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 Robert Merle

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unmotbleu
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MessageSujet: Re: Robert Merle   Robert Merle - Page 4 EmptyVen 31 Jan 2014 - 11:17

Comme Kena, j'ai lu Robert Merle dans ma jeunesse.
C'est un auteur qui a marqué mes lectures et, à parcourir vos messages, les images remontent.
Je n'ai pas de souvenir de prises de positions choquantes et , quand bien même,
on n'occulte pas un auteur à cause de cela. Si?
Beaucoup d'œuvres d'art seraient mises au rencart si tel était le cas.
C'est plutôt une bonne chose qu'un livre soulève des questions, des réflexions et des prises de positions de la part de ses lecteurs
et j'ajouterais que c'est sans doute une des fonctions de l'art en général.

Malevil est le titre que j'avais préféré.

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MessageSujet: Re: Robert Merle   Robert Merle - Page 4 EmptyVen 31 Jan 2014 - 11:29

kenavo a écrit:
pia a écrit:
Est-ce que tu as lu Malevil ? Qu’est-ce que tu penses ? En lisant les commentaires j’ai vu que certains avaient eu du mal avec  la prise d’armes et avec la place trop conventionnelle qu’il avait donné aux femme après l’explosion. D’autres trouvaient que ça se justifiait, justement à cause de la destruction de tout repère. Les armes devenaient nécessaires pour se défendre contre les autres et les femmes par la force des choses reprenaient, pour un temps en tout cas, une place plus  conventionnelle comme je disais.
j'ai lu ce livre, il y a une éternité... mais comme je l'ai déjà dit sur l'autre fil, c'était une lecture marquante...
mais je ne peux pas me rappeler d'avoir eu un mal concernant la situation de la femme (et j'avais 17-18 ans lors de la lecture, en pleine phase de prise de conscience du sujet 'égalité entre hommes et femmes'), soit cela m'a échappé, soit ce n'était pas si évident
et sinon je l'ai peut être aussi 'accepté' parce que j'ai tellement adoré la lecture
faut s'imaginer que ce groupe de gens se retrouve d'un moment à l'autre dans une situation quasi archaïque... ils ont encore leurs connaissances des temps modernes, mais plus les moyens, faut donc "réinventer" un peu de tout - et surtout revenir à la base: boire et manger... ce qui est une tâche qui est relié aux femmes, certes...

Je me posais la question parce qu’il y avait deux avis divergeants dans les commentaires précédents. En même temps j’imagine que la situation fait que des décisions doivent être prises rapidement, que l’on cède à son instinct premier en état de survie. Bon mais je n’ai pas lu le livre et je ne connais pas l’histoire en détail, donc je ne peux pas en parler vraiment.


unmotbleu a écrit:
Comme Kena, j'ai lu Robert Merle dans ma jeunesse.
C'est un auteur qui a marqué mes lectures et, à parcourir vos messages, les images remontent.
Je n'ai pas de souvenir de prises de positions choquantes et , quand bien même,
on n'occulte pas un auteur à cause de cela. Si?
Beaucoup d'œuvres d'art seraient mises au rencart si tel était le cas.
C'est plutôt une bonne chose qu'un livre soulève des questions, des réflexions et des prises de positions de la part de ses lecteurs
et j'ajouterais que c'est sans doute une des fonctions de l'art en général.

Malevil est le titre que j'avais préféré.

Il n’était pas question d’occulter Robert Merle du tout !  nonnon  D’ailleurs j’ai beaucoup aimé ce que je viens de lire de lui comme j’espère j’ai su le faire comprendre dans mon commentaire.

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MessageSujet: Re: Robert Merle   Robert Merle - Page 4 EmptyVen 31 Jan 2014 - 11:41

Ne t'inquiète pas Pia, bisous  tu n'es pas en cause, je te perçois comme une personne à l'esprit ouvert et, en effet, tes commentaires sont plutôt favorables à Robert Merle et Malevil en particulier.
c'est ma façon d'alimenter la discussion sur ce fil en général.
J'ai idée que c'est une question qui se pose parfois (voir par exemple le fil sur Sade )

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MessageSujet: Re: Robert Merle   Robert Merle - Page 4 EmptyMar 1 Avr 2014 - 16:21

La mort est mon métier


Rudolf Höβ (renommé Rudolf Lang dans le roman de Robert Merle) est un jeune garçon tyrannisé par un père strict, versé dans la religion et qu’une faute de jeunesse a rendu à moitié cinglé. Rudolf – qui est le narrateur de sa propre histoire – souffre beaucoup en compagnie de ses deux jeunes sœurs et d’une mère totalement soumise aux lois drastiques de son odieux mari. Enfance de merde : aucune joie, aucun confort, aucune distraction, pas d’amour et beaucoup de contraintes et de devoir : Obéissance, Honneur et Patrie (tout ça dans l’ordre et avec des majuscules).

Le gamin bien barré dans la vie…

A la mort de son père – alors qu’il n’est âgé que de 15 ans – l’opprimé devient oppresseur : il est désormais l’homme de la maison et poursuit la politique d’austérité paternelle. Mère et frangines n’ont pas le temps de dire ouf.

Entre temps, la Première Guerre mondiale avait éclaté. Le jeune Rudolf, tombé tout p’tit dans la marmite de propagande patriotique ne pense plus qu’à une chose : s’engager et aller se battre au front. Il fera deux fugues pour rejoindre la frontière et sera raccompagné deux fois au domicile de sa mère : il est bien gentils votre môme madame, mais il est un encore un peu jeune. Pourtant, avant son seizième anniversaire, il parviendra à s’engager avec l’aide d’un capitaine de dragon attendri par la fougue de Rudolf. Et hop, sur le front en Turquie où on lui apprend à exterminer l’arabe.

A la fin de la guerre, il est démobilisé et va de galère en galère. Le Traité de Versailles laisse en 1919 l’Allemagne exsangue : la dépression est dramatique, le cours du mark ne cesse de dégringoler, les allemands n’ont plus ni travail, ni argent, ni charbon, ni plus rien à se coller sous la dent. Plus d’avenir. Un sentiment de haine monte chaque jour davantage et, avec lui, un immense désir de revanche.

Cette vague nationaliste fait les affaires d’un petit moustachu. En prison, il a écrit un livre qui a eu un certain succès. C’est ensuite, la création du parti national-socialiste auquel adhère notre jeune écervelé : pour un retour à la Grande Allemagne, pour prendre une revanche éclatante sur l’ennemi, pour régler le problème juif avant que les juifs ne s’occupent de régler le problème allemand. Car il en est persuadé, les juifs sont les pires ennemis de l’Allemagne et n’ont qu’une idée en tête : la détruire. Il faut dire, que depuis qu’il est gosse, on lui a bien bourré le mou au jeune Rudolf : son père – comme tous les pères de famille teutonne de l’époque – éduquait son fils dans l’antisémitisme le plus virulent. Jusque dans la Bible dans laquelle l’adolescent lit l’éternel leitmotiv de la responsabilité des juifs dans la mort du Christ.

Le jeune Rudolf est donc membre du parti Nazi au moment où la Seconde Guerre mondiale éclate. Grace à ses états de service en Turquie et plus tard dans les corps francs contre les communistes, il entre dans le conflit avec un uniforme de sous-officier SA, pour le troquer contre celui de la SS quand Heinrich Himmler vient en personne le recruter. Dès cet instant, Rudolf va grimper les échelons et se verra confier la tâche de créer et de diriger deux camps de concentration en Pologne près des villages d’Auschwitz et de Birkenau. Il travaille d’arrache-pied pour honorer les ordres reçus directement du Reichsführer. Le camp de concentration dont l’entrée s’orne de la mention « Arbeit macht Frei » devient ensuite un camp d’extermination. Encore une fois, Rudolf obéit avec zèle. « Mon honneur, c’est la fidélité » est la devise SS : aucun d’eux n’imaginerait un instant contester un ordre. Il a été recruté pour ses capacité d’organisateur, sa propension à obéir aveuglément et formé pour ne plus se poser de question dans l’exercice de sa fonction. Et le moins qu’on puisse dire est que Rudolf est un bon soldat. Il obéit, mais il prend aussi des initiatives : c’est lui qui a le premier l’idée d’employer le Zyclon B. C’est lui qui a l’idée de regrouper sur le même terrain les vestiaires, les chambres à gaz, les fours, les salles de dissection et les baraquements du personnel SS dédié afin de gagner du temps et ainsi d’optimiser l’éradication. C’est lui aussi qui organise des tests – sorte d’étalonnage – pour calculer les volumes optimum des chambres, les quantités idéales de gaz pour concilier coût et efficacité.

Robert Merle signe ici un livre bouleversant, magnifique et tout à fait effrayant. Certains passages sont très rudes bien qu’écrit avec la même distance que celle dont a usé Primo Levi pour écrire « Si c’est un homme ». Aucun sentiment dans ce livre. Des faits et rien que des faits. Confortablement installé dans notre fauteuil de lecteur, nous assistons à l’élaboration impitoyable de la Solution finale dans une indifférence ahurissante. Parfois, je relevais brutalement le nez, me rendant compte des horreurs que je venais de lire sans presque en avoir conscience. Car là est la force de ce livre : comme dans le cas de « Si c’est un homme » – livre avec lequel je compare volontiers celui-ci – le lecteur baigne dans une réalité parallèle, sans pathos, sans commentaire ni sensiblerie. Ni même de cynisme dont le commandant Höβ est incapable, tant il est froid, déshumanisé.

Un immense classique sur les heures les plus sombres de l’Humanité que nul ne devrait ignorer. A lire impérativement.

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MessageSujet: Re: Robert Merle   Robert Merle - Page 4 EmptyMar 1 Avr 2014 - 16:59

Ca me donne envie de te lire plus souvent.
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MessageSujet: Re: Robert Merle   Robert Merle - Page 4 EmptyMar 1 Avr 2014 - 18:50

Harelde a écrit:
La mort est mon métier Robert Merle signe ici un livre bouleversant, magnifique et tout à fait effrayant. Certains passages sont très rudes bien qu’écrit avec la même distance que celle dont a usé Primo Levi pour écrire « Si c’est un homme ». Aucun sentiment dans ce livre. Des faits et rien que des faits. Confortablement installé dans notre fauteuil de lecteur, nous assistons à l’élaboration impitoyable de la Solution finale dans une indifférence ahurissante. Parfois, je relevais brutalement le nez, me rendant compte des horreurs que je venais de lire sans presque en avoir conscience. Car là est la force de ce livre : comme dans le cas de « Si c’est un homme » – livre avec lequel je compare volontiers celui-ci – le lecteur baigne dans une réalité parallèle, sans pathos, sans commentaire ni sensiblerie. Ni même de cynisme dont le commandant Höβ est incapable, tant il est froid, déshumanisé.

Un immense classique sur les heures les plus sombres de l’Humanité que nul ne devrait ignorer. A lire impérativement.

J'ai lu "La mort est mon métier" avant "Si c'est un homme", mais c'est exactement l'impression que j'ai eue en lisant Primo LEVI.
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MessageSujet: Re: Robert Merle   Robert Merle - Page 4 EmptyMar 1 Avr 2014 - 20:53

Et bien j'ai bien envie de le lire! J'aime la façon qu'à Robert Merle de nous faire vivre l'histoire de l'intérieur! Je suis en train de lire le premier tome de Fortune de France.

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MessageSujet: Re: Robert Merle   Robert Merle - Page 4 EmptyMar 1 Avr 2014 - 21:03

J'en ai quelques tomes, c'est comment ?
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MessageSujet: Re: Robert Merle   Robert Merle - Page 4 EmptyMar 1 Avr 2014 - 21:09

pia a écrit:
Et bien j'ai bien envie de le lire! J'aime la façon qu'à Robert Merle de nous faire vivre l'histoire de l'intérieur! Je suis en train de lire le premier tome de Fortune de France.

J'ai adoré cette série (plus que les Rois Maudits de Druon qui sont plus 'classiques') et La Mort est mon métier est un livre à lire mais aussi à relire, aussi souvent que possible pour se souvenir de la manière dont l'horreur, l'inadmissible, l'indicible ont pu survenir mais aussi parce que tout au long d'une vie, on apprend, on découvre, on se renseigne et que ce livre prend une autre forme, un autre intérêt en fonction de ce que l'on découvre de notre humanité. A 20 ans j'étais fascinée et inquiète par ce qu'il disait de l'organisation des camps et de ce Hoss mari et père exemplaire, emblème de ses hommes de devoir qui n'ont fait qu'obéir (voir le livre de Terestchenko ici). A trente ans c'est l'aspect politique des années 20-30 (avant l'avènement de Hitler) qui me fascinait, j'attends pour le lire à nouveau avec des yeux, une vie, un vécu encore différents...

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MessageSujet: Re: Robert Merle   Robert Merle - Page 4 EmptyMar 1 Avr 2014 - 21:18

tina a écrit:
J'en ai quelques tomes, c'est comment ?

Je te dirai. Je dois dire que je traine un peu en ce moment, je me suis donnée d'autres priorités. Suspect 

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MessageSujet: Re: Robert Merle   Robert Merle - Page 4 EmptyMer 2 Avr 2014 - 2:08

Harelde!! tu me donnes envie de le relire!!
Bizarrement apres des annees, plus que les atrocites decrites dans ce livre, je garde surtout en memoire cette espece de froideur scientifique de Hoess. Il compte les Juifs qu'il peut assassiner comme il compterait les boulons produits dans une usine et cherche juste une meilleure productivite.

J'ai fini il y a peu le choix de Sophie de William Styron et la description faite de Hoess etait tellement proche de celle qu'en fait Merle que j'ai eu l'impression de retrouver le meme boucher, decrit par le meme auteur.

Tina a écrit:
J'en ai quelques tomes, c'est comment ?
De mon cote j'ai simplement Adore. Je n'ai pas lu la serie en entier helas, j'ai du m'arreter au tome 4 ou 5, mais Merle nous emmene dans l'histoire de France magnifiquement.
Bref genial! Il faudrait que je reprenne la ou j'en etais tiens.. intense reflexion 
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MessageSujet: Re: Robert Merle   Robert Merle - Page 4 EmptyMer 2 Avr 2014 - 9:13

Max a écrit:
Ca me donne envie de te lire plus souvent.

 bonjour 

pia a écrit:
tina a écrit:
J'en ai quelques tomes, c'est comment ?

Je te dirai. Je dois dire que je traine un peu en ce moment, je me suis donnée d'autres priorités. Suspect 

Je n'ai lu que le premier tome... il y a des années : et j'en garde un excellent souvenir. Il faudrait que je le reprenne pour ensuite poursuivre la saga.

Shay a écrit:
Harelde!! tu me donnes envie de le relire!!
Bizarrement apres des annees, plus que les atrocites decrites dans ce livre, je garde surtout en memoire cette espece de froideur scientifique de Hoess. Il compte les Juifs qu'il peut assassiner comme il compterait les boulons produits dans une usine et cherche juste une meilleure productivite.

J'ai fini il y a peu le choix de Sophie de William Styron et la description faite de Hoess etait tellement proche de celle qu'en fait Merle que j'ai eu l'impression de retrouver le meme boucher, decrit par le meme auteur.  

Je ne dirais pas un "boucher". Il n'est pas assoiffé de sang. C'est simplement un chef d'entreprise qui a à coeur de faire tourner sa boutique de façon optimale. Pour le contentement de ses chefs et pour sa satisfaction personnelle. Et parce qu'il a été élevé comme ça : quand il fait quelque chose, il le fait à fond ! Il aurait eu le même comportement s'il avait eu en charge le rayon quincaillerie au BHV de la ville.

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MessageSujet: Re: Robert Merle   Robert Merle - Page 4 EmptyMer 2 Avr 2014 - 11:10

Harelde a écrit:
Max a écrit:
Ca me donne envie de te lire plus souvent.

 bonjour 

pia a écrit:
tina a écrit:
J'en ai quelques tomes, c'est comment ?

Je te dirai. Je dois dire que je traine un peu en ce moment, je me suis donnée d'autres priorités. Suspect 

Je n'ai lu que le premier tome... il y a des années : et j'en garde un excellent souvenir. Il faudrait que je le reprenne pour ensuite poursuivre la saga.

Shay a écrit:
Harelde!! tu me donnes envie de le relire!!
Bizarrement apres des annees, plus que les atrocites decrites dans ce livre, je garde surtout en memoire cette espece de froideur scientifique de Hoess. Il compte les Juifs qu'il peut assassiner comme il compterait les boulons produits dans une usine et cherche juste une meilleure productivite.

J'ai fini il y a peu le choix de Sophie de William Styron et la description faite de Hoess etait tellement proche de celle qu'en fait Merle que j'ai eu l'impression de retrouver le meme boucher, decrit par le meme auteur.  

Je ne dirais pas un "boucher". Il n'est pas assoiffé de sang. C'est simplement un chef d'entreprise qui a à coeur de faire tourner sa boutique de façon optimale. Pour le contentement de ses chefs et pour sa satisfaction personnelle. Et parce qu'il a été élevé comme ça : quand il fait quelque chose, il le fait à fond ! Il aurait eu le même comportement s'il avait eu en charge le rayon quincaillerie au BHV de la ville.

C'était la ligne de défense des dignitaires nazis lors de leur procès : nous n'avons fait qu'obéir aux ordres et si nous ne l'avions pas fait un autre (peut-être plus sadique l'aurait fait) et si nous n'avions pas obéi nos familles auraient été inquiétées (il ne semble pas que cette dernière allégation soit vraie, d'ailleurs).

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MessageSujet: Re: Robert Merle   Robert Merle - Page 4 EmptyMer 2 Avr 2014 - 13:53

Je l'ai dans ma bibliothèque, faut que je le lise, un jour...  bounce 

Sinon, de Merle, je n'ai lu que Un animal doué de raison... parce qu'il y a des dauphins dedans. Mais pas que...
J'avais beaucoup aimé. Surtout la façon d'utiliser un animal, qui serait finalement plus humains que les humains, pour nous servir de miroir. Et du coup, ça pourrait être une sorte d'écho à La Mort est mon métier, là comme ça...

Votre conversation me fait penser aux expériences de soumission à l'autorité de Stanley Milgram... On devrait toujours se rappeler qu'au fond de chacun d'entre nous, il y a en germer la barbarie, la cruauté dans la plus terrible de ces expressions.
Souvent, on se persuade que le monstre, c'est l'autre. C'est plus facile... mais au fond, nous avons tous quelque chose d'un monstre.
Mais heureusement, non n'avons pas que ça... nous avons tous, aussi, en germe la lumière et la compassion, même le pire des assassins. Juste que parfois, le libre-arbitre, la conscience est plus ou moins accidentée, efficience, claire.
Et si les faits sont condamnables, juger les hommes me semblent toujours plus périlleux...
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MessageSujet: Re: Robert Merle   Robert Merle - Page 4 EmptyMer 2 Avr 2014 - 13:58

Chymère a écrit:
Je l'ai dans ma bibliothèque, faut que je le lise, un jour...  bounce 

Sinon, de Merle, je n'ai lu que Un animal doué de raison... parce qu'il y a des dauphins dedans. Mais pas que...
J'avais beaucoup aimé. Surtout la façon d'utiliser un animal, qui serait finalement plus humains que les humains, pour nous servir de miroir. Et du coup, ça pourrait être une sorte d'écho à La Mort est mon métier, là comme ça...

Votre conversation me fait penser aux expériences de soumission à l'autorité de Stanley Milgram... On devrait toujours se rappeler qu'au fond de chacun d'entre nous, il y a en germer la barbarie, la cruauté dans la plus terrible de ces expressions.
Souvent, on se persuade que le monstre, c'est l'autre. C'est plus facile... mais au fond, nous avons tous quelque chose d'un monstre.
Mais heureusement, non n'avons pas que ça... nous avons tous, aussi, en germe la lumière et la compassion, même le pire des assassins. Juste que parfois, le libre-arbitre, la conscience est plus ou moins accidentée, efficience, claire.
Et si les faits sont condamnables, juger les hommes me semblent toujours plus périlleux...

Oui, ne jamais sous-estimer la force de notre conformisme.
De mon côté je voulais relire Week end à Zuydcoote, je vais le sortir de la bibliothèque...

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