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 Jean-Christophe Rufin

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Queenie
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Dim 17 Mai 2015 - 20:49

Hmmm. ça ne me motive pas trop pour Collier Rouge tout ça.

Par contre, ça me rappelle que j'ai lu Check-Point sans en avoir rien dit, je répare mon erreur !



Au coeur de l'Albanie, un groupe de français sillonne les routes cabossées à bord de deux camions, pour apporter des vivres dans un village reclus, au milieu des conflits.
Seulement, l'ambiance entre eux est tendue, ils se méfient les uns des autres... et n'ont peut-être pas tort...

Rufin parvient avec brio à mêler roman réaliste socio-politique et thriller angoissant. Tout en posant la question de l'utilité de l'aide humanitaire, de l'utilisation de la violence, il signe également un roman divertissant à l'intrigue très prenante.

Les personnages sont riches, plein d’ambiguïtés, et permettent à l'histoire de parler à tout un chacun. Embarqués dans des évènements qui leur échappent, le lecteur s'attache à eux et a l'impression de les accompagner dans les paysages criant de vérité décrits par Rufin : sur les routes, sous la pluie, au milieu des montagnes.

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topocl
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Lun 18 Mai 2015 - 10:27

Check-point

Je ne suis décidément pas rufinophile.

C'est un huis clos à cinq humanitaires qui s'affrontent dans des cabines de camions traversant la Bosnie
Mais Rufin malheureusment ne se contente pas de l'aventure humaine, il écrit un roman démonstratif pour  montrer les déviances de l'humanitaire, sa perte de neutralité.
D'où des psychologies appuyées, une histoire d'amour qui est à la fois improbable et prévisible dès la  dixième page.
Le livre se contente la plupart du temps d'être correctement écrit, avec parfois des envolées lourdingues comme :
Citation :

Elle se demanda soudain si tout ne s'expliquait pas comme ça : le danger était le seul moyen pour elle de briser les obstacles qui la séparaient de l'amour.

Le malheur ressemblait à un décret divin qui ne devait rien aux hommes.

La neige, surtout la première de l'année, est comme ses accessoires de mode qui donnent  du chic à la tenue la plus banale.

Pourquoi les femmes ont-elles ce don de voir toujours l'enfant dans l'homme adulte ?
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Marko
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Lun 18 Mai 2015 - 13:26

C'est le grand écart vos commentaires!

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"Ceux qui croient posséder une clef transforment le monde en serrures. Ils s'excitent, ils interprètent les textes, les films, les gens. Ils colonisent la vie des autres. Les déchiffreurs devraient se calmer, juste décrire, tenter de voir, plutôt que de projeter du sens et de s'approprier l'obscur, plutôt que d'imposer la violence blafarde de l'univers. Dire comment, pas pourquoi."
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Lun 18 Mai 2015 - 13:30

Oui, c'en est drôle!
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Lun 18 Mai 2015 - 21:51

(ce titre aurait le statut de "bouquin pour la plage arrière de la 505" ?)

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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Mar 19 Mai 2015 - 8:02

Elle ne va bientôt plus avancer ta 505 tant elle sera chargée.
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Mar 19 Mai 2015 - 8:07

En effet, il y a de la démonstration - et tes citations lourdingues le sont mais pour moi elles étaient minoritaires dans le livre, faudrait que je le choppe pour en donner à lire de meilleures ! pour l'équilibre ! - mais il y a tellement de vrai et de juste, j'ai trouvé. Et puis mener ce thriller de vieux camion sur des routes cabossées, j'ai adoré. Je ne m'y attendais tellement pas ! On aurait presque dit Le salaire de la peur !
Quant à l'histoire d'amour. Ô que non, elle n'est pas improbable (et prévisible... logique... puisque malheureusement il commence son bouquin par un passage de quasiment la fin du livre).

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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Mar 19 Mai 2015 - 8:10

L'avantage du Salaire de la peur est peut-être qu'il n'y avait pas de nana, si je me souviens bien.
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Mar 19 Mai 2015 - 8:14

La nana est bien pour une greluche de 20 ans.

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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Mar 19 Mai 2015 - 12:55

Tu veux dire qu'elle tient la route rire ?

Queenie a écrit:
.. puisque malheureusement il commence son bouquin par un passage de quasiment la fin du livre).

Oui, je n'ai pas bien compris l'intérêt de nous filer en prologue l'avant dernier chapitre de la troisième partie. Mais, bon, si ça l'amuse...
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monilet
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Mar 18 Aoû 2015 - 12:58

Je crois avoir assez peu lu Rufin. Je me souviens que Rouge Brésil ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.
J'ai terminé ce matin Immortelle randonnée et j'ai été séduit d'entrer ainsi sans effraction dans l'intimité des pensées du marcheur.
Anecdotes plaisantes, réflexions plus profondes rendent pour moi le livre plaisant, intéressant et instructif, sans oublier une langue que j'estime de belle eau, au point de me fendre d'un bref avis ici. J'ai à cette occasion découvert aussi vos avis très mitigés.
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Sam 29 Aoû 2015 - 16:45

Harelde a écrit:
Le Collier rouge



Avec ce roman, Rufin emmène son lecteur dans le Berry. C’est le mois d’août, en 1919. L’encre n’est pas encore sèche au bas du traité de Versailles que l’écrivain s’intéresse à un ancien combattant (mais quel homme ne l’était pas en ce lendemain de guerre ?). L’homme croupit au fond d’une cellule. Dans un bureau non loin de là, un planton veille sur le prisonnier et attend. Devant la geôle, sur la petite place écrasée de chaleur, un vieux chien décati aboie sans discontinuer.

Dans cette torpeur estivale, le temps semble suspendu. Si le clébard ne faisait pas autant de boucan, on entendrait une mouche voler. Quand un changement intervient : un commandant en uniforme pénètre dans ce monde figé. Il est juge militaire et est mandaté pour instruire le dossier de l’accusé. Le lecteur ignore de quoi ce dernier s’est rendu coupable. Contrairement à l’officier, il n’a pas eu accès au dossier. Et il ne faut pas compter sur Rufin pour nous dévoiler le tableau. Plutôt qu’un long discours, l’auteur nous immerge peu à peu dans l’affaire, entre deux siestes, par les interrogatoires successifs, par les rencontres avec un avoué local, le gendarme du bourg, la fiancée du prisonnier.

On revient sur les quatre années de guerre, le front d’Orient, en Grèce, en Serbie où Morlac a combattu. Sur le chien qui aboie sans cesse après son maître et qui l’a suivi partout jusque sur le champ de bataille. L’ignominie de la guerre. La révolution russe qui a essaimé ses idées au-delà des frontières de l’ancien empire tsariste. La montée du marxisme. De la fraternité. De l’anarchisme.
Et une histoire d’amour : celle de Valentine et de Morlac. Une histoire interrompue par le conflit. Une histoire qui peine à renaître de ses cendres après le bouleversement du conflit. Le traumatisme des combats. La difficulté de retrouver une existence normale : en sommes-nous encore capable ?


Le Collier rouge est un petit livre simple mais tendre. L’atmosphère y est particulière. Chaude, pesante : une petite ville de province chauffée à blanc par un soleil de plomb. Tout y est langueur, nostalgie, hébétude. Souvenirs. L’heure du bilan. La fin d’une époque, ou le commencement d’une autre. Une transition entre un passé empli de violence et un avenir inconnu. Un texte fort bien écrit, une intrigue dévoilée peu à peu : la lumière se fait par petites touches au gré des conversations de deux hommes installés à l’ombre dans une fraîcheur relative. Un livre qui se lit sans ennui ni avidité. Le lecteur se laisse porter.

Fort agréable !

Jean Christophe Ruffin nous surprend souvent aussi bien par son parcours atypique: médecin neurologue & psychiatre, humanitaire (MSF), écrivain, diplomate (il fut ambassadeur au Sénégal ),académicien.

Chaque livre est une nouvelle facette de son écriture: Içi tout est concis, précis voire elliptique mais dense.

Il nous y parle de la guerre de 14/18 avec une réalité désarmante,mais dans les Dardanelles; mais aussi de fraternité impossible, du pouvoir de l'écriture & des mots..



J'avais lu << Au Revoir là-haut >>de Pierre Lemaitre, sur un sujet analogue mais trop de romanesque. Par contre j'ai dévoré ce petit roman d'une traite.
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Mar 3 Nov 2015 - 8:59

Acheté hier matin Immortelle Randonnée, j'avais lu Rouge Brésil à sa sortie, puis plus rien de Rufin, j'avais apprécié Rouge Brésil cependant, en attente de renouer avec cet auteur...
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titine
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MessageSujet: Le collier rouge (2014)   Ven 12 Fév 2016 - 16:12



C'est le premier livre de Jean-Christophe Rufin que je lis. C'était un livre déposé sur la table du foyer du personnel au boulot. je ne sais pas quel collègue l'a déposé. Ce que j'en ai lu sur le moment m'a semblé prometteur et j'ai emporté le livre (j'en ai déposé un autre "en échange", ça fonctionne comme ça).

Ce livre est une bonne lecture : bien écrit, bien construit.

L'époque (la fin de la 1ère guerre mondiale en France) est bien rendue pour un lecteur d'aujourd'hui : Rufin met assez de "marqueurs" concrets pour rendre les scènes réalistes et faciles à se représenter mentalement et sensiblement.

Le narrateur est un juge militaire chargé d'auditionner un prisonnier et de rendre un jugement suite à un acte délictueux. Ce roman est "borné" de cette façon, il dure quelques jours.

Le livre commence un peu dans l'ambiance du "désert des Tartares" de Dino Buzatti :

Citation :
A une heure de l'après-midi, avec la chaleur qui écrasait la ville, les hurlements du chien étaient insupportables. Il était là depuis deux jours sur la place Michelet, et depuis deux jours il aboyait. C'était un gros chien marron à poils courts, sans collier, avec une oreille déchirée. Il jappait méthodiquement, une fois toutes les trois secondes à peu près, d'une voix grave qui rendait fou.
Dujeux lui avait lancé des pierres depuis le seuil de l'ancienne caserne. celle qui avait été transformée en prison pendant la guerre pour les déserteurs et les espions. Mais cela ne servait à rien. Quand il sentait les cailloux approcher, le chien reculait un instant, puis il reprenait de plus belle. Il n'y avait qu'un prisonnier dans le bâtiment et il n'avait pas l'air de vouloir s'évader. Malheureusement, Dujeux était le seul gardien et sa conscience professionnelle lui interdisait de s'éloigner. Il n'avait aucun moyen de poursuivre l'animal, ni de lui faire vraiment peur.
Par cette canicule, personne ne se risquait dehors. Les aboiements se répercutaient de mur en mur, dans les rues vides. Un moment, Dujeux eut l'idée de se servir de son pistolet. Mais on était maintenant en temps de paix ; il se demandait s'il avait bien le droit de faire feu comme ça, en pleine ville, même sur un chien. Surtout, le prisonnier aurait pu en tirer argument pour monter encore un peu plus la population contre les autorités.  

Je trouve ce début magnifique : tout le récit y est "en germe".

Le roman semble bien documenté, décentre l'évocation de la guerre de la guerre des tranchées, celle qu'on connait le mieux, pour la situer plus au sud, du côté de la Turquie.
Une note en fin de livre nous apprend que le récit est parti de confidences d'un ami de Rufin sur une histoire arrivée à son grand-père (les choses, anecdotes ou événements liés à nos ascendants, transmis de génération en génération, pour peu qu'on s'y intéresse un peu).

Le récit est jalonné de réflexions intéressantes sur la façon de voir des uns et des autres (le geôlier, le juge, le prisonnier, l'avoué, le brigadier-chef, la femme qui a recueilli un moment le chien...), façons de voir diverses, liées à la personne, à son parcours de vie, mais aussi représentatives des diverses voix, façons de penser de la société de l'époque. Les personnages apparaissent ainsi comme des "figures", un peu théâtrales - la province accentuant le trait peut-être. Mais cette dimension théâtrale est dépassée car enrichie par une multitude de détails sur les gens (sur leur mise ou leur façon d'"entrer en communication") , les lieux (intérieurs, extérieurs), l'atmosphère (jeu de la chaleur et de l'humidité, jeu des ombres et de la lumière). Le roman se déroule dans la région de Bourges, bien connue de l'auteur.

Ce roman de 160 pages tient sur une provocation à l'institution militaire, dévoilée en toute fin de livre (perceptible dès la couverture si on est observateur - pas moi).
J'ai bien aimé que ce roman soit traversé de tensions et la façon dont il se finit. On n'est pas "mis en pièces", ça fait du bien.
J'ai bien aimé la place prise par le chien. Que la guerre soit vue aussi à partir de l'animal. Que le chien soit un personnage comme un autre.
Une somme de satisfactions donc.
et ça change mon regard sur les académiciens. aïe je suis bourrée de clichés
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Bédoulène
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Ven 12 Fév 2016 - 20:30

cheers
ça me fait plaisir que tu aies aimé Titine !

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Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour soi est un esclave. » Friedrich Nietzsche
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MessageSujet: Re: Jean-Christophe Rufin   Aujourd'hui à 2:53

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