il ne souscrira plus, dès lors, à l'unilatéral. Dans la jeunesse, on doit s'exercer de toutes parts pour devenir, à l'âge d'homme, d'autant plus apte au particulier. [...] Observez aussi les phénomènes anodins, voire nuls de l'existence." (page 272).

Hop, notre héros repart chez lui. Son père est stupéfait des dessins et peintures de son fils, par ce qu'ils représentent. Les meubles sont remarquables. Il lu faudra vraiment aller les voir en vrai, un jour.
Il offre une cithare - celle de son choix - à sa soeur (Klotilde), et lui montre la manière de jouer qu'il a apprise de son maître montagnard.
La soeur veut également s'exercer à la peinture. Les parents sont d'accord, à condition que "ces travaux fussent accessoires et récréatifs, et non des occupations majeures ; car le devoir essentiel d'une femme était sa maison." (page 279).
Ah, quelle sage vérité !
Citation :
"[...] je commençai à l'approche de l'hiver une existence quelque peu différente de celle que j'avais menée jusqu'alors, une existence un peu plus riche de diversité." (page 280).
Il parvient à fréquenter des cercles de personnes évoluant dans des sphères plus brillantes." (page 280), notamment celui d'une vieille princesse douairières, qui fut une beauté extraordinaire dans sa jeunesse.
Et maintenant, me demanderez-vous ?
Citation :
"Un homme qui s'occupait beaucoup de tableaux et de critique, et qui fréquentait chez la princesse, dit un jour que seul Rembrandt eût été en mesure de peindre les tons subtils et la morbidesse artistique de son visage." (page 280).
"Il semblait que ce que disaient en sa présence les hommes plus excellents fût suscité par elle, et que son don suprême consistait à exhumer ce qui habitait autrui." (page 282).
Mais il n'y a pas que les hautes sphères. Le peuple aussi a son intérêt (le croiriez-vous ?).
Citation :
"Ma prédilection me portait là où se retrouve le peuple proprement dit ainsi qu'on a coutume de le désigner aujourd'hui par contraste avec la classe dite cultive. Ceux qu'on nomme ainsi sont presque partout identique ; mais le peuple originel ainsi que je l'avais déjà constaté lors de mes courses, il a des coutumes et des moeurs bien spécifiques." (pages 283-284).
Par exemple, il hurle quand le ballon entre dans la mauvaise cage, comme si cela avait quelque importance.
A part cela, notre héros va au théâtre, continue à s'initier aux pierres précieuses, grâce au fils d'un joaillier. Il donne des cours de musique, de peinture et d'espagnol à sa soeur.
Citation :
"L'hiver se passa ainsi et, cette fois, je demeurai en ville, auprès des miens, bien avant dans le printemps." (page 285).
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MessageSujet: Re: Lecture en commun - Adalbert Stifter : L'arrière-saison   Mer 18 Nov 2009 - 22:39

C'est malin... Maintenant, j'ai VRAIMENT envie de lire ce livre !

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animal
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MessageSujet: Re: Lecture en commun - Adalbert Stifter : L'arrière-saison   Mer 18 Nov 2009 - 22:42

Oui, ça intrigue, reste à placer l'éventuel effet de saturation par rapport aux extraits jemetate

et la longueur de l'ensemble peu compatible avec la "vie normale" intense reflexion

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MessageSujet: Re: Lecture en commun - Adalbert Stifter : L'arrière-saison   Mer 18 Nov 2009 - 22:49

animal a écrit:
et la longueur de l'ensemble peu compatible avec la "vie normale" intense reflexion
ce bouquin a un côté pratique : dans le RER bondé, un bon coup, paf, et j'ai tout de suite plus de place.
On sous-estime trop souvent la puissance de la littérature.
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MessageSujet: Re: Lecture en commun - Adalbert Stifter : L'arrière-saison   Mer 18 Nov 2009 - 22:58

eXPie a écrit:
animal a écrit:
et la longueur de l'ensemble peu compatible avec la "vie normale" intense reflexion
ce bouquin a un côté pratique : dans le RER bondé, un bon coup, paf, et j'ai tout de suite plus de place.
On sous-estime trop souvent la puissance de la littérature.
rire

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MessageSujet: Re: Lecture en commun - Adalbert Stifter : L'arrière-saison   Ven 5 Juil 2013 - 10:58

Quel courage tu as eu eXPie ! laugh 

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MessageSujet: Re: Lecture en commun - Adalbert Stifter : L'arrière-saison   Dim 7 Juil 2013 - 18:46

Kannskia a écrit:
Quel courage tu as eu eXPie ! laugh 

Tu rigoles, mais finalement j'ai beaucoup aimé, et j'en ai lu d'autres, et il fait partie des quelques écrivains pour lesquels je sais que je lirai tout ce que je trouverai, mais sans me presser, pour m'en laisser, parce que quand j'aurai tout lu, ce sera triste... dentsblanches
Et, si ça se trouve, sans la lecture en commun, je serais passé à côté de cet auteur... affraid 
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MessageSujet: Re: Lecture en commun - Adalbert Stifter : L'arrière-saison   Dim 7 Juil 2013 - 18:52

Tu es un masochiste confirmé. Razz 

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MessageSujet: Re: Lecture en commun - Adalbert Stifter : L'arrière-saison   Dim 7 Juil 2013 - 19:25

Kannskia a écrit:
Tu es un masochiste confirmé. Razz 
Ah non non, Stifter a de grandes qualités. Ce n'est pas une littérature de l'esbroufe, c'est un style en "mineur". Il prend son temps pour décrire un paysage de montagne, pour parler d'art, de jardinage, de plein de sujets.
Mais tu aimerais peut-être ? L'Homme sans postérité fait 140 pages, tu ne risques pas grand chose... dentsblanches 
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animal
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MessageSujet: Re: Lecture en commun - Adalbert Stifter : L'arrière-saison   Dim 7 Juil 2013 - 19:28

Ouaip. Stifter c'est indispensable une fois qu'on a goûté.

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MessageSujet: Re: Lecture en commun - Adalbert Stifter : L'arrière-saison   Dim 7 Juil 2013 - 19:34

Suspect 

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MessageSujet: Re: Lecture en commun - Adalbert Stifter : L'arrière-saison   Dim 7 Juil 2013 - 19:34

animal a écrit:
Ouaip. Stifter c'est indispensable une fois qu'on a goûté.
Exactement ! oui

Kannskia, tu peux aller voir sur le fil, ici.
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MessageSujet: Re: Lecture en commun - Adalbert Stifter : L'arrière-saison   

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