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 Marie NDiaye

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darkanny
Zen littéraire


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MessageSujet: Re: Marie NDiaye   Jeu 17 Fév 2011 - 15:07



Comme souvent chez marie Ndiaye on est encore à la frontière entre réalité du quotidien et fantastique.

Un homme, Herrmann, professeur de mathématiques à Paris, se trouve subitement confronté à la disparition de sa femme Rose et de son fils de 8 ans, dans le village de province où cette famille séjourne habituellement pour les vacances d'été (qu'on peu situer sans trop de mal à l'ouest de la France, Normandie ou autre).

Oui mais seulement voilà, ils sont restés un jour de plus que prévu dans ce village, et ce léger désordre va entraîner une escalade de problèmes sans commune mesure avec ce détail apparemment insignifiant.

Le village apparaît comme un univers extrêmement policé et régi par des traditions (les femmes portent toutes un corsage au motif "fleurs de pommier", les hommes ont tous les cheveux blond filasse, tout le monde se révèle courtois poli, mais n'oubliant pas de vous signaler que votre problème n'est pas plus important que les autres).

On est littéralement dans le village du "Prisonnier" pour ceux qui connaissent la série.
Kafkaien, rien n'est absolument "normal" sauf......les rapports de pouvoir et d'intérêt qu'entretiennent les villageois entre eux.

Il n'y aura finalement aucune recherche sérieuse ni des autorités ni d'Herrmann qui peu à peu se transforme en "villageois", paralysé par le climat humide, son univers chamboulé ne le préoccupe pas plus que ça, et c'est beaucoup plus tard qu'il tentera une approche quand il croisera sa femme et son fils errant comme deux fantômes dans le village.

Cauchemar ? oui certainement, mais cette approche fantastique est tellement peuplée de faits bien palpables, pas toujours reluisants, qu'une fois de plus Marie Ndiaye réussit son pari de nous promener entre ces deux frontières, sans jamais choisir, pour mon plus grand plaisir, et puis toujours cette langue si riche, si habile. Il y a des auteurs et il y a.......Marie Ndiaye.
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odrey
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MessageSujet: Re: Marie NDiaye   Jeu 17 Fév 2011 - 20:16

Il faudra que je lise un de ses romans un de ces jours, quand même. Celui-ci a l'air pas mal.
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Igor
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MessageSujet: Re: Marie NDiaye   Jeu 17 Fév 2011 - 20:29

Excellente présentation qui donne envie de lire ce bouquin.
L'auteure m'avait au préalable séduit par sa personnalité, et ce livre va très vite rejoindre ma PAL...

_________________
Tranquille comme mon chien qui dort.
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darkanny
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MessageSujet: Re: Marie NDiaye   Jeu 17 Fév 2011 - 20:35

C'est un univers bien particulier Marie Ndiaye, on aime ou on déteste à mon avis, mais ça vaut le coup d'essayer.
ça m'arrive rarement de lire 3 à 4 ouvrages du même auteur à la suite, c'est un signe.
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Maline
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MessageSujet: Re: Marie NDiaye   Sam 4 Juin 2011 - 21:37

Marie Ndiaye en lecture publique au Literarische Colloquium Berlin (LCB) -
présentation d'Autoportrait en vert et Mon cœur à l'étroit, deux livres de Marie Ndiaye qui viennent de paraître en allemand




Marie Ndiaye est une de ces auteures dont la photographie orne volontiers la couverture d’un livre. Elle est belle, un visage lisse sans âge (elle va fêter ses 44 ans ce weekend), tout de blanc vêtue, expertement maquillée, la peau d’ébène. Les deux livres qu’elle va présenter ce soir au public berlinois mi-français mi-allemand, pas trop nombreux et pour l’essentiel féminin, sont d’après le titre une autobiographie et un roman.

La présentatrice Petra Metz rappelle la production littéraire abondante de Marie Ndiaye, 14 romans et recueils de nouvelles, 4 pièces de théâtre, un scenario, des livres pour enfants, bon nombre de ces œuvres ayant reçu des prix littéraires (e.g. le Femina 2001 pour Rosie Carpe, le Goncourt 2009 pour Trois femmes puissantes). Dans un style clair, plein de métaphores et d’images elle raconte le quotidien de gens normaux, le banal entrecoupé d’irréel, de fantastique, de démoniaque. Elle dresse des psychodrames de familles dans des textes subtiles et brutaux à la fois.

Métisse et portant un nom de famille à résonnance africaine, elle a grandit, avec un frère de 2 ans son ainé, auprès de sa mère française et dans sa famille en France loin du père sénégalais qui les avait quittées quand Marie Ndiaye avait un an. Le roman Trois femmes puissantes est son premier texte en rapport avec l’Afrique, l’humanité des femmes y est mise à l’épreuve et sort gagnante. Un texte pénétrant qui travaille avec des stratégies de désarroi, d’inquiétude et d’insécurité.

L’université de Mannheim vient d’organiser un colloque au sujet de l’œuvre de Marie Ndiaye, le titre en est Une femme puissante. Marie Ndiaye estime que la place de l’écrivain n’est pas de suivre toute sorte de conférences et de lectures sur son œuvre. Mieux vaut ne pas trop bien savoir quel effet font ses écrits sur le lecteur. Lorsqu’on écrit des romans, il est bien d’être un peu bête, de rester dans l'ignorance relative de quelle façon son travail est interprété par le lecteur.

Marie Ndiaye a souvent déménagé dans sa vie, seule ou avec son mari, l’écrivain Jean-Yves Cendrey, et leurs trois enfants ; pêle-mêle Paris, La Rochelle, Rome, Barcelone, Berlin, Bordeaux, la Normandie, de nouveau Berlin. Quelle importance a cette vie nomade pour elle et son œuvre ? Un nouvel endroit où vivre enrichit toujours, mais quand on quitte un lieu on a l’impression d’avoir pressé les ressources romanesques de ce lieu.

Autoportrait en vert
Ce livre de rencontres avec des femmes vêtues de vert résulte d’un projet d’édition du Mercure de France plutôt une demande de Colette Fellous d’écrire un journal. Marie Ndiaye accepte mais ne veut, certes, pas écrire une autobiographie. Elle ne présente que des éléments autobiographiques.

Que représente la couleur verte pour Marie Ndiaye ? Le vert vient pour elle de LA Garonne, c’est une sorte de personnification du fleuve, nom féminin en français. C’est peut-être une couleur dangereuse car la Garonne ne reste pas toujours dans son lit, elle déborde quelquefois, et le livre mène d’ailleurs à une inondation du fleuve qui peut bien être une métaphore.

Dans le sud-ouest de la France on rencontre des femmes vêtues de vert, la couleur y joue un rôle important pour elles et est part de leur personnalité. Elles sont der personnes étranges, pas rassurantes ou protectrices, peut-être même effrayantes.

Un autoportrait est pour Marie Ndiaye une autobiographie comme un peintre a l’habitude de se peindre, c.-à-d. en se regardant dans un miroir. Mais dans le cas du livre c’est un peintre qui se regarde plutôt dans une eau glauque que dans un miroir. Les femmes en vert sont comme des facettes différentes de la narratrice. Pourtant le texte traite de beaucoup de choses très importantes et intimes pour Marie Ndiaye, essentiellement ses obsessions récurrentes telles un père difficile, fuyant, absent.

Une autre contrainte du projet d’édition était d’accompagner le texte par des photographies. Marie Ndiaye n’est pas très à l’aise dans cet exercice. Elle est en cela bien différent de W. G. Sebald qui ne pensait jamais un texte sans les photographies qui l’accompagneraient. Même comme lectrice Marie Ndiaye n’aime pas un texte littéraire accompagné de photos, elle préfère son cinéma intérieur.

C’est par hasard qu’elle tombe sur un catalogue de la jeune photographe Julie Ganzin et trouve que ses photos étaient une coïncidence, presque parfaites pour le texte. Mais ces photos n’ont pas de lien exact avec le texte, elles sont en communication avec lui.

Mon cœur à l'étroit
Dans ce roman Marie Ndiaye décrit un couple d’instituteur mis à l’écart par leurs élèves dans un Bordeaux froid, étroit, obscure, elle a pris comme motif des êtres étrangers dans leur propre vie. C’est le roman d’une paranoïa intense.
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darkanny
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MessageSujet: Re: Marie NDiaye   Sam 4 Juin 2011 - 22:16

Merci merci merci Maline
J'aurais bien aimé être là
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Aeriale
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MessageSujet: Re: Marie NDiaye   Dim 5 Juin 2011 - 10:36

Et moi itou!

Merci pour ce reportage bien précis et très intéressant Maline. Tu as eu de la chance de la rencontrer... Very Happy

Mon coeur à l'étroit est un superbe souvenir (Grâce à Steven!)
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Maline
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MessageSujet: Re: Marie NDiaye   Dim 5 Juin 2011 - 12:21

L’interview de Marie Ndiaye a été entrecoupée de lectures par l’auteure elle-même et une jeune femme qui lisait ensuite qqs pages de la traduction allemande. Ainsi on a pu écouter le début d’« Autoportrait en vert » et deux passages de « Mon cœur à l’étroit ».

On découvre ainsi la puissante du style de Marie Ndiaye et commence à pressentir l’étrange et l’envoutant de certaines situations de ses livres. Pour l’instant je ne connais d’elle que « Trois femmes puissantes » et une amie s’essaye difficilement à « Mon cœur à l’étroit ». Une auteure à suivre donc et j’aimerais bien savoir – mais hélas, j’’ai l’esprit d’escalier pour poser des questions- quelles sont les ‘ressources romanesques’ qu’elle retient de Berlin.
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Menyne
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MessageSujet: Re: Marie NDiaye   Sam 11 Juin 2011 - 14:49

Enfin, je trouve le temps de dire quelques mots à propos de Trois femmes puissantes.
Je ne souhaite pas reprendre l'histoire ou les histoires de ce livre. Cela a déjà été évoqué merveilleusement bien par de nombreux parfumés. Wink
Je voulais juste vous faire part de quelques impressions. J'ai d'abord fait une première tentative de lecture et j'ai abandonné. Voici le début :
Citation :
Et celui qui l'accueillit ou qui parut comme fortuitement sur le seuil de sa grande maison de béton, dans une intensité de lumière soudain si forte que son corps vêtu de clair paraissait la produire et la répandre lui-même, cet homme qui se tenait là, petit, alourdi, diffusant un éclat blanc comme une ampoule au néon, cet homme surgi au seuil de sa maison démesurée n'avait plus rien, se dit aussitôt Norah, de sa superbe, de sa stature, de sa jeunesse auparavant si mystérieusement constante qu'elle semblait impérissable.
...
Je me suis dit que ce livre n'allait pas être pour moi.
Puis j'ai persévéré et je crois que je me suis habituée au style. Il faut tout de même une sacrée dose de concentration !
Au final, j'ai vraiment aimé cette lecture puissante.
La dernière nouvelle reste ma préférée. C'est vrai qu'elle est très courte mais elle est intense. J'ai aussi pensé à Eldorado quand elle décrit le passage des barbelés. J'en ai encore des frissons. Cette histoire est d'une telle violence.
J'ai aussi apprécié la première nouvelle mais je me suis davantage 'ennuyée' avec la seconde.

Il est certain que le style est particulier. Certaines phrases sont très longues mais l'auteure réussit à nous captiver avec le destin de ces Trois Femmes. Attention, ce n'est pas une lecture très gaie.


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Aeriale
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MessageSujet: Re: Marie NDiaye   Dim 24 Juil 2011 - 22:50

La sorcière

Pauvre sorcière que cette Lucie qui entre deux corvées ménagères tente de transmettre ses faibles pouvoirs à ses filles en se cachant d'un mari odieux. Vie médiocre, famille en naufrage, ses dons ne la sauvent pas de la déroute affective. Tout semble lui échapper, jusqu'à ses propres jumelles qui un jour s'envolent sous la forme de corneilles. Abandonnée de tous, elle cherche alors un but à sa morne existence en voulant rabibocher ses parents désunis, et part à leur rencontre...

Suite d'évènements étranges, baignant dans un quotidien des plus banals, on est un peu perdu mais ce n'est pas le plus important. Ce qui m'a encore une fois impressionnée c'est cette faculté qu'a Marie NDiaye de transcrire ces rapports qui se délitent, ces atmosphères lourdes qui pèsent autour des personnages.Tous sont froids, apathiques, ou bien tour à tour calculateurs et tyranniques. L'insatisfaction, la méfiance ou l'oppression sont omniprésentes, et chacun semble être une menace pour l'autre.

C'est une vision bien sombre de la vie que nous offre ce récit proche de l'absurde, et ces envolées dans le fantastique amènent un souffle salutaire. Je peux comprendre le ressenti de Shanidar car l'ensemble a un aspect un peu bancal, il en reste cette écriture bien particulière, subtile et racée, la marque d'un talent en devenir et pour moi la confirmation de son génie!
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MessageSujet: Re: Marie NDiaye   Lun 1 Aoû 2011 - 22:40

juste pour dire que j'ai aimé le début de Trois femmes puissantes mais que je n'arrive pas à le terminer . L'histoire de Rudy et ses hémorroïdes n'en finit pas ........
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Cachemire
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MessageSujet: Re: Marie NDiaye   Mer 3 Aoû 2011 - 13:45

J'ai commencé Rosie Carpe et je trouve que MN écrit très bien dans ce livre.
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Aeriale
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MessageSujet: Re: Marie NDiaye   Mer 3 Aoû 2011 - 17:23

Elle écrit vraiment bien, oui, mais ce n'est pas le seul qui m'ait frappée. Tu me donnes trop envie de m'offrir un de ses romans. Ndiaye c'est la classe je trouve sourire
Bonne continuation Cachemire!
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Cachemire
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MessageSujet: Re: Marie NDiaye   Mer 3 Aoû 2011 - 19:41

aeriale a écrit:
Elle écrit vraiment bien, oui, mais ce n'est pas le seul qui m'ait frappée. Tu me donnes trop envie de m'offrir un de ses romans. Ndiaye c'est la classe je trouve sourire
Bonne continuation Cachemire!
^

Merci Aeriale!
Oui, c'est la classe. Je me régale.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Marie NDiaye   Jeu 23 Fév 2012 - 16:42

Je viens de lire "un temps de saison", un livre assez ancien de MN. L'hisoire est terrifiante et de bout en bout désolante. Je me suis forcée à la finir, tenue par le style limpide et agréable de l'auteure. Mais quand je repense à cette histoire de grisaille, de pluie, de disparition familiale, d'ensorcellement, d'enfermement, de fantômes... j'ai vraiment froid dans le dos. Sans vouloir être trop dure (tout est question de goût), on peut se passer de lire ce livre-là de Marie Ndiaye, ce n'est pas ce qu'elle a écrit de mieux...
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