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 Jean-Christophe Rufin

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sopsch
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MessageSujet: juilletiste (prend combien de t ?)   Mer 20 Juil 2011 - 0:27

Deux petits Folio au fond de mon sac et sur ma table de nuit : Sauver Ispahan de Jean-Christophe Rufin, dont j'avais aimé Rouge Brésil,  enthousiaste jet, pas encore commencé celui là : Je ne suis pas le gardien de mon frère (de mémoire), ou Suis-je le gardien... (parole biblique si je ne m'abuse), de John Wideman, paru en 1992 aux éd. Jacques Bertoin où j'avais effectué des corrections, et entendu que du bien de ce roman américain. 20 après, il est temps de voir si les critiques élogieuses étaient méritées.

Pour Sauver Ispahan, suite de l'Abyssin (pas lu), pas grand chose à sauver en fait. Du bon roman historique et d'aventures, mais est ce que j'ai envie de lire en ce moment ? Facture classique et académique, bonnes trouvailles de style, poétique de la description des villes d'Orient : le meilleur.
Lasse au bout du premier chapitre, je décide de lire au hasard, ouvrir des pages et lire (dans le métro ou le train) des séquences de pages. Du coup je sais comment ça finit, qui fait quoi, qui aime qui, qui aurait pu aimer qui, et ne m'angoisse pas trop pour les aventures risquées et les périples de Jean-Baptiste Poncet, l'apothicaire médecin coulé lové au coeur de la Perse du XVIIIe siècle, avec toute sa tribu.
Un peu comme si je lisais Iznogoud, le méchant vizir, avec infiniment de sérieux et de mots, de mots... Pour l'instant je préfère Goscinny. Juste envie de lire ça comme un documentaire, sur les régions, les situations politiques, les rapports diplomatiques, et pas tellement envie de me fader (oups) toutes ces histoires d'amour, ou d'amitié virile, d'honneur à la vie à la mort... Impression que la narration est décalée par rapport à l'époque décrite, c'est plutôt fade et plat (sauf donc les orientalismes, encore que ça mériterait un peu de harissa), n'est pas Marivaux qui veut (le seul auteur du XVIIIe qui me vient à l'esprit, non pensons plutôt à ce que Diderot aurait fait d'une telle trame). Laquelle de trame d'ailleurs, j'avoue m'embrouiller sévère avec ma méthode j'avance je recule je prends le livre par tous les bouts. De toute façon c'était ça ou rien parce que ce Ruffian là ne m'excite pas tant que ça. Lu que J C Ruffin fait partie de l'équipe de Martine Aubry, pas tant d'écrivains politiques, on tient notre nouveau Max Gallo.
Donc un peu film du dimanche soir ce roman, et même pas patisserie orientale, alors j'arrête là et le rends dès demain à la bibliothèque, me donnerait même l'envie de voir si Rouge Brésil valait tant le coup que ça. Mais oui il me semble, ce Nouveau Monde découvert, avec flamme et romanesque et historicité honnète et forçant l'admiration, Goncourisé d'ailleurs. Mais Ispahan, navrée désolée, il faudra que j'y retourne par le biais d'autres ouvrages, d'autres passeurs. La Perse, c'est bienl l'Iran ? Satrapi peut faire l'affaire pour les années 70, et je peux aussi relire les Jours de France de ma grand-mère sur le Shah d'Iran... Non, allez demain dans le métro je resniffe quelques pages au hasard, juste pour prendre un peu de PARFUM de jasmin, et pouvoir lire des mots tels que "samit" ; "truchement", etc.
Le vocabulaire, voilà l'ami à chercher ici. Sauver Ispahan, alors ?
bravo
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krys
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Mer 23 Nov 2011 - 17:29

J'ai lu Katiba avec intérêt sinon avec passion. J'apprécie toujours autant le style de Rufin, même si dans ce cas précis j'ai trouvé les personnages un peu stéréotypés. Bien sûr, comme le souligne Traversay, ce n'est que l'apparence qu'ils veulent se donner car dans ce roman, chacun est un autre et il est parfois difficile de s'y retrouver. Mieux vaut lire le livre en une seule fois. Comme l'action se disperse en plusieurs endroits dans le monde, je trouve que ça casse un peu le rythme. Les sujets évoqués : le terrorisme, la manipulation, le sont de manière un peu rapide alors que par ailleurs, le passé des personnages principaux est parfois évoqué longuement.
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Jeu 26 Avr 2012 - 11:33



Le Grand Cœur
Citation :
Dans la chaleur d'une île grecque, un homme se cache pour échapper à ses poursuivants. Il évoque sa vie et tente de démêler l'écheveau de son incroyable destin. Fils d'un modeste pelletier, il est devenu l'homme le plus riche de France. Il a permis à Charles VII de terminer la Guerre de Cent ans. Il a changé le regard sur l'Orient, accompagnant le passage des Croisades au commerce, de la conquête à l'échange. Comme le palais auquel il a laissé son nom, château médiéval d'un côté et palais renaissance de l'autre, c'est un être à deux faces. Il a voyagé à travers tout le monde connu, aussi à l'aise dans la familiarité du pape que dans les plus humbles maisons.

Qu'est-ce que la postérité a retenu de Jacques Cœur (1400-1456) ? L'image d'un homme de pouvoir, d'un financier ambitieux qui, tel un Fouquet avant l'heure, tomba de haut, victime de son arrogante munificence dont le roi Charles VII prit ombrage. Et pour legs, ce magnifique palais à Bourges, symbole de l'homme le plus riche de son temps. Et une devise : "A vaillans cuers riens impossible." Jean-Christophe Rufin a passé son enfance au pied de son palais, envisageant des voyages au long cours, se rêvant une destinée aussi aventureuse que celle de l'argentier du roi. Ne pas s'y tromper, Le Grand Cœur est bien un roman. S'il se base sur des faits historiques avérés, Rufin impose une vision personnelle de Cœur, lui prêtant des sentiments, échafaudant des hypothèses, imaginant des agissements là où la grande Histoire est muette. C'est un livre sur la destinée, les rêves, la dualité, le pouvoir et la passion d'un homme hors normes, à l'intelligence rare et à l'instinct sûr, davantage un organisateur qu'un financier, un créateur de réseau plus qu'un négociant. Sa destinée est celle d'un modeste fils de pelletier qui fréquenta les grandes figures de son temps, Charles VII et le pape Nicolas V, entre autres, dont les portraits dessinés par Rufin sont saisissants. Puis vint la chute, le procès, la prison, la fuite, la peur, autant d'épisodes qui, c'est une évidence, intéressent moins le romancier qui préfère s'attarder sur les songes de son héros. Au cours de sa vie et de ses nombreux périples, Cœur tomba amoureux, toujours selon l'auteur, de deux cités : Florence et Damas. Dans cette dernière, il est à deux doigts de suivre une caravane en partance pour la Chine. Son avenir aurait alors été tout autre et Rufin ne cesse de le montrer les pieds sur terre et la tête dans les étoiles. Licence du romancier. Une dualité qui fait du grand Jacques un homme de la Renaissance dans un Moyen Age finissant. Il participa grandement à la fin de la Guerre de Cent Ans, devint mécène du peintre Fouquet et, surtout, mit en place une stratégie d'échanges à l'échelon mondial, de l'Orient au Soudan, en passant par l'Italie et l'Espagne. Selon Rufin, l'enrichissement n'était pas son but, mais on n'est pas obligé d'adhérer à sa thèse. Cet homme, dépassé par sa réussite, avait des débiteurs parmi les plus puissants, ce qui contribua en grande partie à sa déchéance. Le premier d'entre eux, Charles VII est ambigu, pervers, manipulateur, jouant de sa prétendue faiblesse pour emberlificoter ses interlocuteurs. Il est l'une des figures les plus fascinantes du roman de Rufin. Enfin, la passion amoureuse est le dernier et non le moindre des ingrédients du livre. Agnès Sorel investit la vie de Cœur comme une apparition sublime, son âme soeur, sa moitié d'orange dont la mort lui laissa à jamais une béance dans le ... cœur. Ecrit dans une langue d'un classicisme parfait, le roman de Jean-Christophe Rufin réinvente une période agitée de l'histoire de France, loin des clichés médiévaux, entre ors et ténèbres, créant une intimité et une connivence avec un personnage visionnaire, plus riche d'idées que de biens. Comme lui, le lecteur tombera dans les filets de ce séducteur qui sut broder sans relâche la belle étoffe dont les rêves sont faits.

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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Lun 4 Juin 2012 - 18:59

Un léopard sur le garrot


Gallimard, janvier 2008
283 pages

4ème de couverture :
Citation :
Médecin des hôpitaux, pionnier de l'humanitaire "sans frontières" , écrivain, prix Goncourt 2001, aujourd'hui ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Christophe Rufin mène sa vie au grand galop. Selon une image tirée d'un poème de Senghor. il semble aller comme un cheval qu'un léopard aurait saisi au garrot. Pourtant, sous l'apparente diversité de cette existence, on distingue une unité profonde, née de la fidélité à une seule passion : la médecine, vécue comme un engagement total dans une discipline moins scientifique qu'humaniste. Voyage dans une vie, ce récit, en tirant sur ce fil qu'est la médecine, fait défiler sous nos yeux trente ans de notre histoire, d’un point à l'autre de la planète. De nouveau, l'auteur de Rouge Brésil et de L'Abyssin offre au lecteur une belle aventure. Mais, cette fois-ci, c'est la sienne.

Un peu « gênée » qu’il figure en bonne place dans ma bibliothèque sans avoir encore osé franchir le pas, c’est de manière un peu détournée que j’y viendrai, en lisant ces chroniques d’un médecin nomade, comme indiqué en sous-titre ; pas tout à fait par hasard …j’aime bien découvrir pourquoi l’on rentre dans le milieu, pourquoi ce métier et pas un autre. Une question, à laquelle certains ou certaines ont les plus grandes peines du monde à répondre( dont la rédactrice de ces lignes).
Jean-Christophe Rufin le sait. La médecine était pour lui une évidence.
Citation :
« Je suis né en médecine, comme d’autre voient le jour au bord de la mer, au flanc d’une montagne ou dans les champs. »
C’est un grand-père pratiquant la médecine à l’ancienne, une médecine plus humaniste que scientifique qui construira sa vocation médicale
Il est l’écrivain que l’on sait, un touche à tout, médecin dans l’âme, mais profondément mal à l’aise dans le milieu hospitalier, et surtout avec l’évolution de la médecine.
Il aura beaucoup de mal à trouver sa voix, multiplie les expériences, participe au début de la médecine humanitaire avec plus ou moins de succès, touchera à la coopération, et allant jusqu’à accepter un poste d’ambassadeur au Sénégal.
Ses errances professionnelles seront à l’origine de ses romans. Long sera son cheminement vers l’écriture. Quelques ouvrages techniques seront un début, pour que se produise en lui le déclic le menant à la fiction.
J’ai suivi avec beaucoup d’intérêt ce parcours, souvent interpellée par nombre de remarques, réflexions que l’on se pose toutes et tous lorsque l’on travaille dans le milieu.
Citation :
« Nous vivions les derniers moments d’une époque : une sagesse venue du fond des âges était encore transmise et exprimable sans susciter l’indignation. Comme le faisait avec naturel mon vieux collègue, elle nous disait simplement qu’il fallait respecter la mort. Une des noblesses du médecin était d’évaluer les combats perdus et de ne pas les livrer. »
Au risque d’en indigner certains ou certaines, il serait temps de renouer avec cette sagesse. Car souvent……
Citation :
« Portant peu d’intérêt à la technique et aux aspects scientifiques de la médecine, j’ai souvent traqué, dans mon expérience d’interne, toutes les occasions de rencontrer la vie véritable, d’assister des êtres dans leur confrontation à la douleur, le danger, l’inéluctable. »
Nombreux sont les passages où l’humanité prend la place de la technicité, où le médecin ne fait pas secret de ses faiblesses d’homme démuni face à la détresse, l’injustice de la maladie.
Certains (mauvais) esprits verront dans ce récit une auto promotion, un étalage de carrière… une vision unilatérale des personnalités, bien connues, qui ont accompagnées l’auteur dans ses aventures humanitaires….En ce qui me concerne cela m’a permis de mieux cerner l’écrivain, et surtout de réparer, au plus vite une injustice, et de vite me tourner vers son œuvre romanesque.
Petit clin d’œil pour une petite phrase qui m’a beaucoup amusée….
Citation :
« Les infirmières ont une puissance redoutable. Il faut les amadouer afin qu’elles ne fassent pas un usage trop rude des armes dont elles disposent. »
Vous êtes donc prévenus !!!




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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Lun 22 Avr 2013 - 21:49


Immortelle randonnée, Jean-Christophe Rufin
Editions Guérin (Avril 2013)
258 pages
Prix Nomad’s 2013

4ème de couverture :

Citation :
Jean-Christophe Rufin a suivi à pieds, sur plus de 800 km, le "Chemin du Nord" jusqu'à Saint-Jacques de Compostelle. Beaucoup moins fréquenté que la voie habituelle des pèlerins, cet itinéraire longe les côtes basques et cantabrique puis traverse les montagnes sauvages des Asturies et de Galice.
"Chaque fois que l'on m’a posé la question « Pourquoi êtes-vous allé à Santiago ?», j’ai été bien en peine de répondre. Comment expliquer à ceux qui ne l'ont pas vécu que le Chemin a pour effet sinon pour vertu de faire oublier les raisons qui ont amené à s'y engager ? On est parti, voilà tout."
Galerie de portraits savoureux, divertissement philosophique sur le ton de Diderot, exercice d'autodérision plein d'humour et d'émerveillement, "Immortelle randonnée" se classe parmi les grands récits de voyage littéraires.
On y retrouvera l'élégance du style de l'auteur du Grand Cœur et l'acuité de regard d'un homme engagé, porté par le goût des autres et de l'ailleurs.

« En partant pour Saint-Jacques, je ne cherchais rien et je l’ai trouvé. »
« Le Chemin est d’abord l’oubli de l’âme, la soumission au corps, à ses misères, à la satisfaction des mille besoins qui sont les siens. Et puis rompant cette routine laborieuse qui nous a transformés en animal marchant, surviennent ces moments de pure extase pendant lesquels, l’espace d’un simple chant, d’une rencontre, d’une prière, le corps se fend, et tombe en morceaux et libère une âme que l’on croyait avoir perdue. »

Médecin humanitaire, ambassadeur choyé devant qui toutes les portes s’ouvrent, ou impeccable dans son habit vert sous la coupole de l’Académie….. Difficile d’imaginer cet homme quasiment seul, sa « Mochila » sur le dos à laquelle pendouille une coquille St Jacques, méconnaissable tant il s’est « clochardisé ». Et pourtant, c’est bien lui ; lui finalement n’a pas choisi de faire Compostelle, mais qui a été choisi par Compostelle.
C’est cette expérience de Jacquet, que Jean-Christophe Rufin raconte presque malgré lui, puisqu’au départ il n’avait pas l’intention d’en faire un livre, à la demande de cette maison d’édition spécialisée dans les récits de montagne.
Si fidèle à lui-même, sa plus est belle et soignée, c’est dans un style plein d’humilité que Jean-Christophe Rufin se dépouille au fur et à mesure de ses titres et honneurs, et revient à l’essentiel.

A chaque Jacquet son expérience, sa vision du pèlerinage, ses motivations. Le sien fut une série de rencontres (et de drague, mais là, l’auteur est plus énigmatique…), d’anecdotes, de réflexions, de situations cocasses et risibles, d’auto-dérision De ce récit équilibré, se dégagent une grande humanité, et une extrême simplicité sans qu’à aucun moment son auteur ne sacrifie le goût des bons mots et des belles tournures, ni ne tombe dans la banalité.

« En même temps que je subissais l’inconfort et que je pressentais les souffrances qu’il me fallait endurer, j’éprouvais le bonheur de ce dépouillement. Je comprenais combien il était utile de tout perdre, pour retrouver l’essentiel. »


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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Dim 19 Mai 2013 - 16:24

Pas complétement convaincu que Rufin puisse me plaire ... mais cela m'intrigue.
Et j'ajoute à ma LAL Asmara et les causes perdues
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Mer 22 Mai 2013 - 8:51

GrandGousierGuerin a écrit:
Et j'ajoute à ma LAL Asmara et les causes perdues
Un des meilleurs !

_________________
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[Joyce Carol Oates - J'ai réussi à rester en vie]
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Jeu 23 Mai 2013 - 17:34

Le grand Coeur

Au soir de sa vie, réfugié sur une île grecque avec sa compagne du moment, un homme traqué se souvient, se raconte. Natif de Bourges, fils de pelletier, il aura un destin romanesque à souhait au côté de Charles VII, passant de la fortune à aux geôles, et au profond dénuement.
Ayant grandi à l’ombre du palais de Jacques Cœur, Jean-Christophe Rufin retrace dans ce roman mêlant les époques ‘extraordinaire destin de cet homme choisissant d’emblée la voie partiale en donnant directement la parole à son héros.

Si intellectuellement parlant j’ai pleinement profité de la richesse de l’ouvrage en mesurant le travail de recherche de l’auteur. Si l’écriture est indéniablement belle, et travaillée, je n’en ai pas moins éprouvé, à quelques reprises, un sentiment de lourdeur, et surtout de longueur. Cette mise en avant permanente du personnage m’a gâché mon plaisir de lecture, me laissant constamment l’esprit pas complètement impliqué, mais pas complètement au dehors non plus… Me laissant en réalité pas mécontente, mais pas comblée pour autant ; attendrie pas son histoire avec Agnès Sorel, mais pas non plus totalement convaincue.
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Jeu 23 Mai 2013 - 18:34

mimi54 a écrit:
Le grand Coeur

Si intellectuellement parlant j’ai pleinement profité de la richesse de l’ouvrage en mesurant le travail de recherche de l’auteur. Si l’écriture est indéniablement belle, et travaillée, je n’en ai pas moins éprouvé, à quelques reprises, un sentiment de lourdeur, et surtout de longueur. Cette mise en avant permanente du personnage m’a gâché mon plaisir de lecture, me laissant constamment l’esprit pas complètement impliqué, mais pas complètement au dehors non plus… Me laissant en réalité pas mécontente, mais pas comblée pour autant ; attendrie pas son histoire avec Agnès Sorel, mais pas non plus totalement convaincue.

J'avais éprouvé exactement la même chose à la lecture d'un de ses romans, du coup, je ne suis jamais arrivée au bout et je n'ai pas tenté à nouveau l'expérience. Il a pourtant de nombreux admirateurs...je passe peut-être à côté d'un bon romancier ? jypeurien

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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Jeu 23 Mai 2013 - 18:37

J'apprécie ses ouvrages non romanesques.
Mais vue la qualité de son écriture, je poursuivrai avec ses romans..... notamment Rouge Brésil. Mais pas dans l'immédiat
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Dim 9 Juin 2013 - 10:52

L'Abyssin (couverture : détail de Peinture de Spiridon)

Avant de lire ce post, référez-vous à celui de sopsch (qui a laissé peu de commentaires mais dont celui sur Rufin, est non seulement caustique mais rejoint parfaitement ce que j'ai éprouvé à la lecture de L'Abyssin).

La couverture est belle mais vous pouvez sans scrupule passer outre l'intérieur du livre.
Oh oui, l'écriture est belle, classique, parfois même sirupeusement poétique, voir boutonneusement romantique.
Le récit est tout ce qu'il y a de plus convenu, d'inintéressant et de naïf.
Les personnages sont des archétypes qui ne sortent jamais de leur poncif.
L'aventure n'est pas aventureuse mais parfaitement planifiée, codifiée et sans odeur.
L'histoire regorge d'imprécisions et d'invraisemblances.

Je me suis ennuyée. Beaucoup. jypeurien

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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Dim 9 Juin 2013 - 10:55

@Shanidar Ennui abyssal pour l'Abyssin ?
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Dim 9 Juin 2013 - 11:09

GrandGousierGuerin a écrit:
@Shanidar Ennui abyssal pour l'Abyssin ?

je ne peux dire mieux, GGG ! et bravo pour la formule !

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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Dim 23 Juin 2013 - 22:16

Immortelle randonnée.

J’en attendais beaucoup…J’habite dans la région de Saint- Jacques et j’ai souvent reçu des amis français pèlerins. Tous ont des commentaires diantrement plus intéressants que ceux de Jean Christophe Rufin.

Une impression désolante : il n’a rencontré que des gens inintéressants, des Allemands qui se font transporter en taxi, une Autrichienne obèse qui fume des joints, des tenanciers d’hébergement qui sont pires que des gardiens de prison….Les paysages sont à pleurer, même la « gaíta gallega » de l’arrivée lui semble insupportable ! Tout est raconté sur le mode de l’autosuffisance : «  à moi, on ne me la fait pas,  je fais le Chemin, mais en réalité, mon principal intérêt, ce n’est pas le Chemin, c’est Moi faisant le Chemin… »

D’ailleurs, son obsession de ne rencontrer personne, de ne marcher avec personne est assez révélatrice…Et puis pourquoi ne nomme-t-il jamais la Cathédrale de Santiago que sous le nom de « basilique » ? C’est quand même bien plus qu’une basilique…(enfin, c’est peut-être mon attachement à la région qui m’égare…)

Et pour achever Rufin…je n’ai pas aimé non plus « Un léopard sur le garrot » : Rufin, il « se croit », comme on disait dans mon école quand j’étais petite !
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GrandGousierGuerin
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Lun 24 Juin 2013 - 9:42

Merci Dom !
Cela a au moins le mérite d'être clair : passe ton chemin !


Dernière édition par GrandGousierGuerin le Lun 24 Juin 2013 - 9:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Aujourd'hui à 5:35

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